‹ Dictionnaire de conversation à l'usage des dames et des jeunes personnes (volume 2)Chapitre 102 sur 133 · YEN — 301 — VER · texte numérisé non relu

YEN — 301 — VER

poitrine, el centre inléricur, la pai-lie qui n aujoiinriiiii vul^^airoiiieiiLcenoin. — AufigLirL',ondilS(3couc/(«r sur le ventre, aplat centre, pour sluuiiilier. Le mot ventre s'emploie aussi pour indiquer une lormc arrondie, comme le ventre d'une bouteille, etc.

Ventriloque (de dcux mots latiiis signifiant ventre et parler). O, nom s'ap|ili(iue à ceux dont la voix sourde est tantôt rapprochée et tantôt lointaine. Les ventriloques ne parlent pas du ventre comme on se l'était imaginé anciennement; ils modifient seulement le timbre, rintensité de leur voix ; faculté que tout le monde peut acquérir par l'habitude. Pour produire l'illusion, les ventriloques qui parlent en notre présence nous cachent avec soin tous les mouvements apparents (lui accompagnent le langage ordinaire; artifice qui nous porte à })onser que la voix (jui nous frappe et qui est très-ditférente de celle que nous leur connaissons et avec laquelle ils nons entretiennent dans le moment même, émane de cpielque autre personne. Le ventriloque ou Yengastrimithe donne d'ailleurs des tons opposés à sa voix, ce qui ne contribue pas peu à compléter 1 illusion d'acousti- ([ue sous l'inih.ience de laquelle on se trouve (v. Voix). Vénus, déesse de la beauté. Celte divinité primordiale, éclose

était celui de Cytbère. — ' """'■•

En astronomie, c'est le nom de l'une des 3 planètes inférieures, appelée vulgairement Vesper ou étoile du berger. \'énus est plus rai)prochée du soleil ipie la terre. Elle n'en est éloignée que d'en- \iiun 100 millions de kilomètres. Elle jette son éclat le plus brillant lorsipi'elle nous présente tout son hémisphère éclairé et (pi'elle se IrouNC près de la terre. Elle achève sa rotation sur son axe on "2.3 heures et quelques mmutes, el sa révolution autour du soleil en ii'i- jours IG heures. — Cette planète est à peu près de la grosseur de la terre, mais on la croit entourée d'une atmosphère plus épaisse.— Dans l'ancienne nomiMiclature chimique, Vénus signifiait le cuivre.

Vêpres (les [d'un mot latin (pii signifie so/rj), prières, actions déglaces prononcées le soir, instituées dans l'église pour honorer la mémoire de la sépulture de J.-C, ou de sa descente de croix. Les vêpres sont de la plus haute anti(|uité.

Vêpres sicilicHEcs (v. SiciUenneif [Vêpres]).

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Ver.Oiuloiinc ce nom aux animaux sans vertèbres, au corps allon!j;é, mou, conlractile, articulé ou partagé par des rides transversales \)\us ou moins distinctes, n'oiïrant ni corselet ni pattes articulés et ne pouvant subir aucune transformation. — On a divisé les vers en vers exti-rieurs, qui viennent dans la terre ou dans l'eau, et vers intestùmux ou parasites, c'est-à-dire qui vivent dans les intestins aux dépens de ranimai qu'ils tourmentent et font souvent périr. Long-temps on a cru que le sang des vers était blanc, on sait parfaitement aujourd'hui qu'il est rouge et communique avec le cœur. Les organes de la digestion des vers consistent dans un tube qui aboutit d'une part à la bouche et de l'autre à l'extrémité opposée. — Les vers qui vivent à l'extérieur [)ondent au printemps. — Parmi les vers, il en est quelques-uns qui ont la faculté de se reproduire par bourgeons comme les végétaux , c'est-à-dire que lorsqu'on les a di\isés en plusieurs fragments, chacun de ces fragments, dans un temps donné, représente l'organisation complète d'un nouvel individu. — Les vers luisants sont des animaux étrangers à la famille des vers, mais cette dénomination est tellement passée en habitude que les naturalistes ont cru devoir la leur conserver; ce sont des insectes de l'ordre des coléoptères, et qui répandent dans l'obscurité une lueur phospliorescenle. Pendant long-temps les naturalistes se sont occupés de rechercher la cause de celte phosphorescence, mais toutes leurs investigations n'ont abouti qu'à la découverte des organes dans lesquels réside la propriété lumineuse; ces organes sont les derniers segments abdominaux dont la couleur est jaunâtre. C'est encore a des zoophyles plus ou moins sem!)lablos au ver luismit que l'on attribue la phosphorescence de la mer. — Parmi les vers que l'on rencontre dans le corps de l'homme, nous citerons ïascaride lombricoïde, ïoxyure, le Iricocéphale, et le tamia (v.), connu vulgairement sous le nom de ver solitaire. — Les causes qui amènent le développement (]Qi vers intestinaux sont en général une nourriture insalubre et des digestions mal faites; les enfants surtout en sont affectés quand leurs repas ne sont pas réglés et quand on les laisse manger à tout moment des fruits et des aliments indigestes. — Les vermifuges les plus eflicaces sont l'écorce de grenadier et la sémentine.

