‹ Dictionnaire de conversation à l'usage des dames et des jeunes personnes (volume 2)Chapitre 53 sur 133 · TAL — 169 — TAL · texte numérisé non relu

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d'une espèce de inoiinnieou de poid.s pour les iiiétaiix, comnie nous avons eu le marc en France jusqu'à rélublisseinent du système niétrique, et qui a varié selon les temps et selon les lieux. DansTAttiiiue, le talent d'argent pesait '26 kilogrammes 1 78 grammes et valait à peu près 5,560 fr. !)0 c. Le talent d'or, évalué à 10 talents d'argent, ré- ])ondait à 55,609 fr. de notre monnaie actuelle. — Il y avait une l'ouïe d'autres talents, tels que ceux d'Egypte, de Rhodes, etc. Le talent d'Kgine valait le double de celui de l'Attique.

Talion (loi du [dérivé d'un mot latin signifiant semIAable]), punition par laquelle on traite un coupable de la même manière qu'il a traité ou voulu traiter les autres. Cette pénalité était admise dans la loi de Moïse; elle a été autorisée par les législations romaine et grec(]ue. Mahomet l'a introduite dans son Koran ; mais elle n'est point en usage chez les nations chrétiennes.

Talleyrand (le prince Cliarlos-Maurice, duc de Talleyrand-1'érigord), né à l'aris en 'i75'i-, se destina à l'état ecclésiastique, et fut évoque d'Autun a 25 ans. Député du clergé aux états-généraux , il y devint l'ami de Mirabeau, et célébra la messe au Chanipde-]\Iars dans la fameuse fête de la fédération. Quand l'assemblée constituante eut terminé ses travaux, M. de Talleyrand quitta la France pour l'Angleterre avec une mission dont le but secret était de rapprocher les gouvernements de ces deux pays. En 1793, il passa en Amérique et se fixa aux États-Unis. Sous le directoire ayant obtenu sa rentrée en France, il prit une part active à la journée du IH fructidor, après laquelle il accepta le poi'tefcuilic des relations extérieures qu'il cons^erva ])cu de tem|)s. Le 18 brumaire arriva, et M. de Talleyrand, réintégré au ministère, montra une grande habileté dans les divers traités qui furent alors conclus avec les cours de l'Europe. Ce fut à cette époque qu'un bref de l'ie \l[ le rendit à la vie séculière. A l'avènement de Napoléon à lempiie, M. de Talleyrand reçut le titre de grand-chambellan, puis l)ient('it après celui de prince de lîénévent. Destitué peu de temps a\anl la guerre d'Espagne, il travailla à hàlcr le retour des Bourbons. La restauration l'envoya comme plénipotentiaire à Vienne, et il fut un de ceux (pii rédigèrent les traités de 1815. — Un nouveau gouvernement devait encore employer les services de M. de Talleyrand. Après la révolution de juillet, il fut nommé ambassadeur de France à Londres, fonctions dan? lesquelles il rendit d'éminenls services à la dvnaslie d'Oiiéans, et dont il se démit quelipie temps avant sa mort, arrivée en 1837.

Tallien (.lean-Lambert), convenfit>miel,né a Paris en 1769, mort dans la même ville en 1820, un des princiiuiux auteurs de la X. 15

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