‹ Dictionnaire de conversation à l'usage des dames et des jeunes personnes (volume 2)Chapitre 48 sur 133 · SUN — 01 — SYR · texte numérisé non relu

SUN — 01 — SYR

ronscquoiU doit ùtre in(li([iié. Elles (liHormiiiont aussi l'omploi dos modes , des iiréposilions , ainsi que la forme convenant aux mots ((ui servent de complément aux prépositions. Au reste , chaque langue a sa syntaxe particulière (v. Grammaire).

Synthèse (de 2 mots grecs signiiiant mettre ensemble). C'est, en logique , une méthode do composition qui descend des principes aux conséquences, des causes aux ellets. J)ans ce sens, laftim théine est oi)|)Osée à Vanalijse. — En mathématiques, c'est une démonstration de propositions successives i)ar la seule composition de celles qui sont déjà prouvées précédemment; elle est ici inverse de la méthode algébrique, (pii, considérant l'inconnu comme trouvé, revient de là au connu par les rapports logiques qui les doivent unir. — En chimie, c'est l'opération par laquelle on réunit dos corps simples ou composés pour en former d'autres d'une composition plus complexe. On donne également ce nom à la réimion des éléments d'un corps composé , séparés par l'analyse. La srinthèse est particulièrement applicable aux sols. — En chirurgie, c'est l'opération par laquelle on réunit les parties divisées , et l'on rapproche celles qui sont écartées ou éloignées.

Syracuse, ancienne capitale do la Sicile, sur la côte occidentale, avec un grand et un petit port, passait pour une des villes les plus vastes et les plus populeuses de l'antiquité. .-Vu temps de sa splendeur, elle comptait 300. ()()() hab. et comprenait i villes, chacune entourée do murailles. Dans Tilo d'Ortygie, située dans la rade de Syracuse, coulait la fontaine Âréthuse (v.); là s'élevait le palais du roi, qui devint plus tard la résidence des gouverneurs romains, etc. — Cette ville, fondée 735 ans avant J.-C, par les Corinthiens que conduisait Archias, devint l'état le plus florissant de la Sicile. Après avoir secoué le joug de leuis orgueilleux patriciens, les Syracusains, l'an 491 ou 500 avant notre ère, se virent asservis par Gélon, tyran de Gela, ([lu agrandit la ville et en accrut la population. Ce fut lui le véritable fondateur de la puissance syracusaine. Ses successeurs étant devenus odieux par leurs cruautés, les Syracusains les chassèrent et rétablirent le gouvernement républicain (U)6 ans avant J.-C.) ; mais ils furent de nouveau asservis par Denys le tyran (10(5), reconipiirent encore une fois leur liberté avec le secours de Timoléon, et la perdirent entln, pour no plus la recouvrer, 20 ans après la mort de ce grand homme. Syracuse soutint leur à tour la guerre contre les Athéniens et les Spartiates , les Carthaginois et les Koniains, qui s'en emparèrent, après un siège de 3 ans, dans loquej le génie d'.-Vrchimède contribua puis-;amment à sa défense L^'M avant J.-C.V lilhMio compte plus que 13,000 habitants.

SVr. — \C,?. — SYR

Syrice, i(>'' \>i\\M\ ^iiccrilii ;'i Dainiiso I''' ni .'iSi. Sctn ('Icclioii fui iippruiivée |);ir N'iilcnliiiion II , tiii ])i(.''jiidice (iii scliisinaliqiie Uisiii, qui piélenchiil lui (li?[>ulL'r la tiare. — La l""*^ décrélalo authentique est fie ce pape, et renferme plusieurs règlements de discipline ecclésiastique. Syrice s'attacha à réprimer la licence des mœurs et à sévir contre les hérétiques ; il fit condamner dans un concile (389) l'hérésiarque Jovinien, et mourut, après un ponlilicat de 'I i années, le 26 novembre 398.

Syrie, pavs appartenant à l'empire turc, sur les côtes occidentales de l'Asie, aux bords de la ^léditerranée, borné au nord par l'Asie-Mineure, à l'est par lEuphrate et le grand Désert, au sud par l'Arabie, et à l'ouest par la Méditerranée. C'est une contrée longue, étroite, hérissée de montagnes calcaires. Le Liban, ramification du Taurus, court du noid au sud jusqu'à Suez et dans l'Arabie. Il se compose de 2 chaînes parallèles, le Liban à l'Orient, et l'Anti-Liban à l'est. Le mont Carmel appartient au Liban; le mont Thabor et la montagne des Oliviers sont mentionnés dans la Sainte-Écrilure. L'Oronte et le Jourdain en sont les ileuves les plus considérables; ils prennent leur source dans les neiges du Liban. Ses lacs principaux sont la mer l\Iorte, le lac de Tibériade et celui de Génésareth. Le sol produit du blé, du maïs, du riz, des oliviers, des dattiers, des figuiers, des cachoutiers, des pistachiers, des vignes^, du labac, des cyprès, des cèdres [ceux du Liban sont les plus renommés), des cotonniers, etc. Le pays abonde en buffles ou moutons d'Arabie, à la queue épaisse et touffue, en gazelles, chamois, chameaux, vers à soie, etc. Les côtes fournissent du fer, du marbre, de la chaux. La population est de 2 millions et denii d'habitants. Grecs, Arabes, Turcs, .hiifs, Francs, Arméniens, Kourdes, Maionites, Druses, Motoualis, etc. — Ce pays, dont la superficie est de 9,200 kilomètres carrés, se divise en i pachaliks : Alep, Tripoli, Acre et Damas. C'est là le berceau de la religion chrétienne, la terre promise des Hébreux; terre classique qui apparlint successivement aux Assyriens, aux Juifs, aux Grecs, aux Parlhes et aux Romains. Elle fut le théâtre des exploits de Ninus, de Sémiramis, de Sésostris, d'Alexandre, de Pompée, de Marius, d'Antoine, de César, de Titus, d'un grand nombre de héros chrétiens sous les ordres de Godefroi de Bouillon; et, enfin, en 1798, elle vit ceux de Bonaparte. — La lunyue s.i/r/a(/ae dérive du sémitique; elle est d'une grande ressource pour l'élude de la langue hébraïque. Sa plus belle époque lut le VI*' siècle. Elle céda aux envahissements do la langue aral)e, qui la supplanta totalement au xvi'' siècle. Son plus ancien monument est nne traduction du Nouveau-Testament, a()pplée Pechito,

