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vant lesquelles la réflexion régulière s'accom. Iilit : 1» L'angle de réflexion est égal à l'anijle d'incidence , et situe de l'autre côté de la normale ; 2° le plan de réflexion coïncide avec le plan d'incidence. Ces lois sont générales , et n'admettent aucune exception. Elles sont vraies pour la lumière naturelle, qui nous arrive des astres, et pour la lumière artificielle, produite par la combustion, l'électricité, la pliosphorescence, etc. Si la direction de la lumière réfléchie est déterminée avec une précision géométrique , il n'en est pas de même de son intensité. Sur ce sujet, on sait .seulement 1° que la quantité de lumière régulièrement réfléchie va croissant avec l'angle d'incidence , s;ms toutefois être nulle quand cet angle est nul ; 2» qu'elle dépend du ndlieu dans lecpiel U lumière se meut, et du milieu sur lequel elle tombe ; 30 quelle est très-différente pour des eorps de différente nature qui sont placés dans les mêmes circonstances. f''o>jez Lumière.

La réflexion des ondes sonores , suivant les mêmes lois que la réflexion de la lumière, constitue l'écho. ( f'ujfez Son. )

RÉFitACTlo\. Changement de direction qu'éprouvent les rayons lumineux en passant d'un milieu dans un autre. L'angle d'incidence a b c est l'angle du rayon incident, avec la normale b c au point d'incidence b. L'angle de refraclion d b c'est l'angle du rayon réfracté b d, avec le prolongement de la normale c c'. Voict

l'énoncé des lois de la refraction simple : 1» /,» lilan de réfraction coïncide toujours avec l« plan d'incidence ; 2° le rapport des sinus d'inc'idence et de réfraction est constant pour les mêmes milieux. Cette dernière loi a été découverte par L)e.scartes.

Un rayon incident ne donne, en général, na ssance qu'à un seul rayon réfracté. Quelques corps cependant, tels que le cristal de roche et le spath d'Islande, donnent deux rayons réfractés pour un .seul rayon incident. C'est là ce qu'on appelle la double refraction , phénomène qui se rattache à la polarisation de la lumière, frayez Polarisation. On appelle indice de réfraction la quantité dont un rayon incident est réfracté en plongeant dans un milieu liquide ou ga/.ciix. La lumière se rapproche ou s'éloigne de la normale, suivaut que le second milieu est plus dense oxt^iioins dense que le premier. Celte expression n'est pas rigoureusement exacte ; car il arrive^guel-

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qiirfois qu'un milieu moins dense qniin autre rst cependant plus ri'frini:ent ; et , en général, le pouioir réfringent n"cst pas proportionnel à U densité. M.M. E. lîecquerel et Cahniirs ont publié quelques reclierclies sur la détermination des pouvoirs réfringents et dispersifs des liquides d"origine organique et de composition déterminée. >'ous rapportons ici les conclusions de leur mémoire ( Comptes rendus de l'Académie, année I84i \

1° Les corps de même composition, et dont la densité, à l'état liquide, est représentée par des nombres peu différents , possèdent un indice de réfraction qui varie dans de trés-faiblcs limites, tandis que celui-ci s'accroit , au contraire, avec l'état de condensation delà substance. Tel est le cas, par exemple , pour l'essence de térébenthine et le coloptiéne.

2° Les carbures d'hydioçène liquides . à densité presque égale , ont un pouvoir réfringent d'autant plus considérable , que le carbone s'v accumule davantage ; ainsi , par exemple , le rétinolcne G'4 H'^ de MM. Pelletier et Walter possède un indice de réfraction moyen beaucoup plus grand que le célène C'< H^i, qui contient beaucoup moins de carbone que lui , et dont la densité a l'état liquide est peu différente.