Vera-Cruz, un des états du Mexique, dans l'Amérique septentrionale; son territoire borde i'exirémilé S.-O. du golfe du Mexique sur une longueur d'environ Gî-0 kilomètres. Vera-Cruz est aussi le nom de la capitale de cet état. — L'île de Sâint-Jean-d'L'lloa, qui a été prise récemment par une escadre française, n'est éloignée (pie (le il kilomèlres de la Vera-Cruz.

Verbe, mot qui sert à former, dans le discours, la réunion du

siijf-t avecl'alli'ihiil : c'est le veiljo (iiii donne la \h' au lanirage, rar c'est (lu verbe que dépend le sens de toute pro[)Csition. — On disliriçiiie des verbes actifs, des verbes passiffi, des verbes neutres, des verbes iinpersuiinels , etc. Les dénoniinalions de ces verbes varient au gré des granuiiairiens. — H y a aussi les veibcs auxiliaires être et avoir. La grammaire indiquera leurs fonctions, ainsi que celles des autres espèces de verbes.

Verbe (théologie), nom qu'on donne à la seconde personne de la Ti'inité, c'est-à-dire à Notre-Seigneur .Jésus-Christ, fils de Dieu. L'apôtre saint Jean commence ainsi l'histoire de sa divine mission : a Au commencement était le Verbe, et le Verbe était avec Dieu , et le Verbe était Dieu; toutes choses ont été faites par lui; et rien de ce qui a été fait n'a été fait sans lui; en lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes, etc. »

Verdet, sel de cuivre impur et de couleur verdàtre qu'on nomme vulgairement vert-de-gris, et dont la préparation en grand forme uno liranche im[>orfante de commerce (v. Cuivre).

Verdict (de 2 mots latins f|ui signifient ce qui est dit avec vérité). C'est le nom par lequel on désigne une déclaration qui doit être réputée vraie comme consacrant la vérité elle-même. — Nous avons emprunté cette expression aux criminalistes anglais; et c'est aujourd'hui le terme généralement adopté pour désigner la déclaration du jury, c'est-à-dire la réponse qu'il fait aux questions qui lui sont posées sur la culpabilité ou la non-culiiabilité des prévenus traduits aux assises.

Vergennes (Charles Gravier de), né à Dijon le 29 décembre ni 9, mort le 13 février 1787. Après avoir habilement rempli de hautes fonctions diplomatiques dans diverses cours de l'Europe, il fut appelé au ministère des aiïaires étrangères, à l'avènement de Louis XVI, et déploya dans ce nouveau poste des talents du premier ordre. L'événement le plus important de son ministère fut la £;uerre d'Amérique et la reconnaissance de l'indépendance des États-Unis. Son grand moyen politicjue était de ne jamais donner une réponse décisive. Ses manières étaient grandes, ses formes toujours diplomatiques. C'est ce qui faisait dire au comte d'Aranda, aml)assadeur d'Espagne : « Je cause avec M. de Mau repas, je négocie avec M. de Vergennes. »

Verglas (de 2 mots latins signifiant (jhice verte), couche déglace ■ mince et très-unie qui se forme quand il tombe une petite pluie après une longue gelée. Le sol ayant été fortement refroidi, réduit l'eau à l'état dt* congélation aussitôt ([u'elle le louche. Los chutes sont fort à craindre (luand il fait du verglas.

