ÉTH * ÉTHER ET CHLOROFORME
pénétré dans l'industrie. Disons seulement qu'elle parait due à la décomposition, sous Tinfluence de la chaleur, des combinaisons qxie ces sels peuvent contracter avec Falcool.
Ainsi que nous venons de l'indiquer, c'est toujours à Tacide sulfurique monohydraté que Tindustiie s'adresse pour la production de réther. Dans im vase convenable , on place une quantité déterminée d'acide sulfurique; puis, lorsque celui-ci a été amené à une température déterminée, on y fait arriver d'une manière continue une quantité relativement considérable d'alcool. Celui-ci s'éthérifie, et le produit formé vient se condenser dans des appareils spéciaux. On ne saurait cependant faire arriver de l'alcool d'une manière indéfinie sur une quantité donnée d'acide sulfurique ; en effet, lorsque celui-ci a servi pendant un certain temps, la formation du produit principal se complique de celle de divers produits accessoires ; à côté de Téther se développent l'huile de vin, l'acide sulfureux, etc. ; aussi est-on forcé de renouveler l'acide lorsqu'il a servi à l'éthérification d'une certaine quantité d'alcool que détermine l'expérience. La température doit être maintenue, aussi exactement que possible, au point d'ébullition du mélange ; sans cette précaution, les mêmes produits que nous venons d'indiquer se forment aux dépens de l'éther, et le mélange se charbonne en dégageant, à côté de l'acide sulfureux, une certaine quantité d'hydrogène carboné.
Telles sont les difficultés principales que présente la fabrication de l'éther ; si l'on y ajoute la nécessité de choisir toujours des alcools d'un goût excellent, et les dangers constants d'incendie auxquels expose le maniement de matières aussi inflammables que l'alcool et l'éther, on reconnaîtra sans peine que cette industrie est l'une des plus délicates qui se puissent rencontrer parmi celles qui ont pour but la fabrication des produits chimiques.