DU DICTIONNAIRE DE CHIMIE
ACllIt.r.Ël\E. M. Zatlnon ( innatcn ricr Chviiiie, tome I.VIII, p. 21) a signalé i ans l'achillca iiiille/o/itim Ccxislriice d'un rriii- (ipe jaune, ainurphe, soluble dans leau insoluble a fioid dans l'alcool anhydre et dans 1 èllier. Il a signalé encore dans la même plante lin acide solide, incolore, cristallisé en prisiiK s quidrangiilaires, (juil appelle aciile uc/iillciqiie. Il nous manqué a cet égard des données pins précises.
ACIDE CARnoMQiiE ICn ISoS, MM. Panl- Kinnin Didot et G. liairnelont les premiers intro luit avec siiccé-, l'acile carlioniiiuedanslc blancliiment des Ihsus ou fibres textiles au chlorure de chaux, l.a décomposilion de ce chlorure l avec lorrnation d'acide chlorhydrif|ue, d'eau et decarbonde de chaux )est trèslente à l'air libre ; caj- celui-ci ne contient, en moyenne, «jue 0 OOO't de gaz acide carbonique. Ku stibsliluant au ga/. aciili: carbonii|ne de l'air, celui qui émane en abondance ( env riin 0,07 ) u'un foyer de cheminée, et auquel on fait Iravci'ser, avant de .se rentre dans la dissolution de chlorure de chaux, des appareils laveurs et épur.iteurs , ils ont obtenu une granle économie de temps, si précieux en industrie. i:n effet, parce nouveau système l'opéiatioii du blanchiuient se fait iirès de deux cents fois plus vite que par l'ancien.
Al iixACE (le l or. !M. Pettenkofcr vient de piibl cr, dans les Comptes rendus de C Académie des Seieiices de Munich, des observations du plus haut inlérét sur l'aflinage de l'or, (tu snil que toutes les monnaies d'arjicnt anciennes renferment '.inc cerlaine quantité d or. C.el.i lient, 1° a ce que l'argent natif conlient toujours quel((U(;.s propcMlioiis d'or et même de pl.iline ; 2» a ce que par l'ancien procédé, con-islant ilans lemiiloi de l'acide nilri(|iie (rail de départ), ou ne sépare pas nmiplelc-
mcnt les deux mélalilt l'un de l'autre Or. depuis quelques années on avait découvert que l'acide sulfuri(|ue concentré bouillant jiuiit lUla prophète de séparer eomplétcinq§t i on le croyait du moins) l'or en dissolva.nt l'.irgeni. C'ist ce qui fit que dans presque tontes les c uitrées (l'Kiirope on enlriprit la refonte des anciennes monnaies d'argent, Kh I i n , M, l'eltcnkoler vient de déiiioiiirer que tout l'or n'est pas séparé , et que le résidu obtenu par le trai. tement au moyen de l'acide sulfiuiqué, (t que l'on regardait comme de l'or parlailenient pur, renferuic encore au moins trois ceiitié^ vies d'argenl. Cet argent s'y trouve dans un état allotropique partieulier : comme 1 or. Il n'est attaque iii p.ir l'acide snirurique bouillant ni p.ir l'acide nitrique; bien plus, il n siste à l'action du soulre et du chlore, qui attaquent l'or. H se trouve ainsi combiné avec l'or à l'état de régule; c'est donc un alliage dans lequel 1 argent a pour ainsi dire changé de n.iture. Ce qu'il y a de rem.iniual l •. c'est que cet alliage renlerme pres(|ue couslamment ni e cerlaine<|uauliléde platine. .M. l'ellenkof r i n leprescnte ainsi la composition:
Or, 97.0
Argent, 9,8
l'Ialine, 0,2
De ces observations intéressantes nou< liron.s cet enseignement philosophique, qu'il esl refuse a I homme de se procurer des corps d'une purelé absolue. A chaque momenl lechiinisle est mis a même de se cnvaincre de celle virile, lin terminant sa note, M. l'cltenkofcr leconim.inde l'emploi du sulfate acide de soude, à la phicede l'acide suif uriquc, pour séparer l'or de l'argent.
