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Vogler, !i('' en 17i0 à Wiirzboiiri^, manifesta de bonne heiiro (](; belles disposilions pour la niusi(iue, fut protégé par Charles- Théodore, électeur de Bavière, qui le fit étudier à Bologne, s'ac- ([uit une grande réputation, voyagea dans presque tous les pays livilisés, et mourut en 1814. — On lin doit Vorchestrion, instrument composé de i clavecins, égal en force à un orgue de plus de .'} mètres, et rejiroduisant un orchestre complet. Il a publié aussi plusieurs ouvrages sur la nuisiipie.
Voie, chemin, route par où Ton va d'un lieu à un autre. Ce mot désigne plus spécialement les grands chemins des anciens Romains, CCS routes conduites de Rome aux extrémités de 1 Europe et par delà, et dont il reste encore des traces. — La voie publique se dit en général des rues, des places publiques, des chemins, etc. — l'o/V s'emploie ligurément en termes de religion, de dévotion : la voie du ciel, etc. Il signifie aussi les commandements de Dieu, ses lois. — En astronomie, la Voie lactée est une grande lumière blanche et diffuse qui traverse presque toute la sphère céleste, à peu près du nord au sud, et qui, vue au télescope, se résout en une multitude innombrable d'étoiles distinctes. — En termes de chasse, on appelle voie le chemin par où la'bète a passé. — Voie signifie encore la voiture par laquelle les personnes, les marchandises, sont transportées d'un lieu à un autre. — En termes d'anatomie , les voies sont certains conduits qui reçoivent ou rendent certaines matières.
— Au figuré, '-o/fs se prend dons l'acception de moyens dont on se sert. Il se dit, en chimie, de la manière d'opérer. — Voies de droit, recours à la justice selon les formes légales. — ]'oies et moyens, revenus de tout genre que l'état applique à ses dépenses. — Voie est encore employé dans le sens de charretée, mesure qui contient environ une charretée, etc. — Voie d\>au, ouverture faite accidentellement à un navire, et par laquelle l'eau entre.
Voile, pièce de toile ou d'étoffe destinée à cacher quelque clinse. Les femmes, et particulièrement les veuves, se servent de voiles pour se couvrir la tète, pour se cacher le visage. En Orient, les femmes ne sortent point quelles ne soient couvertes d'un voile.
— Voile signifie la couverture de tète que portent les religieuses, et l'on dit : cette fille a pris le voile, elle est entrée au noviciat, elle prit le voile que portent les novices. — Ce mot désigne quehpiefois \m grand rideau, et, hgurément, une apparence, une couleur spécieuse, un prétexte, un moyen dont on se sert jwur tenir une chose cachée , ou encore ce qui nous dérobe la connaissance de quelque chose. — En marine, on appelle voile une espèce de toile forte que l'on attache aux vergues ou aux mâts, pour prendre, recevoir le