‹ Dictionnaire de conversation à l'usage des dames et des jeunes personnes (volume 2)Chapitre 72 sur 133 · TIM 510 — TIM · texte numérisé non relu

TIM 510 — TIM

(]\uw |)C';ui corroyûe, foiloiiionl tciiiluo, qn'on fail itsonnor nvoo (les hagiieltos. On l'assujeltiL sur le cou du cheval, au moyen de fortes courroies en cuir. — Les tiinhales passent pour avoir été inventées par les Perses. Les Sarrasins s'en servirent dès les premières croisades ; mais les troupes allemandes sont les premières ([iii les aient introduites en Europe, et on ne les connaissait pas encore en France sous le règne de Charles VIL

Timbre. Le timbre, projjrement dit, est la marque imprimée qui fixe l'usage du papier sur lequel elle est apposée, et à laquelle sont attachés certains droits. La contribution du timbre est établie sur tous les papiers destinés au.K actes civils et judiciaires, et aux écritures qui peuvent être produites en justice et y faire foi. Cet impôt est extrêmement ancien : il existait déjà sous Justinien. — On donne encore ce nom à une sorte de cloche qui n'a point de battant en dedans et qui est frappée en dehors par un marteau : le timbre d'une horloge. — Timbre se dit aussi du son que rend une cloche, et, figurément, du retentissement de la voix.

Timoléon, fils de Timodènie , naquit à Corinihe d'une famille distinguée, vers l'an ilO avant J.-C. Son frère Timophane, ayant voulu usurper le pouvoir souverain, il le sacrifia à la liberté. Timoléon, maudit par sa mère, qui ne voulut pas lui pardonner cet excès de vertu patriotique, vécut plusieurs années dans une morne solitude, loin des affaires [)ubli([ues. Envoyé l'an 349 avant J.-C. au secours des Syracusains, qui réclamaient le secours des Corinthiens contre Denys-le-.leunc et les Carthaginois, il délivra Syracuse de ses op[)resseurs et se fixa dans cette ville, où il passa le reste de ses jours comme simple particulier. A sa mort, on lui éleva un magnifique tombeau, et on institua des fêtes en son honneur.

Timon (le misanthrope) naquit à Colyte, bourgade de i'Attique, vers l'an i20 avant .L-C. Ennemi du genre humain, il se vantait (le cette haine avec tout le cynisme de Diogène. Un jour il se rendit à rassemblée du peu|)le, auquel il donna cet avis impertinent : « .l'ai un figuier où plusieurs citoyens se sont déjà pendus ; devant bâtir sur ce terrairi, je viens vous en avertir : s'il se trouve quelqu'un parmi vous qui veuille s'y pendre, (jii'il se dépêche. » — On cite de lui une foule d'autres traits de ce genre, qui dénotent une sorte de folie. Les historiens ne s'accordent pas sur le genre de mort qui délivra Athènes de ce maniaque. Les poètes le célébrèrent à l'envi. Deux siècles après, Callimaque lui fit cette épitaphe :

Mortol , jo suis Tinuiii , retourne sur tes pas ; Maudis- moi si tu veux, mais uo m'approche pas.

Timour (v. Tamerlon).

Page 1