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i;n essayant de combiner dircctemcut l'aci le cyanliydrique avec la base , .M. Heiset u toujours obtenu du cyanliydrate d'ammoniaque, et un précipité blanc cristallin I\' il-^ l't Cy. Ce sel prend t équivalent d'ammoniaque, combiné à l'oxyde de platine.
l.c sulfate et le nitrate de cette deuxième série s'obtiennent en faisant bouillir , avec un sel d'argent , l'iodure N II-" Pt 1. La réaction est alors très-nette ; en effet ;
N W Pt 1 + AgOA = Agi -f K 113 ptOA.
Ces sels cristallisent moins facilement que ceux de la première série ; ils rougissent fortenieut la teinture de touinesol.
Le nitrate KH' PtO , iSO-s ne contient pas d'eau.
Le sulfate en retient 1 équivalent qu'on ne peut lui enlever. .Sa formule est :
N H-i PtO, S03 110.
Quelques gouttes d'acide chlorhydrique ou d'un chlorure, versées dans un sel de cette série, y produisent, au bout de quelques instants, un i)récipilé cristallin d'un beau jaune, iso:iiére du sel de Maguus, ?<1P PtCI , et qui donne , comme lui , en se dissolvant dans l'ammoniaque, les cristaux JS'^ H' PtCl.
Le sel vert de Magnus , insoluble dans l'eau , peut être transformé en son isomère jaune, solublc d ms l'eau bouillante. Kn effet , ce sel vert se dissout à la longue dans une solution concentrée et bouillante du nitrate ou du sulfate d'annuoniaque; par le rcfroidi-ssemcnt se précipitent de belles paillettes jaunes , exactesiicnt de mèuïe composition que le sel vert de Magnus N 11-* Pt Cl.
M. Reiset a étudié deux combinaisons intéressant es que peuvent donner le bichlorure de platine et le chlorure N^ H^* PtCl.
En versant du bichlorure de platine dans ui\e solution de chlorure X^ 11^ Pt Cl en excès , on obtient un précipité abondant , d'un voit olive. Dans ce cas , i seul équivalent dr bichlorure de platine est uni à 2 équivalents du chlorure N^ II' Pt Cl , et ce précipité vert ;t pour formule :
Pt Cl-, 2 (N- H» Pt Cl ).
Au contact d'un excès de bichlorure de platine , le précipité vert se transforme immédiatement en une poussière rouge tripoli, peu solublc et cristalline; dans ce sel , 1 équivalent de bichlorure de platine est couibiné à 1 seul équivalent de chlorure K= 11*» Pt Cl. La formule du sel rouge tripoli est :
Pt Cl^ N- HS PtCI.
Chacune de ces nouvelles bases a été soumise à des épreuves qui ne laissent aucun doute sur ralralinité et sur l'association permanente do tous les éléments qui les constituent. Dans l'une d'elles, N^ H' Pt O, cette alcalinité surpasse en énergie l'oxyde de platine , l'oxyde d'ammonium lui-même ; c'est presque de la potasse. Quelle idée peut-on se faire de bases ain^i constituées? Sans prétendre fixer d'imc manière définitive la constitution de ces différentu composés , M. Uciset pense que l'on peut s'cu
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rendre compte d'une manière très-simple en admettant que raiiimoDiaque se combine' iiilimement avec loxvde de platine pour former deux basei particulières. Cette combinaison , dans le cas de platine, offre une fixité remarquable: avec les autres oxvdes métalliques, au contraire, lammoniaque donne en général des produits instables, et ne reste combinée que sous l'innuence d'acides énergiques. On arrive sans peine à comprendre , avec ce fait d'association , que i on 2 équivalents d'ammoniaque, et quelquefois plus peuvent s'ajouter à un o\yde, pour constituer des bases. C'est absolument ainsi que l'eau , en s unissant aux oxydes . peut former des bases différentes de l'oxyde produit par l'union simple du métal avec l'oxvgène. {^Jnniiaire de (himie, par .M.M. Reiset, .MiUon et lioefer année isn. ) '
PLATi.viî. {.4Uiafies. ) I.e platine du commerce , le même qui sert à faire des creu- .sets, etc., est une espèce d'alliage de palladuim, de rhodium et d'iridium (ces dernière métaux y entrent en quantités très-petites l le platine chimiquement pur est plus mou que l'argent , et par conséquent d'un usa-e moins avantageux.
11 suflit d'ime très-petite quantité de platine pour changer la couleur du cuivre. In vin-'tsixieme de platine lui donne une teinte rose Avec 7 p. de platine , le p. de cuivre et i p de >inc, ou obtient un alhage ductile, iualteral'ie a l'air, et de la même couleur que l'or ', <;ooper }.
Les alliages de cuivre et de platine sont su.s- «eptibles de recevoir un trè.s-bcau poli ; on s en .sert pour faire des iiiiioirs, des télescopes , etc.
I.cs alliages de pialine et de Jtwli/btlrne , rie tungstène, iVantiinoine . de plomb on de bismuth, sont cas.sants. Un cinquième de -inc rend le platine très-fragile.
On obtient un amalgame d'un blanc éclatant comme l'argent, en trituiant à une douce chaleur du platine en éponge avec du mercure.
PtATIXO-CYANHYDRIQUE ( .Acide ). Cet
acide , découvert par M. Doebereiner, ciislallise en une masse confuse, dont 1rs faces offrent un redct cui\ ré. Il est soluble dans l'alcool • sa solution donne, par lévaporation, des aiguilles d'un jaune d'or, inaltérables à l'air et qui se décomposent au delà de loo» (•» cvanure de platine et eu acide cyanhvd]i!|ue. On obtient l'acide platino-cyanhydriqùeen faisant arriver un courant d'hydrogène sulfuré dans de l'eau tenant en suspension du platino-cyaniire de platine. Formule : PtCy4, H.
! c platino-cyanurc de mercure s'obtient en decomposint le nilrate de protoxvde de nierrureparle platiuo-cyanurc de pot.issium- et reliu-ci se prépare eu exposant à une temperature voisme du rouge parties égales d'épnnge de platine et de ferro cvanurc^de potassium sec.
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PLATi\o-CYA\oGÈ.\E. .M. Liebig dounc cc nom au radical hypothétique de l'acide platino-cyanhydrique. l-ormule ■ Pt Cyi PLATKE. foycz Chwx . su/fatè.
P'-O.tiBAGi.v. Principe jaune orange, crista lin découvert, en ,m, par Uulong d'\starort, eu épuisant la racine de denlelaire ( I lumbago europœa ) par l'alcool. Sa saveur est styptique et sucrée. Peu soluble dans l'eau 1} se dissout très-bien dans l'alcool et dans 1 ethcr. La racine de denlelaire renferme en outre, un corps gras au toucher, et qui déteint comme la mine de plomb; de là vient probahlement le nom de plombago, donné à cc genre de plantes.
P'oiiBAGi\E (Cra^/i,-(e). Carbone mêlé de traces d oxyde de fer. foyez (JRAPHiTtetFEi! Pi.o,iiB. (Ou IMnpliimbum, plomb. ) Corps simple, métallique . d'un blanc bleuâtre trè.seclatant lorsqu'il est récemment coupé II acquiert une odeur particulière par le frottement 11 est si mou qu'on peut le raver avec 1 ongle. 11 taclie les coi-ps en gris bleuâtre il est plus malléable que ductile : on peut le réduire en feuilles très-miuees. Sa ténacité est tics-faible : un fil de 2 millimètres de diamètre rompt sous un poids de a kUogrammcs l.a densité du plomb est ii,4«; elle diminue un peu par l'ecroiiissage , contrairement à ce qui a lieu pour les autres métaux. II fond à la température de 351°. A une température plus élevée 11 se volatilise sensiblement, en répandant des fumées visibles dans l'air. Déjà , à la température de uoMe plomb perd 0 09 de sou poids. Il est susceptible de cristalliser par refroidissement, en pyramides quadran"ulaires, °
I.c plomb se ternit rapidement à l'air et se recouvre d'une mince couche d'Qx>de qui ne tarde pas â absorber l'acide carbonique de lair 11 est inaltérable dans Vair prive d'ackie carbonitpie. Le plomb s'oxyde promplement sous 1 inlluence de la chaleur, et se convertit en une poussière grise appelée cendre de plomb { meiache ), qui parait être un mélange de protoxyde et de plomb métallique. \ 1 1 température de la fusion, le plomb , en absorbant une partie de son oxyde, devient cassant et feuilleté, et ne reprend ses propriétés naturelles qu'après a\ oir été de nouveau chauffe avec du charbon.