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Vorgniaud (Pioirc-Virtorin), l'un des ornteiirs Us plus rloqucnls (le ros^embléc législative et tle la Convention , et le plus brillant (les (li!'inités fie la Gironde, nafpiit à Limoges en 1759, et mourut sm- lÏHiiafaud ix'volulionnaire le 31 octobre 1793, avec la plupart (\e:i Girondins. Peu de temps avant de périr, Yergniaud avait adressé à ceux (jui bient(')t devaient être ses bourreaux ces courageuses et propliétiipies paroles : <( Citoyens, il est à craindre (pie la révolution, comme Saturne, ne dévore successivement tous ses enfants, et n'engendre enliu le despotisme avec les calamités qui l'accompagnent. »

Vergue, grande pièce de l)ois servant à déployer, à étendre ot à orienter les voiles d'un bâtiment de manière à rendre l'impulsion du vent aussi favorable que possible à la marche du navire. Un grand bâtiment a 1 4 vergues, toutes horizontales , à l'exception d'une seule.

Vérité, connaissance des choses telles qu'elles sont Notre connaissance à cet égard est parfaite, lorsque nos idées sont entièrement conformes aux choses qui en sont l'objet. La recherche de la rrrité a toujours été le sujet des méditations du philosophe. — La ]'érité, en théologie, c'est Dieu lui-même; puisqu'il a dit : <( C'est » moi qui suis la vie et la vérité. » — La mythologie des Grecs avait persomiifié la Vérité. Pindare la fait fille de .lupiter; d'autres la font fille du Temps. — Celte dernière fiction est très-ingénieuse; car c'est souvent le temps seul (pii fait luire la vérité dans tout son éclat.

Véritable, vrai, vraisemblable. \'cri table désigne la vérité expressive , c'est-à-dire qu'il se rapporte principalement à l'exposition de la chose, et il signifie qu'on la dit telle qu'elle est. Vrai marque précisément la vérité objective ; il signifie qu'elle est telle qu'on la dit. Vraisemblable expiime une chose qu'on peut supposer vraie. Un fait est i:raif;einblable (piand ce qu'on en raconte ressemble à ce qui doit être vrai. Le véritable est ce que les apparences approchent le plus de la certitude. — Véridique, véracité. — L'homme véridique dit vrai. L'homme vrai est véridique par caractère. Les gens réridiques le sont dans leurs récits , dans leuis rapports, dans leurs témoignages. L'homme véridique est le con- Iraiie du nienteur. — La véracité est la vertu qui consiste à dire la vérité.

Verjus, suc acide ([u'on tiie des laisins qui ne sont |)as encore en matuiilé. On appelle aussi verjus le raisin qu'on cueille encore vert. — Il v a en outre une espèce de raisin aux grains longs et gros, à la peau fort dure, auquelon donne le nom de i^erjus,

Vermeil , nom ([u'uii donne aux couveiis cl antres ouvrai^es d'orfèvrerie en argent qui ont été dorés au feu avec de l'or amalgamé. — On appelle aussi vermeil un vernis composé de gomme et de cinabre mêlés et broyés dans Tessonce de térébenthine.

Vermicelle (do l'italien vermicello, petit ver, vermisseau), lon;^s fils de pâle au\(iuels les italiens ont donné ce nom expressif, et (|ue nous mangeons en potages. La semoule ou farine de gruau haut moulue est la base de la pâle avec laquelle on fabrique le ctmicelk.

Vermillon, couleur d'iui usage fréquent dans la peinture. On la tire du cinabre. Les dames coquettes s'en servent pour donner à leur teint [ihis déclat cl une fraîcheur plus apparente.

Vermont, nom de l'un des étals qui constituent l'Union améiicaine. Il est situé dans la partie septentrionale des États-Unis, sur les frontières du lîas-t^anada , entre le lac Champlain à l'ouest, et le cours de la Conneclicut qui le sépare de létat de ce nom. Le caractère, les mœurs, les coutumes des habitants de l'état de Vermont ressemblent à ceux du reste de la population de la Nouvelle- Angleterre. La capitale de cet état est une petite ville qui se nonune Montpellier. — Population totale , 300,000 habitants; superficie, 5,548 kilomètres carrés.

