‹ Dictionnaire de biographie chrétienneChapitre 70 sur 341 · PAM · texte numérisé non relu

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dore de Séville, ét.iit composée de 30,000 volumes, et contenait presque tous les ouvrages des amiens. )1 transcrivit de sa main la Bible avpc le plus guTnd soin et la plus grande exactitude, et travailla presque toule sa vie sur cedi''pàt des oracles divins. Montfaucon a pui)li('' dans Bibl. Cosliviana, une courte explication des Actes des apôtres, fa te par sa nt Pamphile. Il copia aussi | lusieurs ouvr'ges dOrigène, et composa l'Ap logie <le ce Père, lorsqu'il était en prison avec liusèbe i!e Césarée. Saint Jérôme attribue cette Apolo-^ie à Ensèbe; mais Socrate, Photiiis, etc., la donnent à sain! Pamnhile;

' et si Eusèhe y travailla, il n'y eut qu'une fdlile jiart. {Voyez ce point bien discuté dans

; l'éditidu d'Ori^ène, loni. IV, part, ii, pag. 13, par D. Charles de La Rue.) Cette Apologie était divisée en cinq livres; il ne nous en reste que W premirr de la tradnction latine de Ruiin, parmi les OEuvrcsûe saint Jérôme. Saint Pamphile reçut la couronne du maiti re sous Maximin, vers 308. Eusèbe de Césarée a I crit sa Vie. en trois livres; saint Jérôme en faisait b 'aucoup de cas : elle n'est pas parvenue jusqu'à nous.

PAMPHILI. Voy. Innocent X.

PAN.\JOTI (PANAfiioTEs-NicLSRs , counu sous le nom de), premier inteijirète du grnnd se gneur, né dans i'ile de Chio, mort en 1<>7;J, eut beaucoup de crédit à la Porte, et il en protita pour rendre des services importants à sa nation. 11 avait accompagné le grand-visir Achmet Kiuierli au siège de Candie (1667), dont la prise fut due en partie à soii adresse. Ce qui le mit en grande faveur auprès de son patron, et lui v.ilut le poste de premier drogman de la sublime Porte, place importanie, que depuis Panagioîi les Grecs ont occupée, et cjuavanl lui on donnait à des renégals. il se mêlait d'astrologie judiciaire et passait |)Our prophète lîarmi les Turcs, grâce à quelques conjectures heureuses. 11 défendit avec zèle la'foi de rE,i;liso grecque contre le patriarche- Cyrille Lucar, écrivit en grec vulgaire, et fit imprimer en Hollande un ouvrage sous le litre de Confession orlhodoxede rkglisecatholitjue cl apostolique d'Orient : ouvrage liéremptoire contre les calvinistes, qui avaient cherché chez les Grecs quelque conformité! d'opinions avec leurs erreurs. Panagioti était un homme très-estimable. Les Grecs ont un proverbe qui dit, '< qu'il est aussi dillîcil ■ de trouver « un cheval vert qu'un homme sage de l'île « de Chio. » Panagioti était de cette île; et comme il avait beaucoup de prudence et de génie, on le nomm:iitle cheval vert. SfS obsèques furent faites avec la plus grande pom|)e. Le patriarche et un grand nombre de Grecs accompiiguèrent son corps jus lu'à I'ile de la Proponlide , où est situé le monastère de la Sainte-Trinité, dont Panagioti avait éié le bienfaiteur et qui fut le lieu de sa sépulture. D.|.ui> ce favori, les Grecs parvinrent à obtenir l'importante et lucrative place de premier diogman de la Porle-Ottoinaiie, et par suite montèrent sur les trônes de la Moldavie et de la Valachie.

PANCEMONT (Antoine - Xavier May- NAUD DEi, évoque de Vannes, né h Digoingsur-Loire, le 6 aoôt 1753, fit ses étud -s avec le plus grand succès, et, après sa licence, fut nommé grand vicaire de M. Marbeuf, évéque d'Autun. En 1788, il devint curé de Saiut- Sulpice, et il déploya la charité la plus active à l'égard des pauvres (]ui souffraient le plus du rigoureux hiver de 1788 à 1789. A l'époque de la révolution, le curé de Saint- Sul|.ice eut ijnelques démêlés avec la section, à cause des cérémonii-s publiques. Il refusa la bénédiction nuptiale à Camille Desmoulins, connu par ses discours impies; mais, dlui-ci ayant promis de les rétracter dans un des numéros de son journal, il le maria sans autre observation : Robespierre, Pétion et le général Mo tesquioi étaient présents à ce mariage. Plus tard, ayant refuse de marier l'acleur Talma, il fut d'énoncé à l'assemblée nationale, et, s,.ns l'intervention de quelques amis, cette affaire eût eu peut-èt'e des suites fâcheuses pour lui. En 1791, il refusa de jirôter le serment civique, et les factieux résolurent de le persécuter. Le dimanche, 3 janvier, tandis qu'il prêchait, jilusieurs d'cnire eux s'étant introdu ts dans l'église, se mirent à crier : Le serment!.... A la lanterne!.... Le curé descend de la chaire; mais on le force d'y remonter, et l'on exige qu'il prononce la firmule du sernu nt. Il s y refuse, et ne paraît pas inùmidé des menaces qu'on lui adresse. Cependant les fîictieux allaient se jeter sur lui et l'immoler à leur rage, lorsque heureusement plusieurs de ses amis et de ses paroissiens lui firent un rempait de leurs corps, et parvinrent k le sauver. L'abbé de Pancemont était aussi estimé à la ville qu'à la cour, et le jour même de cet événement, la famille royale envoya savoir de ses nouvelles. Le maire de Paris lui même, le fiimeuxBailly, vint en |)er^onne lui exprimer ses regrets sur la scène scandaleuse qui venait d'avoir lieu. 11 paraît néanmoins qu'il se vit contraii.t de quitter sa cure; car, quelques jours après, il fut remplacé par le P. Poiré, de l'Oratoire, qu'on installa le 6 février, mais qu'un grand nombre de paroissiens no voulureiil |)as r; connaître. L'assemblée nationale avait rendu un dét'ret qui assurait la liberté des cuUes; l'abbé de Pancemont, espérant qu'en vertu de ce décret on lui lajsserail exerçai- tranq illcment son ministère, et désirant en outre rester au milieu de ses anciens paroissiens, loua l'église des Théatins pour y faire l'ollice, paya le bail, et recul les clefs de l'église. Mais le dimanche "il avril, lorsqu'on allait l'ouvrir, il se forma un attioupement qui bu-; a le passage aux fidèles. L'.iulorité parut vouloir dissiper cet attroupement et protéger la liberté des cubes; mais les fidèles lurent obligés s.e se retir -r, l'église ne fut point ouverte, et les factieux accablèrent d injures et de menaces le respectable curé. Il se réfugia à Bruxelles, d'où il adres-sa à ses paroissiens une lettre datée du 10 mai 1791, et qui fut imprimée à Paris. S.x mois après, il revint dans la capitale, et coniiniia,

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