‹ Dictionnaire de chimie sur le plan de celui de NicholsonChapitre 170 sur 178 · AIR · texte numérisé non relu

AIR

ACERBE. On employé ce mot pour désigner le goût âpre et dur de fruits qui ne sont pas mûrs , et pour indiquer la sayeur astringente d'un grand nombre de substances végétales.

ADEPTE (ADEPTUS). Nom que donnaient les alchimistes au petit nombre d'initiés qui avaient mérité d'obtenir la possession du secret de la pierre phildsopbale , ou de la conrersion des métaux en or.

ADULTÉRATION. Sophistication , ou altération produite à dessein^ de substances pures ou de composés formés de substances pures.

AGENT. On appelé ainsi toute substance dont on cherche à employer l'action puissante, pour opérer ou tendre à opérer quelque effet.

AGRÉGATION. C'est une union ou assemblage de parties homogènes et de même nature , qui forment un tout.

AIGRE. On emploie ce mot en chimie pour désigner la sayeu^ piquante qui caractérise les acides faibles, ou celle qui se développe des substances animales et végétales, lorsqu'elles passent à la fermentation acide.

On donne aussi le nom d'aigre aux substances métalliques qui manquent de ductilité et ne sont point malléables ; ainsi , l'on dit qu'un métal est aigre , pour indiquer qu'il est sujet i\ se fendre et à se casser par la pression ou la percussion.

AIR DÉPHLOGISTIQUÉ. C'est ainsi que Priestley appela d'abord le gaz obtenu par l'action , dans l'appareil pneumatique , de l'acide sulfurique concentré sur le peroxîdc de manganèse. Schéele le désigna ensuite comme air du feu ; Condorcet , comme air vital; et ce fut Lavoisier qui, le pre*

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mier, lui donna le nom de Gàs ougerb, qu'il porte encore

aujourd'hui.

AIA FIXE. Gaz acidb gaeiohique.

AIR INFLAMMABLE. On arait autrefoîa nommé aînsi^ et air phlogistiqué y le gaz obtenu dans l'appareil pneumatique, par l'action de l'acide sulfîirique sur de la limaille de fer ; ce gaz reçut depuis le nom de Gaz nriNio^kini y qoi a été généralement adopté, et qu'il conserve encore.

ALIMENT* On appelé ainsi toute substance qui , introduite dans le corps , sert à sa nutrition, à son accroissement, à la réparation de ses pertes. Il n'existe de substance alimentaire^ ou pouvant être aliment, que dans le règne orgaiùque. Les minéraux n'en fournissent point.

AMORPHE. Ce terme, qu'emplojent plus spécialement les minéralogistes pour désigner des minéraux dont la cristallisation est confuse, vague et indéfinissable, peut s'appliquer en général, à toute substance qui, ne présentant à ^obse^ vation aucune forme extérieure bien déterminée, De peat ^re convenablement C£uractérisée et classée comme corps dbliuct.

ARGANE Les anciens chimistes se servirent de cette expression ponr £aire considérer comme mystérieux des procédés dont ils ckerdiaient à ne point faire connaître le mode ou la théorie. G 'est ainsi qu'ils appelèrent arcane coralUn ce qui n'était autre chose que de Toxide rouge du mercure, sur lequel on a fait brûler à plusieurs reprises de l'alcool, dans l'intention de l'adoucir. Ils donnèrent aussi le nom d*arc€Uium duplicatum , arcane eiouble, double secret, au sidiate de polasse, que l'on appelait avssi smi de ditobus, tartre \n4rÈolé.

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AROME. Ce que l'on appelé ainsi aujourd'hui en chimie, est ce que les Anciens nommaient esprit recteur^ principe odorant des végétaux. Ce principe odorant n'est pas le même dans tous les végétaux. Le seul caractère commun qu'o» puisse assigner aux divers arômes, est d'être constamment à l'état d'un fluide dont la présence n'est sensible que par l'odorat seulement.

ASSIMliATlÔN. C'est le terme dont on se sert eu physiologie, pour désigner le procédé au moyen duquel lesr difiérens principes du sang , destiné à suppléer à la perte qu'éprouve le système, sont amenés à faire partie des diver» organes du corps.

BAROMETRE. Instrument dont on se sert pour mesur^T la pression de l'atmosphère. Pour les usages ordinaires, 'cet instrument se construit, d'après la description détaillée q'a'en donne M* Thénard, de la manière suivante. On prend upi tube de verre ou de cristal d'environ o",9o de hauteur et de c»",oo8 au-moins de diamètre intérieur; on le ferme à la lampe par l'une de ses extrémités , et l'on donne à l'autre la forme de la taille d'une plume à écrire , ou d'unç cuiller. On chasse l'humidité que le tube pourrait contenir, en le chauffant et renouvelant l'air au moyen d'un soufflet adapté à un tube de verre plongeant dans son intérieur; le tube étant bien sec, on 1^ remplit de mercure pur, à l'aide d'un petit entonnoir, et on y fait bouillir le mercure. Pour cela, on l'incline légèrement, et l'on tient l'extrémité ferment au-dessus d'un fourneau coutenant quelques charbons allumés ; on le tourne en différens sens, afin d'exposer tous les points de sa surface à l'action du feu.

te mercure contenu dans cette portion du tube ne tarde point à bouillir; on chauffe alors, et l'on porte successivement Tome IF. 36

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