‹ Dictionnaire de chimie et de physiqueChapitre 54 sur 322 · P.RO · texte numérisé non relu

P.RO

iiapfitase. Sa formule csl : C'" II". Br. (Laurent .)

iiRO\/E. Alliage composé de enivre et d'élain, connu de la plus haute antiquité. Pline en fait ainsi mention : « 11 existe une espèce d'airain (ers) appelée airain de forme , qui prend facilement la couleur qu'on appelle grécanique ; cette espèce d'airain est un alliage de loo parties de cuivre, de lo parlics de plonib , et de s parties de plomb argenlairc. » C'était là notre bronze ordinaire. G. Pcarson ayant analysé des hallebardes et d'autres instruments tranchants d'origine celtique , les a trouvés composés d'un alliage dans lequel l'étain entrait de 10 à 11 pour cent. Du reste , il résulte des expériences de Darcct : i° que le bronze rougi au fou et plongé dans l'eau froide est aranlli d'une manière très-scnsiblc , ce qui permet de le travailler sur le tour , de réparer à l'outil l'irrégularité des pièces sioulées, de l'étendre sous le marteau , enfin de le dresser avec la lime et de le polir avec la pierre, qui est une espèce de stéatite ; 2° que le bronze , chauffé au rouge et refroidi dans l'air, devient dur, mais aigre et cassant. Probablement les ouvriers terminaient l'opération en cliauffant de nouveau les pièces de bronze, amollies par l'immersion ; et , en les laissant refroidir dans l'air, ils leur donnaient un certain degré de dureté. C'est par ce second procédé , le refroidissement à l'air , qu'ils parvenaient à rendre tranchantes les épées et les couteaux de bronze.

On se sert du bronze pour la fabrication des canons. Les meilleures p.'-oportions pour obtenir le bronze employé a cet effet , .sont loo p. (le cuivre et il p. d'étain; si, au lieu de ii p. d'étain, on emploie I2, I5 ])., etc., l'alliage devient , il est vrai , plus dur , mais il devient aussi plus cassant ; car l'étain tend à se séparer en laissant des fentes et des cavité.s. Si l'on emploie moins de ii p. d'étain , l'alliage e.st trop mou. Le bronze est très-sujet ù la liquation , c'est-à-dire qu'il a une grande tendance à se transformer , par la fusion , en deux autres alliages , l'un où le cuivre domine . l'autre où l'étain l'emporte. C'est ainsi que , dans le bronze fondu . le jet supérieur contient quelquefois jusqu'à 20 ou 24 p. d'étain, au lieu de lo ou il , tandis que le jet inférieur contient à peine quel(|ues traces d'étain. ( y oyez CcvRE, .■lUia(ics. )

iiRoi ii.LARD. On appelle brouillard une grande quantité de vapeurs répandues dans la partie de l'atmosphère la plus voisine de la terre , et qui troublent la transparence de l'air. Tout ce qui pourra fournir une grande quantité do vapeurs occasionnera des brouillards. Une rosée abondante qui passe de nouveau dans l'air, surtout si elle ne s'élève pas ù une grande hauteur , y produit un brouillard. Des vapeurs qui, ayant été très-divisées et portées à une grande hauteur , viennent ensuite à se condenser par une cause quelconque, produisent cucorc des brouillards, — 11

