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li's liltrc-^ , et SI ii;i l'i-vaporc en ronsUtancc s.rupçiise et qu'on la tiaito par l'alcool, fo icai-lifcn sépare un magma épais otsi'isàfiT, 1,1 lif|iieur surnageante se colore fortement, cl laisse, loi-sr|u'on révapore, un réskiu grenat (le la nuance la plus riclie, délii|uescent , insoluble dans l'éthei'. Ia\ matière' (|iii lulore le tournesol en drapeaux est e\cessi\enient altérable; il suffit de faire bouillir sa ili solution ii<|UPUse, ou de la conserver pendant quelques ;oiiis, pour que sa couleur change : de lilas qu'elle était, elle devient rouge >incuf, enlin elle ne possède pas la propriété caraclérisli- <|iie qui a rendu le tournesol de Hollande si piécieiix comme réactif des acides et des alcalis. A la vérité, la dissolution aqueuse traitée par un acide perd bien su teinte lilas pour \ irer ,111 ronge ; mais ce rouge est la teinte vineuse que la clialcur lui fait prendre, tt cutte couleur une fois rougie ne peut plus redevenir lilas. Les alcalis , an lieu de lui faire reprendre c<'tle teinte, paraissent l'altérer profondément. 11 n'y a donc aucune analogie entre le lourne- .sol en drapeaux et le tournesol en pains de Hollande. Le tournesol en drapeaux sert particuliéreuieut à la coloration extérieure des fromages de Hollande. Du reste , le comiuerce de cette substance est fort peu considérable , ft son prix est peu élevé. I.e Croton tint ti rmm •■st appelé , par les paysans qui le recollent, tmirnesot . ni aiirelle , lieliotiope, herbe aux lerruis. Il est probable que ces deux derniers noms lui ont été donnés parce qu'on a cru lui découvrir quelques ressendjlances avec la plante borniginée qui porte encore ce nom aujourd'hui ; car, suivant le japporl de MoiUel, lorsqu'on eut trouvé le moyen d'obtenir un jiroduit coloré avec la niauielle, on essaya, mais sans succès, d'en obtenir un semblable avec la plante dont il est question, l'eut-éirc iiur,iit-o;i été plus lienreux si , gniile par des idées plus .scientifiques, on avait opéré sur •les plantes de la môme famille. Cette idée paraîtra probable an\ per.sonucs qui ont reiiiai(|iié la couleur bleue inten.se que prennent eertainis espèces du genre Mereiirialis , et liarlieiilièicinent la luercnriale des bois ( 31erruriuUs perennis ), lorsqu'un la conserve dans les herbiers.
les cl.iiuistcs ne sont pas d'accord sur l'orii^ine du tournesol de Hollande ( tournesol en pains ). I es uns pensent que la piaule employée est une espèce de lichen , voisine de relli's qui servent a la fabrication des orseilles. Les autres, au contraire, regardent comme ])robable que ces deux produits sont préparés avec les mêmes végétaux ; et les différences tliimi(jucs que l'on remarque entre les or.seilles et les tournesols doivent être attribuées ;i ce que ces derniers auraient été soumis à une Icnilentation beaucoup plus longtemps confiimie. i;n analysant un grand nombre de toiinirsols de pieiiiiérc qualité, M. Gélis a vu que ces tournesols contiennent toujours t «ur 20 parties de débris orgauiciiies, de \i a
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i.i parties de carbonate de potasse ou de carbonate de soude. Les cendres de l'orseille, an contraire, ne contiennent jamais une qiian.ité considérable d'un carbonate alcalin soluble : elles .so.nt presque entièrement formées de carbonate de chaux; et on suit, en effet, que les fabricants dorseiUe ajoutent toujours de la chaux au mélange en fermentât ion. Oiielquefois aussi, dit-on, quelques-uns d'entre eux ajoutent de la craie après la fabrication, dans le but d'augmenter le poids du produit. Tous les lichens tinctoriaux qui servent à la fabrication de l'orseille peuvent fournir le tournesol. .Sous l'influence de l'air et de l'aiiimoniaquc , les lic.eas tinctoriaux ne penient produire que de l'or.scille; inaissi l'on ajoute à ces deux inlluences celle d'un carbonate alcalin soluble , dans le même espace de temps ( cinq semaines ) le lichen éprouve unealtération toute différente ; et quand même on prouverait que la présence de ee< corps n'est pas indispensable a la production des uioditicalions de rérylhrine, que l'on peut isoler du tournesol, on ne poiirl'ait nier qu'elle la facilite considéialdeuient. La cendre obleniie par l'incinération du tournesol ne eop.lient jias que i\u carbonate l'e p itasse; on y trouve toujours aussi une foule de cerps qui n'ont je lé aucun riile dans sa formation, savoir, ir:^' quantité uut b!e de earbon.ite de eh. ux ou de sulfate de chaux. Les fahiieant.s ajoutent probablement ces deux substances pour absorber une partie de l'iiiiniidité, et donner il la masse une consistance qui peimet de la moule;- en petits pain.