ô° Dans les liquides formés de carbone , d'hydrogène et d'oxygène, l'indice de réfraction et le pouvoir réfringent sont d'autant plus considérables que la substance est moins oxygénée , pourvu toutefois que la densité de ces corps soit peu différente ; mais si la densité varie dans des limites très-sensibles , alors !e contraire peut avoir lieu ; ce qui démontre évidemment que la densité des corps, à l'état liquide, est un élément qui a une grande influence. .\insi l'éther cuminique de MM. Gerhardt et Cahours, rA° II" 0^ , C^ H'° O qui renferme moins d'oxvgène en centièmes que l'éther ben/.oïque C^s H.° 0^, C^^ H>° 0 , possède un indice de réfraction moindre que ce dernier; mais aussi la densité du premier est moindre que celle de l'eau . tandis que la densité du second est plus considérable. La même observation s'applique à l'éther acétique Cfi H' O-', C5 H'o 0 , et à l'éther oxalique C4 0^, C6 H'° O,

A° Pour les corps isomères, tels que l'aoétatc de métliylénc, C^ H* O», C4 W> O, et l'éther formique C4 H^ O', C^ H" O , qui possèdent en outre une densité presque identique a l'état liquide , les indices de réfraction sont aassi identiques.

n" A mesure que le chlore , le brome ou l'iode .s'accumulent dans les corps d'une même famille , l'indice de réfraction s'accroit , ce qui fient peut-être à l'augmentation de densité de ces corps à l'état liquide.

«o 11 est un autre clément dont l'intervention peut avoir une influence très-marquée i\ir l'indice de réfraction : c'est la viscosité.

7° FCnfin, dans un mélange de liquides qui sjntsans action chimique l'un sur l'antre , le

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pouvoir réfringent du mélange parait être égal à la somme des pouvoirs réfringents des liquides qui le constituent.

iiiFROiDissEME.VT. Ncwton 0 le premier pose (|uelquC3 principes sur le refroidissement des corps. Cependant cette question n'a été résolue d'une manière presque complète que par le travail de Dulonget Petit. Ces habiles physiciens ont constaté que, pour le même excès, la vitesse de refroidissement n'est pas indépendante de la température du milieu. Cette vitesse croit rapidement à mesure que la tempér.aturc du milieu s'élève. L'ans une enceinte^ â co= par exemple , elle est presque double de ce qu'elle est dans l'enceinte à o=>. La vitesse que donne l'observation n'est autre chose que la différence entre la ^ ite.sse absolue de refroidissefnent que le corps éprouverait s'il ne recevait rien, et la ^itesse de réchaufferaeu que lui donne l'enceinte par la chaleur qu'elle lui renvoie. Or, à l'équilibre, la vitesse de récliaufiement étant égale ^ la \itesse absolue de refroidissement du corps , et l'équilibre s'él,il)li3sant ainsi à toute température , U en résulte que ces deux vitesses contraires sont snuinisesa la même loi. Voye? , pour plus de détails. le mémoire de Dulong et Petit, couronné par IWcademie des sciences en laïa.

RÉsi\E. On donne ce nom aux sucs qui.

s'écoulent de l'écorce des arbres , et qui se concrètent et brunisrent à l'air. Lorsqu'ils sont à demi liquides et qu'ils tiennent en dissolution une huile essentielle, on leur donne le nom de baumes. Les résines fossiles, comme le succin, doivent probablement leur origine a des végétaux antédilu\icns. Les résines ont une étroite connexion avec les huiles essentielles; quelques-unes de ces dernières, par leur exposition à l'air, prennent tous les caractères des résines ; en même temps elles perdent une certaine quantité d'hydrogène, qui est remplacée par de l'oxygène. Les résines ne sont p.is volatiles et s'enllamment facilement à une température élevée, en brûlant a\ee une flamme fuligineuse. Soumises à la distillation sèclie, elles donnent des gaz inflammables, des Ii(iuidc3 volatils, et laissent, pour ré.sidu , un charbon poreux. Traitées par l'acide nitrique , elles se changent en acide oxalique et en plusieurs produits particuliers. Insolubles dans l'eau , ciles se dissolvent dans l'alcool ; quelques-unes se dissolvent aus.si dans l'elheret leshuilesprasses. Parmi les solutions alcooliques des résines, les unes rougissent les couleurs bleues végétales , se combinent av«c les alcalLs, et se comportent comme des a«tdes ; les autres sont d'une réaction neutre. Les composés des résines acides avec les alcalis s'appellent savons de résine ,- ils se distinguent des sa\oas ordinaires en ce que le sel marin ne les sépare pas de leur soUitiou aqueuse.

