‹ Dictionnaire de chimie et de physiqueChapitre 216 sur 322 · RAC · texte numérisé non relu

RAC

Rr.A

rACÉMiQi K ( Acide ). yoyc: i-aratar- TRIiJL't ( AciJe ).

iiAUi\Tlo>S. Émission d'un nuide impondérable . sous forme de rayons. M. Melloni a Bublié en 1812 . un mémoire fort remarquable Sur rldentité des diverses riidiations lumineuses , calorljUiHCS et chimiques, dont voici iL-s conclusions : Ij lumière , la chaleur et les réa.-tions cliiu.iqucs sont trois raanifesLations (les ondulations étliérées qui constituent le lavonncment solaire. Les ondulations obscures d'iuécs de l'action chimique ou caloriliniie sont parfaitement semblables aux ondulations lumineuses : elles en différent seulement par la lont-'ueur. Les ondulations de Icther cessent détre visibles lorsque leui-s pulsations sont trop rapides ou trop lentes pour faire naître, en vertu d'un principe totalement analogue à la résonna nce , les vibrations de iH rétine ; elles produisent , au contraire , un maximum de sensation lumineuse, lorsqu elles se trouvent dans le plus grand accord possible avec l'élasticité des molécules nerv-uses qui constituent celle membrane de

"l'i ràsulte de là que l'action chimique et la lumière dépendent plutC.t de la quantité des on- ,l„l,lions que de leur force dimpulsion ou de I-iir quantité de mouvement. On conçoit alors ,>.„ faitement pourquoi la zone la Pl"^ /'^'f ' r mte et celle qui produit le plus grand effet ciiimi.iiie, ne se renconirent pas dans le spectre •,vcc la zone de la température la plus élevée, on conçoit aussi pourquoi les actions produites par les différentes radiations prismatiques, s.ir les papiers sensitifs et sur la vue de quelnues individus , changent avec les luatieres photogéniques et l'élasticité de U retme chez l'observateur.

RADICAL, l.cs chimistes les plus distingués de notre époque , ceux auxquels la science doit des progrè-s réels , semblent avoir pris ponr base de la chimie organique le système (les formules rationnelles ; et les formules rationnelles ont conduit à la doctrine des radicaux composes.

" \jà chimie organique, dit M. Ltebig, est la chimie des radicaux composés. - Toutes les combinaisons organiques peuvent se classer en certains groupes , dont le point de départ est un radical ; chaque individu de ces groupes est le résultat de la combinaison du radical dont il dérive avec des corps simples, ou bi<n Il est formé par la réunion de ces nouveaux composés avec d'autres combinaisons. >•

Voici les radicaux admis par M. Licbig , et autour desquels viennent , suivant ce célèbre chimiste , se grouper tous les corps de la chimie organique :

Amide. Oxyde de carbone. Cyanogène,

B«nzoae. Cynnainylc. Salicyle.

l'thvle. Acétvle. Méthyle.

loriuyle Celylc. Amjle.

Glvcéiylc ,.

Il est a remarquer que tous ces radicaux sont hvpoihétiques, à l'exception de deux , l'oxyde de carbone et le cyanogène. Tant que l'evpérience n'aura pas prononce , chacun a le droit de rejeter les hypothèses ou de les adopter, au gré de sa volonté.

RAPPORT ( raison ). On appelle ain?i le résultat de la comparaison de deux quantités. Dans le rapport géométrique , on demande combien de fois la petite quantité est contenue dans la grande, l.e rapport arithmétique a pour but de constater de combien une quantité surpasse l'autre. Var exemple, le rapport arithmétique de ;« à r, est ï. On appelle raison directe le rapport de deux choses qui augmentent ou diminuent toutes deux dans le même sens et dans la même proportion. 1 J ra(:.so)i inverse est le rapport de deux choses, dont l'une diminue autant que l'autre augmente. Ainsi on dit : L'attraction est en nuson directe des masses, et en raison inverse du c;irré de la distance.