Vernet (Jo?eph) , grand jieintre de marine , naquit à Avignon , en Tannée 171 i, d'Antoine Vernet, peintre lui-même. On sait que .loseph Vernet se lit un jour attacher à un màt pour pouvoir étudier, sur le pont du navire, pendant une tenii)ète, ce grand bouleversement de la nature dont il devait faire un chef-d'd'uvre. Ce célèbre artiste fut reçu à r.\cadémie de peinture en 1766, et mourut en 1789. — Son fils Carie, né à Bortleaux le 1 i août 1758 , après avoir étudié sous lui, obtint le grand prix de Rome par sa composition de V Enfant prodigue, et devint un remarquable peintre; d'histoire. On voit ses princi[iaux chefs-d'œuvre dans nos nuisécs. Carie Vernet est mort en novembre 1836, laissant à son tils Horace le soin de perpétuer la gloire de la famille.

Vernis , liquide vis{|ueux et siccatif résultant de la solution de résines dans l'esprit de vin , ou dans quelques huiles volatiles ou iixes. De là des remis à l'esprit de vin , des remis à l'essence et des rernin gras ayant pour dissolvant une huile \\\e , mais rendue pi'éalal)l(Mnent siccative (v. Huile). — Les vernis ont pour effet de donner du l)iillant aux objets sur lesquels on les ap[>lique, et de les préserver en même temps de l'humiililé.

Vérone, \ illo tiu ro\ainii(' l,(Miili;u'(l(i-\ éiiilicii. est bâtie sur IW-

VftR — SfO — VIT,

(IIlto et renfcrmo uiio |)0|)iiliiti()ii i\o ^0,000 liabitanls. Elle csl roinarqiiahlc par ses l)oaii\ iiioiuiinciils on marbre. On y voit un amphilliôàtre antique parfaitcnienl conservé, qui pouvait coiitenii- 2 '1,000 spectateurs. La pro\ince de Vérone, qu'on nomme le IVruiKiis. est très-fertile.

Véronique (saintel, pieuse femme qui présenta un mouchoir ou siuhirium au Christ, lorsqu'on le conduisait au Calvaire. Aussitôt, les traits du Sauveur du monde s'imprimèrent sur cette toile , et formèrent ce qu'on appelle le faint-siiaire (\.). La ville de Turin se vante de posséder cette précieuse relique, qui fut, diton, donnée à Charles-Emmanuel II, en IIB."], par Marguerite de Chypre.

Véronique, plante de la famille des pédiculaires. Ce genre renfi'rme de nombreuses espèces. Les véroniques à épis sont trèspropres à l'ornement des jardins, — Une décoction théiforme de feuilles de véronique est regardée comme stomachi((ue et béchique. On en tire aussi un suc dont on fait des sirops et des conserves.

Verre , produit qu'on obtient en exposant un mélange de silice et de différentes matières à l'action d'un feu violent et suffisamment entretenu. Le verre était connu dès la plus haute antiquité.

Verre (peinture sur). Ce bel art, né, pour ainsi dire, sous l'innu(>nco de la pensée chrétienne, a produit des chefs-d'œuvre que nous ne pouvons imiter qu'im[)arfai[ement. La basilique de Ste- Sophie à Constantinople , dont la reconstruction fut achevée vers 627, paraît être un des premiers monuments religieux où l'on ait employé le verre coloré à l'ornement des fenêtres. La France vit naître de grands artistes en ce genre, et nos anciennes basiliques s'embellirent de leurs admirables peintures. Puis, avec les siècles, le secret de la peititure sur verre se perdit; aujourd'hui on s'occupe d'essais plus ou moins heureux pour le retrouver.

Verres (Caius), d'une famille patricienne de Rome, est connu par les infàrnes et cruelles concussions qu'il exerça comme questeur en Asie, et surtout comme gouverneur de la Sicile. Il pressura ce riche pays pendant 3 années. Enfin les cris des opprimés trouvèrent un éloquent interprète. Cicéron accusa et démasqua le tyran , qui fut exilé. Plus tard, Verres revint à Rome; mais, proscrit par les triumvirs, il fut tué par leurs sicaires. Les discours que Cicéron avait composés contre Verres portent le nom de Verrines : ils sont au nombre de sept.

Verrue, ]K'litc e\ci di-sance de la peau, de noliire fibreuse, se

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(lévcIoii|)ni>l de prrfércncc ;uix iiiaiiw. Los vcrnios disparni-^fent assez ordiiuiiremonl sons riiilluence de la cautérisalion [lar l'ac idc azotique, faite avec précaiilioii.

