‹ Dictionnaire de chimie sur le plan de celui de NicholsonChapitre 13 sur 178 · Cuii^re rouge octaèdre · texte numérisé non relu

Cuii^re rouge octaèdre

a. Cuivre rouge rayonné, — Couleur rouge de cochenille

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obscur; en niasse et cristallisé, dans l'octaèdre parfait, quî est la forme primitive ; dans Toclaèdre , tronqué sur les angles, sur les bords, cbaque angle ayant un pointement avec quatre plans; biselé sur les bords, chaque angle ayant un pointement avec huit plans; éclat du diamant, inclinant à Téclnt demi-métallique; clivage quadruple; translucide sur les bords, ou translucide. Prenant, parla raclure, un rouge de brique sale ; sa dureté tenant le milieu entre celles du spath fluor et du spath calcaire; cassant; pesanteur spécifique de 5,6 ù 0,o.

b. C uivre rouge compacte, — Couleur tenant le milieu entre le gris de plomb et le rouge de cochenille; en masse, et réniforme ; éclat demi-métallique; cassure unie; opaque; prenant, par la raclure, un rouge de brique; cassant.

c. Cuivre rouge ca illaire, — Couleur rouge carmin ; en petits cristaux capillaires; éclat du diamant, translucide.

Ces mines de cuivre rouge sont toutes des deutoxides de cuivre, et, au chalumeau , ell»*s sont aisément réduites à l'état métallique. Projetées en poudre dans l'acide nitrique , ^Ues s'y dissolvent avec effervescence; et il en résulte un nitrate vert. Traitées ainsi av4îc l'acide muralique, la dissolution a lieu sons effervescence. Ces mines >e rencontrent principalement en filons, qui traversent des roches primitives et de transition; on les trouve en abondance dans du granité dans le Cornouailles. Le cuivre rouge terreux, qui est rare, est une sous-espèce du cuivre rouge capillaire.

d. Mine de cuivre couleur de brique. — Sa couleur est un rouge hyacinihe. Elle se présente en masse, ou incrustant la pyrite de cuivre. Elle est composée de pa? ticules pulvérulentes mates. Elle tache légèrement et est maigre au toucher. Elle se rencontre en ûlons, comme à Laulerberg, daas le Hartz. La mine de cuivre couleur de brique endurcie a une cassure imparfaitement conchoïde. Elle devient par la raclure, faiblement éclatante; elle est tendre, passant au 4emi-dur. Cette mine peut être considérée comme une com-%

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blaaisoD intime de la mine de cuiyre rouge, et celle de fer (i'ocre brun, contenant de lo à 5o pour cent de cuivre.

3. Ciiwre noir ou oxide noir de caiVre. — Sa couleur lient le milieu entre le noir bleuâtre et le noir brunâtre. Il se présente en masse ou en couches minces sur des pyrites cuivreuses. Il est composé de particules pulvérulentes mates, (jui tachent à peine. Sa raclure est légèrement éclatante. Traité au chalumeau • il se fond en une scorie, en donnant une odeur sulfureuse; il teint le borax en vert. On le dit être un oxide de cuivre avec oxide de fer. On le trouve dans de* mines à Carharrack et Tincroft, dans le Cornouailles.

4« Cuistre émeraude^ ou dioptase, — Couleur vert émeraude. On ne le trouve que cristallisé. La forme primitive est un rhomboïde de i23" 58'. La seule forme secondaire actuellement connue , est le prisme hexaèdre équiangle. lî est éclatant , d'uu éclat nacré. Le clivage est triple. La cassure est conchoîde en petit. Ce cuivre est tramslucide, ausiî dur que Tapatite, cassant; sa pesanteur spécifique est de 3,5. Traité au chalumeau, il devient d'un brun marron, et teint la flamme en vert, mais il ne s'y fond pas. Avec le borax, il donne un boi|^ton de cuivre. Ses parties constituantes sont , suivant M. Vauqueiîn: oxide de cuivre 28,57, carbonate de chaux 4^,83, silice 28,^7. Il consiste, d'après Lowitz,*en 55 oxide de cuivre, 33 silice et 12 eau. On le trouve da;is le pays de KJrguise, à i25 lieues des frontières de la Russie. Il s'y présente associé avec la malachite et la pierre calcaire.

5. Cuiure bleu ou malachite prismatique. — Il y a deux espèces de cette mine de cuivre. Le cuivre bleu rayonné et

le cuivre bleu terreux.