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suit de là que les brouillards doivent être plui fréquents dans les lieux les plus capables de fournir une grande quantité de ces vapeurs. Aussi lo sont-ils plus dans les lieux bas et humides , daus les endroits marécageux , le long des rivières et des étangs, qu'ils ne le sont dans les endroits secs et élevés. — D'ordinaire, les brouillards ne sont composés que d'eau ; mais il arrive quelquefois qu'il .s'y mêle des g,z fétides, dont quelques-uns .sont nuisibles aux animaux et même aux végétaux. — Si les brouillards, qui sont très-fréquents dan.i les saisons et les climats froids , viennent à se congeler, ils s'attachent en petits glaçons à tout ce qu'ils rencontrent , et forment eu qu'on appelle le nivre ou frimas. — Si les. brouillards s'élèvent assez haut dans l'atmosphère , et qu'ils y forment des amas compacts , il se produit ce qu'on appelle nuaijcs ou nuées. — Si les brouillards , au lieu de s'élever , retombent vers la terre , ils forment souvent une petite pluie fine , que l'on appelle 6ri<(jîc. — Le brouillard est plus fréquent en hiver qu'en aucun autre temps , parce que le froid de l'atmosphère condense plus promptemcnt les vapeurs et les exhalaisons humides. C'est par la même raison qu'en hiver l'haleine qui sort de la bouche forme une espèce de nuage qui ne se manifeste pas en été.

Bnic.i.VE. ( Caniraminc. ) Alcaloïde découvert en 1819 par Pelletier et Caventou, dans plusieurs espèces de strychnos. 11 s'obtient ians la préparation de la strychnine , dont 11 est séparé par l'alcool bouillant. La brucinc cristallise en prismes droits à base rhomboldale , blancs et transparents. Elle est sans odeur, et d'une saveur très-amere. Klle e.st moins vénéneuse que la strychnine. Llle se dissout dans siso parties d'eau froide et daus BOO p. d'eau bouillante. Klle est insoluble dans l'éther. L'acide nitrique lui communique une teinte écarlatc qui jaunit , peu à peu. L'acide sulfuriquc la colore d'abord en rose ; cett« teinte passe ensuite au jaune et enfin au vert jaunâtre. Une solution d'étain la,colore eu violet. Ces réactions distinguent la brucine de la morphine et de la strychnine pure. Composition de la brucine: C4i M^^ N' 0'. — Les sels de brucine sont en général solubles dans l'eau, cristallisablcs et d'une .saveur trè.saraère. Les principaux .sels de brucine sont : le nitrate ( Bruc. -flSO^-f sIIO); l'hydrochlorate (Bruc. + CH), le sulfiite et l'acC' tate.

CRVOXiivE. Matière d'un blanc jaunâtre, extraite delà racine de Hryonia ulba et de B. diotca. On l'obtient eu traitant cette racine par l'eau bouillante , en précipitant par l'acétate de plomb l'extrait filtré, et en décomposant le précipité par l'hydrogène sulfuré. La liqueur est ensuite traitée par l'alcool et évaporée. La bryonine est d'une saveur -sucrée , suivie d'un arrière-goût très-amer. Insoluble dans l'éther, elle se di.ssout dans l'eau et dans l'alcool. tUe csl colorée d'abord eu

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bleu, puis en ^ert, par l'acide ^ulf inique, l.lle aijit Ciimnie un drasliquc \iolcat. Sa composition nH pas élé cxaclcraent déterminée.

RLTYR\ninE. Matière incolore , cristalline ( en tablettes nacrées) , qui prend naissance dans les raémcs circonstances que l'oxamide et la succinamide. i:ile s'obtient par la réaction de l'ammomaque sur l'étlicr butyrique. La butyraniide est d'une saveur sucrée ; elle est fusible u ii3= , et se volatilise sans résidu. F.llc est soluble dans l'eau , dans l'alcool ot l'étber. Sa composition est : C^ II' O' + NIP. La butvramide a été découverte pai- Qiancel , en I8i5.

ittTYRiXK. Liquide huileux , j.iunàtre, obtenu en cbauffant légèrement un mélange i'acide butyrique , de glycérine et d'acide sulfuriquc concentré, et qu'on étend ensuite «l'une grande quantité d'eau. La butyrinc est soluble en toute proportion dans rélhcr et dans l'alcool concentre.

ULTVRIQIE (Acide). Acide volatil du beurre , découvert par Clicvreul. Pour l'obtenir , ou saponifie le beurre par une lessive de potasse , et , après l'avoir étendu d eau bouillante , on y ajoute une solution d acide tar-

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