Vers, versification, versificateur. Les vers sont le langage et les formes adoptés par la poésie. La versification est la connaissanc > et la pratique des règles prescrites par le goût pour composer de> vorft. Mais des vers, même bien faits, ne sont pas toujours de l.i poésie . il y manque le feu sacré. De là vient que de fort habiles versificateurs ne sont regardés fjue comme des poètes fort médiocres.

Versailles, ville située à 16 kilomètres à l'ouest de Paris, cheflieu du département de Seine-et-Oise, et qui compte 28 à 29,000 habitants. Cité de plaisance plutôt que d'industrie, Versailles n'a que peu de commerce; et sa fabii(iuo d'armes, qui a joui long-temps d'une réputation méritée, n'existe [iliis. — Versailles est le siège de tribunaux de I''" instance et de commerce, d'un évôché.

On y trouve une riche bibliothè(iue publi nie, un collège et un séminaire. — L'histoire de Versailles, c'est celle do son château royal ; c'est donc de ce lieu

(Uie noiiS nous lue de yers((illes du côlé de l'Oruniji'rii'.

occuperons plus particulièrement. Au commencement du régne de Louis XIII, on apercevait auprès d'un donjon féodal un moulin à vent (le construction ancienne, et dans lequel le roi allait coucher quand il ne voulait pas rentrer à St-Germain. Bientôt ce prince y fit bàlir un pavillon de chasse; plus tard le moulin fut abattu, cl c'esl sur ses l'uines que furent jetés les fondatio;;s du château actuel. Devenu roi, Louis XIV consacra à la reconstruction et à lagrandissemcnt de Versailles des sommes énormes; il y transporta sa cour: c'est là cpril donna ses plus belles fêles, et qu'il lit aux ambassadeurs étrangers ses plus brillantes réceptions. — Le Gravi-

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Triannn, ((ni (lo\inl, >()us la lin il(\ ï^oii rrgno, une (li''[H'iulaiiro du fliAloau de Versailles, ii'élait, d'oljord (lu'im bouquet de bois au milieu duf[ucl on avait bâti une élégante maison; mais, en 1()83, cette maison devint un palais. — Lorsque Louis XIV eut rendu le dernier soupir, la cour quitta Versailles; mais elle y fut ramenée par Dubois, qui espérait, en éloignant le régent de Paris, le débarrasser d'une partie des roués qui l'entouraient ; le ministre et le maître y moururent tous deux la même année. — Louis XV introduisit dans Versailles des changements caractéristiques. Louis XIV y avait logé la monarchie, Louis XV s'efîorça d'en faire un temple du plaisir : déjà des plans nouveaux de l'architecte Gabriel avaient été approuvés, quand le manque d'argent fit suspenrlre les travaux. A la mort de Louis XV, Versailles fut encore une fois désert. — Lous XVI se proposait de le restaurer, quand les premiers symptômes de la révolution vinrent lui donner d'autres soucis. En 1788. il y tint un lit de justice, et l'année suivante il y convoqua les états-géneraux qu'il ouvrit le 4 mai 1789. — Le 20 jiu"n. l'assemblée nationale, chassée de la salle de ses séances, se réfugia au Jeu-de-Paume. Le 1 4 juillet on apprit la prise de la Bastille, et le 16, au soir, le roi arbora la cocarde nationale. Il commet plus tard l'imprudence de permettre ce repas des gardes-ducorps, qui amena les journées des 5 et 6 octobre, et le départ de la famille royale pour Paris. — Le directoire entretint le palais de Versailles; Napoléon y fit des dépenses considérables; mais ne songea jamais à venir l'habiter. La branche aînée des Bourbons eut plus d'une fois le projet de rétablir à Versailles le siège du gouvernement; mais la crainte de s'éloigner de Paris l'y fit renoncer. Cette fastueuse résidence, vérital)le épopée de pierre où sont écrits les deux derniers siècles de notre histoire, aurait fini par être abandonnée au vandalisme de quelque bande noire, si Louis-Philipi)e I'^'' ne l'eût transformée en un musée destiné à réunir /ow/cs /es gloires lie la France depuis les temps anciens jusqu'à nos jours. — Ami des arts, et fidèle à tous les grands souvenirs, ce prince en fit lui-même l'inauguration, et convoqua à cette solennité tout ce que la France l)0ssède de guerriers, d'artistes, de savants et d'hommes distingués dans toutes les classes.

