‹ Dictionnaire de l'architecture du Moyen âgeChapitre 105 sur 140 · PER · texte numérisé non relu

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donnons pour Taire comprendre par quel appareil les pendent!' . peuvent SH sou tr ni r.

A la page 110 du Trailé d' Archiléclure tie Philibert Delorme, il y a, relativement aux clefs (le voûtes, un passage qui n'esi pas sans intérêt; il est ainsi conçu : « Les ouvriers ne font seu- « lement une cl^l'au droict de la croisée 4'ogives, mais aussi K plusieurs quand ils veulent rendre plus riches leurs voûles. n comme aux clefs où s'assemblent les tiercerons et liernes, el « lieuK où ils ont mis quelquefois des rempants , qui vont d'une, « branche à l'autre, et (ombent sur les clefs suspendues, les « unes élanl circulaires, les aulres en façon de soufflet, aiec « des guymberges , mouchettes , claire-voyes , feuillages, cresies « de choux et plusieurs bestions et animaux : qui esloiwl » trouvés fort beaux du temps qu'on faisoil telles sortes de o voùles, pour lors appellées des ouvriers ( ainsi que nous V avons dict ) voûtes à la mode françoise. »

PENTURES, f. Bandes de fer clouées à un vantail de porte, et garnies à leur extrémité d'un œil dans lequel s'enfîlenl les gonds sur lesquels tourne le vantail.

PERCHES,/. Au XVJI* siècle on nommait ainsi, et c'était siins doute là une ancienne désignation , ces colonnettes adossées aux piliers des nefs, et qui, parlant du sot, âlenl jusqu'à la nais-

sance des maîtresses voûIcîs, et reçoivent la retombée de leurs arcs-doubleaux et de leurs croisées d'ogives.

Dans les monuments du XP siècle, les perches se voient déjà ; mais elles ne sont alors composées que d'un seul fût^ tandis que plus tard elles le furent de trois et même de cinq colonnettes réunies en faisceau.

PÉRISTYLE, m. Cour ou vestibule orné de portiques. (Voyez Portique ).

La plupart des anciennes basiliques avaient, à leur entréç principale , un péristyle qui en formait le porche.

PERLES, f. Petits ornements globuleux qui sont souvent réunis en chapelets , et garnissent les nervures des feuilles , les galons , etc. (Voyez la vignette de l'art. Ove.)

PERPENDICULAIRE. C'est le nom que donne Rickman au style de l'architecture religieuse qui fut en usage en Angleterre depuis la fin du XIV« siècle jusque vers le milieu du XVI*. « Il est clairement désigné par ce nom , dit-il , car les meneaux « des fenêtres et des panneaux montent en lignes perpendicu- « l'aires *. »

La désignation de Rickman est fondée sur un fait vrai , mais elle est très-peu caractéristique ; elle est, dans tous les cas, complètement inapplicable en France.

PERTICiE. C'est le nom latin que portaient des poutres placées derrière l'autel ou à ses côtés , et qui servaient à suspendre des reliques aux jours de grande fête. Dans les églises de campagne on trouve quelquefois des poutres qui peuvent avoir servi au môme usage.

PERRON , m. Escalier à rampe droite , découvert et placé . devant l'entrée d'un édifice. ( Voyez le plan à l'article Eglise.]

PERSIL (Feuilles de). Nom qu'on donne à une sorte de feuille d'ornement, dont les contours sont découpés plus menu que

1 An aUempt to ditcriminate the ttyles of architecture in England, from the eonquett to the reformation, 4« édit., p. 44.

l'acanthe. Nous en donnons un spécimen, qui pourra servir de

ty pf de conn paraJson .

PHARE DE CIMETIÈRE. ; Voyez Fanol. )

PHILACTÈRE, m, Lai^e bande déronlée qu'on viit dansiez mains d'un grand nombre de statues , et qui était destimV à porter des inscriptions. Les premiers chrétiens appelaient aut-si philactères les châsses où ils reafermaienl les reliques des martyrs.

PIED, m. Ce mot s'emploie souvent dans le même sens que pédicule. Voyez 'pédtcuU).

PIEO-DROIT, m. Partie latérale d'une baie, qui comprend ordinairement l'alette, le tableau, la r«Uillure et l'écoinç^n ( voyez la dernière vignette de l'article -ire,' page 32 ) , mais ■qui quelquefois ne comprend que les deux premiers de ces objets, les deux autFRS n'existant pas, comme cela a lieu, par exemple , dans un passage dont les murailles ne sont formées que par la continuation des tableaux drs pieds-droits de l'entrée.

Li-s pieds-droits sont ordinairement appareillés en pierres d'un plus grand échantillon que le reste des murailles.

JanAage , avons-nous dit, est synonyme de pied-droit, mais la première expression a peut-être encore un sens plus gé néral que la seconde.

PIÉDESTAL, m. Corps solide élevé sur un socle ou une base, couronné d'une corniche, et destiné à porter une statue, une colonne, etc. Quand un piédestal est beaucoup plus lai^e que haut, il prend plutôt le nom de soubassement.

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