‹ Dictionnaire de chimie industrielle (volume 2)Chapitre 201 sur 290 · ET H ÉTHER ET CHLOROFORME · texte numérisé non relu

ET H ÉTHER ET CHLOROFORME

formé distille en entraînant une certaine proportion d'eau et d'alcool ; lorsque le mélange est ainsi franchement en ébullition, on .ouvre le robinet du réservoir d'alcool, et Ton règle récoulement de celui-ci, de manière à conserver, autant que possible, au liquide en ébuUition le même niveau ; grâce au maintien sévère de cette condition, la concentration du mélange ne change pas, *et Ton n'a pas à craindre de voir la masse se charbonner et Téther être remplacé par un mélange d'acide sulfureux et d'hydrogène carboné.

La fabrication de Téther est conduite, dans l'industrie, d'après des données identiques; la forme des appareils, leurs dimensions diffèrent seules de celles que nous venons d'indiquer. Dans une assise en briques, rappelant la paillasse des laboratoires, on dispose des chaudières en fonte de 70 à 100 litres de capacité; sur la paroi intérieure de chacune de ces chaudières s'applique un vase de plomb E, qui, après en avoir épousé la forme, s'élève au-dessus du fourneau comme le chapiteau d'une cornue, de manière à constituer un vase soigneusement clos de toute part, et dont la forme ne saurait être mieux comparée qu'à celle d'une poire. Au sommet de cette espèce d'alambic est soudé un tube vertical en plomb K, qui porte eu R un raccordement permettant de le séparer en deux parties, et d'opérer le nettoyage de la partie inférieure où quelquefois s'accumule une certaine quantité de sulfate de plomb. Ce tuyau, après s'être prolongé suiune hauteur de 3 mètres environ, se recourbe à angle, droit pour aller rejoindre les appareils de condensation; il sert au départ des vapeurs éthérées. A droite et à gauche de chaque alambic s'élèvent deux tuyaux également en plomb T, T^ mais d'un diamètre plus faible, qui, après s'être recourbés deux fois de manière à former siphon , pénètrent dans l'alambic , au fond duquel ils se recourbent comme|des serpentins; ces tuyaux, qui s'appuient contre la paroi intérieure de l'alambic, sont percés, dans la partie inférieure qui contourne le fond de celui-ci, de petits trous de 5 millimètres de diamètre. A la partie supérieure, chacun des tuyaux T, T' se termine par un petit entonnoir en plomb destiné à recevoir l'alcool qui s'écoule des estagnons F, F, et dont on règle l'écoulement au moyen de robinets. Enfin, près de la surface du fourneau, pénètrent des tuyaux amenant d'un générateur spécial la vapeur surchauflée destinée à mettre le mélange en réaction.

L'opération est, dans cet appareil, conduite de la manière suivante : Dans chaque alambic on introduit 40 litres d'alcool à

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95» cent. ; on ajoute à ceux-ci, peu à peu, et en cinq ou six fois, 37 kilogrammes d'acide sulfurique â 66", en évitant, chaque fois, que la température a "élève outre mesure, puis on laisse refroidir le mélange pendant une journée entière; le lendemain, on introduit la vapeur, et bientôt la réaction commence, ce qu'il est aisé de reconnaître au dégagement des gaz dans réprouvetle à pied E,

F g ai7 — Fabi

industrielle de l'élher.

placée a 1 extrémité de 1 appareil. Aussitôt que ce phénomène se manifeste, on commence à alimenter au moyen des estagnonsF, et l'éther formé vient se déposer dans l'appareil de condensation. Celui-ci est composé' d'abord d'un manchon en cuivre M, d'une capacité de 60 litres environ, dans lequel s'arrêtent les produits les moins volatils, les huiles de vin, de l'alcool acide, etc., et aussi un peu d'éther; mais la presque totalité de ce corpus, moins facilement condensable, se rend, au sortir de M, par le tuyau K' dans le serpentin refroidi S, pour de là s'écouler dans le manchon M'. Les dernières portions d'éther qui ont échappé à l'action réfrigérante du serpentin S, et qui ne sontpas encore condensées, repassent ensuite par le tuyau K" dans un deuxième serpentin S' où elles se condensent, et de là dans le manchon M" où elles sont recueillies. L'expérience démontre, du reste, que l'emploi de cette dernière portion de l'appareil condensateur n'est pas indispensable, et que la plus grande partie de léther est arrêtée en M' .

ÉTH ËTHER ET CHLOROFI

formé distille en entraînant une cert d'alcool ; lorsque le mélange est ainsi fi on .ouvre le robinet du réservoir d' ment de celui-ci, de manière à. conservei'i liquide en èbullltion le même niveau de cette condition, la concentration du *et l'on n'a pas à craindre de voir la massi être remplacé par un mélaage d'acide carboné -

La fabrication de l'ètber est conduite, des données identiques ; la forme des ap] diffèrent seules de celles que nous assise en briques, rappelant la paillasse pose des chaudières en fonte de 70 à 100^ la paroi intérieure de chacune de 068|, un vase de plomb E, qui, après en s'élève au-dessus du fourneau comme It de manière à constituer un vase si " part, et dont la forme ne saurait être d'une poire. Au sommet de cette espëi tube vertical en plomb K, gai porte mettant de le séparer en deux parties, de la partie inférieure où ^juelque&jig, quantité de sulfate de plomb. Ce tuyaq, une hauteur de 3 mètres euTiron, sa re aller rejoindre les appareils de coudeû! des vapeurs éthérées. A droite et à gauchi vent deux tuyaux également en plomïj plus faible, qui, après s'être recourbés mersiphon, pénètrent dans l'alambic courbent comme|des serpentins; ces lu la paroi intérieure de l'alambic, sont rieure qui contourne le fond de celi limètres de diamètre. A la partie supi T, T' se termine par un petit entonnoîi voir l'alcool qui s'écoule des estag l'écoulement au moyen de tobinets.

fourneau, pénétrent des tuyaux amenani la vapeur surchauffée destinée à mettre 1.

L'opération est, dans cet appareil, cod' vante ; Dans chaque a\aiiii)iû oi ûvln»

ETH grand nombre d'impuretés, l'eau. Pour le purifier, on le dans (les appareils tels portions les plus volatiles du 'excellents résultais, j s'emboîte une chaudière en ■ un espace vide dans lequel

'ij rectification de l'éther.

it par le tuyau V. Celte chaudière le premier, T, destiné à entraîner le second, T', recourbé en siphon chaudière les produits les moins i.iloone à lubes verticaux entourés iulroduit dans la chaudière 15011iite quantité de lait de chaux pour \^ (Kl fait arriver la vapeur en V, I d<.' l'eau se mettent en vapeurs, s'ét ù la partie inférieure de la colonne, r les tubes verticaux K, K', et là, 'raidies par le courant d'eau circuï, par le tuyau T', retournent à la gères se rendent dans im grand

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