MEL
forme dans l'extrait aqjueux du Me^ampi/rnm nenioro^iiin. Llleest trés-solublc dans l'éther, peu soluble dans l'alcool, et insoluble dans l'eau.
MÉLA\bE. Dans un mélange, on reconnaît aisément les corps qui y entrent ; il suflit ordinairement d'une opération purement mécanique pour en amener la séparation. Il n'en est pas de même de la combinaison. Lorsque plusieurs corps se mêlent ensemble, il ne se passe aucun phénomène physique sensible : il n'y a production ni de chaleur ni de lumière. La somme de.» corps mélangés repré.sente le volume de la totalité du mélange. Les corps d'uu mélange peuvent être solides , liquides ou ga/.eux. Chacun des gaz qui composent un mélange .se comporte comme s'il était libre ; il se dissout dans l'eau et dans d'autres véhicules , comme s'il n'était pas mélange avec d'autres gaz. C'est là un des caractères essentiels dont on se .sert pour prouver que l'air est un mélange et non pas une combinaison ( f^oy. AiB ). l'ourmélanger des corps solides , on les divise mécaniquement en parcelles plus ou moins petites; mais, quelque intime que soit ce mélange , on y reconnaît aisément , soit à l'œil nu, .soit au mirroscoi)e, les éléments qui entrent dans ce mélange. On appelle mélanije refriijcrant un mélange de diflérentes substances , produ sant un abaissement de température plus ou moins considérable. C'est ain.si , par exemple , que ic parties d'eau, s p. de sel ammoniac , « p. de salpêtre, font descendre le inermomètre centigrade jusqu'à — 20°. De même , i partie de sulfate do soude et i p. d'aride sulfurique produisent un abaissement de température qui peut aller jusqu'à — io° ; 2 i;2 de phosphate de soude cristallisé et l p. d'acide sulfurique, mêlées ensemble , font descendre le thermomètre jusqu'à—2J°. Le mélange des métaux produit également un abaissement de température, lîxemple : I p. de zinc , 2 p. de plomb , 5 p. de bismuth réduites en poudre et mêlées avec I3 p. de mercure produisent un abaissement de température de — 20'.
niÉLANiQtiE ( Acide I. Corps pulvérulent noir, semblable au noir de fumée, et susceptible de se combiner avec les alcalis et les oxydes métalliques. Il est insoluble dans l'eau, et soluble dans l'alcool et dans l'éther. On l'obtient en exposant le salicylite de potasse humide a l'air, et en arrosant, au bout de quelque temps, la masse avec de l'eau ; la liqueur contient de l'acétate de potas.sc et un résidu pulvérulent, auquel M. Piria a donné le nom ii'acide melanique. Ce corps a pour formule : C'° 04 O^.
MËLASSIQUE ( .\cide ). Produit de réaction des alcalis sur le sucre de raisin à l'aide de la chaleur. !M. Dumas le représente par la formule : CH H>2 O'o.
MELLITIQUE ( AcIdc ]. Acidc Cristallin qui, uni à l'alumine , con.sfitue la mellite , minéral très-rare. Il supporte une chaleur de soc, sans s'altérer. Par la distillation sèche, lise décompose en charbon , en une matière ^ ola-
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tlls cristalline , et en divers proiliiits eiiipyrfuiii;itii|iii's. Formule de l'acide iiiellitiqiie anhydre :C4 O-*. Le iiicllitale d'aininoniaque et les produits auxquels il donne naissance ont été l'objet d'un beau travail de M. \\ oehlei-,
MELLO.\. r.adical composé , déeouveit par M. Ucbig. 11 s'obtient en cliauffant au roui,'c le sulfocyano^'éne. C'est un corps pulvérulent , d'un jaune citron. Il est insoluble dans l'eau et dans l'alcool. U se combine directement avec le potassium , pour former un imllunure ; avec l'Iiydrogéne il forme l'aciile niL-l!oiiliydri(iiie. U chasse le brume , l'iode et le sulfocyanogéne de leurs combinaisons, sa formule est : C^ ?i4. Quelques-uns des résultais annoncés par Uebig relativement au mcllon et aux mellonurcs ont été tout récemment révoqués en doute par M. Voeickel , dans un travail étendu sur les produits de décomposition du sulfocyanogéne.
