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traces de beurre. Soumis à la chaleur, il se coagule comme le sérum.
r.OLL'MBi\E. Corps cri.stallin blanc, découvert en 1830 par Wittstoek dans l'extrait alcoolique de la racine de Colombo ( nienispermum pahiiutum ). Ui columbine e.st inodore et très-amère. Elle n'est guère soluble que dans l'alcool bouillant. Elle est dissoute par l'acide sulfurique ; la solution est d'un jaune orange qui passe successivement au rouge foncé. I.a columbine ne renferme pas d'azote.
COLLMBILM. /'oj/f; TANTALE.
COMBIXAISOX. Ce mot est très-fréquemment employé en chimie. On entend par là l'union moléculaire de deux ou de plusicui-s corps élémentaires, union qui donne pour résultat un corf>s composé. Cette union est si intime, qu'il est impossible de reconnaître, à la simple vue du composé, la nature de ses éléments. Les éléments perdent , dans la combinaison, toutes leurs propriétés caractéristiques ordinaires. .Ainsi, le composé d'ij^drogène et d'azote , qu'on appelle ammoniaque, n'a aucune des propriétés de l'hydrogène ou de l'azote; l'acide carbonique ne ressemblé en aucune manière ni à l'oxygène ni au carbone, qui sont pourtant les éléments de l'acide carbonique. Tel couqiosé est solide, odorant, trèssapide, coloré, vénéneux , soluble, etc. ; tandis que ses éléments sont gazeux, liquides, inodores, insipides, incolores, inertes, insolubles, etc.. et vice versa ,- enfin il est impossible de conclure de la nature des éléments à celle da composé. Ce qui caractérise la combinaison, c'est que i° elle a lieu généralement avec production de chaleur et de lumière ; i" les éléments se combinent entre eux dans des proportions définies , constantes, invariables, caractère remarquable qui a donné naiss;ince à la tliéorie des équivalents et des atomes ; 3" il faut une opération chimique assez compliquée, appelée analijse, pour réduire le composé en ses éléments; -8= les volumes des éléments ne représentent presque jamais le volume du composé. Il y a généralement condensation d'un 1/2, d'un i/3 ou d'un. i/4 du volume. Ces caractères ne permettent pas de confondre un mélange avec une combinai.son.
co>iBCSTio\. .Action chimique dont le feu et l'air sont les intermédiaires. Pendant cette action, l'oxygène de l'air se combine avec un des éléments du corps qui brûle. Tous 1rs corps simples peuvent subir le phénomène de la combustion, avec la différence que chez, les uns le phénomène est accompagné de flamme ( combu.stion du carbone, de l'hydrogène, etc. ) , tandis que chez d'autres ( combustion des métaux ) il peut n'être pas accompagné de phénomène lumineux. Le produit de la combustion varie : le carbone, l'hydrogène , le soufre , etc. , donnent naissance à de l'acide carbonique ou à l'oxyde de carbone, à de l'eau , à de l'acide sulfureux , etc. ; cl les métaux , à des oxydes métalliques. L'oxygène , comme condition essentielle de la eoiu-
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tiustion, a étii appek' corps comburant, et tous les autres élénicnts, corps combustibles. iMais on sait aujourd'hui que d'autres corps, tels que le chlore, peuvent également jouer le rùle de principe combu7-ant.
COMPOSÉ. Résultat de la combinaison ( /'oyez ce mot ) de deux, de trois ou de quatre corps élémentaires. Les composés formés de deux corps élémentaires s'appellent biliaires ; ceux de trois éléiucnls, ternaires, et ceux de quatre éléments, quaternaires. Les composés quinaires sont extrêmement rares.
co.tlPBESSiitiLlTÉ. Propriété qu'ont les corps de se réduire, par la pression, à un volume apparent moindre. Les gaz et les corps très-poreux ( éponge ) sont les plus compressibles. I^s corps liquides sont les moins compressibles. Ainsi , l'eau ne se comprime que (le - — ^- — - pour chaque atmosphère. On démontre la compressibilité des gaz par l'expérience vulgaire du briquet à air. C'est un tube en verre très-épais, dans l'intérieur duquel se meut un piston qui le ferme exactement. Si le tube ét;iit rempli d'eau, on ne pourrait pas faire descendre le piston, pui-^que l'eau est fort peu compressible. Mais si le tube est rempli d'air, on pourra faire descendre le piston et réduire le gaz au tiers, au quart , etc., de son volume primitif. Beaucoup de gaz peuvent être amenés à l'état liquide par une pression très-forte.