--; peutêtre aiisd , vers la fin de l'opération , ajoatentils u'. e p;lile qn.iniilé de chaux délitée, dans Ir but de rendre libres les dernières traces d'ammoniaque. Celte cendre contient aussi de r. I.iiiiine, de la silice , et des traces d'oxyde de 1er, de chlore , d'acide sulfiirique, d'acide phospliorique , etc. Le tournesol en pains cède presque toute sa couleur à l'eau ; l'alcool aff.iiiili en di.ssoiit une quantité assez forte, et d'autant plus forte qu'il e.-.t phis aff libli. U est au contraire entièrement insidiilile dans I ether et dans l'alcool anhydre. Le résidu épui--t^ par Leaii est coloré, et peut céder encore une pelite quantité de matière colorante aux liqueurs alcalines. L'action des acides .sur ces dissolutions est extrêmement ciirieu.sc.
<tn sait que lorsqu'on verse iin aeiile daas rinfusion aqueuse de loiirnesol, la couleur, de bleue qu'elle était , devient rouge ; mais ce changement de coloration est le seul phénomène que l'on ait observé jii.squ'à présent, et c'est en effet, le seul changement apparent, si l'addition de l'acide est faite dans une di.ssolulion très-étendue. Mais si on a opéré sur des liqueurs très-concentrées, elles ne parai.s,sent transparentes qu'ant»nt que pour les regarder on les place entre Tieil et la lumière; mais elles paraissent troubles si on les voit de haut en bas. .Si on css;.yc de les liltrer, le liquide qui s'écoule d'abord est liês-coluré ; mais si un le rejette plusieurs fois sur le e.ièuic filtre jus-
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qu'à ce que les pores iJii papier soient pres- (|'ii- l'iUiéieiiiciit boiieliés , on olttieiit iiu li- (IniJe paifailement transparent, qui n'entraîne [ilus que fort peu de matières colorantes. r,t lorsque la filtration, qui du reste ne se fait qu'avec une extrême lenteui-, est entièrement terminée, on trouve sur le )iapier une matière d'un roa(;e niagnilipic. qu'il faat laver d'abord avec de l'eau acidulée qui ne la dissout pas , puis avec de l'eau distilkc qui n'en dissout ((ue des traces. Depuis longtemps on a admis l'existence il'une matière inueilagiiieusc dans la solution aqueuse du tournesol ; on a même attribué a celte sub^tancc les décolorations si curieuses iiu'clle éprouve lorsqu'on la conserve dans des llacons privés d'air. M. Gélis admet ((ue l'on peut attribuer à la présence de celle même matière la difficulté que les produits colorés du tournesol éprouvent â se préeip ter, et la longueur dcsliltrations.
Voici comment on obtient le tournesol à l'état de flocons rouges paj- voie de précipitation. On épuise le tournesol par l'eau , puis on fait bouillir le résidu dans une faible dissolution rie polisse ou de soude caustique ; on reunit toutes les liqucur-i , et on les préc pile parle sous-acitate de plomb. Si la dissolution est sufiisammenl alcaline, la liqueur est entièrement décolorée , et le dèpCt qui s'est formé est d'un beau bleu. On la lave par décantation jusqu'à ce que le précipitj, qui est insoluble ilans l'eau chargée de sels , mais un peu soluble, au contraire, dans l'eau pure, commence à colorer la liqueur; alors on le fait traverser par un courant d'acide sulfli.yi'.rique jusqu'à refus; lorsque so;i action est teriiiir.ée, on fait bjuillir ou on expose quelque temps le mét.nge à l'air, poi.r en chasser l'excès d'acide sulfhyc'rique ; puis on jilte le tout sur un filtre. 1^1 li(|i;eur qui s'écoule est presque incolore, 1 1 laisse pour résidu , luiMiu'on l'évaporé à sicc.lé, des flocons blincs i;ui n'ont pas été examinés, l.a totalité (!e la matière colorante reste sur le fiilic , inèlce au sulfure de plomb, l'our les séparer, on fait digérer la mas^e avec de l'eau anmoniacale, qui fournit une dissolution forleii ent colorée en bleu. On ajoute a cette dissolution de l'acide sulfurique ou clilorli.vdri(|ue qui en précipite, des flocons d'un beau rouge ; on les reçoit sur un liltre , on les lave d'abord avec de l'eau acidulée, puis avec de l'eau distillée; cnlin on les drsséclic follement.