Le plomb ne décompose l'eau ni à froid ni a chaud , ni même à la faveur des acides l 'acide carbonique de l'air attaque facilement le plomb, surtout lorsque celui-ci est mouilb- L acule azotique l'attaque et le dis.sout à froid L acide sulfurique ne l'attaque qu'à la temperature de l'ébullition. L'eau régale le chan-e en chlorure blanc , peu soluble dans l'eau. - Le plomb peut se conserver indéfiniment dans 1 eau qui conlient des matières organiques on des .sels en dissolution ; tandis qu'il s'oxyde et se carbonate rapidement dans l'eau distillée • c'est pourquoi il ne faut point recevoir de la vapeur d'eau dans des chaudières de plomb.
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La présence du plomb retarde l'action de l'acide sulftirique étendu d'eau siu' le zinc et le fer, sans que le plomb soit altéré.
I,e plomb s'allie avec la plupart des métaux. Il ne s'allie point avec le fer, et il s'allie dillicileracnt avec le cuivre.
Le plomb existe assez abondamment dans la nature. Il est le plus souvent combiné aA ec le soufre et le sélénium. On le rencontre surtout dans les grés et dans les roches calcaires c|ni recouvrent iuunédiateiueat le terrain liouiller.
I.c principal minerai plombifére est la galène. Klie est d'un j;ris de plou)b, douée de beaucoup d'éclat. La galène est lamellaire ou écailleuse; rarement sa cassure est lisse et Cienuo. Klle contient presque toujours un peu de sulfure d'antimoine , de sulfure d'argent, et quelquefois de l'argent métallique. Ij proportion de l'argent s'élève le plus ordinairement à o,no.OT. L'autjmoinc s'y trouve à peu près dans la iiiérae proportion que l'argent. Il V a, en outre, des traces de sélénium. Ij t'ilène est rarement arsénifère; les gangues i|ui l'accompagnent .sont la blende et la pyrite iitnmune.
Presque tout le plomb qui se rencontre dans le commerce est extrait de la yatcnc ( sulfure de plomb 1.
l'rocè(l<> (VeTtraction. <1n giille le sulfure de plomb avec du fer. 11 se forme deux couches : l'une, supérieure, composée de sulfure de fer; l'autre, inférieure, contenant le plomb.
I.c sulfure de plomb se grille très-bien; à une chaleur modérée , il se transforme en sulfate de plomb qui, iiiélc avec du sulfure de plomb ( I p. de sulfure pour i p. de sulfate ) , donne , sous rinfluencc de la chaleur, du plomb métallique. Ici , la théorie est parfaitement d'accord avec la pratique, qu'on peut exécuter en grand dans les opérations métallurgiques. En effet, i équivalent de sulfate de plomb ( Pb 0,S(1J ) contient i équivalents il'oxygène ; le sulfure de plomb ( PbS ) se cotnpose de i équiv. de soufre et de i équiv. de plomb. Or, par l'action de la chaleur, le .soufi e du sulfate et le soufre du sulfure se dégagent à l'état d'acide sulfureux, dont chaque équivalent renferme 2 équiv. d'oxygène.
Donc, 2 équivalents de soufre suffisent pour enlever tout l'oxygène au plomb et à facile sulfurique, eu passant à l'état d'acide sulfureux. 1-orniule de cette réaction :
l'bO . soi + Pb , S = 2 SO^ + 2 Pb.
On élimine par des procédés de grillage et de cmIc nation les métaux étrangers, tels que le fi-r, le zinc, le cuivre, l'antimoine, qui souillent le plomb. Généralement , on n'a pas grand intérêt à séparer du plomb les dernières traces de fer ou de cuivre. Mais on s'attache , au contraire , à séparer du plomb tout l'argent qui s'y trouve quelquefois en quantités assez notables. Or, ici les procédés ordiuairemeut employés pour l'affinage des métaux ne sullibcut plus , c;u' le ploinl) entraîne
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et conserve dans sa masse une certaine quantité d'argent que le grillage ordinaire ne peut lui enlever. Les plombs qui recouvrent d'anciens monuments, des cathédrales, etc., contiennent quelquefois ju.squ'à 0,02 d'argent; car les anciens n'étaient pas assez avancés en métallurgie.
Voici le procédé récemment employé eu Angleterre pour purifier le plomb, et pour lui enlever les dernières traces d'argent : On fait fondre le plomb dans une chaudière de fer. Apres avoir agité la liqueur métallique , on la laisse reposer quelques inslants, puis on l'ccume. On répète cette opération jus(]u'à trois ou quatre fois. Le plomb étant moins dense que l'argent compose les couches supérieures, qu'on enlève par un simple écumage. De cette manière, on accule l'argent dans le fond de la masse liquide ; et la couche la plus inférieure est de l'argent presque pur. On peut ensuite, au moyen de la coupellation, débarrasser l'argent des dernières traces de plomb qu'il pourrait contenir.
Le plomb est connu depuis la plus haute antiquité. Les alchimistes lui avaient donne le nom mythologique de Saturne , parce que, d'après leur opinion, ce métal de\orait les autres métaux pendant la calcination. Il était représenté par t^ signe de la planète de Saturne.
Foruuile du plomb : Ph= 1291, sis
\A-i alliages de plomb et d'étain sont beaucoup moins blancs et plus durs que l'étain luimèuie. L'alliage le plus tenace et le plus dur est compose de 2:5 p. de plomb et de 7;! p. d'étain. La snudre rfcs plombiers est un alliage qui contient environ 1 p. de plomb et 2 p. d'étain. Il est fusible à environ 200". La soudure des ferblantiers contient un peu moins de plomb. En Suède , on emploie un alliage d'étain, coutenant 0.39 de plomb, pour fabriquer des miroirs d'un très-grand éclat. On fabrique des vases avec un alliage composé de i p. de plomb et de 8 p. d'étain. Cet alliage peut être nuisible à la .santé , surtout lorsque le plomb s'y trouve en excès. Les vases composés de 20 à 2j de plomb et de 7n à 80 d'étain sont sans inconvénient. L'étain en excès s'oppose à l'action dissolvante des acides. — Les alliages do plomb et d'étain sont remarquables en ce qu'ils sont très-corabusttbles. L'alliage des ferblantiers s'eullauime à la chaleur rouge. Il se convertit, pendant la combustion, en oxyde d'étain ayant l'a-ipect de choux-tlcurs. Cet oxyde est connu dans les arts sous le nom de potée d'étain. On l'emploie pour polir et pour préparer les émaux.
Anliinoine. hc plomb s'allie avec l'antimoine eu toutes proportions. Ces alliages sont . en général , durs et cassants. L'alliage composé de 81 p de plomb et de I6 p. d'antimoine est im peu ductile, et beaucoup plus dur que le plomb. 11 constitue les caractères iVimprimcrie.
Lcfcr s'allie très-diflicilcmcut avec le- plomb.
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Le zinc, le nickel et le cobalt sont à peu près dans le même cas. Avec 8 p. de bisnmth, ô p. de plomb et 3 p. d'etain, on obtient im alliaife quifonJ à93° : par conséquent, dans l'eau bouillante. Cet alliage, qu on appelle alitwje fusible de d'Jrcet, a été découvert par ISewton. On le rend encore plus fusible en y faisant entrer un sei/.iéme de son poids de mercure. — En variant les proportions de ces métaux, on obtient des alliages dont on peut calculer le point de fusibilité , depuis 03'> jusqu'à Mu». Ce fait a été mis à profit dans la construction des rondelles de sûreté pour les machines â vapeur.
Composes ox/jgènés. On peut admettre trois osydes de plomb, dont la composition soit evactement déterminée ; 1° le protoxiide , qui est la base des sels de plomb ; a' le xesquioxijde ; 5" le peroxyde ( oxyde puce ). Le sous-oxyde de plomb de Uulong, comme presque tous les prétendus sous-osydes , n'est qu'un mélange de protoxyde et de plomb métallique. Il est d'un gris bleuâtre, et se forme pendant l'exposition du plomb à l'air.
Le minhim est un oxyde intermédiaire, composé d'une certaine quruilité de protoxyde et de peroxyde , comme nous le verrons plus loin.
