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ESSENCES PYBOGÉNÉES, GOUDRONS. ES S

3n a aussi essayé les fours coulants , mais sans aucun succès. On se sert encore maintenant dims quelques usines du premier océdé avec des cylindres plus petits, mais la plupart aies fabri- Dts ont adopté les cornues horizontales en fonte comme celles iployées pour le gaz.

les huiles sortant de l'appareil distillatoire marquent 32* inné environ; elles se figent à une température de 10% et poslent une couleur verte par réflexion et brune par réfraction; deur est empyreumatique ; ces huiles, soumises aux diverses érations décrites plus bas à propos des huiles ée boghead, inent des huiles légères à 1 4° Baume, servant à Téclairage daiiB i lampes particulières ; des huiles lourdes à 33° Baume, emyées aussi à Téclairage, mais dans des lampes à niveau. La Qière est, du reste, beaucoup moins forte avec ces dernières iles , mais il faut dire aussi que le prix de vente est beaucoup îiadre. On y rencontre aussi de la paraffine mélangée à une tière qui est très-propre au graissage des machines , à con- Lon que tout Tacide ait été saturé.

BOGHEAD d'ÉCOSSE.

-•e boghead d'Ecosse, produit de formation- végétale, a un •ect brun noirâtre ; il se raye facilement, avec traces rougeàtres. à clivage est facile. On y rencontre souvent des empreintes de ^ères. Il est reçu, comme nous l'avons vu plus haut, en mor- .iix d'un très-grand volume ; on transporte ces morceaux sur i wagons dans un atelier précédant la distillation; là il est se en morceaux de 10 centimètres carrés, sur 1 centimètre paisseur environ. La première opération est la séparation des .tières solides, des gaz et des matières liquides ; pour cela, on are dans des cornues en fonte placées horizontalement, et avant contenir 200 kilogrammes de boghead. On a essayé de icer les cornues deux à deux sur xm même fourneau, mais cette position n'offre pas des avantages en rapport avec les inconlients, qui sont l'inégaUté de chauffage; la réparation d'une •nue entraînant Tarrét de Vautre, etc. Cette distillation doit e conduite très-lentement, afin de ne pas transformer les iduits liquides en gaz.

Jne grande amélioration a été apportée dans ces derniers temps

i cornues. Gomme il est très-difficile de chauffer constamment

i même température, on a imaginé de placer la cornue, dispo-

à cet effet, sur un bain de plomb maintenu constamment à

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son point de fusion. Les résultats sont considérables : outre le peu de coloration des huiles, le rendement est plus fort et les huiles d'une densité plus faible, ce qui indique évidemment qu'il ne s'est pas produit de goudron dans la distillation. Au sortir des cornues, les produits de la distillation passent dans des serpentins refroidis où se condensent les eaux ammoniacales et les huiles; les extrémités des serpentins possèdent deux tuyaux, l'un s'élevant pour aller plonger dans un barillet comme dans les usines à gaz; Tautre plongeant dans des réservoirs où se rendent les huiles. L'on obtient ainsi de 45 à 50 pour 1 00 d'huile marquant 35® Baume; du gaz qui, au sortir du barillet, est aspiré et envoyé au gazomètre en passant par les appareils purificateurs. Dans la cornue, il reste im coke conservant la forme du boghead et composé de :

Charbon 33,00

Silice 39,70

Alumine 26,75

Chaux et manganèse 0,15

Peroxyde de fer 0,40

Ce coke, après avoir servi au chauffage des cornues à distiller le boghead, laisse un résidu, composé de silicate d'alumine, propre à la fabrication des briques réfractaires. On peut aussi le transformer en sulfate d'alumine en le calcinant avec Tacide sulfurique dans un four à réverbère.

Le gaz obtenu par ce procédé, quoique moins riche que celui distillé seulement en vue du gaz, possède encore un pouvoir éclairant triple du gaz de houille; c'est, du reste, le gaz venduà Paris comme gaz portatif.

Recti/ication. — Les huiles brutes marquant 35° sont soumises à une nouvelle distillation dans des chaudières, ou mieux dans des cornues à marche continue. Cette opération a pour but d'enlever la plus grande partie du goudron, que Ton recueille dans les chaudières, tandis que le coke reste dans les cornues. Quel que soit le mode de distillation, les huiles condensées ont une couleur moins foncée et marquent de 38° à 39° Baume.

