‹ Dictionnaire de l'architecture du Moyen âgeChapitre 130 sur 140 · TAB · texte numérisé non relu

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Au W* siècle el au œmmencement du XVI* , les tabernacles (îtaient souvent de petites tourelles en bois ou en pierre , découpées à jour et surmontées d*un pinacle G*étaient quelquefois aussi des constructions pyramidales et isolées qui atteignaient une grande hauteur, et étaient ornées avec une extrême richesse. On en voit encore de cette espèce en Allemagne.

Les ciboires étaient aussi nommés tabernacles , et ce dernier mut désignait jadis ce qu'on nomme aujourd'hui dais.

TABLE , f. Une table saillante est une surface carrée, plate et de peu d'épaisseur, qui est placée comme décoratiop sur le nu d'un mur. Dans ce sens on dit également panneau.

La table d'un autel est la partie sur laquelle se posent les vases sacrés. On emploie surtout cette expression en parlant des autels soutenus par des colonnes, et qui , conséquemment , ont la (orme d'une taible. On l'emploie encore dans un sens analogue ' en parlant des iombeaux formés xi'uo dé que fldttiaBfia JuoeiMerre dont la saillie forme corniche,

TABLEAU , m. Partie de l'épaisseur d'un mur, qui. forme le vAié d'une baie , et s'étend depuis l'arête extérieure jusqu'à la feuillure. (Voyez la dernière vignette de l'art. Arc, page 32 )

Les tableaux des baies d« feliêtre de la période romane sont presque toujours ébrasés en dedans. A l'époque de transition, ils sont souvent garnis d'un redent avec colonne engagée dans l'angle rentrant. Pendant l'ère ogivale, ils sont encore généralement ébrasés, mais ornés de colonnettes, et très-fréquemment l'ëbrasement est en même temps extérieur et intérieur. Quant aux tableaux des baies de porte, ils sont d'équerreel quelquefois munis d'une colonne engagée, jusqu'au XH« siècle, qu'ils se découpent en redents. Dans l'architecture ogivale, ils sont aussi toujours ébrasés et ornés de colonnes entre lesquelles se trouvent parfois des statues. (Voyez le porche de décoration et le plan n° 3 à Tart. Porche.) Les colonnettes se changent en moulures prismatiques au XV* siècle, mais le plan général en est toujours biais.

TABLETTE , f. Pierre (fuelquefois bombée ou à pans coupés , qui forme le couronnement d'une baluslrade, l'appui d une fenê-

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tre, etc. La tablette qui couvre tout autre mur qn'uti mur d'appui, se nomme chaperon.

TABLIER , m Plancher d'un pont-levis.

TAILLOIR, m. Synonyme d'abaque. (Voyez ce mot.)

TALON, m. Moulure convexe et concave. (Voyez Moulures.) Arc à talon, (Voyez Arc.)

TALUS , m. Terrain ou mur formant an plan incliné.

On se sert très-souvent de l'expression en talus pour désigne] qu'un objet présente une inclinaison ou pente plane. (Voyez Dos d'âne.)

TAMBOUR, m. Nom de chacun des cylindres dont la réunion forme le fût d'une colonne. — Sorte de cage en bois, placée à rintérieur d'un église, derrière une porte, et servant à préserver du froid.

Le tambour d'une coupole , c'est l'étage sur lequel elle porte ; on dit aussi tour de dôme.

TAS DE CHARGE, m. Ancienne désignation des premiers claveaux des angles d'une voûte d'arête, qui servent de sommiers en même temps aux arcs-doubleaux , aux formerets, aux croisées d'ogives et aux tiercerons.

Voûter en tas de charge, c'est tailler les claveaux de manière à ce que leurs lits soient en coupe, c'est-à-dire inclinés, du côlé de la douelle, et de niveau du côté de l'extrados , de manière à se raccorder avec les assises du mur.

TASSEAU, m. Petit corbeau de bois qui soutient une tablette.

TASSEMENT , m. Lorsqu'on enlève les cintres qui onl servi à construire un arc , il s'opère un certain mouvement dans les voussoirs, c'est ce qu'on appelle tasc<?emenf. Ce mot s'emploie aussi comme synonyme ù' affaissement.

TERMINALE (Chapelle). Chapelle de la Vierge , celle qui se trouve à l'exirémité orientale d'une église, et est quelquefois tout à fait en dehors de son plan. (Voyez le plan à l'article» Église.)

TÊTE DE CLOU. (Voyez Clou.)

TÊTE DE TRÈFLE. (Voyez Subtrilobé.)

TETES PLSTES ot SAILLANTES. Masques qui dtojrent des

arcbivoltes romanes, et qu'on distingue parJeur plus ou moins de saillie.

TÉTnAFOLIÉ. Dont la Terme ofiïe quatre lobes *

TIERCEFEUILLE, m. Synonyme de frè^.

TIERCERON , m. Nervure d'une voûte d'arête, qui , partant des angles, b' élève entre les croisées d'ogives et les arcs-doubleaux, ou formerets, et va se réunir à une lierne. (Voyez N»r-

TIOETTE , /. Sorte de tiges CEUinelëes d'où paraissent sortir la volute du chapiteau corinthienj et sescaulicoles. (Voyez la vignette, au mot Corinthien.)

TIRANT , m. Barre de fer ayant à chaque extrémité un <hI destiné à recevoir une ancre. Les tirants servent à empêcher l'écartement des différentes parties d'une construction.

TOIT, m. TOITURE, f. Couverture d'nn édiSce. Le dernier de ces deux mots s'emploie ordinairement plutôt pour désigner la nature des matériaux employés comme couverture, que l'ensemble de cette couverture elle-même, dont, au contraire, le mot toit comp(A'te toujours l'idée.

TOMBALE'(Piebbe], f. Celte expression désigne particulièrement les dalles gravées recouvrant une sépulture , et faisant pa^ tie du pavé d'une église, d'un cloître, etc.

Les pierres tombales représentent, au moyen de traits creusés fiurleursurface, les personnages qu'elles recouvrent, tels qu'ils

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