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TRAITEMENT DES OXYDES RECUEILLIS PENDANT LA DISTILLATION

Les poussières métalliques recueillies dans les allonges en tôle, pendant la distillation, renferment d'après l'analyse :

94,40 de zinc, 5 d'oxyde de zinc, 0,60 de charbon et débris.

M. Montcfiore, auteur du procédé que je vais décrire, a trouvé qu'en les soumettant à une chaleur de 400 à 500», on obtenait par la compression d'un piston la réunion des globules métalliques et la liqualion du métal.

Le four qu'il emploie est représenté fig. 433. Dans cet appareil,

Fig. 43J.— Four de M. Montellore pour la foule des poussières métaHiques formées par Textraction du zinc.

le vase récipient, en terre réfractaire C,C, a la forme d'une botte. Plusieurs de ces bottes sont placées verticalement sur leur fond, de chaque côté du foyer. Elles présentent dans cette position leur ouverture de chargement sur le haut du four; la flamme les enveloppe complètement et les maintient à la chaleur rouge.

Le pied de la botte sert de canal d'écoulement; il est à cet effet percé d'un orifice qu'on maintient bouché pendant l'opération avec un tampon d'argile. On ne le perce qu'au moment du tirage.

On charge les oxydes par le haut, en se servant d'un entonnoir

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muni d'une Talve intérieure. Cette valve a pour but d'intercepter l'air au moment de la chute de la charge dans la botte, autrement les oxydes brûleraient et passeraient à Tétat d'oxyde blanc.

On place au-dessus de la charge un piston PP armé d'ime tige en fer faisant corps avec lui; et pour pression supplémentaire, on ajoute im poids de 5 à 6 kil.

On active alors le feu du foyer, et deux heures et demie après, on procède au tirage de la manière suivante :

L'ouvrier se sert du même poêlon en usage dans les fours à zinc, il le chaufTe d'avance avant de le placer en dessous du trou de coulée; il fait ensuite une piqûre dans le calage avec une broche de quelques millimètres, et tout le métal qui s'est liquéfié dans la botte coule dehors.

Lorsque ce premier jet a cessé, l'ouvrier introduit par le même trou un fil de ferde 0",004 àO",005, qui, par sa flexibilité, remonte le long des parois de la botte et provoque un nouvel écoulement.

En même temps qu'il fait cette opération, il appuie sur le piston à l'aide d'un levier mobile dont le point d'appui est sur la barre de fer transversale placée sur le haut du four ; puis, il imprime à la tige du piston un petit mouvement giratoire au moyen d'une clef.

Ces secousses, combinées avec la pression et avec la manœuvre réitérée de la tige flexible, dans toutes les directions, dégagent et font sortir toutes les parties Uquéfiées.

Le résultat de cette opération donne directement 82 à 83 pour 100 de métal, et un résidu de crasses très-riches encore, mais trop fortement oxydées pour pouvoir se réduire sans le secours du charbon. Ces crasses, traitées dans les fours ordinaires de réduction, donnent encore 45 pour 100 de rendement, de sorte que l'ensemble des deux opérations procure environ 92 pour 100 de la charge de poussières.

Les inconvénients de ce procédé, malgré toute sa simplicité et son bon marché, sont assez graves pour être signalés :

1* Au moment du nettoyage journalier des bottes, il se dégage une énorme quantité de vapeurs zincifères très- nuisibles à la santé des ouvriers ;

2*» Le métal obtenu est toujours mélangé d'une petite quantité d'oxyde qui communique de l'aigreur au métal et le rend impropre au laminage, de même qu'à la fonte du moulage pour objets d'art.

Il est certainement préférable de redistiller ces oxydes avec addition de charbon, en les plaçant dans le haut des fours à réduction, dans des conditions de chaleur modérée ; la qualité du

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métal n'en souffre pas, et Ton utilise ainsi pour la production les rangées supérieures des fours qui ne sont jamais assez chauffées pour réduire le minerai.

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