‹ Dictionnaire de conversation à l'usage des dames et des jeunes personnes (volume 2)Chapitre 111 sur 133 · VIF. — 327 — VIE · texte numérisé non relu

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taux en ost la branche la plus im[)Oiianle. ('hàlelleraiilf est le grand centre de la fabrication de la coulellerie en France.

Vienne (département de la Haute-). Ce dé|)artenient, presque entièrement formé du Haut-Limousin, est borné au nord par ceux de la Vienne et de l'Indre, cà l'est par celui de la Creuse, au sud par ceux de la Corréze et de la Dordop;ne, à l'ouest par celui de la Charente. On évalue sa superficie à 072,952 liectares. Cette contrée comprend une portion de la région occidentale du plateau de \'\nvergne; le nord excepté, sa surface est partout montagneuse. Un grand nombre de petites rivières affluent presque toutes à la Vienne ainsi qu'à la Gartempe; une multitude de sources coulent dans toutes les directions de ce département, qui ne compte pas moins de 556 étangs. Sa superficie est divisée en i- arrondissements , Limogefi, chef-lieu, Bellac, Rochechouart et St-Yrieix, et renferme 293,000 habitants. L'éducation du gros bétail et celle des chevaux est une des richesses des liabitants.

Vienne, ville de France très-ancienne, faisant partie du Dauphiné, et aujourd'hui chef-lieu d'arrondissement du département de l'Isère.

Vienne, capitale de l'Autriche, située sur la rive droite du Danube, au pied d'une colline appelée le Kahlenbcrf] . Cette ville, y compris ses 3i faubourgs, a près de 321 kilomètres de circonférence. Elle est fermée du côté de la campagne par un fossé et un rempart de 4 mètres de hauteur, flanqué de 12 tours, et contient 8,200 maisons^ 53 églises ou chapelles et 18 couvents. De ses 20 places, il n'y en a que 2 assez belles, celle de Hof et celle de Joseph, décorée de la statue équestre de l'empereur de ce nom, et entourée de palais et de jolies maisons. Le Grahm et le Kohlmarld sont les parties de la ville les plus fréquentées et les plus élégantes. Parmi les 123 palais, il n'y a de remarquables que ceux qui ont été bâtis dans le siècle passé par Fischer d'Erlach; mais on admire un grand nombre de maisons particulières. La ville est séparée des faubourgs par un rempart avec bastions et un large fossé. La plus belle promenade de Vienne est le Prater, bois do 10 kilom. de longueur, sur les bords du Danube. — Comme le reste de l'empire. Vienne a fait de grands progrès dans l'industrie : elle compte plus de 120 fabriques de cotonnades, soieries, châles, voitures, pianos, etc. Sa fonderie de canons et sa manufacture d'armes sont les plus belles de l'Europe. — Cette capitale est le point central du commerce intérieur et du transit pour l'étranger : il y entre annuellement 1 ,300,000 quintaux de marchandises, dont 81 2,000 pour l'exportation. — La poiiulation de Vienne s'élève à 385,253 habitants.

Vienne (congrès de). La plus importante de toutes les assemblées

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aii\i|ii('llcs nii a doniK'' ce luun sOiiviil le 1'''' ii'ixcmhrp ISIî, ol (liim jusqu'au 10 juin Isni. Hlle avait |)oin- objet de faire exécuter le traité de Paris et le» conventions préalaljlement arrêtées entre les alliés depuis le 26 février 1813; le système des étals européens y fut fondé sur le principe de la légitimité; et Ton se disposait à effectuer la translation de Napoléon de l'île d'Elbe à Ste-lléléne, lorsqu'il débar(pia à Caïuies. Talleyrand fit alors adoptiu- la déclaration du l.{ mars ISI"), en vertu de laquelle le !j;rand homme était mis au ban de l'Europe, et, le 25 mars, la grande alliance contre la France fut renouvelée. — On peut regarder le congrès de Vienn(î comme la base du système gouvernemental de l'Europe actuelle. Mais il est des esprits sages, tant en France qu'à l'étranger, qui n'y voient pas un gage assuré de tranquillité pour l'avenir. L'indépendance et la constitution géographique de la France ne semblent pas avoir eu auprès de la diplomatie étrangère le degré de considération que méritait leur importance. Les hommes éminenis assemblés à Vienne n'y' ont-ils pas traité la France en vaincue.' n'ont-ils pas trop oublié qu'elle avait commandé à l'Europe entière, et que, dans tous les cas, sa grandeur et l'équilibre de son territoire étaient les conditions premières de la paix du monde? Ces appréhensions, que chaque jour montre plus fondées, étaient déjà, à l'époque du congrès, celles de l'empereur .\lexandre de Russie. Vierge. Le Bréviaire a un office particulier pour les vierges. Il y a dans l'Évangile une belle parabole des 5 vierges sages et des '6 vierges folles. — L'église célèbre une fête de sainte Ursule et de ses compagnes, qu'on dit avoir été au nombre des LI,000 vierges. — Le christianisme a sa vierge par excellence, vierge entre toutes les vierges, Marie, la mère du Sauveur. — Vierge s'emploie aussi adjectivement et au figuré : une réputation vierge est une réputation intacte ; une terre vierge est celle qui n'a jamais été soumise à la culture; les métaux vierges sont ceux qu'on trouve purs et sans mélange dans le sein de la terre; de Y urgent vierge, de Y or vierge, du mercure vierge, de l'argent, de l'or, du mercure qui n'ont point passé par le feu; cire vierge, cire qui n'a encore été employée à aucun ouvrage; huile vierge, première huile qui sort des olives avant qu'on les ait pressées; parchemin vierge, parchemin fait de la peau des petits agneaux ou des chevreaux mort-nés. — On appelle vigne vierge un arbrisseau sarmenteux et grimpant dont les feuilles ressemblent à celle de la vigne. — En astronomie, c'est le nom du sixième .signe du zodiaque, qui comprend une étoile de la première grandeur, appelée Yépi de la Vierge, laquelle parait sous le méridien , vers la fin de mai. à !) heures du soir.