Ain. M, i.ai'sa\^nc {Jovmal de ctiimie me.dkcile, Z' série, tome II, p. 4'') évaUie â
ALC
1" litres 76 la qiinntilé d'aciile carbonique ( xlialc par cha(|iic individu dans resp:ice d'une lieure, ce uni représente une comtiustion de 8 pr. 9fi de carbone. De ses reclicrches s;ir la composition de 1 air à différentes liauleurs dans une salle clo^e il a tiré les conclusions suivantes : 1° dans les endroits oii lair est coiiline et a servi [leiiciaul un eerlain tiiiips a. la r<-s|iir:itii)n sans être renouvelé, la proportion d'aiine carbonique e\lialé )ie se trotire pas cj-rlinUtinoit dans les rciiioiis iii/i'iimns , ain.i que l'ont admis certains auteurs: 2" conformément au\ lois de la physique, et ainsi que l'expérience le sanctionne, l'acide carbonique se trouve a peu prés ie|ianilu dans luute la masse de l'air (|ui a servi a la respiration d'un certain noii.bre de personnes; 3" les le^'eres différences remarquées à cet égard tendraient plutôt a faire admettre que la proportion d'acide carbonique est un peu plus élevée dans les ré^'ions supérieures d'un air limité, ainsi' qu<' le résultat des expériences I élablit , si ces <lifférrnees ne rentiaient pas dans les erreurs possibles sur la détermination d' s volumes des éléments ga/.eus de l'air atmos|ilieriiinp ; !," les notions (|ue lonrnis•^ent les expérii-nees deiDontreA ci nibicn sont errorées certaines tbéori s établies sur les moyens de vi niilaiion liii< en pratique : elles indiquent qu'il împorle de renouveler toute la masse d air l'ans les lieux où il existe degrandesréunions(i'ni)niin<-',ilin de chasser la portion d'air xieié pro.liilte par l'.iCte delà ri spiral ion ; 5" les (iiaiids ai)pareils de ventilation et de eh iiiffage eseeiiiés aujourd'hui dans pliisieiir élilici s publics de la caiHl; !• af-'issent donc eu renouvelant pins ou moins pronipleincnl teule la mas>c ii'air leiiferinéc dans le ir capaeile, et non en extrayant la portion c.'..ir altère qu'on supposait se ras-ieinbler dans les régions infeiieiires froides ; r," le malaise qu'on épnnive en respirant l'air qui occupe les régions siipeiienres des salles de spectacle ou de réunion mal ven'ilécs est dû surtout à la grande raréfaction de l'air par la chaleur. Celte cause n-nd idiis rapides et plus amples les nionvemenls respiratoires, et fait naitie un ordre de phénomènes physiologiques différents de ceux de Tét.it nor.nal.
ALCOOL ■{ Production artificielle tle t' ). On sait que l'alcool, chauffé avec lacide siilfiiriqne, se décompose en eau ((|u absorbe l'acide snlfiirique) et en gaz hydrogène bicarbnné on gaz oleliant(basc du gaz d'éclairage) qui se dégage. C'est par une opération inverse que M. lîerlholot est parvenu à reproduire l'alcool. Voxi son procède : on remplit de gaz olèliant pur un grand ballon vide . de il a 32 lilies ; on y verse en pliisii-iirs fois 9ii0 grammes d'acide snlfuriqne pur et bouilli, puis quelque s Kilogrammes de iiicrcure , et on soumet le lont a une agitation violente et continue, penilaiil laquelle le gaz olèliant s'absorbe gr.iduellcmenl. Après cinquante-
A LU
trois mille secousses, 30 litres de gaz se *rcuvaient absorbes dans l'opérallon décrite par l'auteur. Il ajouta à l'acide siilluriqiie ( ainsi chargé de gaz ).3 a 6 volumes d'c^ui, et le sou mit à la distillation Par des distillations réitérées et des séparations suceessikes a l'aide (lu carbonate de potasse, il obtint finalement 4;i grammes d'alcool absolu. Ce poids représente les trois quarts du gaz niellant absorbe. ( CiMuptes rendus des séances de l' académie, 1.3 janvier 18oo. )
ALUMINE. M. Nesbitt (Phihisnphical mafldziue, vol. XXIX, p. Ild ; a f.ii! e<innaltic un nouveau procédé pour séparer l'alumine des matières oii elle se trouve ; on attaque les substances a analysir par l'aci le acétique et l'acétate d'aminoniaque, (ton iiiécipite l'.ilumine et le fer qui raccompagnent par une quantité suffisante de phosphate de suide ; on traite ensuite le précipite |iar une solution de potasse caustique pure, et on porte le loiil à j'ébullilion : l'alumine se dis>out , et iloil élre de nouveau précipitée par de l'acide acétique, a:ldili('.nne n'animoiiiaque.