Verseau (contraction des mots verseur d'eau ou verse eau), onziinne signe du zodiaque. On doit présumer qu'il tire son nom de la saison des ])luics qui ont lieu à l'entrée de l'hiver. Le soleil atteint cette constellation au mois de janvier. — Le Verseau est compo-ié de 42 étoiles.

Verset 'diminutif flu mot vers), mol (|u'on n'eniphjie guèn^ ((ue

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dans le style li(iirii;i(ine, j)Oiii- (l(''si;j;iicr une pni'lie d'un cliapilre , d'une seciion, d'un para^iraplie divisé en petits articles ordinairement de deux à trois liL^nes. — Les livres de laBil)lesont divisés [inr chapitres, et les chapitres par verse /s.

Vert (îles du Cap-). Elles forment dans l'océan Atlan(i([iie un arcliiiiel de dix îles , divisées en trois groupes. Toutes ces îles offi'ent des traces [)rofondes de l'action des volcans Les principales sont Saint-Vincent, Saint-Antoine, Sainte-Lucie, San-Nicolao, Bona\ista, l'île de Sel et Santiago. — La capitale de tout l'archipel est dans cette dernière île ; c'est là que se trouve le siège du gouvernement et de l'évêché.

Vert-de-gris , combinaison de l'oxyde de cuivre avec l'acide de vinaigre. On l'emploie beaucoup en peinture et en teinture (v. Venlet).

Vertèbres (d'un mot latin signifiant tourner , attendu que c'est par le moyen des vertèbres que le corps tourne), pièces osseuses en forme d'anneaux, articulées entre elles de manière à former un conduit (pii part de la base de la tète jusqu'à la partie inféiienre du bassin. Ce conduit prend le nom de canal rachidien ou de colonne ■vertébrale. — L'absence ou la présence des vertèbres établissent deux classes fondamentales parmi les animaux : 1" celle des anmiaux vertéhréft, i" et celle des animaux invertébrés. Dans la première, on rencontre l'homme et tous les animaux supérieurs; dans la seconde, se trouvent les crustacés et les insectes, etc. — La colonne Ncrlébrale contient dans son canal le prolongement du cerveau ({u'on appelle moelle épinière.

Vertébrés. Ce sont, de tous les étres animés, ceux dont les qualités sont les plus variées et les plus parfaites, ceux dont les organes sont les plus nombreux et les plus compliqués. — L'existence d'une charpente solide dans l'intérieur de leurs corps, perniet aux vertébrés d'atteindre à une taille que les animaux articulés, les moHustiues et les -oophijtes, ne présentent jamais; et ce squelette dont toutes les pièces sont liées les unes aux autres, tout en conservant de la mobilité, donne à leurs mouvements une précision et une vigueur ([u'on ne \oit que rarement chez les autres animaux. — La portion du squelette qui ne manque jamais, qui varie le moins d'un animal à un autre, et qui est, en même temps, la plus importante de toutes, est la tige osseuse creusée en étui qui renferme le cerveau et la moelle épinière et qui forme le crâne et la colonne vertébrale.— Les sens extérieurs, dans les vertébrés, sont toujours au nombre de il, et les organes de ces o sens présentent, à peu de chose près, la mènio disposition que dans l'homme. — L'appa-

roil (!o la (lii2;ostion n'offre aussi dans celte fjrande division ou Régne animal que des différences assez légères. Le sang est toujours rouge et circule dans des vaisseaux appelés artères et veines. 11 y est toujours mis en mouvement par un cœur charnu ; mais la conformation de ce dernier organe, ainsi que la marche du sang dans le système circulatoire, varient dans les différentes classes de ce tjipe. La respiration a toujours lieu dans un appareil pailiculior situé dans une cavité intérieure du corps, mais elle n'est pas toujours aérienne comme chez l'homme; quelquefois elle est aquatique, et alors Ics poumons sont remplacés par des branchies. — L'eiiibrancJu'iitent ou lype des vertébrés a été partagé en i classes parfaitement isolées les unes des autres par l'organisation des êtres qui en font partie. La subordination des caractères est, ici, si nette et si facile à suivre, que l'on [)eut prédire, à priori, les mœurs et les habitudes instinctives d'un animal, d'après la forme générale de sa structure, et, surtout, d'après les proportions que conservent entre eux, tels ou tels appareils de sa vie.

Le tableau suivant présente le partage des vertébrés en classes et en ordres :

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