1° Protoxyde. Dans le pro'.oxyde de plomb il faut distinguer l'état anhydre et l'état hydrate. Dans l'état anhydre, le protoxyde de plomb présente deux variétés , connues dans le commerce sous le nom de maisicot et de lithanje. Le massicot est le protoxyde anhydre proprement dit. Il a l'aspect d'une poudre jaune. Il s'obtient en grillant le plomb audessous de la chaleur rowje. Le métal se change d'abord en cendres de plomb \sov.soxyde ), et enOn en protoxyde. Le protoxyde de plomb est fusible, et il eutraine , pendant sa fusion , la silice , l'alumine , et en général toutes les substances terreuses ; c'est pourquoi il ne faut point le fondre dans des vases de grés ni de poterie. Fondu et refroidi ( dans ua vase de platine ), il cristallise en lames micacées, légèrement transparentes, d'un jaune rougcàtre. C'est dans cet état que le protoxyde ( anhydre ) est connu soiLsle nom 'XsUlharge. On obtient la litharge .sons forme de petits grains ou paillettes brillantes , rougcâtrcs , pendant l'aflinage de l'argent ( par voie sèciie) ou pendant la coupellation. .4iasi obtenue, la litharge n'est jamais pure ; elle ren/eruie des quantités variables de fer et de cuivre qui lui communiquent une couleur jaune plas ou moins foncée ( Cold- Sdbcr-Clatte ). Le soufre ramène la litharge à l'état de plomb métallique. Si le soufre est en excès, il se produit un sulfure de plomb.
Vliydratc de protoxyrte de plomb , obtenu par voie de précipitation , est blanc et un peu soluble dans l'eau distillée, à laquelle il communique quelques propriété.? alcalines. Il est insoluble dans l'eau saline ou dans l'eau de source o.rdinalre. Le protoxyde de plomb est une base tiLS-pjiJsauie. 11 neutralise bien les
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acides. Il attire fortement l'acide carbonique de l'air. 11 peut , de plus, se coud)incr, par la voie séciie ou par la voie humide , avec les alcalis et les terres. La plupart de ces combinaisoas sont cristallisables.
Formule : PbO = I234.«w ( Pb ) 100 ( O )
1301, GM = PbO ( I éqniv.
de protoxyde de plomb )•
Pour évaluer l'équiv. du plomb , il faut opérer sur du protoxyde de plomb pur. On se le procure en traitant le plomb par l'acide azotique, en évaporant et en calcinant le résidu a une chaleur modérée.
Le protoxyde de plomb est isomorphe avec la chaux et la magnésie.
La lithar;;e est employée dans la préparation des vernis qui sèchent facilement . dans le vernis des poteries, etc. On se sert de l'oxyde de plomb dans la fabrication dos cristaux, etc.
2° .Sesquiiixyde. Le sesinioxyde de plomb a l'aspect d'une poudre d'un jaune rougeatre. Traité par les acides, lise décompose en protoxyde qui se dissout, et en peroxyde qui reste insoluble. A une température élevée, il .se transforme en protoxyde et en oxygène. On l'obtient en fais mt agir de l'hyp.ichlorite de soude sur une dissolution de protoxyde de plomb dans la pi)tas.se. Formule : l'b' O^, an:ilogue au peroxyde de fer ( F- O^ ).
Peroxyde ( oxyde puce ). Il est d'ua brun foncé. Il se convertit, par l'action de la chaleur, en peroxyde et en oxygène qui se dégage. Il oxyde la plupart des corps susceptibles de s'oxyder. C'est un corps oxygénant énergirjue. Le peroxyde de plomb ne joue point le rôle d'une base. Traité à chaud par un oxacide concentré, il se change en protoxyde; l'cxecdant de l'oxygène se dégage. Avec l'acilcchlorliydrique, il forme un protochlorure; cl comme il n'existe point de pcrchlorure, l'excédant dn chlore se dégage. Calciné avec du soufre, il donne du gaz acide sulfureux, et du .sulfure de plomb si le soufre est en excès. Chauffo avec l'acide sulfureux , il se convertit en sulfate de plomb. L'action a lieu avec dégigeuient de lumière. Formule : l'b 0-.
On obtient le peroxyde de p!o!nb en traitint le minium par l'acide nitrique, qui di:;sout le protoxyde, et l.iissele peroxyde intact.
Oxyde intermédiaire ( minium ) il est .sous forme de poudre d'ua beau roug.; bri.|ur. Traité par un oxacide , il donne nai.ss ince ^^ iin.sel de plomb et à de l'o'cyde puce insolnbl.'*. Lorsqu'on verse une dissolution d'acétut» neutre de plomb sur du minium, on obtient l'oxyde puce pjur résidu; le protoxyde est enlevé par l'acétate neutre, qui .se transforme en acétate tribasique, soluble dans l'eau distillée. Le minium se change en protoxyde par l'action de la clialeur; l'excédant de l'oxygène se dégage. Traité pjr l'acide elilorhydrique, il donne du chlorure de plomb et du chlurç, qui se dégage.
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Fonuiik': Pb O + Pb- 0-.
La composition du minium a été le sujet de lon;,'aes discussions. Suivant .M. Lonchamps, le minium se compose de 2 éq. de protoxyde et de i éq. d'oxyde pur ( 2 Pb 0 + l'b 0^ ) , composes analogues a foiyde intcrmàliaiie de uianpanésf. Suivant M. Dumas et d'auties cbimistes, le minium n'est point un oxyde particulier, mais un oxyde iutermédiaiie composé de protoxyde et de peroxyde .dont les proportions peuvent varier dans beaucoup de circonstances.
On obtient le minium en cinuffant le massicot dans des fours particuliers, 011 l'air a libre accès. Après que le massicot a été sufUsamnient calciné, on ferme le four, et on laisse l'oxyde se refroidir lentement. I.c minium se rencontre à l'état natif a I^ngenberg ( IIcssc- Cassel ).
('ompofes sulfures. Le protosulfure est d'un ijris foncé et friable. Il constitue la raine dcplomb la plus abondante ( galène ). Il existe sous forme de masses brillantes, ciivables ea cubes, quelquefois en octaèdres et en dodécaèdres. 11 est rarement amorphe. Le sulfure de plomb est fusible , et attaque, comuie l'oxyde, les vases de grès. 11 est sensiblement volatil. Lorsqu'on calcine ce sulfure avec du fer, le plomb se sépare à Tctat de pureté. Grillé à une clialeur modérée , il se ebange en sulfate de plomb, qui, mêlé à du-sulfnre de plond), donne, par la calcination, du plomb métallique. Le sulfure de plomb petit , comme les sulfures alcalins, se combiner avec d'autres sulfures, excepté le sulfure de zinc. Dans toutes ces combinaisons ( sulfosels ) , le sulfure de plomb parait jouer le rôle de base. 1-ornmle ; Pb S , analogue au protoxyile ( Pb O ".
im pnpare lesulfure de plomb en calcinant directement lé plomb a\ee du soufre, ou en précipitant un sel de plomb soîuble par l'iiydrogène sulfuré.
11 existe probablement deux sulfures de plomb moins sulfurés que le protosulfure ( sous-sulfures ) , dont la composition n'est pas exactement déterminée.
On emploie le sulfure de plomb, comme vernis de poterie, sous le nom d'alquifouj-.
Le fe!rniure de plomb est semblable au sufurc.
Coinpos-'s chlores. Le jirotochlorure est d'un blinc .sitiné, et cristallise en petits prismes hexaé Iriques allonscs, ou en écailles nacrée». M est peu soluble dans l'eau : 100 p. d'eau dissolvent, à la température ordinaire, 5 p. de chlorure de plomb. 11 est plus soluble à chauJ qu'à froid. Fondu et rcfioidi , il se prend en une masse translucide, semblable à de la corne. A la chaleur rouge , il se volatilise en répandant d'épaisses vapeurs blanches.
Formule: Pb Cl, analosue au protoxydc et au sulfure. On le prépare par voie de double décomposition. F.n traitant le cblorm-e de plomb par l'ammoniaque en excès, on obtient un o.ajchlorure [ bous-cblorurc ) co.Tiçcsé de
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I éqiiiv. de chlore, de 2 éq. d'oxygène et de 5 éq. de plomb (Pb' Cl 0- ). La litliarge délayée avec le ipiai t de son poids de sel marin se change, au bout de quelque temps, en uxj/c/ilorure blanc hydrate. Par la calcination , l'oxycidorure de plomb abandonne son eau. et devient d'un trè.'»-beau jaune connu dans la peinture sous le nom lia jaune de Turiicr. Ln calcinant ensemble 1 partie de sel ammoniac et quatre parties de lilharge , on obtient une masse cristallisée en lames miroitantes, qui se vendaient autrefois dans le commerce sous le nom de jaune minéral ou d'or do Cussel. On n'en f.ibriijue plus, depuis que l'on connaît le chromale de plomb, le jaune minéral est un oxyciilorurc de plomb, à peu près identique avec celui qu'on rencontre dans la nature. Le brome et l'iode forment des composés analogues à ceux que produit le chlore.
