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avait loué le protecteur avec convciiaïKe et élévation; il plut encore à la cour de Charles dont il notait malignement les ridicule?, et dont il prévoyait les nouveaux malheurs. Parvenu à l'extrême vIimIlesse , il alla passer ses dernières années à la campagne, voulant, disait-il, mourir comme le cerf, à l'endroit d'où il était })arli. — Sa [)oésic se fait remarquer par une |)ureté continue, une douceur, un tour facile et nombreux dont les meilleurs vers de notre Hacan [)euvenl donner l'idée.
"Wallis (Jean), mathématicien anglais, né en 16 K», mort en 1703, a étendu et pour ainsi dire créé de nouveau la doctrine des indicisililt's deCavalieri ; son arithmétique des infinis a précédé et peut-être suggéré les découvertes analytiques de Newton; et de tous les précurseurs de ce grand homme, W'allis est celui dontles inventions mathématiipies étaient le plus nécessaires au calcul dessériesinhniesdcs lUixions ou à l'analyse différentielle de Leibnitz. Sa correspondance avec les savants les plus célèbres de l'Angleterre et du continent a depuis long-temps marqué sa place dans l'histoire des sciences. — Son existence fut heureuse et [)aisiblc. Quoiqu'il fût un des ecclésiastiques de Londres les plus opjiosés aux doctrines des indépendante , le gouvernement du protecteiu' n'en confia i)as moins à Wallis une des chaires de l'université dOxford. — Charles 11 et Guillaume d'Orange, à leur avènement au trône, ne virent non plus en Inique Icsavantqui honorait sa patrie, et le comblèrent de faveurs. Il hit im des premiers membres de la société royale de Londres.
'Vl^'allis (Samuel), célèbre navigateur anglais qui continua, de ITGO à 1768, dans le Grand-Océan, les explorations du commodore Byron. Parvenu dans la mer l'acihqiic jusque sous le tropique, il aperçut plusieurs iles nouvelles, entre autres Taïti, que Bougainville ne reconnut (pi'un an plus lard. On ignore l'époque de la mort de Samuel Wallis. La relation de son voyage a été publié à Londres en 1773 (3 vol. in-i";, et l'amiée suivante à Paris dans la liaduction de Suaiil.
"Wallons, nom donné aux habitants de ceitaines provinces de la IkMgiqu(\ telles ([iie l'Artois, le ilainaut, Namur, une partie de la l'Iandre , le Brabant, le pays de Liège, ceux de Limbourg et du Luxemboiug. Ils parlent la langue wallonc , cest-à-dire le vieux français ou welche. C'est dans ce pays qu'étaient recrutées les troupes d'élite de l'Espagne, alors maîtresse des Pays-Bas. L'église française réformée porte encore dans certaines contrées des Pays- Bas le nom û'é()lisii icallone. — Les W'alkms se dislinguent des autres Flamands et des Brabançons, non-seulement pas leur idiome, mai.: ji.ir leur taille et leur boime tenue.
"Walpole (Robert), minisln! anglais, né en 1()7() à lIouLililon , d'une très-ancienne famille du comté de Norfolk, était le troisième (ils d'un membre du parlement; il était destiné à l'église, lorsque la mort de ses deux frères et son mariage avec la fille du lord maire de Londres lui ouvrirent la carrière parlementaire. Il entra dans la cliambre des conniiunes en 1700, se montra tvhig actif et véhément, obtint de la popularité, et devint, en 4 708, secrétaire d'état au département de la guerre et trésorier de la marine. Mais bientôt les mémos principes qui l'avaient élevé occasiomiérent sa chute. Enveloppé dans la disgrâce du célèbre Mariborough, son protecteur ('1711), il fut accusé de péculat et de corruption, exjndsé de la chambre et conduit à la Tour tle Londres. Les icJiigs ne l'abandonnèrent pas : en 1 7 ! i , le bourg de Linn l'envoya à fe chambre, qui cassa trois fois l'élection sans lasser la persévérance des électeurs. 11 se trouvait naturellement l'adversaire des tories; mais, tout en attaquant les mmistres, il ne négligeait aucune occasion de déployer pour la maison de Hanovre un dévouement absolu. Aussi, dès que Georges I*" parvint au trône , Walpole fut-il naturellement appelé au ministère (1714), où il se maintint jusqu'en 1718. Cette admmistration fut marquée par la septennalité parlementaire (1716), la mise en accusation de lord Bolingbrocke (v ) , partisan de la succession catholique; le traité de la triple alliance (1717), qui avait uniquement pour but de détacher la France de la cause du prétendant et d'atièrmir le trône de Georges V' ; enfin la réduction de la dette publique. La froideur avec laquelle lord Slanhope, son collègue, soutint cette mesure salutaire, engagea A\'alpole à se retirer du ministère, et le jeta de nouveau dans les voies de l'opposition. 