Les résines sont composées de carbone d'bydrogènc et d'oxygène , elles sont très-nombreuses , et ont été l'objet de reclierches re^

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«ente;. Nous allons cil iiuli(iucr los pi-incipiile.-; fsptci's.

liestDf anime. C"cst la rc'sine d'un avbrc, de couleur blanche tirant sur colle de l'cu- «ens.pius huileuse que If copal. Ses larmes ressemblent à celles de l'encens; mais elles sont plus grasses, et d'un jaune de résine à l'intérieur. Elles ont une odeur très-agréable et très-suave , et sont facilement consumées sur les charbons. Cette résine diffère de l'animé oriental , en ce qu'elle n'est ni aussi blanche ni anssi transparente. L'orientale est d'ailleurs apportée en y;ros fragments, que plusieurs ont soupçonné être une espèce de succin.

licsine d'((ssci-fœtUhf. V'Me provient d'une rspèce de t'enila ( ombellifères ). La résine du commerce fournit , par le traitement à l'alcool fpoid de 0,00, une dissolution d'un jaune clair, qui laisse , par l'évaporation , une masse de la niétnc couleur. Cette résine pos- «•de l'odeur particulière de la gomme résine , «t se colore également en rouge aux rayons solaires. KUe est fort soluble dans l'alcool et l'éthcr, et se décompose au-dessus de loo». lillc a pour composition : carbone, G9,19 hydrogène , 7.::« oxygène, 22,!):;

Lorsqu'on dissout dans l'alcool la résine d'assa-ffelida , qu'on verse la solution dans l'i-iu bouillante, et qu'on continuelle faire liouillir encore pendant quelque temps, la ré- ^llle se dépose sous la forme d'une pondi-e jaune , tandis que le liquide surnageant reste troublé pendant plusieurs jours par des parcelles (If résine qui y sont en suspension, la jésinc i)erd son odeur par l'ébullilion, parce que la uial;èi-e odorante se volatilise a\ec Us >apciM's a(|iiensi's. La résine se dissont suis résidu dans l'alcool froid, et est très sensible a la lumière. Sécbée à 100°, elle a une eonqiosition correspondant a lu formule : Ci^

llèshie th' /Idviificla. Cette résine se montre, selon iM. Ireyer, en masses fossiles près de saint-.luan de lien^ngela , dans l'Amérique du .Sud. i;ile est cassante , d'un brun foncé, tirant sur le vert , et fournit une poudre j.iune. L'alcool la dissout aisément à froid. .Son odeur est assez. dé.-.agrèalile ; sa saveur est un peu amère. L'analyse a donné : carbone, 7r.,i(i

hydrogène, u, i5 oxygène, i7,'.i Krsinr dr Bntdnii-Benj ( pomme jemiif ). Celte résine, (|ui exsude dn Xantlintrlira, /iiiftili.i . est d'un jaune rougeiitre, plus foncé que la gomme-gutte , et uiélangée ordinairement avec les câlines et l'écorcc de l'arbre. .Sa solution alcoolique est précipitée par l'eau presque complètement, même en présence de l'ainmoniaiiue. Klle renferme :

carbone, C7 67 hydrogène , o,7.'> oxygène, 2i!,,-;a Itcxine de cnpiil. Le copal est une résine tiauche , brillante et transparente , eu gros

morccanx presque semblables au succin le plus transparent , assez odorant , mais pas au tant que l'animé. Les Indiens l'emploient en fumigation dans leurs sacrifices. M. Filhol a publié en I842, sur cette résine, un mémoire étendu , dont voici les conclusions. La résine copal exposée à l'air, en poudre très-fine , et à une tenipéralnre élevée, absorbe l'oxygène de celui-ci, conformément à ce qui avait élé dit par L'nverdorben pour le copal d'Afrique. Les produits de cette oxydation sont de nouvelles résines qui paraissent être dérivées du même radical que la résine primili\e. Les diverses variétés de copal, désignées sous le nom de copnl de l'Inde, ont la même composition , à de très-légères différences prés Le copal de l'Inde renferme cinq résines différentes, et dont les plus oxygénées .sont aussi les plus solubles. I.e copal tendre offre viac composition telle, qu'il doit être classé dans la même série. La résine de copal, qui est insoluble dans l'alcool et dans l'essence de térébenthine, peut cependant devenir soluble dans ces véhiculc-s, après avoir absorbé l'oxygène de l'air.