Le bromure de plomb est également blanc, et , comme le chlorure , peu soluble dans l'eau..
II est fusible et volatil, et se prend, par le re^ Iroidi.ssenient , en une masse jaune d'apparence corncp.
Comme le chlorure , il se compose de 1 eq. de plomb et de 1 éq. de brome = Ph Br.
l'induré est également trè.s-peu soluble dans l'eau. Il cri.stallise en ccailies nacrées d'un très-beau jaune. Il est fusible et volatil. Formule : Pbl ou Pb P.
Le chlorure, le bromure et l'iodure dcplomb peuvent.se combiner avec les chlorures, les bromures et les iodures alcalins, pour former des chloro-sels , des broino-sels , et des iodo-
StflS.
l.'arsenic ne forme pas de combinaison.i en pioportions délinies avec le plomb. Ces combinaisons se découîposent toutes à une touipcrature élevée. Cependant, quelque élevée «f.ie soit la température, le plomb cons;'rve toujours des traces d'arsenic Les arseniiues de plomb sont gris , demi-ductiles, et facilement déeoninosables par le fer. Le plonib ne se combine pas directement avec le phosphore. Le p/iotp/iure obtenu en traitant un sel de plomb soluble par une dissolulion alcoolique de phosphore, .se décompose entièrement , sous l'influence de la chaleur, en phosphore et en plomb. C'est pourquoi il est facile de préparer le p'osp'ijre en combinant le phosphate de plomb avec du ch.arboa.
Sels de plomb. Ils sont tous incolores lorsque l'acide n'est pas coloré ( l'az.otite basique de plomb est jaune. ) Ils ont une saveur sucrée et astringente. Ils .sont vénéneux et peuvent donner lieu à des coliques douloureuses, appelées coliques de plomb. Les principaux sels de plomb solubles sont le nitrate et l'acétate.
i" La potasse ou la soude les précipite en blanc. Le précipité est un sous-sel liijdrate, soluble dans un excès de précipitant.
20 L'ammoniaque les précipite également en blanc. Mais ce précipité est insoluble dans un excès d'aïuiEoniaquc. Le sucre et d'autres ma-
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tiéres organi(jii<-s peuvent dissoudre uue certaine quantlU' de ce préci|iite.
r.' I,'acide siilfliydrique les précipite en noir. Ce précipité est complet ( sulfure de plomb }. 11 blanchit à l'air, en se transformant en sulfate.
A' Les carbonates alcalins y produisent un prccipifé blnnc ! céruse ), insoluble dans un eic(>s de précipitant.
«« Le cyanoferrurc de potassium les précipite en blanc.
u° L'acide sulfiirique et les sulfates sohiblcs les précipitent en blanc , counne les sels de baryte, de strontiane et rie chaux. Ce préclpilé ( sulfate de plomb 1 est un peu soluhle dans un esci-s d'acide sulfurique.
7° Les iodurcs solubles les précipitent on janne orangé.
8" Les diroœates alcalins les précipitent en beau jaune.
0^ Le zinc précipite le plomb de ses dissolutions sous forme de cristaux, qui se ^'roupent en forme de radicelles dont l'ensemble pst appelé cirbre rie Saturne. ( Le zinc se substitue au plomb ).
Le sel marin et les sulfates de potasse . de soude ou de magnésie, et l'eau de puits, sont les contre-poisons des sels de plomb.
Carbonate de /ilomb ' reruse ). Ce sel est blanc, pulvérulent , et très-peu soluble dans IVau. Dans la nature on le rencontre cristallisé «n prismes rhomboïdau\ ou en octaèdres réguliers. Formule : l'b 0, C0=.
La préparation de la céruse constitue mie branche importante d'industrie. A Clichy, on prépare la céruse au moyen de l'acétate neutre de plomb ; on ajoute à cet acétate de la litharge , pour former un acétate avec excès de base ( bibasique ou tribasiqne ;; on fait ensuite arriver dans la dissolution d'acétate de plomb laslque un courant d'acide carbonique qui précipite rexcès de base à l'état de carbonate ( céruse ) , que l'on sépare de l'acétate de plomb redevenu neutre. On ajoute une nouvelle quanlité de litharge a cet acétate neutre de plomb , et l'opération recommence. Au moyen de ce procédé on obtient en peu de temps une grande quantité de céruse. Le procédé qu'emploient les Hollandais consiste à enfojiir des pots de vinaigre, remplis de lames de plomb, da.ns du fumier frais : la fermentation des matières animales dégage une grande quantité d'acide caibontque qui se combine avec le plomb, pour produire la céruse. Au bout de siv semaines environ, presque tout le plomb est transformé en céruse. Ce procédé rst très-ancien.
La céruse est journeUement employée pour peindre les boiseries des appartements, pour •'tendre les couleurs et dessécher les huiles. En la mêlant avec un peu de charbon ou de l'indigo , on lui donne un reflet bleu. On \end quelquefois la céruse dans le commerce .•ious les noms de bliDic de f'enise . bliinc de Hollande -. thinc de Hambov. r<j . La céruic du
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commerce contient une quantité uo able de sulfale de baryte. Les ouvriers ([ui travaillent dans les fabri(|ues de céruse , dans la prépa)ation des couleurs, dans la peinture sur bâtiments , etc., sont souvent atteints de coliques de plomb, maladie qui abrège la vie de ces malheureux. La falsification des vins, au nioyen de la céruse ou de la litharge, est assrz rare , contrairement à ce que l'on croit généralement. Azotate de plomb. Ce sel eristalli.se en octaèdres parfaitement réguliers opaques ou transparents. Les cristau.x sont anhydres ; lou p. d'eau en dissolvent 13 p. On obtient l'a/.otate de plomb directement , en traitant la lidiargc par l'acide azotiipie. Traité par l'ammoniaque, il donne une .série de sous-sels qui ont tous une réaction ah'aline. On connaît un azotate bibasique et un azotate qiiadribasiqne. Lorsqu'on chauffe, à une chaleur modérée, 100 p d'azotate de plomb avec 78 p. de plomb mctuUique, on obtient un azotite bibasique; avec IBO p. de plouib , on a un azotite qd-adribasiqiie. V.X si l'on enlève ( par l'acide carbonique ) au premier la moitié de la base ^ et au dernier les trois quarts, on aura un azotite îiei/îj-e jaune, très-soluble dans l'eau. Crs azotites donnent, par la calcination, de l'acide hypoazotique pur.
Sulfate de jilomb. Ce sel neutre est trè.'stable. Il résiste à une température élevée, il est presque aussi stable que les sulfates alcalins, preuve nouvelle que le plomb se rapproche, par .ses propriétés chimiques , des alcalis, et notamment de la chaux, de la strontiane et de la magnésie. Calciné avec du charbon, tl .se transforme en un mélange de sulfure et de sous-sulfate.
On trouve, dans la nature, le sulfate de plomb cristallisé en octaèdres réguliers , en pyramides tétraèdres ou en tables transparentes. Le sulfate de plomb est très-peu soluble dans l'eau , ce qui le rapproche des sulfates de baryte , de strontiane et de chaux. It est sensiblement soluble dans l'acide sulfurique et dans l'acide cîdorhydriquc; c'est pouiquoi il ne faut point précipiter le plomb A l'état de sulfate dans une des liqueurs contenant de 1 acide sulfurique ou de l'acide chlorhydrique libre. Formule : Pb O, .SO^ ; 100 p. de sulfate de plomb donnent «3,28 de plomb métallique
t'Iicspliate ( neutre ) de plomb. Ce sel est blanc , insoluble dans l'eau et soluble dans l'acide a.'.olique. L'ammoniaque le convertit en sous-phosphate , ren.fermant deux fois autant d'oxyde que le phosphate neutre. 11 est fusible au chalumeau , et se prend , par le refroidissement, en une masse d'un blanc nacré. Le phosphate de plomb et la galène peuvent être fondus ensemble sans se décomposer: le produit qu'un obtient est d'un gris fonce; il se l'encoulre quelquefois dans la nature. Formule : Pb O , Ph O^.
)yirsiniate PbO, As 0^ est isomorphe a.teç le pho^phnte.
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Chromate ( neutre 1 de plomb. Il est d'un beau jaune serin, et se rencontre dans la iiatiue. Il est einployc en peinture.