11 (it sur tous les points aux conseillers de Georges une guerre si redoutable, que la couronne, comprenant toute sa puissance comme chef de l'opposition, lui lit des avances. Walpole se montra facile : dès l'an 1720, non-seulement il cessa d'alta(}uer toutà coup le ministère, mais il fut nommé payeiu- général des troupes. 11 avait entraîné ses amis dans sa chute ; il (it accorder à chacun d'eux des faveurs proportionnées à leur importance. En 1721 il était i''' lord de la trésorerie, chancelier de réchi(|uier. Deux ans après, lorsque Georges 1*^'' partit pour le Hanovre, il fut nommé un des lords justiciers pour l'administration du royaume et seul secrétaire d'état. Ces faveurs excitèrent l'envie et provoquèrent un examen seèvre de sa conduite. On accusa Walpole de trahir les intérêts de la nation pour étendre les prérogatives du moiiai'que, et de prodiguer les trésors de l'état pour ('(jrrompre les membres du [larlement. Ces re[)roches étaient fondes , mais c'était mi litre de jilus ù la conliance de l'avare
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(îoori^cs 1''''. — L'a:lroit iniiiislii', piiAoyaiil la lin procliaiiic de ce prince, sut se ménager la proloclion du prince de (jalloà, (pii le conserva à la tète des atl'aires lorsqu'il monta sur le trône en 1727. Pendant les l.'i premières années du nouveau règne, \V'ali)ole dirigea seul les ail'aires , et pour conserver le pouvoir il sut si bien mettre à profit la dépravation de ses contemporains, qu'il a mérité le surnom de père de la corruption. 11 se vantait, dit-on, de connaître le tarif de chaipie homme, et s'était enrichi par l'agiotage. En 1712, voyant baisser son crédit dans le parlement, Walpole se retira, (ieorges [[ l'appela à la chambre des pairs avec le titre de comte d'Oxford et une pension de 4,000 livres sterling. Son ministère avait concouru, avec le ministère également pacifique du vieux cardinal de Fleuri, a maintenir la paix de l'Europe. \\'alpole mourut dans ses terres en I7i:i. — H'alpole (Horace), troisième fils du précédent, né en Mil, mort en 1797, fut dès 1738, par le crédit de son père, pourvu de trois sinécures, et membre du parlement en 1711. Il s'y fit peu remarquer. Ennemi des affaires, il se livra exclusivement aux lettres, et se fixa long-temps à Paris où i\ forma avec la célèbre madame du Deffcint , alors i)res([ue sexagénaire, une liaison qui dura 10 ans. Devenu, par la mort de ses frères, l'héritier de la pairie de son père, il ne prit point le titre de comte d"()\ford et ne voulut point siéger à la chambre haute. — On a d'Horace ^^"alpole plusieurs ouvrages, entre autres sa Correspondance avec madame du Defïïmt , et des Méinoiref^ sur les 10 prcnières années du règne de Georges If.
■Walter Scott (v. Scutt).
Warrant, mot anglais qui revient fréquemment dans les récits des aflaires d'Angleterre, où il signifie garantie, sécurité ; et particulièrement un ordre, un écrit en vertu duquel le porteur agit par autorité, et est par là garanti de toute poursuite à la(iuelle pourrait donner lieu l'exécution de cet ordre.
"Warwick (Gui de Beaucliâmp, comte de), est le premier personnage (jui figure dans l'histoire comme titulaire de ce comté, (jui a passé depuis par alliance dans ])lusieurs autres fa^nilles; il vivait sous Edouard II, et entra en 1312 dans le complot des grands contre Gaveston, favori de ce i)rince, — ]\'arii:icl,- (Richard de Beauchamp, comte de), fut un des conseillers les plus intmies et des ])lus vaillants capitaines du roi Henri V. Il représenta le roi d'Angleterre au concile de Constance (1414). Après la mort de Henri V, il devint gouverneur du jeune roi Henri VI. H se trouvait à Rouen lors du procès de Jeanne d'Arc, et ne se montra pas l'un des moins cruels persécuteurs de celte héroïne. Il mourut en I i39. dans
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cotte \ille, (ni il irsidiiit roiniiio r(''ïj;pnl. Son fils, Ilcmi do Bonii- <'ii;unii, civo iliic de ^Var\vicl^ en liii, étant moit. sans |)(ist( rilc on 1453, le comté de Wanvick passa à la noble famille des i\e\il en la personne du titulaire qui suit. — ]]'aricick (Richard Ne\ il, comte de), gendre de Ricliard de Beauchamp, devint comte de; >\'ai\viclc à la mort de son beau-frère. Déjà immensément rjclie avant son mariage avec Anne de Beauchanip, il devint dès lors le plus opulent seigneur de l'.Vngleterre. Dernier et illustre exemple de l'hospitalité féodale, il nourrissait dans ses terres jusqu'à ;{0,()00 personnes. Quand il tenait maison à Londres, ses vassaux et ses amis consommaient 6 bœufs par repas. Héros tout Ijopulaire, redoutable chef de jiarti, il possédait les talents du général; impitoyable pour les nobles, il épargnait le peuple dans les batailles. Il mérita le surnom de