XII. — Mines de Mercueb
I, Mercurç natif,
a. Mercure fluide, [F'oyez Mebcv&e). — Le mercure natif se rencontre principalement dans des roches de formation de houille, associé avec- du cinabre, du mercure corné, etc. Il s'en présente rarement de petits filons dans des roches primitives , accompagné d'argent natif, etc. Le mercure natif se trouve à Idria, dans le Frioul autrichien; en Hongrie; dans le Palatinat; dans le djuché de Deux-Ponts, etc.
b. Mercure dodécaèdre y ou amalgame natif,
1, Amalgame fluide , ou demi-fluide, — Couleur Wanc d'étain ; en portions arrondies; et cristallisé en un dodécaèdre rhcmboïdal, rarement parfait; brillant; faisant entendre lorsqu'on le coupe, un bruit de craquement; ayant la dureté du talc. Pesanteur spécifique io,5. Ses parties constituantes sont; mercure 74? argent 25. Cet amalgame se trouve dans le duché de Deux-Ponts.
2^ Amolginme solide,^^ Coaleur blanc d'argent; en masse
et disséminé ; cassure conchoïdo aplatie; aussi dur que lo gypse; cassant; craquant fortement lorsqu'on le coupe; pesanteur spécifique 10^5. Cet amalgame étant traité au chalumeau 5 le mercure coule. Ses parties constituantes sont , suivant Heyer : mercure 74 1 argent 26; et, d'après Klaproth : mercure 64 9 argent 36. Cet amalgame se trouve en Hongrie, dans le duché de Deux-Pouts, etc. J/. Cinabre natif,
a. Cinabre d'un rouge foncé. — Couleur rouge de cochenille; en masse; disséminé, sous formes imitalives et cristallisé. Forme primitive , un rhombe; les formes secondaires sont : un prisme hexaèdre régulier, une table rhomboïde aiguë et à six côtés; l'éclat est briltuc^t, adamantin. Il est translucide, donnant une raclure d'un rouge 'écarlate éclatante. Le cinabre rouge foncé a plus de dureté que le gypse. Il est sec ti le et aisément frangible. î9a pesanteur spécifique est de 6,7 à 8,2. Traité au chalumeau, il fond et se volatili^ avee une flamme bleue et en émettant une odeur sulfureuse^ Ses parties constituantes' sont, suivant Klaproth : mercure 84,5, soufre i4?75.
b. Cinabre d'un rouge vif. — Couleur ronge écarlate vif; en masse et en concrétions fibreuses déliées; peu éclatant, d'un éclat nacré; c^s^rè terreuse; opaque; prenant de l'éclat par la raclure; tachant; friable; cette sous-espèce se rencontre dans des roches de schiste argileux, de schiste talqueux, et de schiste chlwite. On le tronnre en filons dans la Boh^oie , à Idria , etc.
c. Cinabre hépatique.
1. Compacte. Couleur tenant le milieu entre le gris de plomb îoneé et le rouge de cocb€»iille; en masse; peu éclatant; d'un éclat demi- métallique; prenait de l'éclat par la raclure; opaque, tendre, sectiie. Pesanteur spéciftgue 7,2; parties constituantes, mercure 8 1,8, soufre 10,75, carbone 2,5^ «lice Q,65, alumine o,55, oiBÎde de fer 0,2, cuivre 0,02, eau 0,75*
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3. Cinabre hépathique schisteux. — Couleur comme eell« de Tespèoe précédente , maj;? quelquefois tirant au noir; ea masse et en concré fions arrondies ; éclatant, d'un éclat demi-r métallique; cassure schisteuse; la plus aisément frangible ; prenant par la raclure un rouge <le cochenille, inclinant au brun. Cette sous-espèce, plus légère que celle qui précède, se rencontre en masses considérables dans le schiste argileu:s , et le bitume coquillier. Elle se trouve en abondance à Idria.
3. Mercure corné ; ou mercure pyramidal cornée — Couleur gris de cendres ; en vésicules, avec cristallisations inté-r rieures, sous les formes d'un prisme tétraèdro rectangulaire, avec pointemeus divers , et d'une pyramide double à 4 face». Les cristaux sont tçès^f^tits , éclatans , d'un éclat adamantin. Clivage simple. Faiblement translucide, tendre, sectile et aisément frangible ; traité au chalumeau , ce mercure se volatilise entièrement en répandant une odeur d'ail. Il est solubie dans l'eau , et sa dissolution , mêlée avec de l'eau de chaux , donne un précipité de couleur orangé. Klaproth en a établi es parties constituantes à : oxide de mercure 76 , acide muriatique 16,4 , acide sulfurique 7,6. Le mercure corné a été trouvé en Bohême.