Il e\iste un bickroiiiute jaune et un clnoviiitc bihasique rouge, tous deux également employés dans les arts.
l'LLiE. Produit de la condensation de la vapeur vésiculaire constituant les nuages. 1^ pluie tombe sous forme de gouttes sphéroldales , plus ou moins grosses. Ces gouttes ont d'ordinaire leur maximum de grosseur dans les pluies d'orage , prinripaleuient dans les pays tropicaux. 1,'eau de pluie, pour sa pureté, vient imraédiiitemcnt après l'eau distillée ; elle est bien moins chargée de matières salines que les eaux qui se trouvent à la surface de la terre ou qui jaillissent de l intérieur du sol. l.eau de pluie est , pour parler ainsi , l'eau distillée de la nature, lin effet , la surface du sol de ratiiiu.splière représente en quiUjue sorte un Immense appareil distiUatoUe, dont la mer, <|ul , par l'éiaporation de ses eaux fournit le jilus grand nombre de nuages, serait le matras, l'air le tuyau conducteur des vapeurs aqueuses , et le sol le récipient dans lequel se recueilleut les vapeurs condensées |pluies\ Cependant , l'eau de pluie n'est pas tout à fait dépourvue de su'ostances étrangères. Ainsi, elle renferme pres(|ue toujours une certaine quantité de nitrate de cbaux et d'ammoniaque, indépendamment des molécules organiques aériennes que la pluie eutraine en tombant. On a essa>é d'expliquer la présence de l'acide nitrique et de l'auunoniaiiue dans l'air, en supposant que l'oxygène , l'azote de l'air et l'Iiydrogône de la vapeur aqueuse, se combinent ensemble par suite de l'action électriifùe de l'atmosphère, action qui se manifeste surtout pendant les orages.
•Jn mesure, au moyen des vdomdlrcs ou pluviinétres , la qu;inlite de pluie tombant dans une localité pendant un espace de teuips déterminé,
C'est ain.si qu'on a constaté qu'il en tombe annuellement, en mojenne, o7 centimètres dans la cour de l'Observatoire de Taris, et ao centimètres, sur la terrasse.
PXEL31.\TIQLE. h'oijci Jl.\CHINEP>ELTVIA-
TIQLE,
p.\EiMATiQi E, ( De TivEÛixa, csprit ). On donnait autrefois ce nom à la cbiraie qui s'occupe spécialement de l'étude des gaz.
POIDS. Uésultante de toutes les molécules matérielles d'un corps, sollicitées par la force de la pesanteur. C'est l'effort avec lequel un coips tend à tomber vers le centre de la terre. Cet effort est proportionnel à la masse du corps. Le poids rilutif est celui qu'on compare au volume. I.e jtoUU absolu est le poids d'un corps sans avoir égard au volume qu'il occupe
l'oids nMii^eaur. D'après un décret de la «onvintion nationale, en date du 7 avril I7u.;, le gramme a été pris pour unité de poids, le gramme multiplié ou di\ibé par lo est une
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partie décimale du poids du mètre cube d'ei.» distillée, lequel poids est ïOi-i livres c onces, 40 grains , poids de marc.
l'oids anciens.
Liv. onc. gros, grains, Myriagramme loooo 20 7 o sa Kilogramme 1000 8 0 3 49 Hectogramme 100 3 s sî.i
Décagramme 10 s 4«,4i
Gramme 1 18,811
Décigramme 0,1 1,0041
Centigramme 0.01 o,i88ii
Milligramme 0001 o.oia84i.
POIDS SPÉCIFIQIE. l^nUPZ DeXSîTE.
poixT D'APPti. (■'oi/ez Lkvier.
poisox. ( Siibst'jnce toxique ). On donne le nom de poison à toute substance qui . introduite dans l'économie animale, occasionne à petite dose une altération pi'ofonde , rapide, et souvent suivie de mort. C'est cette rapidité d'action qui caractérise essentielleiiicnt le poi- .son. Cela est si vrai, qu'en présence de syniptomes d'un mal inconnu, mais dont la gravite va rapidement en croissant , la première idée qui se présente à l'esprit est celle d'un cuipuisonncmcnt. C'est pourquoi le cboléi-a, et d'autres maladies dont la cause n'est pas manifeste, ont été primitivement confondus avec des empoisonnements.
La nature de l'altération , propre à déterminer la mort , \arie suivant le genre des poisons. Celte altération est ou apparente , c'està-dire, appréciable par nos sens, ou non apparente. L'altération appréciable par nos sens peut être refi'ft de deux causes différentes, l'une mécanique, l'autre chimi<jiie. Ainsi , des corps durs à saillies ou arêtes tranchantes, tels que du verre, delà silice, etc., piles, peuvent, après leur introduction dans le canal digestif, occasionner la luortparune lacération toute mécaniciue des tissus. Ailleurs, ces mêmes tissus sont profondement altérés dans leur couleur, dans leur texture, dans leur consistance, par des corps tels que l'acide sulfuriqiie, l'acide nitrique, la potasse, raiiimoniaque, etc. Mais là , l'altération est l'effet d'une causechiinique. L'acide sulfurique enlève l'eau à tous les corps avec lesquels il se trouve mis en contact. Il en est si a\ ide, qu'il i<rovoqiic la combinaison de l'oxygène avec l'hydrogène, I :i où ces éléments se rencontrent exactement dans les proportions pour former de l'eau. C'est pourquoi 11 carbonise le bois , qui n'est aulri' chose qu'un composé de carbone d'Iivdrogène et d'oxygène. Mais , non content dab- .sorber l'eau, l'acide sulfuriipie forme, avec les éiemints, des tissus dctruils, des combinaisons nom elles, .souvent très-complexes. L'acide nitii()ue dénature les tissus par son ïction oxydante. Ij potasse et rammoniaqne, également très-avides d'eau, forment des cni>>poses particuUers ( espèce de savons ) avec eerfains principes organiques que ces bases eiicrgii|ifrs rencnnireut au sein de l'organisme. Ijiiin dans les deux cas , la lésion mortelle est &iei>
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appréciable, quoique détenniiiéo par deux causes différentes.
Mais les substances to\iqucs ont un troisième mode d'action : c'est lorsqu'elles ne laissent aucune trace \isible de raltération qui a causé la mort, l.cs poisons de ce genre sont d'ordinaire mortels à de très-petites doses. L'acide prussique , la strychnine, la morpbine, cnlln presque tous les poisons organiques, sont dans ce cas. Ces poisons sont réputes causer la mort par leur action sur le système nerveux, comme si toute action sur l'économie vivante ne devait pas aboutir à rinervatiun. Ce qu'il y a de certain , c'csl que ces poisons troublent ou arrêtent brusquement la force qui maintient la vie. C'est là un phénomène cssentiellclucnt d.vnami(|ue.
D'après ce qui vient d'être dit, je proposerai donc de diviser tous les poisons en trois classes :
Poisons mécaniques.
Altération matérielle bien appréciable, déterminée par une cause mécanique. Contrepoison nul.
Corps du délit très-facile à constater.
Poisons chimiques.
Altération nialérielle bien appréciable , déterminée par une cause chiuii(|ue. Contrc-poi- .son efficace : neulralLsant ( pour les acides et bases ) ou changeant des corps solubles et actifs en corps insolubles et inertes ( pour les sels ).
Corps du délit moins facile à constater. Poisons dynawiques. '■ Altération non appréciable physiquement , déterminée par une cause dynamique. Aciifin presque instantanée. Contre-poison d'un effet incertain.
Corps du délit le plus difficile à constater. Cette classification diffère, autant que je sache, de toutes celles qu'on a proposies jus- ([u'ici. Je la propose , non par esprit de tliéorie, mais parce qu'elle implique des idées de pratique , et qu'elle semble se rapprocher davantage du niveau des autres sciences. Car les classifications toxieologiques doivent être tout à la foLS empruntées à la physique, à bi chimie et à la physiologie. La classe des poisons mécaniques, dont l'action s'explique d'une manière très-simple , ont été anciennement, et surtout au moyen Age , d'un emploi plus fréquent qu'on ne se l'imagine. Les mélanges hétéroclites, décrits parles alchimistes, devaient souvent leur action toxique aux matières vitreuses produites par la fusion du nitre avec les oxydes plombiques, stanniques ou antimoniques. .\ujourd'lmi, ce genre de poisons ne semble plus digne d'occuper l'attention du toxicologibte. La classe des poisons chimiques est la plus nombreuse ;elle comprend presque toutes les substances minérales réputées vénéneuses. Parmi ces substances, il y en a quclqucs-uues
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qui semblent occuper la limite extrême entre la deuxième et troisième classe. L'arsenic, les sels solubles de cuivre , de plomb et de mercure, en sont des exemples. lin effet, les lésions matérielles, déterminées par ces substances, ne sont pas en rapport avec les troubles profonds qu'elles occasionnent dans les fondions de l'économie. Les poisons de la troisième classe ne sont pas moins nombreux ; leur présence est en général aussi difficile à constater que leurs effets sont difficiles à combattre, y oyez EMPorsoj>>EMEMS.
