‹ Dictionnaire de chimie industrielleChapitre 19 sur 284 · CHAPITRE n.— CUIVRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE n.— CUIVRE

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Fig. 404.— Affinage au petit foyer.

rablemenl en face de la tuyère ; le cuivre fond, et on en ajoute jusqu'à ce que le creuset soit plein. Les métaux plus oxydables

que le cuivre passent dans les scories qui coulent par le canal pratiqué en oo. Au bout d'im certain temps, les scories deviennent rougeâtres. C'est im signe que Topération s'avance, car il se scorifie une certaine quantité de cuivre. On prend alors des essais au moyend'une baguette en fer bien polie et arrondie du bout. Tant que le cuivre ne se détache pas facilement de la baguette brusquement plongée dans Teau, et que le dé de cuivre est épais, l'opération n'est pas terminée et le cuivre du dé est cassant. Quand le cuivre commence à se purifier, l'essai est mince et se détache bien de la baguette ; de plus, il est malléable et présente une couleur brun foncé àTextérieur et rouge caractéristique à l'intérieur. Alors on enlève les scories, et le bain doit être brillant. On arrête le vent, on projette de l'eau qui solidifie la surface du cuivre, et, au moyen d'une fourche, on enlève cette surface solidifiée qui a xme couleur rose particulière qui a fait donner au cuivre ainsi obtenu le nom de cuivre rosette. On répète la même opération jusqu'à ce que tout le cuivre que contenait le creuset en soit enlevé. Le cuivre à cet état n'est pas malléable, parce qu'il contient une certaine proportion d'oxydule de cuivre. Pour lui rendre sa malléabilité, ceux qui doivent remployer le refondent et répètent Topération que nous venons de décrire ; seulement, quand le cuivre est fondu, ils ajoutent sur le bain une petite quantité de charbon destinée à réduire l'oxyde de cuivre. La fonte est donc dans ce cas réductrice ; dans le premier cas, elle était oxydante. A l'aspect du dé que Ton prend dans la masse, on juge si l'opération est terminée. Si on laissait le cuivre trop longtemps en contact avec le charbon, il en absorberait une certaine quantité qui lui enlèverait sa malléabilité qu'on avait voulu lui rendre. Dans ce cas, on donne un peu de vent pour brûler le charbon combiné, et on coule. Le dé, quand le cuivre est combiné à du carbone, a dans sa cassure un aspect rouge jaunâtre très-brillant; de plus, le métal est alors cassant.

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On alfine aussi dans un fourneau à réverbère et à vent, dans la méthode continentale, mais on affine seulement pour rosettes. Dans la méthode anglaise, que nous verrons plus tard, on fait les deux opérations dans le même fourneau et dans la même campagne. Le fourneau à réverbère de la méthode continentale a une forme elliptique (fig. 405) ; la sole est brasquée; le fourneau a cinq

Fig. 405 et 406. —Affinage au four à réverbère.

ouvertures. Tune A pour la chauffe, une autre pour l'introduction des matières, deux C,C' pour la coulée au-dessous desquelles sont deux bassins brasqués comme la sole B; enfin, une 0 pour les tuyères. En D est la cheminée.

On charge jusqu'à 3,000 kilogrammes de cuivre noir; quand il est fondu, on donne le vent; il se forme alors des scories que Ton enlève avec un râble. Les scories deviennent de plus en plus rares, et à mesure que l'opération avance, elles rougissent. A l'aspect du bain et aux essais pris dans le fourneau, on juge de la marche de Topération. Quand on suppose que l'opération est finie, on fait la coulée dans les deux bassins, et on fait des rosettes avec le cuivre ainsi purifié, comme nous l'avons indiqué dans TafBnage au petit foyer. Quand le cuivre est argentifère et qu'on peut avantageusement le traiter pour l'argent qu'il contient, on l'affine quelquefois et on le coule par petites portions dans l'eau froide qui le réduit en grenailles; à cet état, il est plus facile à fondre avec le plomb et les pains d'alliage sont plus homogènes.

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