SALPÊTRE. FOU
gers qui font partie du salpêtre brut ; ils restent donc au fond de la chaudière. Au moment de clarifier, on ajoute peu à peu 400 litres d'eau, on verse ensuite 1 kilogramme de colle en solution aqueuse, et oo la mêle à la dissolution en ayant soin de ne pas soulever le résidu salin du fond de la chaudière. Les écumes se forment, on les enlève, et Ton porte au cristallisoir la liqueur éclaircie; làse précipite le salpêtre de deuœième cuite.
L'on met dans une chaudière 300 parties de salpêtre de seconde cuite et 100 parties d'eau ; Ton détermine TébuUition, on clarifie et Ton porte au cristallisoir. Par le refroidissement se précipite le salpêtre de troisième cuite; ordinairement il est pur, ou du moins si près de Tétat de pureté, qu'il convient à la fabrication de la meilleure poudre.
Lavages. — On peut, quand on est pressé, remplacer la troisième cuite par des lavages effectués dans des maies à double fond ; le fond intérieur est percé de petits trous coniques, le salpêtre y est accumulé en petits cristaux jusqu'à déborder de 15 centimètres l'ouverture supérieure de la maie. Le premier lavage s'effectue avec del'eau saturée de nitre pur, représentant les 15 centièmes du nitre à laver ; on l'y verse avec un arrosoir muni de sa pomme. On laisse cette eau au contact du nitre pendant quelques heures, après quoi on la retire. On effectue un second lavage avec de l'eau ordinaire, et après deux heures de contact, on relire celle-ci. L'eau de ce deuxième lavage est conservée pour commencer le lavage d'une nouvelle quantité de nitre. On peut faire tous les lavages à l'eau ordinaire, dont on emploie 15 centièmes au premier lavage, autant au second, et seulement 6 centièmes au troisième : la dernière eau et le dernier tiers de la seconde sont réservés pour commencer ime opération ultérieure.
Le salpêtre est ensuite desséché dans des caisses qui sont pla* cées sur la portion horizontale de la clieminée du fourneau d*èvaporation.