POLARiSATio\. Ce mot s'applique à une modification particulière de la lumière , et même du calorique. On appelle polarisée la lumière qui, une fois réfléchie ou réfractée, est devenue incapable d'être réfléchie ou réfractée sous certains angles. ICn général , nn rayon de lumière réfléchi d'une plaque de verre ou de toute autre surface polie, est susceptible d'être une seconde fois réfléchi d'iuie autre surface pclie, et de traverser ainsi librement des substances transparentes. Mais lorsqu'un rayon de lumière est réfléchi d'inic plaque de verre, sous un angle de \a°, il est rendu complètement impropre à se réfléchir sur la surface d'une autre plaque de verre maintenue dans des positions déterminées ; mais il neuf être réfléchi sur une seconde plaque maintenue dans d'autres positions. 11 perd également la propriété de traverser des corps transparents dans des positions particulières, tandis qu'il les traverse librement dans d'autres. Ainsi , la lumière modifiée de façon à ne pouvoir être réfléchie et transmise dans certaines directions, s'appelle polarisée. Ce nom, emprunté à une analogie imaginaire de l'arrangement des molécules lumineuses avec les pùlcs d'un aimant, a été conservé dans la théorie des ondulations.
Citons un exemple pour faire mieux comprendre les merveilleux effets de la polarisation. Lorsqu'on regarde des objets lumineux à travers des lames , d'un tiers de pouce environ d'épaisseur, de tourmaline, coupées longitudinaleraent, on voit ces objets comme à travers des verres colorés. Chaque lame a, dans sa section longitudinale, son axe parallèle aux axes du prisme d'où elle provient. .Si l'on tient nue de ces lames perpendiculairement entre Tiril et une bougie allumée, et qu'on la tourne lentement autour de son propre plan , on n'apercevra aucun changement dans l'image de la bougie. Mais si l'on lient la lame dans une position fixe , avec son axe vertical , pendant qu'une seconde lame de tourmaline est parallèlement interposée entre la première et l'ail , et qu'on la tourne lentement , outre son propre plan, on remarquera un changement particulier dans la nature de la lumière: l'image de la lumière, à chaque quart de révolution de la lame, disparaîtra et réapparaîtra alternativement avec toutes les nuances intermédiaires du clair à l'obscur. Ces changements dépendent des positions relatives des lames du cri»-
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tal. Au moment où les sections longitudinales des (leui lames sont parallèles, la clarté île riiiiagc a atteint son masimum, tandis que rimagede la bougie disparait dés que les axes de ces sections se coupent à angle droit. C'e-it ainsi que la lumière, en passant par la première lame de tourmaline , a une propriété toute dirierente de la lumière directe de la bougie, l.e rayon réfracté acte polarisé par son passage clans la première lame de tourmaline. Beaucoup d'autres substances jouissent de la propriété de polariser la lumière. Le spatli d'Islande est dans ce cas.
La lumière peut ètrepolariseepar rcftr.rinn , par shnitlc réfraction, par double rr/racticii e\\)Mrcfleiion irrciuiliére. Kn général, la lumière n'est presque jamais réfléchie ou réfractée sans être plus ou moins polarisée, (l'est pourquoi la lumière atmosphérique est ellciiiéiiic plus ou moins polarisée ; et c'est elle qui la première a fourni l'occasion d'approfondir les phénomènes de la polarisation , déjà entrevue par Huyghens. En isoa. Malus dirigea par hasard im prisme doublement réfringent vers les fenêtres du palais du Luxembourg, alors qu'elles réfléchissaient les l'ayons du soleil coueliant ; et il fut tout étonné de voir, en tournant le prisme, que l'image ordinaire de la fenêtre disparaissait presque dans deux positions oppo.sées, tandis que dans deux autres posilions , situées à 90 degrés des premières , c'était l'image extraordinaire qui s'évanouissait. Malus crut d'abord que le passage à travers l'atmosphère communiquait à la lumière les mêmes propriétés que le passage à travers un rliombe d'Islande, .abandonnant bienfùt cette idée. Il .s'assura que la reflexion était la véritable cause du ptiénomène qu'il avait Divservé ; et, en étudiant avec le plus grand soin le-i circonstances nécessaires à sa production, il arriva à cette proposition fondamentale : <i Lorsque la lumière est réfléchie jiuii.s certains angles par la siu'face du verre , lie l'eau, ou d'un milieu transparent quelcon- !!uc , elle revêt les mêmes caractères que si ïllc avait subi la double réfraclion. »
Le plan dr iioltiri.tation est celui dans lequel le rayon a dû se réfléchir pour être polarisé; il doit être considéré comme un des cùlés du rayon polarisé, et on le détermine expérimentalement par .ses relations avec la section principale d'un cristal doiibicmcnt réfringent.
Plains trouva que toutes les .surfaces réfléchissantes, à l'exception des métaux, polarisentla lumière, et que l'angle de polarisation \arie avec des substances différentes. Il n'alla lias plus loin. 11 était ré.scrvé à M. Brcwsler de déeouviir qu'il existe une liai.son nécessaire entre les pouvoiis polari.sants et réfiingents d'un(! substance donnée ; il démontra, en mil, <iue l'indice de réfraction est la tangente de l'angle de polarisation. L'indice de réfraction étant connu , on peut donc trouver i:iiiiié,liati'ment rani;le dé polarisiition et récipriHiueiiieut.
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Les beaiix travaux de 1-resnel et d'.\rago ont particulièrement éclairci les phénomènes de polarisation et l'action mutuelle des rayons polarisés. Voici comment l'resnel a lui-même rendu compte de ces recherches :
" Kn étudiant les interférences des rayons polarisés, nous avons trouvé, M. j\rago et moi, qu'ils n'exercent plus d'influence les uns sur les autres quand leurs plans de polarisation sont perpendiculaires entre eux, c'est-à-dire qu'ils ne peuvent plus alors produire de franges , quoique toutes les conditions nécessaires a leur apparition, dans le cas ordinaire, soient d'ailleurs scrupuleusement remplies. Je citerai les trois principales expériences qui nous ont s<T\i à établir ce fait, en commençant par celle qui appartient à M. .\rago. Elle consiste à f .ire traverser, aux deux faisceaux émanant du même point luuuneux et introduits par deux fentes parallèles, deux piles de lames transparentes très-minces , telles que celles de ndca onde verre soufflé, qu'on incline assez l'une et l'autre pour polariser complètement chacun des deux faisceaux, en ayant soin que les deux plans suivant lesquels on les incline soient perpendiculaires entre eux : alors on ne peut plus apercevoir de franges , quelque soin que l'on prenne d'ailleurs à compenser les différences de marche en faisant varier trèslentement l'inclinai.son d'une des piles, landi.s que lorsque les plans d'incidence des piles ne .sont plus perpendiculaires entre eux , on parvient toujours à faire paraître les franges ; .i mesure que ces plans s'éloignent du parallélisme, les franges s'affaiblissent, et elles disparaissent tout a fait iiuand ils sont rectangulaires, si la polarisation des deux faisceaux a été assez, complète. Il résulte de cette expérience que les rayons polarisés suivant le môme plan s'influencent mutuellement, comme des rayons de lumière non modifiée ; mais que cette influence diminue à mesure que les plans de polarisation s'écartent l'un de l'autre, et deviennent nuls quand ils sont rectangulaires.