MKi.LO\HYDRioi F. ( Acide ). Coi-ps pulvérulent, jaunàtrc , qui s'obtient en dissolvant lu mclloniu'e de potassium dans l'eau bouiliuite, et en y ajoutant de l'acide chlurhydrique •)U sulfuriquc. Formule : C iN4 H.
jiÉMSPEr.JiixE. Alcaloïde découvert dans la coque du levant par l'cUelier et Couerbe. I.a ménispermine est blanche , cristalline , fusible à 120° et se décompose à une chaleur plus forte. InsoluTile dans l'eau, elle se dissout dans l'alcool et dans léther. l'onnulc : C'S 11.2 Jio^
MF.xSTRtE.On donne ce nomàtout dissolvant li(|uidc , couunc l'eau, l'alcool , l'éther. Mfnsinie, vchictile, dissoUant , sont des tei-raes à peu prés synonymes.
>iÉ\YA\THiXE. Brandes a donné ce nom a une matière brune, amére, extractiforme , obtenue en précipitant par l'acétate de plomb basique l'extrait alcoolique du Mcni/aiit/ics trifoliata, et en décomposant le précipité par riiydrogéne sulfuré.
HIER. Les eaux de la mer se distinguent dos c.iux douces des rivières , des fleuves , par leur saveur salée amère , et fort désagréable, (xtte saveur est principalement due à certains sels { chlorure de magnésium , sulfate de magnésie , chlorure de sodium ) tenus en dissolution dans l'eau. F.n général, les eaux d» la mer soiit plus salées à une grande distance des côtes que dans le voisinage des terres. I,:i mer morte est plus riche en sels que les caus d'aucune autre mer connue.
9iEtic\PTAy.iSyaonyme: Suif Iiijd7-ate de sulfure d'éthijle ) Liquide incolore, fluide comme l'éther, et doué d'une odeur d'ail insupporUible. Il bout à sb", s. Sa densité est o,8i2 à la". Il brûle avec une flamme bleue. Il est peu soUible dans l'eau, et se mêle à l'alcool et à l'éther. Il dissout l'iode, le phosphore et le soufre. ].e mercaptan a été découvert par M. Zcise. Il s'obtient en distillant au bainmaric une solution concentrée de sulfate d'oxyde d'éthyle et de chaux , d'une densité de i,ïa, mélangée avec une solution de po-
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tasse de même densité et saturée par de l'hydrogène sulfuré. M. fciebig a donné au mercaptan L'i fonnule : C+ H^ s + SU.
MERCURE. ( Synonymes : t'if arrjent ; Ily- (?c«î-3;/re.} Le mercure est le seul métal qui soit li(|uide à la température ordinau-e. H est d'un blanc d'argent très-pur. Versé sur une surface solide, il coule en globules arrondis et bien nets, s'il est pur. .Si le mercure est impur, et qu'il contienne des traces d'oxyde, les globules, au lieu d'être nets et arrondis, sont allongés; ils font queue , comme on dit vulgairement. .\ l'état pulvérulent ou de division extrême, le mercure est gris. Il est insipide et inodore. A — 40° il se solidifie , et il bout à 5K0". Sa densité est i3,o99 à o=. Il pèse environ 10,000 fois plus que l'air. A l'état solide, il a la malléabilité, la ductilité et la téiiacile du plomb. Comme les autres métaux, il conduit bien la chaleur, pour laquelle il a peu de capacité. Ix mercure est le plus di atibic des métaux; sa dilatation est régulière. Do 0° à 100", il se dilate deo,oi8io!8 de son volume. Quoique liquide , il mouille un trèspetit nombre de corps, comme l'or, le cuivre, l'étain ; car amalrjainer est en quelque sorte synouyme de mouiller. Coinrae tous les liquides, le mercure donne déjà des vapeurs à 0° et méine au-dessous ; une lame d'or suspendue sur une cuve ;i mercure blanchit à une température très-basse { Faraday ).