CO.\CAVE. i.pithète que l'on donne à tout ce qui est creux et arrondi. Telle est la surface inférieure d'un globe creux, le dedans d'une cuillère, etc. Concave se dit particulièrement des verres et des miroirs optiques. I.cs verres concaves sont, ou concaves des deux côtés ( biconcaves ) , ou concaves d'un cùté et plans de l'autre ( plans concaves 1 , ou onûn concaves d'un côté et convexes de l'autre; si, dans ces derniers, la convexité est d'une moindre sphère que la concavité , on les appelle ménisques ; si elle est de la même sphère, npltèriques-concares ; et si elle est d'une sphère plus grande, convexo-conca~ tes. Les rayons parallèles , comme ceux du soleil, deviennent divergents, c'est-à-dire, s'écartent les uns des autres , après avoir passé à travers un vene concave ; les rayons déjà divergents le deviennent encore davantage , et les rayons convergents sont rendus, ou moins convergents ou parallèles , ou même divergents. C'est pourquoi Ifs objets vus à travers des verres concaves paraissent d'autant plus petits que les concavités des ven-es sont des portions de plus petites sphères [foy. Lentilles ).
coxnEXSATECR électrique, .\ppareil dans lequel on accumule de l'électricité. 11 .se compose de deux lames conductrices , séparées par une lame non conductrice. Il change de nom et de forme, suivant l'usage auquel on le destine. Ainsi , il y a des condensateurs à lames de verre , à taffetas , à lames d'or. Ces appareils sont ciiargés par des
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machines électriques, par des élrclrophores, ou par des sources électriques qiieironques. La bouteille de I.eyde, la batterie électrique sont des appareils qui peuvent condcnsi-r des quantités considérables d'électricité dissiiimlée.
COXDENSATiox, Diminution de volume d'un corps par suite d'unabaisseuieut de temperature. C'est ainsi que les vapeurs d'eau se ro»densent par le contact d'un corps froid , c'està-dire exposé a une température inférieure à celle à laquelle l'eau se réduit en vapeur. Le mot condensation est en général appliqué aux corps volatils , qui par l'action du froid reprennent leur état primitif, solide ou liquide.
COXDCCTEDR ( Corps). T'OtfCZ CONDUCm- BILITÉ.