Ité.tine éleinl. Klle se compose de deux résines : l'une .\, est fort soluble dansl'aleo il froid, et l'antre B. est peu solnble dans ce véhicule, et cristallise par le rcfroidi.ssenient de .sa solution dans l'alcool bouillant. La résine A , sécbée à loo", donne 1 p. cent de cendres, et contient les éiéments suivants : carbone, 78.03 hydrogène , io,J7 oxygène , io,.iO La résine B reste à l'état d'une poudre blanche et insoluble, lorsqu'on traile l'élémi par l'alcool fioid. Cristallisée dans l'alcool bouillant , elle présente la composition suivante • carbone, «3,30 hydrogène, 11, ai oxygène, 2,08

Ilc!;i)ie deroirdlc du pin. y].l\. Thomson a décrit une résine provenant de la Nouvelle- Zélande , et connue .sous le nom de eowdie. L'aibre qui la produit appartient à l'ordre des conifères. Cette résine est d'une couleur d'ambre clair; elle fond aisément . et exhale alors une odeur résineuse ou de téiébculliinc; une portion se dissout dans 1 alcool, mais la plut, grande portion y est insoluble! i:ile fournit un beau vernis avec l'alcool cliaiul et l'essence de térébenthine. L'acide suifurique la dissout, mais la (irécipite de la dissolution alcoolique. LapartiesoliUjIe, dans l'alcool faible , a toutes les pr(q)riétés d'un acide (|ae M. R. Thomson désigne sons le nom d'«cidc dammarique ; la partie in.soluble a été appelée par lui dammarine. La résine entière renferme en centièmes : carbone, 74. «

hydrogène, 10,28 oxygène, ^î,27 IM. l'i. riiomson représente cette compositiou pur C4° U^i 0".

lUi'i.nede (jaïac. Elle provient de différentes pspècesde Gaijdcmn. La résine artificielle

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est presque entièrement soliible dans l'alcool inec une conleur brun foncé. La résine dissoute est, à l'état sec, d'une belle transparence, rougeàtre , d'une odeur aj-Tcablc à loo'. Elle renferme , suivant l'analyse de M. Johnstoa : carbone, 7o,oJ3

liydrogéiic, G,890 o\ygéne, 22,373

la solution alcoolique est précipitée en blanc par l'acétate de plomb basique. Le précipité bleuit au soleil. L'ammoniaque précipite du liquide surnageant une nouvelle quantité de ce composé. La solution de l'argent n'est point précipitée par la résine , mais elle en est réduite par un repos prolongé au soleil.

Résine (lomme-gutte. t'ette résine, qui s'écoule de l'écorce de plusieurs espèces de (iuttiféres , arbres tropicaux , a une propriété purgative très-prononcée. M. Jonliston a trouvé dans cette résine, en centièmes :

carbone, 71,70 hydrogène , 7,03 oxygène, 21,27.

Ces nombres conduisent à li formule : CA" H4'' 09. ou à celle-ci : C48, H^s 0'°.

Jtésine galbanum. Le galbanuni du commerce se compose en grande partie de gounne, et ne cède à l'alcool que peu de substance soluble. Après l'évaporation de la solution alcoolique , il reste une belle résine jaune foncé , transparente, fondant aisément à 100°, et qui ne colore pas l'eau bonillante. Cette résine renferme en 100 parties : carbone , 75,99 hydrogène, 8.29 oxygène . 10.82

Résine icica. Celte résine se présente sous la forme de petites masses ou de grains opaques d'un blanc jaunâtre, et mêlés de quelques débris d'écorce ; leur odeur est douce et assez agréable ; la chaleur ou la pulvérisation l'augmentent légèrement. Ces grains sont friables, se brisent sous la dent , et ne présentent alors qu'une saveur peu sensible. Leur cassure est blanche, parsemée de quelques veines jaunâtres. Ils n'abandonnent ricnà l'eau, et ne laissent dégager aucune substance volatile lorsqu'on les distille avec elle. L'icica est de toutes les résines la moins soluble dans l'alcool. Klle exige, pour être tenue complètement en dissolution , cinquante-cinq fois son poids d'alcool froid à 3S degrés , quin/.e fois son poids dalco'ol bouillant, 3 1/2 fois son poids d'essence de térébenthine à la température ordinaire. L'action de ces dissolvants n'a lieu que d'une manière lente à froid ; Il faut les chauffer d'abord pour accélérer la dissolution , puis les laisser refroidir, cl en séparer la résine en excès. Elle présente à l'analyse trois résines particulières, .',e di-tinguant entre elles par leur composition et leur solubilité, mais pré.senfant toutes les trois une neutralité complète. On obtient .séparément ces trois résincf en ayant recours a leurs différents degrés de solubilité dans l'alcool. On commence par dissoudre roraplétenient ''ans l'alcool bouillant la racine icica

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pulvérisée; la dissolution , après avoir l'té filtrée à chaud pour la deljarrasser des matières ligneuses en suspension , laisse cristalliser eu se refroidissant la hreatie , tandis que l'eau mère retient en dissolution licicune et la colop/imie.