l'ar l'intervention de l'eau, on peut distiller le uicrcure à 100°, c'est-à-dire bien au-dessous de la température de son ébuUition. ( L'iode , le soufre et beaucoup d'autres corps sont entraînés par la vapeur d'eau , à une température bien inférieure à la température d'ébullition de ces corps. | Il est Important de tenir compte de cette circonstance dans les analyses. Ij vapeur de mercure est incolore , et d'une densité égale à g,976 ( D>ijnas ). Cette vapeur est très-préjudiciable à la santé : elle cause un tremblement particulier dans tout le corps, et principalement dans les membres ( tremblement mercuriel ). .Absorbé à l'état de vapeur, le mercure donne rarement lieu à la salivation. Il est à peti près inaltérable à l'air. U faut le chauffer longtemps au contact de l'air pour qu'il s'oxyde en absorbant l'oxygène de l'air. " Si la découverle de l'oxydation du mercure à l'air était encore à faire, elle ne serait probablement pas faite aujourd'hui. Les anciens avaient une qualité précieuse qui manque aux hommes de nos jours: cette qualité était la persévérance. » 1 Gay-Lussac. ) Les anciens chimistes avaient la persévérance de maintenir les métaux ou d'autres corps exposés à des températures élevées . non pas pemiant des heures, mais pendant des semaines, pendant des mois et des années.
Le mercure se convertit, par une longue agitation, en une poudre noire qui n'est autre chose que du mercure trés-divisé. SI le iiiercurc est iin|iuF, la poudre noire qu'un
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obtient se compose des corps (•trangcrs o\y- (lés. mêlés à du iiiereiire ii)étiiUii|UC trèsdi\isé. I On fjit l'expc-i'ience ea attachant a l'aile d'un moulin à \ent un flacon contenant du mercnie. ) le mercure niélé a\ec de la graisse ( onguent napolitain ; n'est point du luercure oivdé, mais du mercure trés-divLsé.
I/acidc azotique étendu attaque le mercure à froid et le change en proto\>de, qui se dissout dans la portion d'acide non décomposée i azotate de proto\ydc de mercure ). A chaud, td^ide a/.olique le change en pero\ydc , à moins que le mercure ne soit en excès ; dans ce cas , le mercure s'oxyde au minimum.
1,'acide sulfurique faible n'agit pas sensiblement sur le mercure. Concentré et a cliaiul, il l'attaque avec dégagement d acide sulfureux : si l'acide est en excès , il se forme un sulfate de protoxyde ; si le mercure est en excès , il se forme un sulfate de peroxyde de mercure.
L'acide chlorhydrique est sans action sur le mercure. En dissolvant à chaud i p. de mercure dans 12 p. d'acide a/.otique à 54°, en ajoutant à la dissolution chaude 2 p. d'alcool à 36° , et continuant de chautfcr le tout pendant quelque temps , on obtient un dépôt de poudre blanche cristalline qui détone fortement par la chaleur, par le choc, et par le contact de l'acide sulfurique ( fulminate de mercure , mercure fulminant ). \jc mercure s'allie avec un grand nombre de métaiUX. Ces alliages portent le nom d'amalgames.
Le mercure n'existe pas trés-abondaniment dans la nature. Les pays de l'Lurope (|ul en fournissent le plus sont l'Lspagne , la Carinfliie, l'Istrie, et la Bavière. Un trouve de riches mines de mercure au Pérou et au Japon. On rencontre le mercure principalement dans les grès et dans les calcaires jurassiques superposés au terrain houiller. Formule du mercure : Ilg = I2;i,'i!».
