‹ Dictionnaire de cas de conscience; (volume 2)Chapitre 2 sur 402 · RUÉ D'AMBOISE , BARRIÈRE D'ENFER DE PARIS · texte numérisé non relu

RUÉ D'AMBOISE , BARRIÈRE D'ENFER DE PARIS

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BOETII VITifl ET OPP. DESCRIPTIO CALLICE ADOBNATA.

plus de succès. Tue confession si sincère et une ré- A foi catholique, le protecteur de l'innocence et sistanre si généreuse Brent rougir ses ennemis. Ils eurent home de faire ("2lJ0) mourir un homme qui n'était convaincu d'aucun cnnie, et à qui on n'en pouvait imposer d'autre que celui d'avoir eu trop de zèle pour le bien public et pour l'honneur du sénat. I! fallait le rendre odieux pour déguiser l'injustice. On le charge i d'un crime infâme, et le rapport que l'ancienne philosophie païenne avait avec la magie servit de prétexte aux ennemis de Boccc de l'accuser d'être magicien parce qu'il était philosophe. Ils répondirent parmi le peuple qu'il n'était parvenu aux charges et aux emplois les plus considérables de l'Etal qu'il avait remplis dès sa jeunesse, que par des piestiges et à la laveur des démons. Le seul nom de magie loi fit horreur, car jamais homme n'avait été plus éloigné que lui de se souiller par une profession si détestable. iVe vous souvenez-vous pas, dit-il a la Sagesse, qu'il prend à témoin, que

dès mes plus tendres années vous vous étiez insinuée « poriionnés. La probité é'.ail peinte sur son vis dans mon cœur, que vous vous en étiez rendue lu m i- et son extéri

lois, dans sa cinquante-cinquième année, le 23 o< biv de l'année .r>-5. la huitième de l'empire de J tin, la trente troisième du règne de Théodoric, e seconde du pontificat du pape Jean Ier, sous le c. sulat de Probin et de Pbiloxène. Ses travaux, 1' plication continuelle, l'affliction, ses disgrâces, horieurs de sa prison, qui fut rie sep! mois et pe être davantage, l'avaient rendu vieux avant le tem comme il le dit lui-même (Boct. Cons. Phil. lit met. \). Ses cheveux étaient tout blancs, sa p desséchée et marquée (500) de rides. La peu d'une mort prochaine fut dans les derniers mois sa vie la seule consolation qu'il put trouver à maux.

Il paraît qu'il était d'une taille au-dessus d< médiocre. Il avait le front large et élevé, les y vifs et un peu enfoncés, le nez lon^ et aquilin, joues décharnées, la bouc e agréable, les traits r

tresse, et que vous en aviez déraciné la convoitise des choses périt$ables d'ici-bas. Que In première leçon :\re vous ni\nez donnée fut (0.91), qu'il était indigne de vos disciples de se ménager la protection de c<s esprits de ténèbres si vils et si méprisables, et que celui ijue vous fermiez avec tant de soin pour être élevé à ta limite dignité de ressemblance avec Dieu par l'imitation de srs vertus, ne 'devrait jamais perdre de vue ce divin modèle. Si cette vie innocente i/m'o» menait dans Ciniérieur de ma maison, ce choix d'amis tous gens d'une probité reconnue, n'étaient pas capables de me mettre à couvert du soupçon d'un crime si odieux (Boet. ib. 1. 1, pr. 4), te nom de Symmaque, mon beau-père, avec qui j'ai toujours vécu dans l union la plus intime, et sous les yeux duquel j' étuis continuellement, le nom, dis-je,decet homme aussi respectai le que la vertu même, ne devaiii pes m'en garantir? Mais, par une injustice qui ne peut se comprendre , on prend occasion de m' accuser

eur même un: rimait du respect. G ce qui se remarquait dans ses statues et dans bustes qui se conservaient à Itome lorsque j'y c en lG'Jl. On en conservait une dans le palais Ju niani sur laquelle Wallin a l'ait tirer le portrai Boéce, qu'il a lait paver et mis à la tête de oeuvres, lorsqu'il les lit imprimer en 1656. L' cription qui s'y lisait marquait qu'elle lui avait dressée lorsqu'il était âgé de cinquante ans. On i trouve rien dans son llistoiie. mais c'élnil-là ju ment le temps de sa plus haute loi tune et de sa i grande élévation; et d'ailleurs un ancien aui (liaph. Voltater.) assure que la pr.ncesse An| sunle, après la mou de Théodoric, sou pèrt relever dans (501) Rome les statues de Boêce t Symmaque, qui avaient été renversées lors de condamnation. Cela suppose qu'on leur en : élevé pendant leur vie.

