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fraitcs-ta upiiis (^laïenl exempts de tout subside. C'est de leur créatioii(|iie date en France l'établissement d'une milice régulière.
Tauréador, terme dérivé de l'espairnol toréador, cavalier qui coiiil)al le-; taureaux dans les cirques publics.
Taureau (v. B(vuf).
Taureau, nom de la seconde constellation du zodiaque; c'était le pi-emier des signes dans ce qu'on ajjpelle le régne fabuleux , et il paraît avoir été adoré par tous les peuples du monde comme l'enibléme de la création. — Sur le cou du Taureau sont placées les Pléiades , et sur son front les Hyades.
Taureaux icombats de), spectacle national particulier à rEsj)agne, qui remonte dans ce pays à la plus haute antiquité, et (pii, à l'époque ou res[)rit de chevalerie disparut avec ses brillants tournois, y obtint une vogue poussée jusqu'à la fureur. Ces solennités sont célébrées avec le concours de l'autorité supérieure, et à
Combat de lau
iMadrid le roi a toujours sa loge dans la partie du cir([ue qui se trouve en face de la porte par où le taureau doit s'élancer dans l'arène. Au signal donné, on voit successivement entrer les pecadorcs (cavaliers), les chulus, vêtus du riche et élégant costume de figaro, chargés de harceler le taureau en lui lançant à la tète les pièces de soie([u'ils liiMirienl roulées ; jinis les matadores (tueurs), non moins élégamment costumés, en bas de soie et, qui, l'épée nue à la main, font avant la lutte le tour du cirque en saluant les spectateurs, qui les romblent d'applaudissements et de bravos X. 16
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Celle parlie du programme accomplie, les ■pcciulorcs, la laiiee eu arrêt el montés sur do misérables chevaux, car ils sont infailliblement condamnés à périr sous les coups du taureau furieux, restent seuls dans l'arène, qui s'ouvre alors au bruit étourdissant des fanfares, pour le héros de la fête, pour le taureau, qui s'élance aussitôt et instinctivement sur ses adversaires. Une lutte terrible s'engage alors, et ce n'est qu'à force d'adresse, d'agilité et de présence d'esprit, que les p/ccar/ores, bientôt démontés, ])euvent résister à la fureur du taureau, que le matador est chargé d'abattre. Le taureau une fois mort, sa dépouille et celle des chevaux qui ont succombé dans la lutte sont enlevées en grande pompe de l'arène , qui retentit des cris de joie et des vivat des spectateurs. 10 ou 12 taureaux et ime vingtaine de chevaux doivent succomber dans une belle représentation, et la fcte n'est complète que lorsqu'un homme a été tué.
Tauride (la) , OU Chersouèsc Tanrique , gouvernement de la Russie européenne qui comprend la presqu'île de Crimée, celle de Taman, aujourd'hui Tmutarakan, et les contrées et steppes habitées par les Tatars Nogaï et Budchiak. Elle nourrit trois à quatre cent mille habitants , la plupart Tatars et Mahométans, sur une surface d'environ 6,000 kilomètres carrés. Ces contrées, habitées jadis par les Scythes, par les Amazones et par des colons grecs, " ont été conquises et dévastées depuis Hérodote (450 ans av! J.-C), par plus de 70 peuples diiférents. Enfin , elles ont été incorporées J|| à la Russie en 1783. Les villes sont nombreuses, mais petites. "| Simferopol, ancienne résidence des khans, en est le chef-lieu.
Tauris, ville de Perse;, et chef-lieu de la province d'AderbaïïIjan, à i20 kilomètres de Téhéran, sur les bords d'une rivière qui se jelle dans l'Agi. On y remarque de magnifiques caravansérails, de splendides bazars, et le château du prince qui en est gouverneur. Commerce étendu avec l'Inde et l'Europe. Population, .30,000 habitants; elle en comptait 500,000, à l'époque où elle était la capitale de la Perse.