C'est du sulfure qu'on extrait principalement le mercure. A cet effet , on calcine le cinabre avec de la limaille de fer ou avec de la chaux : il se produit, un sulfure de fer ou de calciuin , et le mercure , étant volatil , se dégage, lin Espagne ( à .Almaden ) on grille le cinabre : il se dégage de l'acide sulfureux , et l'oxyde de mercure qui se forme est réduit à une température élevée. On fait passer les vapeurs mcrcurielles , par des tuyaux tréslougs, dans un réservoir commun, où elles se condensent par le refroidissement. On purilie le mercure du counnerce par de nouvelles distillations. Mais comme en se volatilisant le mercure entraîne des traces de métaux étrangers . il est diflicile de le purilicr par la distillation. On le débarrasse des corps auxquels il se trouve mécaniquement mêlé , en le faisant passer, par la pression , à travers les pores d'une toile serrée ou d'une peau de chamois.
('owpnscf oxygènes. Il existe deux degrés d'oxydation du mercure . le prutoxijdc et le
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peroxijdc. L'un et l'autre oxydes peuvent jouer le rôle de base.
le protoxyde est noir, pulvérulent, et trè-peu stable. L'eau bouillante et même la lumière du jour suflisent pour le décomposer en peroxyde et en mercure métallique. 11 se combine très-bien avec les acides. On l'obtient en versant un excès d'alcali caustique dans une dissolution de .sel de mercure au minimum ( si l'on n'employait pas un excès d'alcali , le précipité serait un sous-sel ). Quand ou des.sèche ce précipité dans l'obscurité et qu'on le frotte avec les doigts, on y distingue , à la loupe, de petits globules de mercure, 'l'railé par l'acide chlorhydrique, ce même précipité se transforme en perchlorure ( chloride ) correspondant au peroxyde , et en mercure métallique. Comme le protoxyde est peu stable, on évalue l'équivalent du mercure d'après la composition du peroxyde , qui, pour la même quantité de mercure , contient le double de l'oxygène du protoxyde : conscquemment le protoxyde contient la moitié de l'oxygène du peroxyde.
l'ormule du protoxyde de mercure : Hg^ O.
l'eroxijde ( bioxyde oxyde rouge ,prccipil6 per se ]. Sa couleur varie , suivant le degré de ealcination, depuis le jaune orange jusqu'au rouge brique. 11 a une saveur mélallique fort désagiéable. 11 est un peu soluble dans l'eau, et sa dissolution aqueuse verdit légèrement le sirop de violettes. La lumière le décompose à la longue, et le réduit a l'état métallique. Soumis il la chaleur rouge, le peroxyde de mercure se colore d'abord en brun d'une manière passagère, et laisse ensuite dégager son oxygène ; le mercure .se réduit à l'état mélallique s;ms passer par l'état intermédiaire de protoxyde. 11 est jaune à l'état d'hydrale , et perd son eau à une chaleur très-basse , en prenant une couleur rouge. Le peroxyde de mercure lie forme pas , avec les acides , des composés aussi stables que ceux que produit le protoxyde. En général , les peroxydes sont des bases faibles : plus un métal s'oxyde, plus il perd de sa propriété de ba.se.
Un peut obtenir le peroxyde de mercure en chauffant le mercure longtempsà l'air. L'oxyde aiiisi formé s'appelait autrefois chaux weiailique.
l'our avoir le peroxyde de mercure parfaiteujent pur, il faut chauffer modérément l'azotate, de manière à ne décomposer que l'acitle azotique ; car si la chaleur dépasse 400", i'oxyde lui-même se décompose. D'un autre cùlé , si l'on ne chauffe pas assez , l'oxyde sera impur, car tout l'acide azotique n'aura pas été éliminé. Dans ce dernier cas , on enlève l'aciile par un pcd d'alcali. Quoi qu'il en .soit, il faut se délier de la pureté de cet oxyde , lorsqu'on veut l'employer dans les anaiyscs des substances organiques | Gay-Lussac ).
l'omposes sulfures. Il y a deux sulfures corresponilant aux deux oxydes :
1= Le protosulfure est, comme le pro-
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^oxy<Ic , très-peu stable. Dt-s qu'on cherche à TLsoler, il se décompose en persiilfure et en mcreurc. Il se dissout d:\nslessuirures alcalins, avec lesquels il parait former des sulfosels. On l'obtient en précipitant un sel de mercure aximinhnum, par l'iiydrogénc sulfuré.
