CHAPITRE I.— ÉTHER
ETH
k. 62®, mais encore il renferme un grand nombre d'impuretés, iont les principales sont Talcool et Peau. Pour le purifier, on le soumet à une distillation très-soignée, dans des appareils tels cjxie l'on puisse ne recueillir que les portions les plus volatiles du £>Toduit. L'appareil suivant fournit d'excellents résultats.
Dans une chaudière en tôle rivée C s'emboîte une chaudière en CrXiivre, séparée de la première par un espace vide dans lequel
Fig. 348.— Appareil de rectification de l'éther.
peut circuler la vapeur arrivant par le tuyau V. Cette chaudière porte deux tuyaux en cuivre : le premier, T, destiné à entraîner les produits de la distillation ; le second, T^ recourbé en siphon et destiné à ramener dans la chaudière les produits les moins volatils, condensés dans une colonne à tubes verticaux entourés cL'un courant d'eau froide. On introduit dans la chaudière 150 litres de produits bruts et une petite quantité de lait de chaux pour saturer l'acide sulfureux, puis on fait arriver la vapeur en V. L'éther, l'alcool et une portion de l'eau se mettent en vapeurs, s'élèvent par le tube T et arrivent à la partie inférieure de la colonne. Ces vapeurs montent alors par les tubes verticaux K, K', et là, les parties les plus lourdes, refroidies par le courant d'eau circulant de S en S', se déposent, et, par le tuyau T', retournent à la chaudière, tandis que les parties légères se rendent dans U5i grand
ET H ÉTHER ET CHLOROFORME. 3Kt
serpentin de cuivre disposé dans une cuve de tôle rivée E, où p^^* elles se condensent, pour de là s'écouler dans un estagûouàft cuivre P où on les recueille directement. l^*
Lorsque la distillation est achevée, on vidange la chaudière C par le robinet R, et Ton introduit le résidu dans une colonne 1? ordinaire de distillation qui permet de recueillir, à ladenâlél^ de 95*, tout Talcool qui avait échappé à l'action de l'acide sulfurique et qui, ainsi recueilli, rentre inunédiatement dans le travail.
USAGES DE l'ÉTHER.
L'éther se rencontre dans'le commerce avec deux densités différentes : tantôt il marque 65», tantôt 62® à raréoniètre ; dans le premier cas, il est presque anhydre ; dans le second, au contraire, il est hydraté ; le premier est fourni directement par les appareils de concentration que nous venons de décrire ; le second s'obtient en coupant le premier soit avec de ralcool, soit avec de reau;il est donc bien préférable, dans les relations conunerciales, de rechercher toujours Télher à 65o.
Les emplois de Téther sont peu nombreux mais importants ; la médecine, il est vrai, ne tire plus que rarement parti de ses propriétés anesthésiques et lui préfère le chloroforme , mais, par contre, la photographie en fait un emploi très-^ronsidérable pour la préparation de ses collodions, et la pharmacie,, les travaux du laboratoire en consomment des quantités notables. La force eipansive de la vapeur d'éther et la facilité de sa condensation ont fait également employer ce corps avec succès dans ces dernières années comme force motrice pour la locomotion maritime. Dans les machines construites d'après ce principe, on associe, en général, la force fournie par la vapeur dVau à celle que produit la vapeur dVther.
CHÂPITRi: n— CHLOROFOBHE.