Résine de jalap. Elle provient de quelques espèces de Cnnvolviiliis. M. .Tonhston trouve erronée l'assertion rie M. Cadet de Gassicourt. d'après laquelle la résine de Jalap serait compo.sée de deux résines, dont l'une seulement soluble dans l'éther. Le chimiste anglais prépare cette résine a l'état de pureté, en épuisant à froid par de l'alcool la racine coupée menu , évaporant le liquiile, et traitant le résidu par de l'eau bouillante , qui en dissont les deux tiers, le nouveau résidu est complètement soluble dans l'éther. Ij lésine obtenue par l'évaporation de la solution éthéréc a donne les résultats suivants :

carbone , ss.bo hydrogène, 8.2»

oxvgène, 3i,oo

-Vjslic. Le mastic .se compose de deux résines : d'une lésine A soluble dans l'alcool, l.<= II'- 0^, possédant des propriétés acides, et d'une autre B, insoluble et renfermant C-t' 11''= 0-. Lorsque 1 1 résine .\ est exposée pendant quelque temps a une température qui dépasse 1 io^, elle parait se décomposer en partie en deux résines, dont lune renferme , pour 40 é<|. de carbone. 3 éq. d'oxygène, et l'autre , pour la même quantité de carbone, J éqiiiv. d'ovygène. La première est fort soluble dan» l'alcool, l'autre ne s'y dissout que dif/lcilcraent.

/Irsinf. de ininjnas. La résine de maynas s'extrait par incision du Ca/op/iiilliim ctilubii, bel arbre qui se rencontre principalement dans les plaines de la province de Maynas en Aniéri(|ue. Elle ressemble, par les caractères extérieurs , à la plupart des résines ; mais (|uaud on vient à la purifier en la di.ssolvant dans l'alcool bouillant , elle se présonle sous la forme de petits pri.'imes transparents, l.orsque la cristallisation s'opère lentement, on obtient de trè,s-beaux cristaux d'une belle couleur jaune, assez, volumineux, et appartenant au système prismati(iue rectangulaire, la forme de ces cristaux a été déterminée par M. de la l'rcvostaye. Ils renferment, suivant .M. Lewy : carbonv. B7.22 — G7.6r, ; hydrogène , 7,31 — 7,29 ; ovygène , 2o,47 — 2J,08 t;cs nombres correspondent a la formule • C» H"' 04.

En les dissolvant dans l'ammoniaque, chassant l'excès d'ammop.iaque , et ajoutant du nitrate d'argent, on obtient un précipité dont la composition ne parait pas être constante. La résine de Maynas se dissout facilement dans la soude et la potasse; elle est iasoliiblc dans l'eau, frès-solublc dans l'alcool, l'éther et les huiles. Elle fond à inj" , et se décompose par la distillai ion sèche.

llrsinc olibdinim. l.'olibanum du commerce cA un mélange d'au moins deu^ gommes re-

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sini's, dans U'sqiiellfs la partie rt-sinoïilo ppiit varier quant à ia composition et aux piO|iriétés. Les fragments ronds, opaques , durs et cassants , qui se recouvrent d'une croûte Manche au contact de l'alcool, renferment une résine acide A= C4» ll<i4 O'^. I.a plus grande partie de l'olibanuin de commerce en est ordinairement composée, et cette résine répand alors en brûlant une odeur des pins agréables. Comme presque toutes les résines, elle renferme une quantité variable d'huile essentielle, l.cs morceaux d'une >aune plus clair, moins «■assauts et moins opaques, fournissent moins de gomme quand on les traite par l'alcool; fis renferment une résine composée d'après la formule C4o ll^'-t O', et fort semblable , quant aux réactions , à la colophane.

Hcsinc du. l'intix niiics ( encens commun ). Klle se compose, selon M. Joluiston , de deux résines acides, dont l'une A = 04° H^'* O' so ilissout aisément dans l'alcool froid et fond à 100°, tandis que l'autre B = C4=> Il^f o^ ne se dissout que diflicilement dans l'alcool et fond à h;;». I.a résine A donne à l'analyse : carbone 7iî,7G ; hydrogène, 9,r,ci; oxygène, tl,89. l,a résine B donne ; carbone , 77,3oj hydrogène, 0.10 ; oxygène, i3,o:;.