2» l'ersvl/iire ( suljldc , dnitnsiil/ure , cinabre, veniiillnii ). Lorsqu'on fait tomber le mercure en poudre fine sur du soufre fondu , on obtient une matière noire connue autrefois sons le nom lïœtliiops minerai, qui corre.spond par sa composilion à l'oxyde rouge de mercure. Il se compose de l éq. de mercure et de i éq. de soufre ; de là , sa formule = llg S. Cette même matière ( persulfure ) , chauffée dans des vases fermés , se volatilise sans s'altérer ; le produit de la sublimation est rouge ( einabre |. On aurait peine à croire que ces dent corps sont identiques, si l'on ne savait pas qu'ils sont constitués exactement des mêmes éléments , de la même quantité de soufre et de la môme quantité de mercure ( isomèrie ). V.w triturant longtemps ensemble du mercure , du soufre et de la potasse , on obtient immédiatement le vermillon.
Le persulfure de mercure se rencontre dans la nature en masses compactes et cristallisées. Sa couleur est variable, et dépcnil le plus ."«ouvent de son état d'agrégation moléculaire. Il .se volatilise sans se fondre, et cristallise, par le refroidissement , en prismes he\aèdres. Chauffé au contact de l'air, il dégage de l'acide sulfureux et du mercure métallique. Il est réduit par un grand nombre de métaux, et particulièrement par le fer. U se combine avec beaucoup d'autres sulfures pour former des siil/usels , dans lesquels il parait faiie fonction de sulfaeide.
Le vermillon est employé en peinture, et quelquefois en médecine.
l'oiiiposes c/ilorcs. Le chlore forme avec le mercure deux chlorures correspondant exactement , par leur composition , aux deux o\ydes.
Le i>rotoclilorure. ( calomclax, mercure de vie, panacée mcrcnriellc, précipite blanc ) est lilanc , et prend une teinte légèrement grisâtre a l'air, en se transformant probablement en perchlorure et en mercure métallique. Il noircit assez promptement a la lumière, il est volatil, et presque insoluble dans l'eau. H faut lïuo p. d'eau pour dissoudre i partie de calomélas. Le clilore le dissout en le ehant;eant en perchlorure. Aucun métal ne le décompose à la température ordinaire et à sec. lormule : llg^ lU , analogue à celle du protoxyde Hg^ O. On l'obtient de plusieurs manières : 1" Par la voie humide : à cet effet , on précipite l'a/.olate de mercure au minimum par du sel marin. Si l'azotate employé contient un pou de sel de peroxyde, il se produira en même temps du perclilorure de mercure soluble. 2° Par la voie sèche : on calcine ensemble un mélange de a parties de sulfate
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de proloxydc mercure, et 4 parties de sel marin. Les vapeurs de protoclilorure se condensent dans le col de la cornue , sous forme de prismes à quatre pans , anhydres. Le verre du vase, et les cristaux qui s'y trouvent , s'é- Icctrisent en sens opposé ( le verre .s'électrisc vitreusement et le mercure résineusement |. On obtient le protocblorurc de mercure également par la voie sèche , en chauffant ensemble 4 p. de sublime corrosif et s p. de mercure. Les vapeurs de protochlorure se condensent sous forme de poudre blanche , dans un récipient contenant de l'eau.
Le proloclilorure est fréquemment employé en médecine, et principalement en Angleterre. Il agit comme purgatif.