RARÉFACTION. Action par laquelle un corps augmente de volume, sans augmentation de matière. Celte action est produite soit par la chah-iir, soit par la diminution de la pression. Ce qu'où appelle le vi.le de la machine pneumatique ne.-.t que de lair extrêmement rarelie. RAYOXS. Un phvsiiiue, on donne ce nom au mode d'existence et de propagation du calorique et de la lumière. Quelques physiciens, et particulièrement M. Melloni , considèrent les ravons calorifiques et les rayons lumineux comme identiques. 51. Moser combat cette identité par les faits et les considérations suivantes ( Ànnalen v. Poçifjendorff, année I8« ) : « C'est une propriété bien connue de la chaleur de se répandre dans toutes les directions, au dehors comme à l'intérieur de la substance dans laquelle elle a été excitée. Rien de semblable ne se manifeste pour la lumière : le contraire est même prouvé par les contours si nets si tranchés des images daguerriennes. Si l'on considère la répartition de la lumière et de la chaleur dans le spectre solaire , il ne faudra pas moins renoncer à l'idée d'identité ; car les ravons lumineux partis de cette portion du si.ectre où la chaleur est la plus grande, c'est-à-dire du voisinage du rouge , sont prèciséuient ceux qui agissent le moins sur liodure d'argent, vraisemblablement sur le plus grand nombre des corps.

„ Ine petite chambre obscure, munie d'une lentille de i.s millim. seulement d'ouverture, fut diriïée vers la lune , et l'on plaça au foyer une plaque iodée , rendue plus impressionnable par le chlorure diode. Après le passage de r istre la plaque fut exposée , comme d'ordinaire 'à l'action des vapeurs de mercure , qui

320 RKA

firent apparaître une bonne ima,!ic de b coince de la lune. L'expérience a été répélce eu divers temps , lorsque la lune était pleine , croissante ou décroissante; le succès a toujours été le même. Et cependant on ne peut pas même songer cette fois à la clinlcur couiTiie cause de l'effet produit. L'action de la lumière sur tous les corps offre une particularité qui n'a point d'analogue dans l'action de la clialeur. Celle-ci agit toujours de la même niiinièrc; son action se continue, elle ne fait que rendre plus intense l'effet qu'elle avait d'abord produit : elle a commencé par dilater, elle ira dilatant toujours. La lumière, au contraire, n'agit pas d'une manière uniforme ; son action parcourt certaines phases, qu'il est surtout f icile d'étudier sur l'iodure d'argent. Dans la chambre obscure, l'ioilure reçoit d'abord une image négative, conune on le sait depuis longtemps ; sous l'infliunee continuée de la lumière, cette image fait place à une imago positive.

c< Le fait remarquable observe par M. Raueli est une conséqiieuee nécessaire de cette action non interrompue de la lumière : une gravure (|ui, pendant quatorze ans, avait été recouverte par une glace, mais sans être remuée , avait produit sur la glace une image d'une teinte blanchâtre. On a vu de semblables images fort distinctes se former souvent sur la face intérieure des boites de montre, sans le concours de la vapeur on de tout autre secours étranger. L'action des rayons invisibles fait apparaître après quelques jours ces mômes images sur beaucoup de métaux, l'argent, le cuivre , le laiton , le zinc ou l'or, sur le verre et la porcelaine. Les rayons de lumière ordinaire produisent le même effet , mais seuleuient quand ils sont três-intenses.

i< La présence de ces images sur des corps si peu susceptibles d'éprouver des modifications chimiques prouve assez par ellemème que l'action de la lumière est d'une nature toute parliculière, et qu'on ne peut l'assimiler à l'action de la chaleur. »

nicACTiF. On appelle ainsi tout corps des- 1iné à faire reconnaître la présence ou la pureté d'un autre corps. Avant d'employer un réactif , il importe d'abord de s'assurer de sa pureté, pour avoir des résultats exacts. Un i-éactif produit en général un i)récipilé ( composé insoluble | dans une li(|ueur contenant en dissolution un sel , un acide ou une base. Ainsi, l'acide sulfurique est le meilleur réactif des sels de baryte, avec lesquels il produit des précipités blancs ( sulfate de baryte ) tout a fait insolubles. L'oxalate d'ammoniaque est le meilleur réactif des sels de chaux. La sensibilité des réaclifs est très-variable. M. Ilarting a entrepris sur les limites de cette sensihililé une .série d'expériences dont voici les résultats :

Page 1