Il Voici une autre expérience qui conduit aux mêmes conséquences. On prend une lame de sulfate de chaux ou de cristal de roche parallèle à l'axe, et d'une épais.seur bien unitonne; on la coupe en deux, et l'on place clKiiunc des moitiés sur une des fentes de l'écran. Je suppose qu'on ait tourné les deux moitiés de manière que les bords, qui étaient contigus dans la lame ;ivant sa division, soient restés par;illèlcs; les axes le seront aussi. Or, dans ce cas , on n'aperçoit qu'un seul groupe de franges au ndlicu de l'espace éclairé, connue av;mt la division de la lame. Mais si Ion fait tourner l'une de ses moitiés dans sou plan, en dérangeant ainsi le parallélisme de leurs axes, on fait naitre deux autres groupes de franges plus faibles , situés l'un à droite et liuitre à gauche du groupe du milieu , et qui eu sont couipléteinentséparés dans la lumière bhuu-he , lorsque les lames de cristal de roche ou de sulfate de chaux dont on se sert uni
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seulement un milliinètre d'épaissoiir. Il est à remarquer que le nombre de largeur des franpv-.s comprises entre le milieu d'un de ces groupes et celui du groupe central est proporlionncl à l'épaisseur des lames pour des crislaux de même nature , ou dont la double refraction a la même énergie, comme le cristal de roche et le sulfate de chaux. A mesure que L'angle des deux axes augmente , ces nouveaux groupes de franges deviennent de plus en plus prononcés , et atteignent enfin leur maximum d'intensité quand les axes des deut lames sont perpendiculaires entre eux; alors le groupe central, qui s'était affaibli graduellement, a tout a fait disparu, et est reui|dacé par une lumière uniforme. Il faut en conclure que les rayons qui les produisaient par leur interférence ne sont plus capables de s'influencer mutuellement. Il est aisé de voir, d'apiés la position de ces franges . qu'elles résultaient de l'interférence des rayons qui ont subi le iiiéme mode de réfraction dans les deux lames, puisque, les ayant parcourues avec des vitesses égales , ils doivent arriver siuuillanémcnt dans le milieu de l'espace éclaire qui répond à des chemins égaux , si d'ailleurs les deux lames sont de même épaisseur, et restent toujours l'une et 1 autre perpendiculaires aux rayons, comme nous le supposons ici. Ainsi, les franges du groupe central étaient formées par la superposition de celles qui résultaient : i" de l'interférence des rayons ordinaires de la lame de gauche avec les rayons ordinaires de la lame de droite ; 2" de l'interférence des rayons extraordinaires de la prendére lame avec les rayons extraordinaires de la seconde. Les deux groupes excentriques, au contraire, résultant de l'interférence des rayons qui ont subi des réfractions différentes dans les deux lames , et comme ce .sont les rayons ordinaires qui marchent le plus vite dans le cristal de roche ou le sulfate de chaux, on voit que si l'on emploie une de ces deux espèces de cristaux, le groupe de gauche doit être formé par la réunion des rayons extraordinaires de la lame de gauche avec les rayons ordinaires de la lame de droite, et le groupe de droite par la réunion des rayons extraordinaires de la lame de droite avec les l'ayons ordinaires de la lame de gauche. Cela posé, il s'agit de déterminer maintenant le sens de polarisation de chacun des faisceaux (jui interfèrent, pour en conclure quelles sont les directions relatives des plans de polarisation qui favorisent ou empêchent leur influence mutuelle. L'analogie indique que le mode de polarisation de la lumière doit être dans les lames minces le même que dans les cristaux asseî épais pour la diviser en deux faisceaux distincts. Mais comme cette hypothèse peut être Tobjet d'une discussion , et contredit même une théorie Ingénieuse d'un de nos plus célèbres physiciens , nous ne la présenterons pas d'abord comme un principe certain , et nous avons recours ù une expérience directe pour déterminer les plans de polarisation des
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rayons ordinaires et extraordinaires qui sortent de ces lames , auxquelles nous avons supposé un ou deux millimètres d'épaisseur. Cette épaisseur suffit pour qu'on puisse tailler un de leurs bords en bise;m , et obtenir par cette forme prismatique la séparation des rayon.= ordinaires et extraordinaires ; alors on recofLnait qu'ils sont effectivemcut polarisés , les premiers suivant la section principale, et le» autres dans un sens perpendiculaire, .^i l'on ne regardait pas encore cela comme une preuve suffisante que tel est aussi leur mode de polarisation au sortir de chaque lame quand ses deux surlaces sont parallèles, on en trouverait une nouvelle démonstration dans les faits que nous venons de décrire , en partant des principes établis par l'expérience de M. Arago, et qui sont d'ailleurs confirmés par celle dont nous allons bientôt parler. Si, au contraire, on ne met plus en question le -sens de polarisation des rayons ordinaires et extraordinaires, l'expérience actuelle devient une .seconde démonstration de ces principes. En effet , lorsque les axes des deux lames étaient parallèles, les rayons qui avaient éprouvé les mêmes refractions dans ces deux cristaux se trouvaient polarisés suivant la même direction , et ceux de noms contraires suivant des directions rectangulaires : voilà pourquoi le groupe des franges du milieu , qui provient de l'interférence des rayons de même nom , était à son maximum d'intensité, et les deux autres, qui résultent de l'interférence des rayons de noms contraires, ne paraissaient pas encore. Mais quand les axes des deux lames formaient entre eux un angle oblique, de 4o° par exemple, les rayons de noms contraires et ceux de même nom pouvaient agir à la fois les uns sur les autres , puisque leurs plans de polarisation n'étaient plus rectangulaires , et les trois groupes de franges étaient produits. Lorsque enfin les axes deviennent iierpcndiculaires entre eux, leï rayons de même nom se trouvent polarisés suivant des directions rectangulaires , et le groupe central, auquel ils donnaient naissance, s'évanouit, tandis que les rayons ordinaires de la lame de gauche sont alors polarisés parallèlement aux rayons extraordinaires de la lame de droite , ce qui fait que le groupe de droite qu'ils produisent atteint son maximum d'intensité. Il en est de même du gro\ipe de gauche, résultant de l'interférence des rayons ordinaires de la lame de droite avec les rayons extraordinaires de la lame de gauche. « Voici une troisième expérience qui confirme encore les conséquences que nous avons tirées de la première. Ayant fait polir un rhomboïde de spath calcaire sur deux faces opposées , dressées avec soin et bien parallèles, je le sciai perpendiculairement ii ces faces, et j'obtins de cette manière deux rhomboïdes d'égale épaisseur, et dans lesquels la marche des rayons ordinaires et extraordinaires devait être exactement pareille .sous la même incidence. Je les plaçai l'un devant l'autre, de
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manière que les rayons partis du point liimim-nx qui avaient traversé le premier rlioniboïde pareourussent ensuite le second , en ayant suin que li.'urs faces fussent perpendiculaires à la direction des rayons incidents; de plus , la section principale du second rhomboïde était perpendiculaire à celle du premier, de sorte que les quatre faisceaux qu'ils produisent en général étaient réduits à deux ; le faisceau ordinaire du premier rhomboïde était réfracté cxtraordinairement dans le second, et le faisceau extraordinaire de celui-là était réfracté ordinairement dans celui-ci. Il résultait de cette disposilion que les différences de marche provenant de la différence de vitesse des rayons ordinaires et extraordinaires se trouvaient compensées pour les deux faisceaux sortants ; ils se croisaient d'ailleurs sous un angle très-petit, et tel que le.s franges devaient avoir une largeur beaucoup plus quesuflisante pour être aperçues : et cependant, quoique toutes les conditions nécessaires à la production des franges, pour les circonstances ordinaires, eussent été soigneusement observées, je ne pus jamais parvenir a les faire paraître. Pendant que je les cherchais avec soin, en tenant une loupe devant mon œil , je faisais varier lent'-raent la direction d'un des rhomboïdes , en le dé\ iant tantôt à droite , tantôt ;i tranche , alin de compenser l'effet résultant rie quelque différence d'épaisseur, s'il s'en trouvait encore; mais, malgré ce tâtonnement réitéré iiu grand nombre de fois, je n'aperçus point de franges ; et cela ne doit plus surprendre , d'après ce' que les autres expériences nous ont appris, puisque les deux faisceaux sortants se trouvaient polarisés à angle droit, te qui prouvait bien, d'ailleurs, que l'absence des franges ne tenait point à la difficulté d'arriv er par le tiïtonneraent à une compensation exacte , c'est que je parvenais aLsément â les faire paraître en employant de la lumière qui avait été polarisée avant son entrée dans les rhomboïdes, et en lui faisant éprouver une nou\elle polarisation après sa sortie.
« Il est donc complètement démontré, par les e\périenccs que je viens de rapporter, que les rayons polarisés à angle droit ne peuvent exercer aucune influence sensible l'un sur l'autre , ou , en d'autres termes, que leur réunion produit toujours la même intensité de lumière , quelles que soient les différences de in.i relie des deux systèmes d'ondes qui interfèrent.
