EAUX SULFUREUSES
Ces eaux, dont le nom semblerait, au premier abord, indiquer la présence de Tacide sulfureux, renferment comme éléments essentiels des sulfures alcalins et de Thydrogène sulfuré ; elles seraient donc plus justement nommées eaux sulfurées. Elles peu* vent se diviser en deux classes, et celles comprises dans chacune d'elles se distinguent des autres par leur origine, aussi bien que par leur composition et leurs propriétés. Différents noms ont été proposés pour ces deux classes ; mais il nous semble qu'on doit préférer ceux conseillés par M. Guibourt, qui divise les eaux sulreuses en primitives et secondaires, suivant le terrain où elles prennent naissance.
Dans la première classe viennent se ranger les eaux qui se
£AUX MINERALES NATUREU.ES.
EAU
orment dans, les terrains primitifs, dont elles tii*enf; leurs éléaents, et paraissent avoir touché dans leiir course des centres rolcaniques souterrains. Ces eaux sont, en général, peu chargées m matières salines : sulfures et autres ; elles ne renferment point le gaz, elles sont toujours thermales, et caractérisées surtout par 'onctuosité que leur communique une matière organique désipDiée sous les noms de harégine et de sulfuraire; cette matière •enferme de l'azote ; elle se précipite naturellement lorsque Teau ^t abandonnée au repos, et se dépose sous forme d'une gelée ormée d'une matière muqueuse non organisée.
Les eaux secondaires ont une tout autre origine ; elles prenlent naissance dans des terrains récents et toujours gypseux, )ar suite de la réduction du sulfate de chaux par les matières organiques dont elle sont chargées. Telle est l'eau célèbre d'En- ^en, prés Paris, qui se forme lorsque Teau, après avoir, dans a course, traversé le banc épais de tourbe que l'on rencpntre en ette localité, arrive au contact du gypse qui compose tout le errain parisien. Les eaux ainsi produites sont souvent froides, lies renferment beaucoup de matières salines, et la nature de elles-ci varie naturellement avec le chemin préalablement parouru; elles sont très-riches en gaz sulfhydrique et ne contiennent tmais de harégine. Du reste, les exemples suivants permettront 'apprécier la diiféreuce entre ces deux classes d'eaux sulfurées.
EAU SULFUREUSE PRIMITIVJi.
EAU SULFUR. SECONDAIRE.
Nom de la source.
Nom de Tobsenrateur.
'empérature
ulfure de sodium... .
olfate de soude
ihlorure de sodium..
oude causii(^ue
Notasse caustique. . . .
ilice
Ihaax
lagnésie
UDiinoxiiaque
larégine
Baréges
Cunterets
(H.-Pyren.).
(H.-Pyrén.).
Longchamp.
Longchamp .
traces
traces
traces
traces
traces
traces
EngUien (Seine-et-Oi»e).
Henry fil*»
Azote 0»'017
Acide carbonique 0.248
— sulfhydrique. . . 0.018
Sulfbydr. de magnésie 0.101
— de chaux... 0.016
Sulfate de chaux... . ^ 0.450
— de magnésie... 0.105 Carbon, de chaux. . . . 0.330
— de magnésie. 0.038 Chlorure de magnés.. 0.010
— desodinm... 0.050 Silice 0.040
„ A côté des deux sources thermales que nous venons de citer, ►n trouve encore dans les Pyrénées celles de Bagnères de Lu-