.Sandantqjie. I.a sandaraque du commerce se compose de trois résmes . douées de pro- Iiriétés acides. I.a résine A = 0*° W^' O^ constitue une poudre blanche ou jaune, peu solnblc dans l'alcool, qui fond difficilement et ne se rencontre qu'en petite quantité dans la sandaraque. Elle se sépare en partie, si l'on traite la résine naturelle par beaucoup d'alcool , et qu'on précipite par un alcali : elle se précipite alors avec la résine G insoluble. Cette résine A renferme: carbone, 7a, 137; hydrogène, 9,803; oxygène, ia,G77. La résine C = C4o H'2 0' est d'un jaune clair, se ramollit à 100°, se dissout aisément dans l'alcool froid , «•t forme au moins les trois quarts de la résine naturelle. IClle reste en dissolution lorsqu'on précipite A et C par de Talcali caustique. Voici sa composition : carbone, 70,eoi ; hydrogène, 10,038 ; oxygène, I5,3CI. La résine C= C4o Iio» ( )<■ forme une poudre jaune p;\le , solublc dans l'akool bouillant , peu fusible , et se décompose quand on la f.iit fondre. Elle .se trouve dans la sandaraque en plus grande quantité •pic la résine A , et se sépare quand on décompose par l'acide chlorhvdrique le précipité formé par l'alcali; on la traite d'abonl :i\ec de l'eau bouillante, et à la fin, à plusieurs rei)rises , avec de l'alcool. Elle renferme : carbone , 7S.:» ; hydrogène , 9,17 ; oxygène , 11,91.

Sang-drngon. Suivant M. .lohnston, il n'y a que le sang-dragon en masse ou en blocs qui soit pur; les v'ariétés rayées et rouges sont toujours f.ibriquécs et plus ou moins décomposées. La partie du sang-dragon en raa.sse, .soluble dans l'alcool et l'étiier, a donné à l'analyse : carbone, 71,217; hydrogène, G,io0; •ixygène, 19,305. De même que les autres résines , le sang-dragon retient opiniâtrement

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l'alcool et l'éther; de sorte qu'on ne peut l'a - \()irpurque par une dessiccation prolongée à 100 pendant dix ou don/.e heures.

Hcsinc de scainmonée. Elle provient du Convolvulns scainmonca. Lorsqu'on met la résine de scammonée du commerce en digestion avec de l'alcool à froid, on obtient une dissolution d'un jaune pAle qui laisse, par l'évaporation, une résine jaune-clair, upaque, dure , cassante , et fusible à 112". 'Cette' résine renferme en cent parties : carbone, 36,o« ; liydiogène, 7,93 : oxygène, 33,99. C'est la ré.sine la plus oxygénée; elle se rapproche .sous ce rapport , ain.si que sous celui de sou action sur l'organisme, de la résine de jatap, qui pro- Tient également d'une espèce de CimvriUiiliis,

Hcsinc turjçikada. Les habitants de quelques contrées de la .Suède ont l'habitude de mAclier une espèce de résine ( tiKjiikada ) qui passe pour neltoyer les dents et entretenir la fraidieur de la bouche. Celle résine .se rencoulre. .sous forme de globules, sur le tronc du pin ; et il îaut une certaine habitude pour la distinguer de la résine ordinaire , qui .se trouve également sur cet arbre. Les globules de tutjulMda ont une cassure lactescente ; mis dans l'eau chaude , ils se réunis-sent en g;i- Icaux , forme sous laquelle on conserve cette résine. Le tiiçirifieidd cfi cas.sant; mais il se ramollit par la mastic.ition, en même temps qu'il développe une oilciu' balsamique et une saveiu- acide. Quelque tcraps après , il devient d'un beau rose.

Soumise il la distillation avec l'eau, celte résine donne une liqueur ayant la même odeur et la même saveur que la résine ordinaire, et sur laquelle nagent quelques gouttelettes d'une huile épaisse, d'un jaune foncé. La quantité de celte huile est très-petite comparativement à la quantité de résine qui reste ; et ses propriétés diflèrcnt entiéremeut de celles de l'huile de térébenthine.