" Un autre fait remarquable, c'est qu'une fois ((u'ils ont été polarisés suivant des directions rectangulaires, il ne suflit plus qu'ils soient ramenés à un plan commun de polai isrition pour qu'ils puissent donner des signes app.uents de leur influence nnituellc. En effet, si dans l'expérience de >I. Arago, ou dans celle que j'ai décrite ensuite, on fait passer les rayons sortis de deux fentes, qui sont polarisés ;i angle droit , au travers dune pile de glacis inclinées , on a'aperçoit pas de fi augcà
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dans quelque direction qu'on tourne son plan (l'ineidenee. Au lieu d'une pile, on peut employer un rhomboïde de spath calcaire : si l'ou incline sa section principale de 43° sur les plans de polaiisalion des faisceaux incidents, de manière qu'elle divise en deux parties égales l'angle qu'ils font entre eux, chaque image contiendra la moitié de chaque faisceau; et ces deux moitiés, ayant'le nièuic plan de polarisation dans la même image , devraient y produire des franges, silsufUsait de ramener les rayons a un plan commun de polarisation pour rétablir les effets apparents de leur influence mutuelle. Mais l'on ne peut jamais obtenir des franges par ce moyen, tant que les rayons n'ont pas été polarisés suivaut un même plan , avant d'être divises en deux faisceaux polarisés à angle droit.
« Lorsque la lumière a éprouvé cette polarisation préalable , au contraire . l'interposition du rhomboïde fuit reparaître les franges, r.a direction la plus avantageuse à donner au plan primitif de polarisation est celle qui divise en deux parties égales l'angle de» plans i"ectangulaires suivant lesquels les deux faisceaux sont polarisés en second lieu , pai-cc qu'alors la luuûère incidente se partage égalemeut entre eux. Supposons , pour fixer les idées , que le plan de la polarisation priuutive soit hori/.ontal : il faudra que les plans de la polarisation suivante , imprimée à chacun des deux faisceaux, soient inclinés de 43° sur le plan horizontal, l'un en dessus, l'autre en dessous, de sorte qu'ils restent perpendiculaires entre eux. On peut obtenir cette polarisation rectangulaire, soit à l'aide des deux petites piles employées dans l'expérience de jM. Arago , soit avec deux lames dont les axes sont disposés rectangulairement , soit eiuln avec une seule lame cristallisée. Kous ne considérons que ce dernier cas . les deux autres présentant des phénomènes absolument analogues.
" Pour diviser la lumière en deux faisceaux qui se croisent sous un petit angle et qui puissent ainsi faii'c naître des franges, l'appai'eil des deux miroirs est généralement préférable a l'écran percé de deux fentes, parce qu'il produit des franges plus brillantes ; il a d'ailleurs ici l'avantage de donner immédiatement aux deux faisceaux la polarisation préalable néces-saire à notre expérience : il suflit pour cela que les deux miroirs soient de verre non étamé, et inclinés de Za" environ sur les layons incidents ; il faut avoir soin de les noircir par derrière , pour détruire la seconde réflexion. On place près d'eux, dans le trajet des rayons réfléchis et perpendiculairement à leur direction, une lame de sulfate de chaux ou de cristal de roche , parallèle à l'axe , d'un ou deux millimètres d'épaisseur, en inchuaut ,sa section principale de 43^ sur le plan de la polari.sation iirimitive, que nous avons suppose liuri,fontal. L'appareil étant ainsi disposé, ou ne verra qu'un seul groupe de franges au
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travers de la lame , cuniiuc avant son intrr position et il occupera la nicnic position. Mais si l'on met devant la loupe une pile de glaces inclinées dans un sens hori/.oatal ou vertical , on découvTira de chaque coté du groupe central un autre groupe de franges, qui en sera d'autant plus éloigné que la lame cristallisée sera plus épaisse. l\cniplace-t-(in la pile de glaces par un rliomboide de spath calcaire , dont la section principale est dirigée horizontalement ou verticalement , l'on voit , dans chacune des deux images qu'il produit, les deux systèmes de franges additionnelles que l'interposition de la pile de glaces avait fait naître ; et il est à remarquer que ces deux images sont complémentaires l'une de l'aulre, c'est-à-dire que les bandes obscures de l'une répondent aux bandes brillantes de l'autre.
« jSous voyons dans cette expérience une nouvelle confirmation des principes démontrés par les précédentes. Les rayons qui ont éprouvé des réfractions de noms contraires ne peuvent s'induencer, parce que, sortant de la mince lame dans le cas que nous considérons maintenant , ils se trouvent polarisés suivant des dircclions rectangulaires : en conséquence, les groupes de droite et de gauche ne peuvent exister, à moins qu'on ne rétablisse l'inlluence mutuelle de ces rayons en les ramenant à un plan commun de polarisation ; c'est ce que fait l'interposition de la pile de glaces ou du rhomboïde. Les franges ainsi produites sont d'autant plus prononcées que les deux faisceaux de noms contraires qui concourent à leur formation sont plus égaux en intensité; et voila pourquoi la direction de la seelion principale du rliomi oide, qui fait un angle de *■:" avec l'axe de la lame , est la plus favorable a l'apparilion des franges. Quand la scctiun principale du rhomboïde est parallèle ou perpendictdaire à celle de la lame, les rayons réfractés ordinairement par la lame passent en entier dans une image au lieu de se partager entre les deux , et tous les rayims extraordinaires passent dans l'autre image, en sorte qu'il ne peut plus y avoir interférence entre eux , et les groupes additionnels dispalaissent : chaque image ne présente plus que les franges qui résultent de l'interférence des rayons de même nom, c'est-à-dire celles qui composent le groupe central.
<i Ces deux groupes de franges additionnelles que présentait la lumière polarisée (ian< la première position du rhomboïde, fournissent un des moyens les plus précis de mesurer la double réfraction et d'en étudier la loi. Kn efict , leur position excentrique tient à la dif- Térence de marche des rayons ordinaires et extraordinaires qui sont sortis de la lame, et l'on peut juger du nombre d'ondulations dont Jes rayons extraordinaires du faisceau de droite sont restés en arriére des rayons ordinaires de gauche, par le nombre de largeur de franges comprises entre le milieu du groupe de droite et celui du groi:i)e ci-utral On détermine en-
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eore mieux cette différence de marelie, en mesurant l'intervalle compris entre les milieux des deux groupes extrêmes, qui est le double de leur dislance au milieu du groupe central. C'est la lumière blanche qu'il est le plus commode d'employer dans ces sortes d'observations ; d'abord , parce qu'elle est plus vive ; et, en second lieu , parce qu'elle rend la bande centrale de chaque groupe plus facile à reconnaître. Comparant ensuite l'épaisseur de la lame à la différence de marche observée, on en conclut le rapport des vitesses des rayons ordinaires et extraordinaires, »
La polarisation circulaire a été observée d'abord par .M. Arago, puis particulièrement étudiée par lîiot, qui est arrivéa formuler, sous ce rapport, les lois suivantes : i° Pour toutes les plaques tirées d'un même cristal , la rotation duplan de polarisation est proportionnelle à l'épaisseur; 2° soit qu'un cristal tourne â droite ou à gauche , la même épaisseur donne à peu prés la même rotation ; 3° dans les diverses couleurs, la rotation augmente avec la réfrangibililé; pour une plaque dun millimètre , lis angles de rotation sont les suivants :
Itouge extrême 17= si '
Limite de l'oraugé 20= ï»'
— du j"iune ï2° I9
— du vert 2.;» io'
— du bleu 30° 5'
— de l'indigo 3l° z\'
— (lu violet n?" b2'
Violet extrême 11° h'
Le cristal de roche est la seule substance solide dans laquelle on ait observé la polarisation circulaire. M. Biot l'a découverte dans différents nuides. C'est ainsi qu'il a reconnu que les matières qui dévient le rayon de droite à gauche sont : la térébenthine, l'essence de laurier, la gouune arabique et l'inuline. Celles qui le dévient de gauche à droite sont : l'essence de citron , le sirop de sucre , la solution alcoolique de camphre, la dextrinc et l'acide tnrtrique.
La chaleur, comme la lumière, est susceptible d'être polarisée. M. Mclloni, qui a fait à ce sujet de nombreuses reciicrches, a trouve qu'en générât la proportion de chulcvr poJarisce augmente avec l'obliquité.
Knfin on a donné le nom de polarisation clcctrirjue à certains phénomènes que présentent les métaux quand ils ont servi ù'electrodes pour décomposer l'eau ou loute autre sutkstance. Ainsi, deux lames de platine ayant servi d'électrodes , placées dans de l'ean conductrice et mises en communication avec un galvanomètre , donnent un courant plus ou moins énergique qui a la propriété d'être dirigé en sens contraire du premier, et de persister pendant un laps de temps assez considérable.
POLES. On appelle pôles les deux extrénUtés de l'axe d'une sphère. La distance deî pôles à l'équateur est de 90 degrés.
POMMl M ; l'uUn j. Corps simple que