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DiASPORE. l'oyez Ar.uMniE.
DIASTASE. Matière blanche, non cristalline, insoluble dans l'alcool concentré, soluble dans l'eau et dans l'alcool faible. Sa solution s'altère rapidement ; elle devient acide, et perd la propriété de convertir la fécule en sucre. Cette propriété caractérise la diastAse. La diastase existe dans l'orge germée. On se la procure en chauffant à 73° l'orge gerraée écrasée avec son volume d'eau , de manière à en coaguler l'alburaine. En exprimant la masse et en filtrant , on obtient une solution aqueuse , contenant la diastase mêlée de sucre et de matière colorante. Précipitée par l'alcool , cette solution donne la diastase sous forme de flocons , que l'on jette sur un filtre et que l'on dessèche à une basse température. I.'orge germée des brasseurs fournit rarement plus de , ^'^ ^ de diastase. Le sucre de canne n'est pas transformé par la diastase en sucre de raisin avec la rapidité avec laquelle cette transformation est opérée par l'acide sulfurique étendu ; mais la diastase surpasse de beaucoup ce dernier dans la faculté de changer la fécule en dextrine et en sucre : une partie de diastase suffit pour changer 2000 p. d'empois d'amidon en un mélange de dextrine et de sucre. La diastase est un principe azoté. On n'en a pas exactement déterminé la formule.
niFFRACTio\. Déviation qu'éprouve la lumière , en rasant les bords d'un corps opaque. Le P. Grimaldi ( P/n/sico-mathesis de Itimine , coloribiis et iride ; Bologne , igbj ) a le premier observé cette inflexion des rayons sur la surface des corps , et d'où résulte nonseulement une plus grande ombre , mais encore différentes couleurs à coté de cette omble , fort semblables à celles de l'expérience ordinaire du prisme. Lorsqu'on regarde le soleil à travers les barbes d'une plume ou auprès des bords d'un chapeau ou de tout antre corps filamenteux, on aperçoit une infinité de petits arcs-en-ciel ou franges colorées. C'est là le phénomène de diffraction , que le P. Grimaldi regardait comme une espèce particulière de transmission de la lumière. Brisson attribua la ciuse de la diffraction à l'atmosphère particulière dont tous les corps seraient entourés , et dont la densité différerait de celle de l'air. D'après cette li.vpulliès-e , les rayons de lumière , rasant les bords des corps , seraient diversement réfractés , en traversant l'atmosphère particulière qui envelopperait c!iai|ue coips; et dans ees atmosphères il y aurait non-seulement réfraction , mais encore réflexion de la lumière , comme cela arrive dans les gouttes de pluie présentant les apparences de l'arc-en-ciel. Les pliénomènes de diffraction ont été particulièrement examinés par le docteur Young, qui introduisit le premier dans la science le mot A' interférence ( l'oyez ce mot ).
i DIGITALINE. Matière cristalline , obtenue par Lancclot en traitant l'eïtrait aqueux de