faiseur de rois dans la guerre civile des deux Roses. Il fut d'abord l'appui du parti d'York contre Henri Yl de Lancastre; par lui ["ùlouard IV hit proclamé roi, Henri VI fait prisonnier, et la reine IMargueril(> d'Anjou obligée d'aller mendier des secours en Ecosse et en France. Bientôt il se brouille avec Edouard, le fait prisonnier, le chasse à son tour, et remet sur le trône Henri VI et Marguerite ; mais à la journée de Barnet (1471) , Warvvick trouva la fin de sa brillante destinée, et sa mort entraîna la ruine du parti de Lancastre. Il avait donné sa fille au duc de Clarence, frère d'Edouard IV; de ce mariage na(|uit Edouard, comte de Warvvick , qui , successivement détenu à la Tour de Londres par Edouard IV, Richard HI et Henri VII, finit par être mis à mort sous ce dernier prince,
"Washington ( Georgcs) , fut incontestablement le })lus grand honune des temps modernes. Né le 22 février '1732 à Bridge- Creeck en Virginie, d'abord arpenteur dans le duché de Westinoreland . régisseur de plusieurs domaines , à la mort de son Irére, il devint possesseur du domaine de Mont-Vernon et d'une fortune considérable; il exerça sans traitement toutes les charges dont son pays l'honora, donna de son bien à la république et n'accepta jamais lien d'elle. A sa mort, le général, (jui avait dirigé toute la guerre de rindé|)endance, qui, pendant 8 ans, avait été président des États-Unis, ne laissa à sa \euve (jue sa fortune patrimoniale accrue par son économie domestique. Cette fortune s'élevait a 3 millions, et serait aujouid'hui dédaignée, dit un biographe, par les banquiers, les spéciMateurs et les capitalistes des États-Unis, (le désintéressement de Washington est une de res vertus dont on ne trouve l'e.xemple que daus les ré[)ubli(iues antiques. Son caractère
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grave, digne cl réservé, s'alliaiL lunneusement ;i iiiu; aelivité do corps, à une promptitude d'esprit merveilleuse. 11 possédait surtout cette force, cette persistance de volonté (pii, dans les aflaires humaines, est le secret des grandes choses. Major-général des milices de Virginie à 19 ans, Washington s'était distingué dans les guerres qui éclataient incessamment entre les Français et les Anglais au sujet des limites do leurs possessions respectives au nord de l'Amérique. Il n'était donc pas neuf pour la guerre lorsque l'insurrection américaine contre la métropole éclata en 1775. Un trait remarquable, c'est qu'il fut nommé général en chef à cause de la modération de son caractère; car les Américains, protestant de leur fidélité pour l'Angleterre, ne prononcèrent le mot d'mdependance que lorsque , poussés à bout par les mesures vexatoires de la métropole, ils la proclamèrent le 4 juillet 1776. Il faudrait, pour bien faire connaître Washington, passer en revue tous les incidents de cette lutte terminée en 1783 par le traité de paix (jui reconnut l'indépendance des États-Unis. Après avoir licencié les milices américaines, Washington remit au congrès, avec sa commission, l'état des dépenses de la guerre, tout entier dressé de sa main, et appuyé de pièces justificatives. Il se retira dans son domaine de Mont-Vernon ; et la seule récompense qu'il reçut de son pays fut la franchise du timbre pour sa correspondance. Ces détails rappellent d'autres temps, d'autres lieux, d'autres mœurs. Il se livra, dans ses foyers, aux soins de l'agriculture, à l'amélioration des chemins et de la navigation intérieure^ fonda 2 collèges et fit abolir l'hérédité dans l'ordre de Cincinnatus. Cependant, l'esprit fédéral troublait l'unité de la républi(iue et menaçait son existence, Washington fit sentir la nécessité d'un pouvoir central. Une convention s'assembla i\ Philadelphie en 1787, et il en fut élu président sur la désignation de Francklin. Dans les discussions qui eurent lieu pour asseoir les bases d'une constitution, il s'attacha à fortifier le pouvoir exécutif, elles dispositions ([u'il fit sanctionner déposent de sa sagesse et de sa i)révoyance. Élu président de la république pour 4 ans, il fui réélu en 1793. La révolution française était dans toute son efi'ervescence. Washington, qui toujours dédaigna une vaine popularité, voulut maintenir une stricte neutralité. Ij refusa une 3^ présidence et se retira dans son domaine. Cependant, la France, soiisIedirectoir(\ ayant menacé les États-Unis, Washington futchargé d'organiser l'armée. Les soins qu'il y donna déterminèrent chez lui une maladie iniliunmatoire qui renleva le li dé(•(^nb|■e 1799. Supérieur aux héros (le l'anliquitè, sans modèle et sans émule chez les modernes, ce grand honune changea une colonie en métropole, fit une nalioii