Le perchlorure ( chloridc , bichlorurc , sublimé corrosif ) est d'un blanc de .satin et demi-transparent. U cristallise en aiguilles on en prismes quadrangulaires anhydres. Il est .soluble dans l'ean ; il faut 20 parties d'eau froide et 5 parties seulement deau bouillante pour dissoudre i partie de sublime corrosif ; il est également .soluble dans l'alcool. Sa saveur est très-désagréable, et persiste pendant fort longtemps. H rougit la teinture de tournesol, il est beaucoup plus volatil que le protochlorure. Trituré avec le mercure , il se convertit en protochlorure. Quand on plonge à la fois plusieurs lames de différents métaux I étain , bismuth et antimoine } dans une dissolution de sublimé corrosif, on remarque que celui-ci attaque les métaux successivement , chacun dans son ordre d'affinité pour le chlore. Ainsi l'étain est attaqué le premier, puis le bismuth , et en dernier lieu l'antimoine. Le cuivre , le zinc et le fer sont attaqués à peu près simultanément. Les alcalis caustiques, versés en petite quantité dans une dissolution aqueuse de perchlorure de mercure, produisent un précipité blanc, qui est un oxi/chlorure. L'hydrogène sulfuré , employé sans excès , y forme un précipité blanc grisâtre ( stilfoclilorure \.
Le perchlorure de mercure se combine trèsbien avec les chlorures alcalins et certains chlorures métalliciucs, pour former des chlorosels { chlorures doubles ), parfaitement crLstalli-sablcs , dans lesiiuels le perchlorure db mercure fait fonction d'acide ( chiuracide ). Formule : llg Cl , ou llg Cl^, analogue a celle du peroxyde ( llgO |.
Lorsqu'on traite le peroxyde de mercure par l'acide chlorbydrique ou par l'eau régale, on olrtienl le perchlorure, que l'on fait cristalliser par évaporation. Ce procédé est rarement employé. On préfère préparer le sublimé corrosif par la voie sèche, en calcinant parties égales de sulfate de mercure au ma.Tiiiium et de sel marin. Le perchlorure se sublime et se conden.se sous forme de cristaux octaédriques. Le sublimé corrosif est un poison énergique, 11 est euiployé dans le traitement des maladies syphilitiques. Les individus qui ont fait un usage longtemps continué de ce remède cou»
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tiennent , dit-on , du raercnre jusqne dans le sang et dans la substance des tissus. Les expériences qu'on a faites à cet égard comportent peu d'exactitude ; elles sont par conséquent peu concluantes. Le sublimé corrosif est encore quelquefois employé pour conserver des cadavres et des pièces d'anatouiie ; mais comme le sulfate d'alumine peut , sous ce rapport , remplacer parfaitement le sublimé corrosif ( sur lequel il a , en outre , l'avantage d'être moins clier ), il est à croire que le sulfate d'alumine deviendra bientôt d'un usase général. L'albumine ( blanc d'œuf ) est le contrepoison du sublimé corrosif, non parce qu'il transforme celui-ci en calomélas insoluble , mais parce que l'albumine forme , en se coagulant , une enveIo|)pe protectrice qui s'oppose en partie à l'action délétère dupcrchlorure de mcrcin-e.
L'iode , comme le chlore , forme , avec le mercure, deux composés correspondant aux chlonires.
l.c protoiodure est d'un vert foncé , insoluble dans l'eau. On l'obtient par des procédés tout à fait analogues :i ceux par lesquels on obtient le protocblorure. En précipitant un protnscl de mercure par un iodure alcalin, on l'obtient à l'état d'bydrate. Sa formule est : Hg^ i , analogue à celle du protocblorure.