Lorsqu'on opèic sur de pctiti'S quantités de tournesol, il n'est pas toujours facile de recueillir le produit qui est resté sur le filtre ; pour cela il faut le laver avec de i'eau ammoiilaiale qui dissout la matière rouge ; et coiimic la quantité des li(|ueurs que l'on a à filtrer.est Il è>-laible , on peut se servir d'un liltre exlrémemeut petit. (.»ue! que soit le moyen que l'iMi ail employé pour obtenir les flocons colorés , dans tous les cas la li(incur qui s'éc<Mile a une teinte rouge orangé très-agréable â l'cril, et qu'elle doit a une piemièie matière colorée.
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la quantité de cette matière est toujours e\f tiémemcnt faible, et varie suivant l'échantillon de tournesol qu'on examine. Pour l'Isoler, on sature les liqueurs par l'ammoniaque . et on fait évaporer. .\ mesure que la concentration avance, on voit la matière qui se sépare , et vient nager à la surface du liquide sous forme de pellicules noirâtres. On filtre bouillant; la matière colorée reste en grande partie sur le papier; après l'avoir convenablement lavée avec de l'eau, on la redissout dans de l'alcool acidulé, avec quelques gouttes d'acide chlorhydriquc ; on filtre de nouveau , et on évapore à sec. Le résidu , lavé d'abord avec de l'alcool . puis avec de l'eau distillée, a la couleur puce du peroxyde de plomb ; il est insoluble diins l'eau , l'alcool et l'ether. soluble au contraire dans les acides affaiblis et dans 1rs dissolutions alcalines, qu'il colore en rouge vineux.
La matière qui est restée sur le filtre, quoique peu volumineuse relativement à la quantité de tournesol employé, contient cependant presque toute la matière colorée du tournesol. Loisque les flocons ont été parfaitement lavés, ils ne contiennent aucune trace de l'acide qui a servi à les obtenir. Une pitile quantité de celle matière pourpre que l'on av.ilt obteniKî par l'acide sulfurique, chauffé dans un tube de verre avec de l'azotite de potasse , a donné un résidu dont la solution dans l'eau ne précipitait pas par le chlorure rie baryum ; et cella qu'on avait obtenue avec l'acide chlorhydriquc, traitée de la même manière , ne donnait pas de chlorure d'urgent par l'az.ot.tj d'argent. Ces flocons ne sont cepenilant pas de la matière colorante pure; cir lorsqu'on les incinère , ils laissent de r> à s pour cent de cendre, cl on peut en séparer trois matières colorantes distinctes par l'action des dissolvants neutres.
Kn trall lut cette inalière pourpre par l'éther rectifié, jusqu'à ce que le Hqiiirie ne se colore plus sensiblement, on obtient une liqueur jaune orangé, ([ui lais.se par évaporation spontanée un résidu d'un ronge éclatant, dans lequel on distingue un grand nombre de petits crisl;iux aciculaires, qui donnent à ce produit un beau reflet veloulë. fie produit B est in oluble dans l'eau, mais l'alcool le dissout facilement , les dissolutions alcalines le dissolvent, en prenant une très-belle nuance violette, la portion considérable qui n'a pas élé dis.soute p;ir réllier, reprise p.ir l'alcool , se colore en rouge de sang. Cette dissolution évaporée spoulinémcnt donne une quantité considérable d'un produit C rouge pourpré à n flet dore, de la nuance la [dus riche. Celte matière colorante est la plus ahond.mtc dans le tournesol, linliu le résidu insoluble dans l'eau . l'alcool il l'éllur, contient le produit 0 , qui est très siiliible dans les dissolutions alcalines , et peut en être précipité par les acides, ec qni permet de l'obtenir avec facilité, (ies trois matières ont une très-grande analogie entre elles, et on m peut guère les distinguer ruue