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a. L'espèce rayonnée est d'un bleu d'azur. Elle se présente en masse, sous formes imitatives et cristallisée. Sa forme primitive estcin prisme oblique. Les formes secondaires sont un prisme tétraèdre oblique avec biseaux différens, et un prisme tétraèdre rectangulaire, ou prisme à huit faces terminé par un pointement avec quatre plans. Kclat vitreux.

cliyag^e triple; cassure imparfaitement conchoîde; trantlu^ cide. Prenant par la raclure une couleur plus claire. Cette espèce de cuiyre est plus dure que le spath calcaire , facile à casser. Pesanteur spécifique 2,65. Elle se dissout ayec effervescence dans Tacide nitrique. Fondue avec le borax, elle produit un globule métallique, et les couleurs du flux vert. Ses parties constituantes sont ^ suivant M. Yagquelin : cuivre 56, acide carbonique 25^ oxigène i2,5, eau 6,5. On la trouve dans le Lanarkshire, dans lé Cornouailles^ ainsi qu'en plusieurs endroits sur le continent.

b. Cuivre bleu terreux. Couleur bleu de smalt ; en masse , friable. Pesanteur spécifique 5,554* On le trouve en Nonvège, etc.

Le cuivre bleu de velours appartient à la même espèce. Il est p*eu éclatant , d'un *éclat nacré. On ne Ta trouvé qu'à Oravicza dans le Bannat avec de la malachite et de la pierre d^ fer brun.

6. Malachite, — Cette espèce se partage en deux sousespèces, la fibreuse et la compacte.

a. Malachite fibreuse. — Couleur vert émeraude parfait ; elle se présente ,sous formes imitatives et cristallisée, en prismes tétraèdres obliques, avec biseaux ou troncatures divers ^t en un prisme angulaire aigu à trois pans. Les cristaux sont courts, capillaires, et en aiguilles; l'éclat est le nacré ou lé sojeux. Cette malachite est translucide ou opaquC) plus tendre que le cuivre bleu ; elle prend par la raclure une couleur d'un vert p^lc; elle est facile à casser; sa pesanteur spécifique est de 5,66. Au chalulneau» elle décrépite et devient noire. Ses parties constituantes sont , d'après Klaproth : cuivre 58, acide carbonique i8, oxigène 12, 5, eau 11, 5.

/Elle se rencontre principalement en filons. On la trouve à Sai;idlodge en Mainland, l'une des îles Slietlan(j^ à Landidno dans le Caemarvonshire , et dans les mines d'Arandal en Nôrwège.

b. Malachite compacte. *«. Couleur, le vert émeraude j

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en masse, sous formes îmîtalives et en prismes tétraèdres; peu éclatante, l'éclat soyeux; cassure inégale à grains fins; opaque; raclure d'un vert pâle; pesanteur spécifique 3,65. Elle se présente en filons qui traversent différentes roches dans le Cornouailles, en Norwège, etc. Le cuiure brun qui rient de Tlndostan, est placé par le professeur Jameson, après la malachite compacte. La couleur de ce cuivre brun est le brun noirâtre foncé. Il est en masse, tendre, sa pesanteur* spécifique est de 2,62. Il fait effervescence dans les acides, laissant tomber une poudre rouge. Le docteur Thomson trouva que les parties constituantes de ce cuivre sont : acide carbonique 16,7, deutoxide de cuivre 60,76, deutoxide de fer 19,5, silice 2,1.

7. Culire vert, — ^ Le vert de cuivre commun , ou ckrj^ socolle , se partage en trois sous-espèces.

a. Vert de cuivra conchoïde, — Couleur vert-de-gris parfait. En masee, sous formes imitatives et superficiel; peu éclatant; cassure conchoïde; translucide; plus dur que le gypse; aisément frangible; pesanteur spécifique de 2,0 à 2,2. Cette sous-espèce traitée au dialumeau, noircit d'abord, et ensuite passe au brun ; mais elle ne fond pas. Avec addition de borax, la fusion a lieu, laissant un globule métallique. Ses parties constituantes sont, d'après Klaproth : cuivre 40, oxigène 10, acide carbonique 7, eau 17, silice 26. Ce vert de cuivre conchoïde accompagne la malachite. On le trouve dans le Cornouailles, etc.

