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mitablemenls, d«s dômes, ou même ceux d'une salle ordinaire.
Lessoffites, qui sont des ornements imités de l'antique, ne se voient que dans les monuments de la renaissance.
SOLARIUM. Terrasse qui surmonte les églises grecques.
SOLEA. Espace compris entre Tambon et le sanctuaire, dans les églises grecques; ou entre celui-ci et le chœur, dans les églises latines.
SOLIVE , f. Poutre qui soutient un plancher. . '
Dans les constructions du moyen âge, les solives étaient toujours visibles, comme elles le sont encore dans la plupart des maisons de province, et dans les riches habitations elles étaient ornées de sculptures et de peintures. Celles de l'hôtel Saint-Paul, à Paris, étaient semées de fleurs de lys d'étain doré.
SOMMIER, m. Premier claveau de chaque côté d'un arc ou plate-bande. Sommier et coussinet sont synonymes m ce sens.
Sommier est encore le nom de la pièce de bois à laquelle est suspendue une cloche, et qui présente à ses deux extrémités des tourillons feiTés qui en facilitent le jeu.
SOUBASSEMENT, m. Sorte de piédestal ou socle continu qui règne autour d'un édifice ; dans ce sens , on dit atissi stylobate. — Petit mur plus ou moins élevé, mais ordinairement à hauteur d'appui , qui soutient des colonnes, comme cela se voit dans la plupart des cloîtres. — Espèce de grand socle qui sert de base à un tombeau, à une chapelle, à un clocher, etc.
SOUCHE (de chehinéb). Réunion de tuyaux de cheminée qui s'élèvent au-dessus d'un toit.
SOUFFLET. (Voyez les articles Moulures et Pilier.)
SOUTÈNEMENT (Mur de), m. Celui qui est appuyé contre des terres, pour empêcher' leur éboulement.
SPICATUM (Opus). (Noyez Appareil.)
STALLES ou FORMES , f. Sorte de fauteuil en bois qui présente un double siège, l'un bas et sur lequel on s'assied, et Tauire qu'on obtient en relevant le premier , et qui ne présente
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qu'une potitt^ surfacti sur Jaqui^lh^ on s'appuie afin de se teiùi debout sans trop de fatigue.
Dans les anciennes basiliques , non-seulement il y avait, garnissant le pourtour ultérieur de l'apside , des sièges en pienv qu'on couvrait de riches étoffes, et qui étaient destinés aux prêtres; mais il parait qu'il existait encore des sièges en bois, qu'ori pouvait transporter à volontf^. A quelle époque ceux-ci furentils transformés en véritables stalles, est une question intéressante que les recherches de MM. Jourdain et Duval , chanoines de la cathédrale d'Amiens, ontéclaircie *. Ces deux archéologues pensent que ce dut être vers le XI* siècle , parce que c'est seulement alors que l'emploi du mol miséricorde ne peut plus laisser de doute sur la véritable disposition dçs sièges noimajès stalles oi\ formes. Antérieurement, en effet, le mot de formxUa, entièrement synonyme ^'incUnatorium, ne paraît pas avoir signifié autn» chose qu'un appui sur lequel on s'incline.
Primitivement, les fidèles étaient obligés de se tertir] debout durant la plus grande partie des offices; mais les offices étant devenus d'une grande longueur , on songea à soulager ceux qui les écoutaient, sans toutefois violer les règles canoniques; dans ce but, on permit d'abord l'usage de bâtons pour s'appuyer, et, enfin, on accorda l'usage des stalles qui les remplacèrent avantageusement.
Les stalles les plus anciennes qu'on connaisse en Franc** sont celles de la cathédrale de Poitiers; çlles datent de la première moitié du XIII* siècle, et, suivant l'usage général dans les grandes églises, elles sont disposées sur deux rangs, c'est-à-dire en hautes et basses. Leur ornementation simple et sév^e contraste avec celle de la plupart des stalles de la lin de la période ogivale, qui présentent ordinairement uu Jjuxe prodigieux joint à Texécution la plus merveilleused'habileté. La vignette qui accompagne cet article peut en donner une idée ; elle représente unp
* Voyez Le$ Stalles de la cathédrale d'Àmienf, exlraU des Mémoires .4e la Société des Antiquaires de Picardie. Nous lirons de ce consciencieux travail Jes détails que nous donnons in.
alalle du cliinur de Stiiiit-Uartiii-au-Bois (Oise) , ^1 tst la réductloii d'un dessin de H. Lnesiis.
■ On djstingw dans mie stalle plusiPiirs parties : le marche fiiêd-C, ou socle de la«tftHe; — ssi seUtitf. S, ou le siège sur le-