.\Ll'.>llxiLJl. M .Siinte-Claire Devjllc est pjirvenii , sur quelques données lîc II. Uose, à nbteiiirraluiniiiiuiii uiet.il de 1 ar;;:le pure; en grandequauliteet a un pn\ eonip.Éraliveiiii-nt assez peuélevé poiiriiu'oM .lil sungé a l'exploiter industriellement. Ce niel.il a tout à fait l'aspect et la bl.ineheiir de r:irg(ni,l'in"xyilabililé de l'or dans les eondiliims alinosphéi iques ordinaires. Il est très-malléable, duelile. d'une grande sonorité . < nliii il jnnit de toutes les liroprièlès que l'on reelierche ordln.iirenicot dans les meiaiix 11 salière ce pindanl rapidement au contact de l'eau len.int c n dissolution des chlorures ; ce (|ui sera un gr.iic inconvénient dans le cas i.n l'on tondrait remployera la fabricalion des loinclielles, des cuillers, etc. Voici conimenl ralnuiiiiiuiii s'obtient : la kryolile, minéral que l'iiu exporte depuis peu abondamment du Croënland , est un fluorure double d'aluminium et de sodiiiui { W' n^ ,) 3 ( N,i. fl !. On me' dans un creuset de porcelaine des coiicliesaliernalives d.- sodium et de kryulile pulvérisés rt melanués avec un peu de sel. On iniroduit le ereusf t de porcelaine dans nu creuset de terre , et on chauffe au ronge vif jusqu'à fusion conip'c e. On brasse la matière .ivec un agilatriir en terre cuite, et on l.ii-^sc r.fioidir : tout r.iluminiuni se trouve rassi mhie en un seul cii:ot aii fond de la masse refroiiiie; il conlient du silicium si l'on opère dans un v.ise de porcelaine, et du fer si Ion opère dans \m creuset de fer. {Jnn'tlc: de Clihni" el de l'/i;isi'i>"', nnv. is.j.5.) Pour hàler la sèp.iratioii eninplele de raliiinlniuni, M. Saiile Claire ll.-viilc .ijoiito an mélange un peu de fluoiiirr de ealeinm lin obtient le même resullat en mêlangeaiil de 1'..luiiiine et du fliioi ure de soliiiiii ipi on arrose avec de l'acide lluorhydi ique eoiieeulre; 1 1 masse s'échauffe, on la .sèche, on la fon I, el on peut en extraire de l'aluminiim. , Vjy. Comptes
A:\ni
rendus de l'^r.aiicmic ries Srifitrrs , 10 (U'c. 18SS ; et Uuiipmt île M . I)iiiiias,\\ni\., IS.ïP.) M. Oebray a cnnslylr ilcputs (|ii(: r.iluiiiiiiiiitii s allie avec la pliip.iil des iiieUiux. Ces allii-çi-s, qui s'effecliieiild'iirilinaire a\ei; ua vif dè^japiiieiit de ctialiur et de liiniicre, sont parif.iitedient linniogéiics et d'un travail régulier : l'alli.ige de 10 parties d'alninininnict de 90 parties de cuivre possède une dureté supérieure à celle ilii bronze ordinaire, et se travaille à chaud avec plus de facilité que le ineilir'ur fer doux.
,\Hiuo.\ .M KrocKor ( .-/»"«/<)! dcr Cheiiiie, tome I.VIII, p. 212) in linne un procédé comiiiode pour évaluer les qi airiiés d'aniidou contenues dans les substances amviacées. Ce procédé consiste ù peser 3 a 6 eniniucs de matière qu'on délaye dans l'eau, et on y ajoute environ 15 gouttes d'acide su furi(|ue ( formé avec 1 partie d'acide UKUioliyilraté et b partics d'eau). On faii ensoi;e b u 1 irle mélange jusqu'à ce que l'acide cesse d'ind qiier la p.ri'sence de l'amidon, et on l'evapore,! consistance sirupeuse ; on neutralise lacide sulf!irii|iic par du tartrale de pota-se, qui forme de la crème de t.! rtrc, propre a stimuler la fermenlalion jon .ijoutcenliu 28 gramme s de ferment Iri.n, après s'être préalablement assuie de la proportion il'acidc carboniijue fournie par une quantité donnée de ce feiment. Les mat iéi es étant desséchées à 100°, M. Kri c!,erest parvenu a consia ter que les haricots rciifeiineni, terme moyi-n, 3S pour 100 d'amidon ; les lenlilles, 40 pour UO; la farine de fromeill, 63 pour lOo; le seigle, 43 pour 100; l'j\oinc, 36 pour 100; l'oige, 3S pour 100; la farine de maïs, '1 pour 100; les pommes de leric, 33 pour 100 ; les betteraves 12 pour 100.
M. Ucdvvood {Reprrlnrinia ftir rlie Pharmacie, tome XXMX, p. 84} distingue l'amidon de froment d- 1 amidon de i o:i:in s de terre p.ir la réaction suivanle : l'.imidon de froment broyé avec de IVaii donne un liquide qui après la lillralion ne se c(jI ire p.is en bleu par la teinture i.'.ode, mais en iaiine un rou^c paie; l'amidon de pommes de terre, traite de 1 1 même manière, donne un liquide qui se colore en bleu.
On .1 souvent signalé la presque identité de composlion de l'.imidon avec le ligneux ou ce lulosc, qui forme les parois des cellules ou 1 t icnles végétaux. .M llarting { Journal /iir prakt. C/icwie, tome XXXVlt, p. 329) vient d'indiquer un réact.f précieux pour distinguer ces deux corps entre eux : lors(|u'on tiaite le ligneiix par un mélange de teinluie d'iode et d'acide suKuiiqiie (4 parties d'acide mêlées à 1 p. d'eau),- on obtient une coloration bleue, qu'il ne faut pas confondre avec celle de l'amidon ; car le ligneux ne se colore jamais par l'idole seul . eonime l'amidon
AMMOMAQLE. M. Wackcnroilcr propose le moyen suivant pour rcconnaiire de trèspetites quantités d'ammoniaque : la liqueur supposée contenir de l'ammoniaiiue est mêlée avec de la potasse caustique, puis versée