Quoique Théodoric tâchât de couvr r une a n

de maléfices de ce que j'ai eu l'avantage d'être formé C si odieuse du spécieux prétexte de la ju-ticeq dans votre école, ô Sagesse toute aimable! et d'avoir appris dr. lu.rj ù /c't/cr mca mœui s. ft'étail-ce pas assez qu'on vous eût couverte d'opprobres et de mépris d ns ma personne (298), fallait-il encore, pour augmenter ma douleur, que vous fussiez déchirée et traitée aussi indignement par rapport « moi et aux desseins qu'on a formés contre ma vie?

Noiiàce que Boéce allègue pour sa justification et pour sa propre < on -olauon. .Mais quoiqu'il n'y eût pas de vraisemblance dans l'accusation, il ne fut pas écouté, on lui lerina la bouche, et Théodoric commanda qu'on le mil à la torture. On en inventa une toute nouvelle et des plus cruelles. On ne sait précisément si Théodoric en fut l'auteur ou si elle lut suggérée par Cyprien [Anonym. Voies, a, 485, n. 50). Une grande roue Mu montée qui se tournait avec une n ani telle , ou y ai tacha une corde dont on ceignit la lète du martyr, et, à mesure que la roue tournait la corde le serrait davantage.

Ce tourment réitéré ne put tirer aucune plainte de la bombe de celle innocente victime. Occupe de la grandeur des biens éternel! dont il allait entrer en possession, il parut insensible aux cruautés qu'on exerçait sur son corps. Klies Curent telles, que les veux lui sortirent de la tête. On lui en (201») lit succède! un autre pas moins inlàine ni moins douloureui il lut é endn sur une poutre, et, après l'y avoir atifcbé, deux bourreaux le frappèrent longtemps

avec des bâtons sur lontes les pi lies du corps, depuis le cou jusqu'à la piaulé des pieds. Quelques historiens (Anonym.ut $up. Vit. Pontif, manuter. />//>. \ al. Anast. in Jouit, et Costin. Baron.) ont cru qu'il dans ce tourment, mais d'autres en plus

expira

grand nombre prétendent, et a\ec bien plus de Iondément, qu'il v survécut, et qu il Onll u fie par la hache ou par l'épée. Ainsi mounit ce grand homme, l'ornement de son siècle, le plus ferme appui de la

punissait l'infidélité prétendue de son minisll est certain cependant qu'il ne commença de lei et ne prit la résolution de le faire mourir que dl qu'il eut découvert que l'empereur Justin, pafl sollicitations, avait ôté aux ariens le libre exercil leur religion. Ce fut là la cause de la mort I saint homme, el il n'en faut point chercher d'à r encore que Théodoric en lit publier de bien I rentes pour ne pas donner occasion aux Bomaii se soulever. C'est ainsi qu'en usa Julien l'Api* jamais il ne parut faire mourir de chrétiens en li de leur religion, il les lit tous périr sous difftk prétextes, el l'Eglise n'a pas laissé de les boa* comme de véritables martyrs, parce qu'elle *: persuadée qu'ils auraient été trouvés innocent» n'avaient pas élé chrétiens (r,0-2). C'est pouài l'antiquité n'a pas refusé à Boéce l'honneur du|a lyre non plus qu'au saint pape Jean, qui fut .i\ jj loppé dans la même conspiration , cl qui si pour la même cause.

Boéce parait l'avoir mérité avec encore pi justice que ce saint pape, car Théodoric, avant périr de misères le pape Jean dans la prisi mort n'a pis été si violente, et on n'a pu dot la maladie cl les fatigues du voyage n'avaiei plus contribué à le faire mourii que la faim mauvais traitements. Ce qui est de particuliel Bi ëce, et qui fait qu'on ne peut lui refuseï injustice le titre de martyr, c'est qu'on ne pei convenir qu'il est mort pour la défense de la j el de la vérité, el que Cyprien, Tngutile <-'i gaste ne L'ont fait poiir que par ressent- men les t ùl laisses tranquillein nt opprimer les inno dévorer la substance des pupilles el des veuvt mais ils n'auraieat pense à mai hnrr sa mort, pourquoi les écrivains moderne- comme Bar m Bollandus cl ses continuateurs. M Baillct même, fit

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