Taurobole (aut.). Le taurobole , ainsi que son nom l'indicpie , était aulrefois le sacrifice d'un taureau, offert à Cybéleou la bonne déesse. Voici ce qu'on sait de cette cérémonie singulière qui ne se pratiquait que dans des circonstances importantes. On creusait une grande fosse où descendait le prêtre ; il avait une couronne sur la lète, des bandelettes et une robe de soie. Le plancher qui recouvrait la fosse était percé de plusieurs trous, et le sang de la victime arrosait le prèlre qui se rclournait pour en élre complètement couvert. .Mors chacun se prosternait devant lui comme s'il représentait
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la (lixinitr; ses liahils ('nsanL;;limir's rtaiciil coiisei-vrs avec un i(Spccl religieux. Le taurubole était doue une cx[)iatiou, un bapleiiK! lie sang. L'aulel taurobolitiue n'élait point destiné aux sacrifices, mais à perpétuer le souvenir d'un taurubole. Le plus reuuirijuable
(Vu fie face.) Au/cl lauroholiquc.
(Cûté gauche
que l'on ait trouvé en France est celui dont nous donnons le dessin; il fut découvert, eu 1705, sur la montagne de Fourviéres, à Lyon, et fait partie du musée de cette ville. La fai-e principale offre ut» bucraniiun, tète de taureau ornée de bandelettes pour le sacrifice ; la seconde face présente une tète de bélier, indiquant qu'on avait sacrilié en même temps un de ces animaux ; enfin, le troisième côté, l'épée tauroboli(iue , dont la forme est celle de la harpe, de Saturne et de Persée. L'inscription indique que le tam'obole fut offert l'an de J.-C, ICO, pour la santé de l'empereur Antonin-lel'ienx, et la prospérité de la colonie.
Taurus, chaîne de montagnes de la Turquie d'Asie, qui prend naissance sur la rive droite de l'Euphrate, dans la partie orientale du pachalik de Marach , vers la cataracte de Nucliar , sépare le pachalik d'Ilcliïl de la Caramanie, et se dirige au nord-ouest, vers la soiuTc (lu Nabis, dans l'Anatolie. Cette chaîne couvre un espace de iOO kilomètres et porte différents noms. Le Taurus est couvert de neige pondant presque toute Tannée.
Taxe, taxation, fixation faite par le juge des salaires, émolumenls ou frais dus aux olliciers ministériels, aux experts, aux témoins, etc. On appelle aussi taxe le prix fixé pour certaines denrées (v. Tarif).
Taxidermie ide 1 niots grocs signifiant arrangement et peau), nom donné à l'art i[ui a pour but la conservation des animaux
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niorls ou tlo qiielqiics-iinos do leurs parties, avec lous leuis caractères génériques el spécifiques. 11 se compose de la inoiiiifiniliim (v.) et de VcDipaiUage, el même du tannage. Mais le i)lus ordinairenienl, on restreint le mol taxidermie à l'arl de i)réparer el de conserver renvelop[)e léguuienlaire des animaux, en donnant a cette envelopi)e les formes qu'elle présentait chez l'animal vivant.
Technologie (de 2 mots grecs qui signifient art el discours) , trait'» des arts en général ; science qui embrasse lous les arls industriels, el com[)rend tout ce que l'iiomme exécute à l'aide de ses mains ou des instruments et des machines qu'il a inventés. Sa tâche est d'éclairer dans la pratique la marche des ouvriers, en mettant à leur portée ùeè connaissances qu Us puissent s«6s//hter à la routine.
Tectosages, nation de la Gaule Narbonnaise qui se divisait en Tulusates el en Alacini. Leur nom leur venait du costume militaire appelé sacjum (v.). Ils se rendirent célébies dans l'antiquité par des expéditions lointaines. Une colonie de ce peujjle passa en Asie; d'autres Tectosages, servant dans l'armée de Brennus, suivirent ce chef en Grèce et pillèrent le temple de Del[)hes.
Te Deum , cantique d'église qui conuuenee par ces mots latins : Te Deum laudarnus , et qui se chante extraordinairement, avec pomi)e et cérémonie, pour rendre grâces à Dieu d'ime victoire ou de quelque autre événement heureux.
