JETA
être fratche, et, jusqu'à un certain point, urineuse. Son odeur se rapproche descelle de menthe poirrée, ayec un mélange d'odeur d'amandes amères» Sa pesanteur spécifique est de 0,7864. Cet esprit brûle ayec une flamme intérieure bleue, mais blanche à l'extérieur. Il brûle à environ 56 degrés centigrades, et se congèle à — 1 5^ centigrades. Il se combine avec l'eau en toute proportion, de même qu'ayec l'alcool et la plupart des huiles essentielles. Il ne dissout qu'un peu de soufre et de phosphore ; mais, en très-grande quantité , le camphre.
la potassé caustique a très-peu d'action sur l'acide pyroacétique. Les acides sulfnriquc et nitrique le décomposent; mais l'acide muriatiqne forme ayec ce corps un composé qui o'est pas acide, et dans lequel on ne peut démontrer, la présence de l'acide mnriatique , que par décomposition ignée. On peut concevoir de là , que l'esprit pyro-acétique est une substance particulière, qui ressemble à l'éther , à l'alcool, et aux huiles volatiles. Pour obtenir à meilleur prix l'acide pyro-acétique, on peut faire usage de Tacétate de plomb da commerce. Après avoir distillé ce sel dans une cornue de terre, et recueilli les produits liquides dans un ballon, communiquant par un tube à un flacon entouré de glace, on sature ces produits avec une dissolution de potasse ou de soude, et alors on sépare l'esprit par une seconde distillation, en ayant soin d'opérer à une chaleur réglée ; comme l'esprit passe ordinairement avec un peu d'eau , il convient de le rectifier en le distillant de nouveau sur du muriate de chaux sec» Annales de Chimie , tome LXIX!.
ESPRIT DÉ SEL A^IMONIAC. [Voyez Ammohiaqub.)
ESPRIT DE SEL. ( Fo^ez Acide murutique. )
ESPRIT DE VIN. ( Foyez Alcool. )
ÉTAMAGE. On appelé ainsi l'opération qui a pour objet
LIQ 571
de recouTrir d'étaîa la surface d*un métal, qui est le plus^ ordinairement le cuivre. (P^oj^ez Cviyes et FBa.)
ÉTÂMAGE DES GLACES. On se sert de Tamalgam* d'étaîn pour étamer les glaces et les mettre , ce qu'on appelé au tain. On étend d'abord une feuille d'étain sur une table bien horizontale; on verse ensuite sur toutes les parties de cette feuille une certaine quantité de mercure, celuici y adhère par sa tendance à s'unir à Tétain , et y form« une coucbe assez épaisse ; puis on j glisse une glace, de manière à couper cette couche en deux, et enfin on charge la glace de poids ; bientôt la feuille se combine intimement avec le mercure, et forme un amalgame qui s'attache fortement aux parois de la glace, et lui donne la propriété de réfléchir les objets.
ÉTHER MURIATIQUE. Suivant MM. Colin et Robiquet, {Annales de Chimie et de Physique, tome L", page34B et suivantes) , lorsqu'on fait passer un volume d'éther muriatique à travers un tube de porcelaine , chauffé à un rouge obscur, ce volume se résout en un mélange d'un volume de gaz oléfiant et d'un volume de gaz acide muriatique. En ajoutant la densité du gaz oléfiant = 0,9722
à ceUe du gaz acide muriatique = 1,2840
on a pour somme 2,2662
ce qui est à-pcu-près la pesanteur spécifique de la vapeur d'après l'expérience = 2,2190.
LIQUÉFACTION. Terme employé en chimie, dans quelques cas, comme synonyme de celui effusion; dans d'autres cas, comme signifiant déliquescence; et l'on fait aussi usage