ART. 1. — GRANDES LIGNES EUROPÉENNES
162. Les grandes lignes terrestres suivent les lignes de chemin de fer et nous n'avons pas à donner une nomenclature bien connue.
Autant qu'il a été possible, ces lignes terrestres ont été doublées par des lignes sous-marines. Ces dernières sont onéreuses à établir, mais sont à l'abri des causes multiples de dérangements qui affectent les premières d'autant plus fréquemment qu'elles sont plus longues ; bien que les interruptions sur les câbles, même sur ceux relativement courts, soient de plus grande durée, en général, que celles des lignes aériennes, on obtient par leur intermédiaire une sécurité de communication telle, que de nombreux pays et compagnies n'ont pas hésité devant les sacrifices entraînés par la pose de câbles sous-marins. Dans beaucoup de cas d'ailleurs, c'est le plus court, quelquefois, l'unique moyen, d'établir des communications directes entre deux pays. En outre, la ligne sousmarine présente cet avantage précieux, inestimable dans certains cas, d'offrir une voie à l'abri de toute intervention des tiers.
163. Les offices anglais, français, belge et allemand sont propriétaires de câbles reliant l'Angleterre à la France, la Belgique, la Hollande et l'Allemagne.