‹ Dictionnaire de diagnostic médicalChapitre 111 sur 355 · ECZÉMA · texte numérisé non relu

ECZÉMA

cas de grossesse avancée, se fasse d'une manière latente pendant les convulsions, ainsi qu'on le constate alors par le toucher, sans que rien, en dehors des accidents éclainptiques, puisse faire soupçonner la parturition.

Un état pléthorique , Y albuminurie (Voy. p. 30), une première grossesse, les impressions morales plus ou inoins vives, l'abus des alcooliques, les accoucliements longs et difficiles, et enfin la rétention prolongée du placenta ou d'un caillot, sont les causes les plus ordinaires de cette éclampsie, qui cependant a paru être quelquefois èpidêmique, ou se développer sans cause apparente.

C'est lorsque la délivrance de la femme a eu lieu que l'on voit presque toujours survenir la guérison. Celle-ci peut être rapide et complète, ou chèrement achetée par des conséquences très-fàcheuses, telles que des paralysies, la manie ou la démence. Quoi qu'il en soit, l'éclampsie est toujours une maladie grave, car elle menace à la fois la vie de la mère et celle de l'enfant qui, ordinairement, meurt avant la fin du travail.

C'est bien à tort, suivant Depaul (Bulletin de l'Acad. de méd., 4851), que l'on a dit le pronostic de l'éclampsie d'autant plus grave que la gestation est moins avancée ou que le travail est plus éloigné de son terme. 11 n'admet pas non plus qu'il y ait toujours lésion rénale chez la femme grosse éclamptique; il croit que l'albuminurie n'est le plus souvent qu'un simple trouble fonctionnel.

ECTHYMA. — On reconnaît l'ecthyma à des pustules enflammées plus ou moins larges, arrondies, ordinairement discrètes, à sommet purulent, et auxquelles succèdent une tache d'un rouge sombre qui persiste plus ou moins longtemps, ou bien une croûte plus ou moins épaisse. Ces pustules siègent dans les différentes parties du corps, mais rarement à la face ou au cuir chevelu.

Dans Yccthyma aigu, les pustules sont ordinairement multiples, douloureuses, et dues à des irritations locales de la peau, à des pommades irritantes (la pommade stibiée, par exemple), et surtout à la présence de l'acare (gale). Dans ce dernier cas, les pustules occupent presque constamment les mains et les pieds. A. Hardy a décrit une forme gangrêneuse d'ecthyma, dans laquelle, outre les eschares, il y aurait un ensemble de phénomènes généraux adynamiques très-graves. — Quant à Yecthyma chronique, il s'accompagne de croûtes noires et adhérentes, sous lesquelles se trouvent des ulcérations sanieuses qui peuvent persister pendant plusieurs mois. Chez l'enfant (ecthyma infantile), on n'a pas indiqué d'autre signe distinctif entre l'ecthyma chronique et des pustules syphilitiques que la diversité des phénomènes concomitants dans cette dernière circonstance (Voy. Pustules).

Chez l'adulte, l'ecthyma chronique est dit cachectique, et ne paraît être autre chose que lerupia (Hardy) (Voy. Bulles).

ÉCUME. — On a donné à tort, comme un signe pathognomonique de l'épilepsie, l'expulsion par la bouche d'une écume mousseuse pendant les accès. Dans l'éclampsie, dans certaines congestions cérébrales, le même phénomène se présente. L'écume desséchée en traînée vers l'angle des lèvres n'en est pas moins un indice parfois précieux de l'existence de l'épilepsie, ou du moins d'un accès récent.

ECZÉMA. — Classé scientifiquement parmi les vésicules, l'eczéma fournit le meilleur exemple de la difficulté de distinguer les maladies de la peau par une seule lésion élémentaire.

L'eczéma est une des affections cutanées le plus fréquemment rencontrées dans la pratique. 11 se présente sous cinq aspects ou formes différentes. — Au début : \° rougeur plus ou moins étendue avec vésicules ordinairement trèspetiles, mais pouvant se réunir par place de manière à former de véritables

Page 1