Cuivre siliceux ou kieselkupjer. — C'est une variété de la sous-espèce ci-dessus. Couleur vert d'asperge; en croûtes; peu éclatant; cassure unie ou terreuse; opaque; tendre. Le euivre siliceux: consiste dans, cuivre 67,8, oxigène 8, eau 21,8 , silice 29, sulfate de fer 3.

b. Vert de cuivre ferrugineux terreux. — Couleur vert oJive; en masse et en croûtes; friable; opaque; sectile.

c. Vert de cuivre ferrugineux scoriacé, — Couleur vert noirâtre; en masse; peu éclatant; cassure conchoïde; opaque;

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tendre ; aisément frangible. Cette sous-espèce est probatlef ment un composé de vert de cuiyre conchoîde et d'oxide de 1er, qui s'y rencontrent ensemble et passent dfe l'un dans l'autre. On trouve le vert de cuivre ferrugineux scoriacé dans le Cornouailles , accompagnant l'olivénite.

8. Vitriol prismatique^ vitriol bleu, ou sulfate de cuii^re» — Couleur bleu de ciel foncé; en masse, sous formes imitatives et cristallisé. La forme primitive est un prisme tétraèdre oblique, dans Jequel les bords latéraux sont de 134*' 2', et 55- 58'; avec bords et angles souvent tronqués; éclatant ; clivage double ; cassure conchoîde ; translucide ; plus dur que le gypse; pesanteur spécifique de 2,1 è a,2 ; saveur nauséabonde, amère et métallique; sa dissolution forme sur le fer une couche métallique. Ses parties constituantes sont, suivant M. Berzelius: oxide de cuivre 5a, i5, acide sulfurique 5 1,57, eau 36,3. Cette espèce se rencontre en Irlande, accompagnant la pyrite cuivreuse.

9. Oli^énite prismatique ou phosphate de cuivre, — Couleur vert émeraude; en masse et en prismes tétraèdres obliques de 110°; clivage double oblique; éclatant; cassure esquil* leuse; opaque; raclure vert-de-gris parfait; aussi dur que l'apatite; cassant; pesanteur spécifique de 4 ^ 4^^; se fon-^ dant au chalumeau en un globule noirâtre. Le phosphate de cuivre consiste dans : ôxide de cuivre 68, i3, acide phosphorique 30,95. On le trouve à Virnebirg sur le Rhin, accompagné de quartz et de cuivre rouge , etc.

10. Olivénite diprismatique ^ ou cuii^re leniiculaire, "^ Couleur bleu de ciel ; en masse , mais généralement cristallisée en prismes tétraèdres très-obliques avec bisellement ; en pyramides doubles rectangulaires à 4 faces ; éclatant ; cassure inégale; translucide; plus dur que le gypse; cassant; pesanteur spécifique 2,85. Traité au chalumeau, il se convertit en une scorie noire friable. Ses parties constituantes sont, d'après Chenevix; oxide de cuivre 49> acide arsenique i4> eau 35. On le trouve dans le Cornouailles.

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ti. Olivénite €iciculaire, — a, Rayonnée^ ou arséniqte, tuwrrujc, dejer. — Couleur y ert-de-gi is foncé ; eu masse; scrus formes imitatÎTes et en prismes tétraèdres obliques comprimés, ayec poîntement ou troncature; peu éclatant; d'un éclat nacré ; translucide sur les bords ; aussi dur que le spath calcaire ; cassant. Pesanteur spécifique 3,4-

b, Olii'éniie aciculaire lame tt if orme , ou arséniale de ckivre. — Couleur yert olive foncé; en concrétions anglogranulaires , et eh petits cristaux qui sont des prismes tétraèdres obliques, et en doubles pyramides aiguës à 4 fixées; peu éclatant; cassure concbôîde;* translucide; raclure d'un vert olive; aussi dur que le spath calcaire; cassant; pesanteur spécifique, de 4?^ ^ 49^9 traité au chalumeau, cet arséniate entre ea ébullition et fournit une scorie dure, d'un brun rougeâtre. U consiste, suivant Chénevix, dans : oxide de cuWte 6o, acide, arsenic 39,7. On le trouve dans- les mines de cvôvre du CornouaîUes.

c. Olwénite aciculaire fibreuse. — Couleur vert olive; enioâsse; réniforme, et en prismes tétraèdres obliques capiUaires et aciculaires ; peu éclatante , d'un éclat nacré ; opaque ; aussi dure que le î?path calcaire; cassante; les fibres quelquefois flexibles ; raclure brune ou jaune ; pesanteur spécifique de ^,1 à 4i3* S^s parties constituantes' sont : oxide de cuivre 5o, acide arsenique 29, eau 21. Cette olivénité se rencontre dans le Cornouailles.

d. Oliuenile aciculaire terreuse. — Couleur vert-olive;

en masse et en croûtes; mate; cassure terreuse fine; opaque;

très-tendre. On trouve cette espèce dans le Cornouailles,

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