‹ Dictionnaire de chimie sur le plan de celui de NicholsonChapitre 49 sur 178 · Ô MIN · texte numérisé non relu

Ô MIN

précipité, i partie d'argent ». — Système ^ 5.*^* Édit. , trarduction française, Vol. III, page 71 5. — Gomment un grain d'argent fut-ii obtenu, en traitant la licjueur avec du nitrate d'argent ? C'est ce que je ne puis deviner.

2. Mine rouge d^ antimoine fibreux. — Klaproth fit digérer dans un matras à long col, 100 parties de cette mine dans de l'acide muriatique mêlé avec quelques gouttes d'acide nitrique ; le tout fut dissous , à l'exception d'un résidu gris de i,5o parties de soufre. « L'antimoine contenu dans la dissolution, fut précipité à l'état d'un oxide blanc, en l'étendant d'eau, et la petite portion du métal restant encore dans ce liquide fut ensuite entièrement précipitée par de la potasse. L'oxide ainsi obtenu fut redissous dans de l'acide muriatique, et la dissolution étendue de six fois sa quantité d'eau, en y ajoutant encore assez du même acide pour redissoudre entièrement ^la portion de l'oxide que l'affusion d'eau avait fait précipiter. Après que la dissolution étendue eût été ainsi rendue claire, l'antimoine qui y existait fut reproduit comme antimoine métallique, en plongeant du fer poli dans la liqueur. Cet antimoine, après avoir été recueilli, édulcoré et séché, donna 67, 5 parties» . — KlaprotKsancdyticalEssaySy Vol. II, page 143, English Translation. — D'après le résultat cidessus, et la constitution de l'oxide, telle qu'elle a été établie par M. Thénard, Kiaproth en inféra que le minéral consistait dans : ^

Antimoine métallique. . . (87, 5

Oxigène 10,8

Soufre 19,7

. Il m'est pénible d'avoir à signaler de nouveau une erreur dans le détail que présente le docteur Thomson de cette analyse. « Klaproth ajouta, dit-il, de l'eau à la liqueur, et il en sépara ainsi le métal en totalité en une poudre blanche ; par l'addition de potasse ne produisit pliis de précipité dans

la liqueur » . Cette observation , que la potasse ne produisit plus de précipité dans la liqueur, est remarquable ; et il CD doit être ainsi , parce que Toxide d'anliraoine est soluble dans un excès d'acide muriatîque; circonstance sur laquelle^ en effet, est fondée cette analyse, ainsi que celle qui précède.

3. Le sulfure d'antimoine doit être traité avec de l'eau régale. Le soufre et le muriate d'argent (si la mine contient de ce métal) resteront insolubles. On sépare alors de la dissolution, l'antin^oine, en y ajoutant de l'eau; le plomb s'obtient au moyen de l'acide sulfurîque , et le fer, en versant dans la liqueur un léger excès d'ammoniaque. — Système de Thomson y 5."^ Édit. , traduction française, Vol. III, pages 716 et 716, Mais il y a lieu de faire observer, en opposition à ce qui est dit par le docteur dans ce paragraphe, !.• qu'une portion du soufre devra être acidifiée par l'eau régale, et que, par conséquent, \e soufre ne restera pas ; a." qu'une portion d'oxide d'antimoine continuera d'être combinée avec l'excès d'acide muriatique; 5.* que le soufre acidifié précipitera d'abord le plomb à l'état de sulfate insoluble, qui restera ainsi avec le muriate d'argent.

SI, après avoir soumis du sulfure d'antimoine réduit en poudre à l'action d'acide nitrique aidée de la chaleur , on ajoute de l'eau , il se produira un précipité consistant dans de J'oxide dantimoine, avec soufre et sulfate de plomb. Le sulfate d'argent étant très-soluble dans l'acide nitrique étendu, restera dans la liqueur. L'argent sera précipité au moyen de muriate de soude , sans que le plomb soit affecté , si la dissolution est chaude et tant soit peu étendue. Le plomb, s'il en reste, peut être alors précipité par du sulfate de soude, en quantité équivalente, ou par de l'hydrosulfate d'ammoniaque; par le muriate de baryte, on peut reconnaître l'acide sulfurîque résultant de l'acidification du soufre, et |e fer, au moyen du prussiate ferrugineux de potasse. Si; l'on met en digestion dans de l'acide muriatique le premier précipité lObtenu par affusion d'eau , cet acide se chargera de l'oxide

d'aDtîmoine) qui pourra être recueilli à Tétat métallique, en plongeant un morceau de zinc ou de fer dans la dissolution rouriatique; enfin, le soufre peut être séparé du sulfate de plomb par ustullation.

Le meilleur, moyen à employer pour obtenir l'antimoine métallique du sulfure de ce métal, est celui qui consiste à faire calciner ce sulfure, aprjbs ustullation soignée, aycc la moitié de son poids de tartre cru. Le métal se trouvera au fond du creuset. On peut aussi mêler i'oxide d'antimoine f après ustullation, avec de lliuile , de la graisse et de la pous-t sière de charbon , et calciner le mélange , jusqu'à ce que des gouttes du métal commencent à paraître; alors ou projette du nitre dans le mélange ^ par petites portions à4a-fois , et jusqu'à une quantité égale au seizième du poids de l'oxide ; ou bien encore on peut former le régule martial d'antimoine (adtimoine contenant un peu de fer et de soufre) ^ en ajou-» tant 16 onces du sulfure à 6 onces de doux de fer, et en calcinant le tout au blanc dans un creuset ; lorsque la masse est en fusion , on y projette peu-à-peu deux on«es de nitre ea poudre , après quoi l'on couvre le creuset , et en activant là chaleur pendant un peu de temps , on trouvera au fond de ce creuset, de 7 à 8 onces du régule. En répétant deux ott trois fois la fusion et la projection du nitre, le régule sera fnis dans un état plus rapproché de celui du métal pur.

Dans ce qui va suivre, je me bornerai à présenter le détai^ de quelques-unes des analyses les plus habilement et exactement faites.

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