COXDICTIBILITÉ. Tropriété qu'ont les corps d'absorber et de propager le calorique. Cette propagation peut s'effectuer de deux manières : i° le calorique passe de la surface d'un corps à la surface d'un corps conligu, c'est ce qu'on a appelé conductihilité extérieure ou pénctrabilité ; 2=> le calorique passe d'un point à un autre de la masse d'un corps; c'est la conductibilité propre ou la perméabilité. — Conductibilité des solides. De tous les corps solides, les métaux sont les meilleurs conducteurs. On constate l'inégalité de conductibilité des corps solides par une expérience très-simple : sur un des côtés d'une boite en cuivre on fixe perpendiculairement de petits cylindres, de diverses substances ( bois , corne , fer, plomb , etc. ) et de même diamètre ; chacun de ces cyUndres est recouvert d'une couche de cire. Après avoir verse dans la caisse de l'eau bouillante , on remarque que sur quelques-uns de ces cylindres la cire fon<l jusqu'à une grande distance de la caisse; ce sont les meilleurs conducteurs : pour d'autres, elle ne fond qu'à une trèscourte distance; ce sont les mauvais conducteurs. M. Despretz est parvenu, à l'aide de procédés délicats dont noas ne donnerons pas ici les détails , à établir la conductibilité des substances suivantes :
or 1000 fer 574
platine obi zinc ses argent 973 étain ô05 cuivre 898 plomb ico Les nombres 25 pour la conductibilité dtt marbre, ii et 12 pour celle de la porcelaine et de la terre cuite, sont très-incertains. — Conductibilité des liquides. La chaleur se propage dans les liquides par les courants qui résultent des dilfércnces de température. Les courants ascendants s'établissent au centre, et les courants descendants suivent les parois du vase. Cependant l'eau , par exemple , a aussi une conductibilité propre , ainsi que l'a démontré M. Despretz; mais cette conductibilité est très-faible : elle .s'exprime par 9 ou 10 , celle de l'or étant — looo. Les gaz sont de plus mauvais conducteurs encore que
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les liquides. Mais aucun dos procédas employés à mesurer la conductibilité des corps solides ou liquides ne peut être appliqué aux corps gazeux, qui , par suite d'une inégalité de température, forment des courants analogues à ceux des liquides.
coxGÉLATiox. Passage de l'état gazeux ou liquide d'une substance à l'état solide. Ce passage est déterminé par un abaissement de température, quelquefois combiné avec une augmentation de pression. Kn passant à l'état solide, les corps liquides se contractent et augmentent de densité : c'est pourquoi tous les cristaux se déposent au fond des liqueurs. L'eau seule fait exception à cette règle; elle augijientc de volume et diminue de densité , en se congelant ; aussi la glace se forme-t-elle à la surface de l'eau. Ce n'est que dans quelques conditions exceptionnelles qu'elle se forme au fond des rivières. Pour congeler des matières liquides ou gazeuses, on se sert le plas ordinairement de mélanges rêfyiyérants ( f^oy. ce mot ).
oo\iî\E. ( Cicutine. ) Alcaloïde extrait du runiummaculatum en is'ii, par Geigcr. l'our l'obtenir, on distille les semences de cigué écrasées avi-c une solution étendue de potasse. I.e produit de la distillation est saturé par l'acide sulfurique étendu et évaporé jusqu'à consistance sirupeuse. Le résidu est épuisé à plusieurs reprises par un mélange d'étlier et d'alcool. .Après avoir chassé tout l'alcool par l'évaporation , on reprend le résidu par un peu d'eau et la moitié de son poids de potasse caustique, et on distille brusquement dans un bain de chlorure de calcium, en ayant soin d'entourer le récipient d'un mélange réfrigérant. l.a conine est un liquide oléagineux , incolore. Sa densité est 0,89. Son odeur rappelle celle de la cigué. Sa saveur est très-âcre. La conine est très-vénéneuse déjà à la dose de 1/6 de grain. Elle est volatile et bout à I70^. Elle s'altère à l'air en revêtant diverses nuances de coloration. Elle brûle comme une huile essentielle. L'acide nitrique concentré la colore en rouge de sang ; l'acide clilorhydriquc gazeux la colore d'abord en pourpre , puis en indigo foncé. Peu soluble dans l'alcool et dans l'eau , la conine se di.s.sout très-bien dans l'éther ; elle forme a\ ec les acides des sels trèspeu cristallisablcs. M. Ortigosa assigne à la conine la formule : C'<> U'^ N.
r.OKnjiE ( Acide). Acide extrait du conium inaculalum. Peu connu.
co\VEiiGE\T. Epithète que l'on donne à des lignes qui, partant de différents points, vont en se rapprochant les (mes des autres. Les rayons de lumière converijents sont ceux (|iii , en passant d'un milieu dans un dune densité différente, s'approchent l'un vers l'autre tellement, que s'ils étaient assez prolongés, ils se rencontreraient dans un point au foyer. Tous les verres convexes rendent les rayons parallèles conrcnieut.i , et tous les verres concaves les rendent iliier-