Téhéran , Capitale de la Perse, s'élève à l'extrémité d'une plaine sablonneuse, insalubre, exposée à des chaleurs étouffantes. Gn y entre par 4 portes. A l'intérieur, bon nombre de jardins délicieux, des mosquées, des bazars, le palais du schah et d'autres édifices, donnent à la ville un aspect moderne. L'éloignement des grandes voies de communication paralyse le commerce et l'industrie de Téhéran, dont les riches habitants vont passer l'été sous des tentes dans les plaines fertiles de Sultanieh. L 1uv(M', la iiopidation est évaluée à 00,000 âmes.
Teigne, érui)tion chroni(|ue (]ui se manifeste presque exclusive- "X /" ment au cuir chevelu, et qui
donne lieu à des écailles ou à des croûtes plus ou moins épaisses et de formes variées.— C'est encore le nom d'une espèce degale qui vient Ti^i/jnc ^'■'^"''- à l'écorce des arbres , et d'une famille
d'insectes qui ronge les étoffes, les livres, etc., et n'est pas moins funeste à nos vêtements de laine (ju'à nos meubles, dont elle coupe le crin et détruit l'étolfe. U\ teigne vil assez long-temps à l'étal dp
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larve; pcndaiil. l'hivor vWv iiitoiroiii[)t ses travaux el lonilje dans une léthai'i^ie profonde; mais, alin de s'endormir sans crainte, elle s'étaijiil, an moyen de fils qu'elle tord dans tous les sens, dans un réduit obscur dont elle Cernic hermétiquement l'entrée. Plusieurs es[)èces de teignes vivent dans les champs et sur les arbres. II y a une teirjne des grains qui s'attaque au froment el au seigle el cause d'assez notables dommages.
Teinture, teinturier. I.cs Substances colorantes préparées pour être appliquées sur les fils et les tissus prennent le nom de teinture. L'art du teinturier a pour but de les y fixer. Les fils ou les tissus que l'on veut soumettre à la teinture doivent subir :i ojiérations : la première consiste à les blanchir; la seconde à les imprégner d'un cor[)s qui soit capable de retenir avec force la matière colorante. Ce corps e.-t appelé mordant. La troisième opération est la fixation des couleurs en plongeant le fil ou le tissu dans un bain qui tient en solution la matière colorante.
Tékéli (Emeric, comte de), n'avait que 15 ans lorsque son père, un des chefs de l'insurrection hongroise, expira dans le château de Kuz, assiégé par le général Heister. Héritier de sa haine contre la domination de l'empereur, le comte Kmeric se sauva à l'aide d'un déguisement, et alla à ('onstanlinople solliciter des secours en faveur de l'insurrection. 11 gagna contre les impériaux la victoire de Zathmar, reçut du sultan la couronne de Hongrie, fit son entrée à Bude, battit le général Heister; mais ses talents et ses sages conseils ne purent empêcher la perte de la bataille de Salankemenf. où les Turcs furent complètement défaits par le prince de Bade, le 19 août 1(592. Après le traité de Carlowitz, Tékéli se retira à Xicomédie, où Mahomet IV lui assura une existence honorable. Peu d'années après, il mourut à Constantinople, consumé par le chagrin et les ennuis d'une vie oisive.
Télégraphe (de 2 mols grecs signifiant au loin et écrire). Les signaux télégraphiques donnés au moyen de feux et de torches allumées ont été employés dans les temps les plus reculés. Homère parle de ces sortes de signaux dans (pielques passages de VOdijssée et de V Iliade, César nous apprend dans ses Commentaires que nos ancêtres les Gaulois s'avertissaient, d'une province à l'autre, des mouvements de son armée, par des feux allmnés sur les montagnes. Mais la nutchine télégraphique, telle ([u'elle est aujoiu'd'Iiiii, est d'une épo(]ue toute moderne. Klle fut faite par les frères Clia|)p(\ aidés des conseils du célèbre horloger Bréguet. Le télégraphe consiste en un légulateur mobile sur un axe, et dont les ailes ou petites bi-anches sont également mobiles indépendam-
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