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et qui (laie du xi" siùclo. Toutes les autres branches de cette littérature furent négligées, jusqu'à ce que le pape Clément VII eût posé au Vatican les bases d'une collection de manuscrits syriaques.

Système ( d'un mot grec signiliant aaseinblaye ) , réunion de parties dont chacune peut exister isolément, mais qui dépendent les imes îles autres suivant des lois ou des règles fixes; ainsi, une machine composée est un sjistéme de machines smiples (leviers, poulies, etc.), dont l'action niutuelle et la coopération à reiïet total sont déterminées par la place, les proportions et le mode d'assemblage des parties. — Notre syslcme planétaire est composé de tous les corps dont la révolution s'accom|)lit autour de noire soleil; et, quel que soit le nombre des systèmes analogues dans les espaces célestes, comme tous sont régis par des lois communes, leur ensemble compose le système de l'univers. — En termes de didacti- (jue, on entend par sysièiiu' un arrangement de principes et de conclusions, un enchaînement, un tout de doctrine dont toutes 1(^3 parties sont liées ensemble et se suivent , ou bien dépendent les unes des autres. Assez souvent, des espi'its à vue courte imaginent qu'ils ont saisi lensemble d'objets dont ils n'ont pas même entrevu la totalité; ils établissent avec la mémo pénétration, et non moins de conliance , les rapports entre ces objets; et, généralisant ces prétendues connaissances, ils en découvrent les principes: ils ont des régies dont ils ne s'écartent point. Voilà les esprits systématiques : épithete presque toujours prise en mauvaise part, quoique l'adverbe systématiquement ne partage point cette défaveur.

Syiygies (d'un mot grec signiliant conjonction). On appelle ainsi les points de l'orbite de la lune dans lestiuels cette planète est en conjonction ou en opposition avec le soleil, c'est-à-dire dans lesquels, vue de la terre, elle se trouve en ligne droite avec le soleil. Dans le premier point, la lune est nouvelle; et, dans le second, elle est i)leine. Ce mot se dit également en parlant des autres planètes.

TA p.

T, 20'' lettre et 16"" ron>onnc de notre alphabet, représente une arlicnlatioii liniiuale. dentale et forte, dont la faible est de. Le / est le même dans toutes les langues, excepté dans l'iiébren, qui le prononce th. — Autrefois le /était une lettre numérale qui valait 160. et, sm-montée d'ime ligne horizontale, i(iO,000. Les pièces de monnaie marquées T sont celles qui sont frappées à Nantes. Tabac fde Ttibayo, Tune des petites Antilles). Cette plante de la famille des solanées, dont les feuilles, après avoir été hachées ou réduites en poudre, constituent les tabacs à fumer ou à priser, croît spontanémentsur la plus grande étendue du nouveau continent et de ses îles adjacentes. Introduite en Europe vers 1 360, on l'appela d'abord en France nicotiane, du nom de l'ambassadeur de France à Lisbonne, Xicot, qui la présenta à la reine Catherine de Médicis. Les Espagnols l'appelèrent tabaco, parce qu'ils la connurent d'abord à Tabayu, d'où nous avons fait tabac. Le tabac a eu ses panégyristes et Xy^Sk ^^^ détracteurs. Amurat IV, empereur ^yT'^^f^'-'i des Turcs, en défendit l'usage dans ses Tahuc. états sous peine d'avoir le nez coupé. En

1604, par une bidle d'Urbam VllI, tousceu.K qui prenaient du tabac dans les églises étaient e.xcommuniés. En 1 720, la ferme des tabacs fut cédée à la" compagnie des Indes pour une rente de 1 ,.'300,000 fr. En 1771 , cette rente était de 27 millions; depuis, son produit a toujours été en augmentant. Dans ces derniers temps, la ferme a été reml^lacée par le monopole exclusif: la vente des tabacs est portée en recette au budget pour environ 80 millions.

Tabarin , nom dun célèbre boufîbn du \vn«^ siècle. D'abord valet ou compagnon de Mondor. fameux charlatan de la place Dauphine, il parcourut ensuite avec lui la ville et la province, faisant force bouffonneries, débitant force quolibets, pour engager le public à acheter les drogues de son maître.

Tabellion fd'un mot latin signifiant iabk). C'était, avant la révi.Julion, le nom d'un ollicicr public chargé de recevoir, dans les

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