Lorsqu'on fait bouilliraveede l'eau leproduît résineux de la cornue, on obtient un liquide à réaction acide, qni offre encore l'odeur et la saveur caractéristiques de la résine. En abaudonnant ce liquide au repos, on voit ,au bout de plusieurs semaines, se former des cristaus gi-anulcux , groupé-s en étoiles de conleiirro.se. Ces cristaux sont ceux d'nn acide nouveau. Lorsque, au contraire, on évapore la liquettr rapidement , on obtient un résiilu brunâtre qui , étant traité par l'eau , donne l'acide solublc , et lai.sse une .substance brune , résineuse , insoluble, \y4unulcn dcr C.'Aem^c année 1841. >

RÉSIST.WCE. Obstacle opposé a une puissance ou force quelconque, l'ogc::, Levier.

BESPlRATio.\. Eonctron physiologique destinéeà convcjtir.par le moyen de l'oxygène de l'air, le sang veineux en sang artériel. La plupart des chimistes . depuis Lavoisicr. ont considéré la respiration comme une véritable combustion, le carbone du sang est , disentils , brûlé dans les poumons par loxygène de l'air, et la chaleur produite est en proportion

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du carbone brùIc. Ces chimistes ont nicinc vuiilii trouver un certain rappurt entre la respiration et le genre d'alimentation suivant les climats. Ainsi . les habitants du iNord, chez lesquels la respiration est plus active et la dépense du calorique plus considérable que chez les liabitantsdu Midi, se nourrissent et ont besoin de se nourrir de substances riches en carbone, comme la graisse , l'eau-de-vie , etc. Les travaux de M. Liebig surtout ont eu pour but de mettre ces idées en relief.

Les expériences de M. Magnus sur les gaz dissous dans le sang ont jeté une nouvelle lumière sur le phénomène de la respiration. Les résultats obtenus par .^I. Magnus, et récemment attaqués par M. Gay-I.iissac , sont d'une grande simpUcité. L'habile chimiste de Berlin fait passer dans le sang un courant d'hydro- Kéne ou d'azote qui déplace les gaz acide carbonique , a/otc et oxygène existant à l'état de dissolution dans le sang veineux et dans le sang artériel; il détermine la proportion de ces différents gaz aussi exactement que le permettent les méthodes d'analyse qu'il met en usage ; et il con.state eniin que , pour une proportion d'acide carbonique peu différente, le sang veineux contient moitié moins d'oxygène que le .sang artériel. M. Magnus se garde de tii-er de ses expériences des conclusions bien absolues. Voici comment il's'exprime à ce sujet : Il 11 est très-probable que l'oxygène inspiré est absorbé dans les poumons par le sang , qui k,' transporte ensuite dans tout le corps , où, arrivé dan.s les vaisseaux capillaires, il détermine la formation de l'acide carbonique. Je dis que tout ceci est vraisemblable , parce que tant qu'on n'aura pas prouvé que l'acide carbonique expiré est remplacé par un volume égal d'oxygène, il sera toujours possible d'admettre qu'une partie au moins de l'oxygène ab.sorbé entre en combinaison avec le sang , sans produire exactement de l'acide carbonique. Quant à la formation de ce dernier corps, ce qui avait fait présumer qu'elle avait lieu dans les poumons , c'est que probablement à cette époque on n'avait pu encore ictrou\er ce gaz dans le sang, n

ni:Tiv APHTE. Kn distillant la résine de pin on obtient , outre plusieurs produits gazeux , une Imile brune, qui donne à la distillation, entre I30ct ico° , ce qu'on appelle vive*essen<e des fabricants. En traitant à différentes reprises la partie la plus volatile de la vive essence par l'acide sulfurique et une lessive de potasse, Pelletier et Walter ont obtenu un liquide limpide , léger, auquel ils ont donné le nom de retinupkte. H a une odeur agréable et une saveur acre ; il réfracte fortement la lumière, bout a 108» , et ne solidifie pas encore à —20°. formule : ('.'4 H». Le rétinaplite donne avec le chlore ou le brunie une huile brune très-dense, et d'une odeur de raifort prononcée. Il dis.sout le soufre et l'iode.

nF.TI\.\SPIIALTE. f-'OlJCZ UÉTINITK.

iiF. l'i.MQlJii: ( .\cide \ Produit d'un brun ciiiv, obtenu en traitant le rétinasplialtc des

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