‹ Dictionnaire de chimie industrielle (volume 2)Chapitre 67 sur 290 · EL— DORURE ET ARGENTURE · texte numérisé non relu

EL— DORURE ET ARGENTURE

'^- HISTORIQUE DE LA DORURE ET DE l'aRGENTURE ÉLECTRO-CHIMIQUES.

ç. Après BrugnateUi, De la Rive est le premier dont les recherches ;^^ soient portées sur les moyens de déposer l'or par la pile; ses ^^oltats furent pubUés, eli 1840, dans les Annales de Chimie. Il fw* «nploy a successivement l'appareil composé , puis Tappareil simple, ^ irec des solutions de chlorure d'or, d'abord acides, puis aussi £ neutres que possible et très-étendues. Quoique n'ayant pas atteint 5^. le but, ses travaux avaient éveillé l'attention publique. La marche ■ était indiquée , c'était à la pile que Ton devait demander la décomposition du sel d'or; mais là se bornaient les indications, t^ M. EUdngton arriva, et, en substituant aux liqueurs acides les ^. liqueurs alcalines,, dota l'industrie d'im procédé entièrement nouveau ; son brevet date du 29 septembre 1840, et les solutions indiquées par lui à l'origine de la découverte sont encore les - ' seules en usage aujourd'hui. Depuis vingt ans qu'elles ont été soumises à la sanction de l'expérience , malgré toutes les modifications, toutes les substitutions qui, dans un but facile à comprendre, ont été tentées, les prussiates et les cyanures simples dont il a trouvé l'emploi sont les seuls sels dont l'industrie ait trouvé Tusage convenable.

Déjà, en 1836, M. Elkington, en substituant à la liqueur acide de Baume employée jusqu'alors pour la dorure des petites pièces d'horlogerie, la dissolution du chlorure d'or dans les carbonates alcalins , avait transformé complètement la dorure par inunerfflon, ou au trempé ; mais ce procédé n'était applicable qu'aux petits objets en cuivre estampé et ne donnait qu'une dorure trèslégère; aussi la découverte de la dorure galvanique fut pour l'industrie un progrès immense.

Dès leur apparition , les brevets de M. Elkington forent inuni^^ diatement mis en pratique en Angleterre par lui-même. Introdnil|j en France par H. Christofle et si énergiquement défendus par M,'] ils y ont servi de point de départ à la création de la grande industrie qui porte aujourd'hui son nom.

A peine M. Elkington avait-il signalé ses travaux, que de côtés on vit surgir des inventeurs essayant les mêmes procédés i faisant les mêmes découvertes.

M. Perrot présenta des pièces dorées et argentées à TAcac de Rouen.

M. Louyet dora dans un cours public à Bruxelles.

M. De Ruolz prit un brevet pour la dorure de Targent parim-' mersion, et, huit mois plus tard, im autre brevet pour Templfli des cyanures*.

M. Roseleur breveta les sulfites et les pyrophosphates, d'aut réclamèrent les cyanates; d'autres encore les hyposulfites alcalinif j les sels ammoniacaux, etc.; mais toutes ces tentatives nées twf tard, qui n'avaient pour but que d'échapper aux droits du véritaUi inventeur, n'eurent plus aucune suite , même de la part de leuB auteurs, le jour où les brevets tombèrent dans le domaine puMk.

L'opinion de tous les savants est restée unanime pour reconr naître à M. Elkington le mérite d'avoir découvert le principe de l'alcalinité, et d'avoir fait, le premier, des dépôts électro-chimiques dans les sels doubles.

THÉORIE DE l'argenture ET DE LA DORURE.

Quel est l'agent de l'argenture et de la dorure ? C'est là une question à laquelle il était important de répondre.

Dans un Mémoire que nous avons adressé à l'Académie, nous avons montré que, quel que soit le prussiate employé, cyanuie blanc, cyanoferrure jaune, cyanoferride rouge, le résultat de la réaction était le même, et que toujours on retrouvait etoa pouvait isoler de la liqueur le cyanure double de potassium et

t Co brevet de dorure de l'argent par immersion a été pris le 8 décembre IBiO. Le procédé consistait à employer le cuivrage galvanique de Jacobi pour arriver à dorer dans le bain d'immersion d'Elkington. Le cuivrage des objets d'argent ramenait la dorure de l'argent à celle du cuivre dans le bain d'immersion. — Le brevet pour la dorure et l'argenture par les cyanures a été pris le 18 Juin 1841, huit mois après celui d'Elkington, et celui pour les prussiates, le 17 septembre 1841. — L'antériorité d'Elkington a été constatée par un arrêt de la cour du 3 février 1853, et confirmée par la cour de cassation le 16 mars 1853. (Bovilhet.)

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