Épuration, — Les huiles à 38° sont soumises à l'action de l'acide sulfurique à 66°, dans des caisses en bois doublées de plomb et munies d*un agitateur. L'acide arrive par un tuyau percé de trous dans la proportion de 15 à 20 pour 100 de l'huile; la durée totale de Topération est de six heures. Après ce temps, on laisse déposer. On reconnaît que l'acide a bien agi par le changement de

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couleur : Thuile est bleue par réflexion, au lieu de verte, et le goudron doit être parfaitement séparé. Avant de leur faire subir la deuxième opération, on traite les huiles déposées par Teau et même par la chaux, afin de neutraliser autant que possible Tacide qui attaquerait les chaudières. Ce lavage se fait également dans une cuve doublée de plomb et munie d'un agitateur.

Deuxième rectification. — C'est la dernière opération, maïs aussi la plus importante ; car suivant qu'elle est bien ou mal conduite, on a des liqueurs blanches ou colorées. Cette deuxième rectification, comme la première pour les huiles brutes, se fait encore dans les mêmes appareils que ceux employés pour distiller les goudrons de houille.

Les premiers produits qui distillent sont mis de côté pour être repassés, à cause des impuretés qu'ils ont pu dissoudre à la surface des tuyaux. L'eau distille ensuite , si le repos n'a pas été suffisant; puis Ton recueille les huiles dans des réservoirs, jusqu'à ce que le produit distillé marque 44°; on met alors de côté les dernières parties ; ces huiles lourdes sont destinées ou bien à être vendues à cet état, ou mieux à être passées à la soude et redistillées. Il reste dans la chaudière une matière que Ton a appelée graisse : c'est un mélange de paraffine et de goudron dissous dans une partie d'huile lourde ; cette graisse est vendue à cet état pour le graissage des voitures, des bannes de charbon et même pour les machines; mais on peut en tirer un parti plus avantageux en les retraitant comme les huiles brutes.

Les huiles à 44° forment le produit principal, c'est-à-dire l'huile de schiste; elles sont légèrement colorées en jaune avec reflet bleu, d'une odeur très-faible quand le travail a été bien conduit. On reconnaît qu'elles sont bien purifiées en mettant dans un flacon une partie d'huile et une partie de soude caustique à 30°, et agitant : il se forme une émulsion, et par le repos la soude entraîne le goudron qui pourrait rester. Ces huiles sont d'une vente très-facile, à cause du grand avantage que Ton y trouve en les comparant à l'huile de colza : économie de prix et augmentation de lumière. Les appareils dans lesquels on brûle les huiles de schiste sont construits sur le principe de la capillarité d'une mèche trempant dans le liquide. La mèche peut varier de forme suivant l'intensité de lumière que l'on désire et aussi suivant la consommation de liquide. Ces huiles sont généralement employées par les marchands forains, les établissements et lignes qui ne peuvent avoir le gaz, et par certains chemins de

BSS

ESSENCES

fer qui ont compris l'énorme économie qui en résulte, dcibseulement comme prix, mais aussi par l'avantage que possédât ces essences de résister à la gelée. Voici, du reste, le tableaa compai*atif établi par de nombreuses expériences :

Becs plats, 9 lignes (ÎO""»-), schiste.— Rends, 11 ligne» (83^»-)» co^z*-

Uuile de

Diam.

des becs.

Intensité de lumière.

Prix relatif.

Consom.

par heure.

Déoense par heure.

Schiste..

Colza. . .

9 lig.

ff"

ÉcoacHÛe»

0^15 en faveur du schiste.

Soit, 52,08 p. 100, se répartissant sur: Consommation... 27,68 ~ — Prix 24,40

Becs ronds, 12 lignes (25""*0i schiste.— 13 lignes (27**"-)f co^^a.

Huile de

Diam.

des becs.

Intensité de lumière .

Prix relatif.

Consom.

par heure.

Dépense

par heure.

Schiste..

Colza. . .

12 lig.

Économie.

Soit, 52,07 p. 100, se répartissant sur :

0*015 en faveor du schiste.

Consommation.. 2,61

Prix 21,40

Int. de lumière. 25,00

Les huiles lourdes, marquant SS» Baume, débarrassées de leur paraffine, ont un grand débouché dans le commerce pour Textraction de la quinine, le graissage et le nettoyage des machines.

Paraffine, — La paraffine se trouve dans les huiles lourdes; pour l'en extraire, on les laisse refroidir jusqu'à 4* ; elles se solidifient, et l'on voit se former alors une quantité de cristaoi blancs ; on soutire à l'aide d'un robinet : l'huile filtre à travers la paraffine qui s'égoutte; une fois tout le Uquide décanté, on transporte la paraffine dans des sacs que Ton soumet à la presse hydraulique à froid. Au sortir de la presse, elle est mise en tonneau pour être livrée aux usines qui ont pour objet spécial le raffinage et la mise en bougie.

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