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Vif-argent ( V. .]/cJTWre). '

Vigie (d'un mot espaL,'iiol sii:;nifiant aontineUe). A bord dos bàtiiiKMits, on place durant le jour, au haut des mâts, un homme en acntineUe pour qu'il annonce les objets qui peuvent se présenter à riiorizon : or, on dit que cet homme est en vigie, et il prend luimême le nom de vigie. — On appelle en outre vigies des écueiis à fleur d'eau d'une petite étendue.

Vigile (d'un mot latin signifiant veille), veille de certaines fêtes de l'église catholique, telle que la vigile deNoël,\a vigile de la Toussaint, etc. Leur origine est attribuée à une coutume de l'ancienne église, suivant laquelle les fidèles s'assemblaient la veille de Pâques, pour prier et veiller ensemble, en attendant l'office que l'on célébrait de grand matin en mémoire de la résurrection de N. S. J.-C. Par la suite, les chrétiens firent la même chose à d'autres fêtes; mais, comme à la longue il s'y glissa des abus, les vigiles furent défendues par un concile de 1322 ; et à leur place on institua les jeûnes appelés vigiles. — On appelle vigiles des morts les matines et les laudes de l'office que l'on dit ordinairement la veille d'un service pour un mort.

Vigile, 41" pape, fut intronisé en l'an 5.38. Il se vit tour à tour ballotté entre les orthodoxes et les acéphales , hérétiques qui rejetaient les deux natures en Jésus-Christ; et par suite de sa faiblesse ainsi que de ses déplorables irrésolutions, il éprouva les plus cruelles et les plus humiliantes vicissitudes. — Vigile mourut à Syracuse le 10 janvier ijo.'i.

Vigne, arbrisseau sarmenteux originaire de la Perse. Les fleurs de la vigne sont réunies en forme de grappe. Le fruit qui est une baie renferme cinq semences osseuses. Les espèces et surtout les variétés de la vigne sont nombreuses. Leur nomenclature exacte n'a pu encore être faite. — La culture de la vigne fut l'objet des soins des plus anciens peuples. L'histoire sainte nous représente Noé comme l'inventeur de l'art de faire du vin. et nous apprend qu'il y avait dans la Palestine d'excellents vignobles. Les Égyptiens apl)rireiit d'Osiris la manière de planter la vigne et de faire le vin. I.a Grèce, dès les temps les plus reculés, tirait un grand profit de ses \ins. — La vigne était cultivée avec succès dans les en\ irons de Rome. Numa passait pour y avoir enseigné le premier à la tailler. Nos aïeux les Gaulois connin-ent, long-temps avant le régne de Domitien, la culture de cet arbrisseau, qui dmait croître et prospérer parmi nous, comme sur un terroir privilégié.

Vignette, petite estampe ou dessin dont on orne le cammencement ou la lin des chapitres d'im livre. Ce qui lui a valu ce nom

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de viijnette, c'est qu'autrefois ces sortes (rornemonts ne représentaient guère que des pampres et des raisins. Il y a aussi des vignettes qui servent d'encadrements pour les couvcrtiu-es de livres, etc.

Vignole (.lacques de), célèbre architecte, naquit le l''"" octobre ■l.'iOT, dans les environs de Hologne. Après avoir eu la puissance d'imprimer une forte direction aux études de ses contemporains, il est encore aujourd'hui, par son excellent ouvrage des Cinq Ordres, le conservateur du goût et des bons principes en architecture. — Parmi ses nombreux travaux, on cite surtout le magnihque château Caprarole, un des chefs-d'œuvre les plus complets qu'ait i)roduits l'art de bâtir. Après la mort de Michel-Ange , c'est lui qui dirigea la construction de l'église Saint-Pierre de Rome. Le pape Grégoire XllI, qui avait mis en Vignole toute sa confiance, le chargea aupies du grand-duc de Toscane d'une mission diplomatique, dont l'illuslie artiste s'acquitta en négociateur intègre et judicieux. Peu de temps après, il mourut, le 'juillet 137.3, à l'âge de 66 ans.

