‹ Dictionnaire de conversation à l'usage des dames et des jeunes personnes (volume 2)Chapitre 94 sur 133 · TAT — 287 — VAU · texte numérisé non relu

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cl qui devint riin des plus beaux sous Néron et Ilélioi^abaie. Conslantiu, après avoir éric;é raiiciennc basilitiue de Saint-l'ierrc, aujuurd'hui remplacée par celle de Micliel-.\ni;e , lit bâtir à coté |)our les pontifes un vaste palais qu'on appela Vatican, et où depuis ils n'ont pas cessé de résider. Cet immense édifice, auquel lant de mains ont travaillé depuis quinze siècles, est moins un palais qu'un composé de plusieurs palais. Là sont réunis tous les trésors de la science et de l'art, tels (juc la célèbre bibliothèque, la cliapelle Pauline , la chapelle Sixline avec le chef-d'œuvre de Aliihel-Ange ; les loges de Raphaël et ses chambres, le musée l'io- Clémentin, la galerie de tableaux, le jardin du Belvédère, etc., etc.

Vattel (Emer de) ou ]\'attd, écrivain suisse, né à Couret, dans le canton de Neuchàtel , en 1714. Crouzas de Lausanne ayant atlaipié la doctrine de Descartes, les hypothèses de Leibnitz et (k; VVolf, sur l'harmonie préétablie, Vattel se posa le champion (le ces savants, et les défendit dans un ouvrage intitulé : Défense du système philosophique contre les objections et imputations de ,)/. de Crouzas. 11 est auteur de quelques autres ouvrages , et mourut en 1767.

Vauban (Sébastien Le Prestre, seigneur de), maréchal de France, et le plus grand ingénieur que la France ait produit, naquit le l*^'' mai 1033. H commença à porter les armes des làge de 17 ans. Ses talents su[)érieurs dans l'art des fortifications le firent bientôt connaître, et brillèrent aux sièges de Ste-Menehould en I6.'J2 et KjijS, de Stenay en ifioi, etc. — Vaulian parvint, par son mérite et par ses services, aux premières dignités militaires. Nommé maréchal de France en 1703, il mourut à Paris le 30 mars 1707, à 7i ans, après avoir jiorté l'art de fortifier les places, de les attaquer et de les défendre, a un degré de perfection inconnu avant lui. Il en avait fortifié plus de 300 et avait eu la direction en chef de 53 sièges. — On a de lui un traité intitulé la Disnie roycde, et on lui attribue un Traité des fortifications très-estimé.

Vaucanson (Jacques de) , de l'Académie des sciences , na(piit à Grenoble en 1707 et mourut à Paris en I7S2. Le génie de la mécanique fut son partage; créer de nouveaux instruments, perfectionner ceux dont on faisait usage, muUiplier les ressources des arts, telles furent les occupations de toute sa vie; et on peut dire «qu'elles commencèrent a\ec l'enfance; car à peme âgé de (piclques années il construisit une horloge et une petite chapelle mécanique. Ses œuvres sont de deux genres : caprices de g'Miie. tels (pie son canard diijrrant de la nourriture cl son autunialc joueur de flûte; dillicultés del'art vaincues utiles à l'industrie, telles que ses métiersàsvie et Ux

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cliaine sans fin des moulins ;i or(jaminer. — Vaucanson fut enlevé aux sciences et aux arts le 21 novembre 1782. Vaucluse (fontaine (le), source très-belle, qui doit néanmoins sa

plus grande cébriléanx poé- Mcs de Pétrarque.Elle occupe le fond d'une \ aste et proonde caverne k^ \y^l\ qui s'ouvre en aie au pied d un roc à pic.

L eau vive s'échappe par mille sources

î?î^,^qui^'ontseréu- ^^ nir dans une

lotte immense iiesentanl un lit d'eau silencieuse et trans-

Foiilaiiic dr Vaucluse.

parente. Cette eau, immobile et unie comme une glace, est d'une profondeur incalculable ; tous les efforts pour sonder cet abîme ont été infructueux. C'est surtout à léquinoxo du printemiis, époque de la fonte des neiges , que la source est dans toute sa force et sa beauté.

