‹ Dictionnaire de chimie industrielle (volume 2)Chapitre 77 sur 290 · DORURE PAR IMMERSION · texte numérisé non relu

DORURE PAR IMMERSION

Les premiers essais de dorure au trempé furent faits par Baume; employa le chlorure d'or aussi neutre que possible ; mais, par ^ moyen, on ne réussit qu'à dorer de petites pièces d'horlogerie, 8Uîide, rendu libre par la décomposition du sel d'or, ne tardant as à donner au bain l'action corrosive du chlorure d'or acide. U 1836, M. Elkington substitua l'emploi des carbonates alcalins, t rendit alors l'opération tout à fait manufacturière. Ce procédé, lalgré son économie et sa facile exécution, n'est applicable qu'à t dorure des bijoux et petits objets en cuivre estampé, à cause de . faible couche de métal déposé.

Lorsque le bain est préparé, et cette préparation doit se renou- 3ler souvent, car un bain ne peut déposer utilement qu'une irtie de l'or qu'il contient , les opérations qui constituent la )rure sont le décapage, l'avivage , l'immersion ou la dorure, et mise en couleur.

Préparation du bain. — Le bain indiqué par M. Elkington, et qui rt encore aujourd'hiii, est composé de :

Eau 10 kilogr.

Bicarbonate de potasse ou de soude. 5 »

Or réduit en chlorure* 75 gr.

On dissout l'or dans l'eau régale, en se servant d'un matras en îrre à long col, pour éviter les projections, puis on évapore de

DÉP DÉPÔTS MÉTALUQUES. l||l

manière à chasser la plus grande partie de Pacide &a, excès. (kPl^ fait dissoudre la moitié du bicarbonate dans une ma]initew<3fonte, dorée par des opérations antérieures, et on versé lechl|ii>-^ rure d'or par petites portions pour éviter une trop vive effienwfc^ cence; on ajoute le reste du" bicarbonate , et Ton fait boiiiBfr ' pendant deux heures, en ayant soin de remplacer l'eau peiàvon par évaporation. »1*2

Le bain qui a pris une teinte verte est alors prêt pour ladoraAB

Décapage. — C'est ime opération complexe qui, pourladûnye par immersion, se scinde en deux séries bien distinctes : Wp-^ décapage proprement dit^ c'est-à-dire le recuit, le dérochageetBfc d passage aux acides , que nous avons décrits pour la dorure grif <r vanique, et Vavivage. fc p

Le décapage peut se faire quelque temps avant ravivage sisr 1 qu'il en résulte d'inconvénient pour la réussite de la dormie ' ravivage doit toujours précéder la dorure, sous peine dllfc"succès. Ire

Avivage et dorure, — L'aspect mat ou brillant des pièces sortaail p^ du bain d'or par immersion dépend complètement de leurp*l>I. paration. Il s'agit donc, avant de dorer, d'obtenir à la surfwl des pièces un état moléculaire en rapport avec l'effet qu'on veiill produire. Si les bijoux doivent être brillants, on les plonge, eal les agitant pendant deux ou trois secondes dans un liquide coin-l posé de : Itrp

Acide azotique à 36" 10 Utres. r^ •

Acide sulfurique à 66° 10 » hrS

Sel marin 100 gr. l ,^1

Si l'on veut un aspect mat, le liquide employé a la compositk» «ri suivante : l::»i

Acide azotique à38» «0 litres. p

Acide sulfurique à 60° 10 » K;2

Sel marin 100 gr. L

Sulfate de zinc 100 > |

Les objets à mater doivent rester plus longtemps dans le bain l^ et être remués de temps en temps. jr

Il est nécessaire, quand on travaille beaucoup, de maintenir les 1..^ vases contenant les deux décapages dans Teau froide pour les U empêcher de s'échaufler. On rince à grande eau, puis on plonge vi- K vement les objets à dorer dans un bain composé de 20 litres d'eau, | \ 20 gr. de nitrate de mercure et 1 htre d'acide sulfurique, puis dans 1^ un baquet contenant de l'eau courante, et enfin dans le bain d'or. \

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