Le periodtire ( iodide , bi-iodure) est d'un beau rouge, et se volatilise en vapeurs jaunâtres qui se condensent, par le refroidissement , sous forme de lames rhomboidales. Comme il est un peu moins solublc que le percblorure , on peut l'obtenir par voie de précipitation. Sa formule est : Ilgl , analogue a celle du percblorure.
alliages ( .4inalgainrs ). Ils sont tous décomposables par la chaleur. Le mercure entraîne, en se volatilisant, ime certaine quantité du métal avec lequel il se trouve amalgamé; et à son tour le métal fixe qui reste retient des traces de mercure qu'il abandonne diflieilement , quelque forte que soit la chaleur. Le mercure s'amalgame très-facilement avec l'étain. Le tain est un amalgame employé dans la fabrication des glaces. A cet effet , on verse du mercure sur une feuille d'étain étendue horizontalement; l'on y applique ensuite le verre dont on veut faire une glace. L'amalgame d'étain adhère à la surface du verre qui se trouve en contact avec lui, l'autre surface restant libre. Cet amalgame se compose d'environ s parties de mercure et de I partie d'étain. Il y a , en général , contraction dans les amalgames d'étain. Des tiges d'or, A'argcnt, Ac plomb, à'étuin, Ac zinc, plongées dans du mercure , se recouvrent , au bout d'un certain temps, de cristaux d'amalgame ( Daniel ).
Le mercure, mis en contact avec le sodium et une dissolution de sel ammoniac , se gonfle énormément ; il décuple au moins son volume , en même temps qu'il se change en une masse butyreusc qui, exposée à l'air, revient
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à l'état de mercure, métallique , dégageant de l'ammoniaque. Cette espèce d'ain:.lgame, appelé par quelques chimistes hydrure amvioniacal de mercure et de sodium , est probablement un amalgame de mercure et d'ammonium, qui , étant peu stable , se décompose à l'air en ammoniaque et en mercure.
Sels de protoxyde de mercure ( sels au minimum ). Les sels solubles sont incolores; la plupart des sels insolubles sont d'un blanc jaunâtre. Ils ont une saveur styptique très-desagréable , et se changent facilement en sels de peroxyde.
1° Les alcalis les précipitent en noir (pr(>toxyde qui se convertit presque aussitôt en peroxyde et en mercure métallique ;. On fait jaillir de ce précipité des globules métalliques lorsqu'on le comprime fortement dans un linge.
2° L'acide sulfhydrique en excès les précipite en noir ; si le réactif est employé en petite quantité, le précipité est blanc.
3° Le cyanoferrure de potassium les précipite en blanc.
4' L'acide chlorhydrique et les chlorures solubles y forment un précipité blanc trèspeu soluble ( calomélas ).
3° Une lame de cuivre blanchit étant plongée dans une dissolution niercurielle. Calcinés dans un alcali ou avec toute autre base, les seLs de mercure donnent, par la distillation, du mercure métallique.
Azotate. En traitant du mercure en excès par l'acide azotique faible, on obtient, par évaporalion, Vuzotale ventre, cristallisé en aiguilles. Celui-ci se décompose dans l'eau en azotate basique ( sous-azotate ) blanc , insoluble, et composé de î éq. de base et de i éq. d'acide, et en azotate acide qui reste en dissolution. Ce dernier est un caustique souvent employé dans lé traitement des ulcères syphilitiques. On le connaissait autrefois sous le nou) li'ean niercurielle, de remède du capucin, de remède du duc rf'y^nNn. L'azotate de mercure donne par l'ammoniaque un précipité grisûlrc, qui est un sous-sel à base de mercure et d'ammoniaque , si le précipitant n'est pas employé en excès. Ce sous-sel a été appelé mercure soluble de Hahnemann.
L'azotate précipité par l'acide chlorbydriqu»» donne du protochlorure de mercure insoluble, et de l'acide azotique qui reste en dissolution. Or, si la liqueur est peu étendue et que l'acide chlorhydrique soit en excès , une grande partie du précipité, sinon la totalité, peut rentrer en dissolution ; car l'acide chlorhydrique, forinaiit avec l'acide azoli(|ue de l'eau régale, peut faire passer le protocblorure à l'état de percblorure soluble. C'est la une circonstance importante, dont 11 faut tenir compte dans les analyses.
Sels de peroxyde de mercure ( sels au viaximum ). Les sels solubles sont incolores. Quelques sels in.solubles sont jaimes. Ils sont très-vénéneux , surtout lorsqu'ils sont solu-