Vigogne, quadrupède du genre des lamas et de la section des ruminants (v.'j. La vigogne a à peu près la taille de la chèvre, son port est gracieux et plein de fierté; comme le chamois, elle est légère et pleine d'adresse. Les Patagons sont tres-friands de la chair et de la peau de ce quadrupède, cpji habite les croupes froides et désertes des plus hautes Cordillères.

Vigoureux (la). Cette femme appartenait à la monstrueuse association d'empoisonneurs qui, faisant du plus lâche et du jjIiis atroce des crimes un infâme commerce, porta la désolalion dans les familles de la cour de Louis XW. Ces misérables, traduits devant la chambre ardente de l'Arsenal , furent condamnés au bûcher, et subirent tous leur arrêt.

Viguerie, viguier. On désignait autrefois par le titre de viguier le juge qui , en Languedoc et en Provence , faisait les mômes fonctions que les prévôts royaux dans les autres provinces de France; et l'on nonmiait viguerie, 1" la charge, les fonctions de viguier; 2" le territoire soumis à la juridiction d'un viguier.

Villanelle, sorte de poésie i)astorale à refrains revenant à detrèscourts intervalles. La villanelle est depuis long-temps passée de mode.

Villaret. Deux frères, tous deux grands-maîtres de l'ordre des chevaliers hospitaliers de St-.Iean de .lérusalem, ont porté ce nom. Le premier, Guillaume de Villaret, succéda en 1.300 à Odon de Puis, et fui le 23" grand-maître. Son frère. Foulque de Villaret, lui succéda en 1309, et mena à bonne fin l'entreprise de la conquête, commencée par Guillaume, de l'île de Rhodes, occupée alors par des Grecs révoltés et iW~- pirates musulmans. Le 1.") août l"! 13. il

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s'oinparn de lu cai)ilnle et succossivemont (1(; Inulc l'ili.' avec les îlots ([ui en dé|ieii(leiU el dont Col est \c principal. C'est alors que le couvent de l'ordre, iirécédennnent établi dans l'île de Chypre, ù Limisso, fut transféré à Rhodes, et (juc les hospitaliers furent appelés lihodiens ou chevaliers de Jihudes. — Un autre personnai^e de ce nom, Claude, qui vivait au xviii'^ siècle, a laissé un nom recommandable en littérature comme le second des contiiuiateurs de l'histoire de France, pid^liée par l'abbé Velly; ouvrage dont les tomes vin à xvii sont dus à la plume de Claude Villaret.

Villars (Louis-Iiector , maréchal, duc de) , l'un des plus beaux génies militaires dont se glorifie notre pays, naquit en 1653 à Moulins, et annonça de si bonne heure sa rare aptitude pour le métier des armes, qu'à l'âge de 2\ ans, après la bataille de Senef, il était déjà colonel d'un régiment de cavalerie. Il ne tarda pas à mériter en cette qualité les éloges de Turenne et du grand Condé ; puis il futenvoyé à l'armée d'Alsace, où les suffrages du maréchal deCréqiiy le vengèrent de l'injuste aversion de quelques chefs. Réduit à l'inaction par la paix de Nimègue (1678), Villars reçut l'ambassade do Vienne, poste dans lequel il fit preuve d'un talent assez remarquable pour les affaires et (ju'il ne tjuitta que pour recevoir quelques compliments vagues de Louis XIV, et essuyer ensuilb des dégoûts à l'armée de Lombardie sous le maréchal de Villeroy. En 1702, par un mouvement habile, il gagna la bataille de Friedland contre les impériaux , et reçut à cette occasion le bâton de maréchal de France. A son retour en France, Louis XIV lui confia la pacification du Languedoc, et à peine eut-il rempli celte mission, qu'il fut a|»pelé sur des champs de bataille plus dignes de lui. Il vole en Allemagne, arrête iMarlborough victorieux, bat l'ennemi à StolhotTen en 1707, et lui enlève 167 pièces de canon. Blessé assez grièvement à l'horrible boucherie qu'on appela la bataille de Malplaquet (1709), il eut en 171 2 la gloire de remporter la célèbre victoire de Denain, dont les résultats furent la prise de Marchiennes, de Douai, du foi't de Scai'[)e, du Quesnoy , de St-Arnaud , de Houchain , la retraite du prince Kugène, et la conclusion de la paix d'Utrecht, qui rendit la tran(}uillité au monde. — Lorsque, sous le règne de LouisXV, la France déclara la guerre à l'Autriche, on lui donna le litre de maréchal-général de France que Turenne seul avait porté avant lui, et on l'envoya piendre lecommandement de l'arméed'Italie. Bien qu'il eut alors 89 ans, il entreprit et accomplit la conquête du Milanais. Surpris à Turin parla maladie, il y mourut en I7;il.— Militaire, sa réputation sera toujours brillante ; homme privé, on lui reprocha à bon droit d'aimer li'op l'argent e; sm'tout d'iivoir un amour-propre

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