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AMALGAMATION DIRECTE

Les contrées dans lesquelles les pyrites aurifères sont soumises à l'amalgamation directe sont peu nombreuses; toutes emploient le même procédé, et celui-ci consiste à pulvériser le minerai aussi finement que possible pour le broyer ensuite au contact du mercure.

Quelquefois, mais rarement, la pyrite est soumise au grillage avant d'être amalgamée, et Ton obtient de cette façon un rendement plus considérable.

Les appareils en usage pour la conduite de cette opération varient peu dans leurs dispositions générales; quelques modifications de détail les différencient seules les uns des autres. Le plus simple de tous parait être celui qu'emploient les mineurs piémontais, et c'est aussi celui qui nous servira de modèle dans

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Fig. 473:— Appareil d'amalgamation du Piémont.

la description qui va suivre. Chaque atelier d'amalgamation contient quatre moulins semblables, disposés par échelons, de telle

sorte que les produits de Tun puissent se déverser dans l'autre. L'appareil simple se compose d'une sorte de cuvette en fonte B, représentant une portion de tore et mesurant environ 60 centimètres de diamètre. Cette cuvette est solidement fixée par des écrous sur ime table de chêne A et porte sur le côté une goulette H gui s^allonge jusque sur l'appareil voisin. Au centre de la cuvette s'élève im arbre vertical E, portant, au moyen d'un collier D, une pièce de bois C, dont la surface intérieure représente un entonnoir, tandis que la surface extérieure possède en relief la même forme que la cuvette possède en creux; ime distance de deux centimètres environ sépare la pièce de bois de la cuvette; en outre, la pièce de bois porte extérieurement des dents en fer qui viennent presque au contact de celle-ci.

Le minerai pulvérisé et délayé arrive, par un caniveau G, dans le premier entonnoir, qui est animé d'un mouvement assez rapide, et de là tombe à la partie inférieure, entre les deux surfaces; là il rencontre 20 à 25 kilog. de mercure que l'on a eu soin d'ajouter préalablement^ dont la surface est sans cesse renouvelée par les dents de la meule de bois, et qui, saisissant au passage les paillettes d'or, les dissout rapidement. Pendant ce temps, les parties légères du minerai qui se sont accumulées dans l'entonnoir débordent par les côtés et viennent se répandre par la goulette H, dans Tenlonnoir du deuxième moulin^ où les mêmes opérations se succèdent; du deuxième moulin, ces parties fines passent au troisième, puis au quatrième, abandonnant chaque fois au mercure les parcelles d'or échappées au traitement précédent; après quoi les matières épuisées sont rejetées. Ce traitement est continué pendant im temps plus où moins long, suivant la richesse du minerai; plusieurs semaines s'écoulent en général sans qu'on enlève l'amalgame; puis, lorsqu'on reconnaît que le mercure est saturé, on le recueille et Ton reconmience une nouvelle opération.

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