Vaucluse (département de), ainsi nommé de la célèbre fontaine dont nous venons de parler, est formé de l'ancien comté d'Avig;non, du Comtat-Yenaissin, de l'évêché d'Aptetde la princijiauté d'Orange. Ce département est borné au nord et au N.-E. par celui de la Drôme, à l'est })ar celui des Basses-Alpes, à l'ouest par le Klii'wic et au sud par ta Durance. Sa population est de 240,000 habitants, (^'cst sans contredit l'un des plus riches départements de la France. 11 a été divisé en 1 arrondissements : Avignon, chof-lieu, Carpcntras, Orange et Apt. Il abonde en produits de toutes espèces, produits naturels et manufacturiers. La culture de la garance, (jui y fut apportée VM'S le milieu du siècle dernier, est devenue la source de sa i»lus grande richesse.

Vaud , l'un des 22 cantons suisses, situé sur les frontières de France, au nord de Genève. Ce pays offre dans sa surface toutes les beautés naturelles de la Suisse, à l'ouest les petites montagnes

du Jura, au milieu de fertiles plateaux et de [)elile3 vallées; à l'est, les géants des Alpes. Au midi il est baigné par le beau lac de (ienève. On y recueille du blé, des vins estimés, des châtaignes. — L'éducation du bétail est la principale occupation des liabilanis du pa)s d'en haut et des vallées de l'est. Les Vaudois entendent el piulciil le français; mais ils se servent plus j)articulièrement du roman, — Le canton de Vaud a 780 kilomètres carrés et 180,000 liabilanis, tous catholiques. Ua y remarque Lausanne, la capitale; Aubonnc, dont le site est si pittoresque; Orbe, ancienne cité avec '1300 habilants; Ycerdun, à Tune des extrémités du lac de Neuchàtel, et où le célèbre Pestalozzi fonda son institut: Arcnclie , reniarquable par ses antiquités; Moudon , l'antique Minidunum des Romains; Vevey, charmante ville sur le lac Léman; Aigle, petite ville très-ancienne. Entre ces deux dernières s'élève le fameux château de ('iuilon.

Vaudeville. Ce fut d'abord une chanson satirique composée ])i\v un ouvrier foulon de Vire en Basse-Normandie, et qui se répandit bientôt dans tout le Val ou ]'au-de-Vire, dont est venu vaudeville. Ce genre de chanson composée sur les individus et sur les événements, et rimée sur un air vulgaire et connu , l'ut très à la mode sous les règnes de Louis XIV, Louis XV et Louis XVL Depuis, le vaudeville s'est modifié, tout en gardant la tournure satirique que lui donna son inventeur. — ]'audefilte est le nom que l'on donne aussi aux pièces dont le dialogue est entremêlé de chansons. Les premiers ouvrages de ce genre datent du commencement du win" siècle et furent composés pour les spectacles forains. Fuselier, d'Orneval, Piron et Lesage sont les l)lus célèbies des auteurs nombreux de ce théâtre de la foire. Uuand le genre fut adopté, les auteurs hreut jouer leiu-s |)iè(es a la Cumédie-ltalicnne jusipi'aii moinenl ou une salle leur lui censlruile,rue (le Chartres. C'est celle (jui fut tlétruile [nn un incendie en I:î:j8.

Vaudois, sectaires ainsi nunmiès de l'irrre l'c/Zi/i» leur rlicl', r!abli à Lyon, et qui hrent beaucoui) de bruit eu l'rauce dans les xh'" et xiiT' siècles. — Les Wiuduis prétendaient imiter en tous points la conduite des apôtres, et s'attiibuaient la mission d'aniioncer la parole de Dieu. Pierre Valdo avait fait traduire ([ueliiiies livres de la ]ï\h\v i.[[\'\\ se chargeait d'expliquer au iieuple. — Le concile de La- Iran condamna la doctrine des l'fna/o/s en 1170. Pierre ]'aldo , chassé de Lyon , se réfugia dans les montagnes du Daiq)hiné et du l'iéniont, d'où ses disiiples se répandirent dans toute l'Lurope. Aujourd hui la secte des \'audoii< n'existe i>his (pie dans les vallées ,\. 25

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