VIG
moitié de oesica piam, pour couronner une haie, <]ui avait donné naissance au système de l'arc pointu '. Le mâroe auteur a puMié un Mémoire dans lequel il essaie de prouver que cette Torme diversement combinée servait à déterminer les proportions générales des églises, et celles de leurs difTéretites parties *.
M. Didron s'est élevé contre l'expression du vesica piscîs qui est toute moderne, et qu'il trouve avec raison impropre et d'ailleurs inconvenante. Il a proposé de la remplacer par le mot auréole, qui est en eiïel infiniment prérérable.
VESTIBULE . m. Ce mot signiHe seulement un espace fermé ou non , mais toujours couvert , qui sert d'entrée à un édifice.
Les vestibules sont souvent des avant-corps , et fréquemmenl ils sont disposés en péristyles.
VIDE, m. Ce mot s'emploie par opposition à mamf. (Voyei ce dernier.)
VIGNE, f. La vigne, dont les formessontsi gracieuses, aété un motif d'ornement commun pendant la période ogivale , surtout àsafin, et fréquent aussi dans les premiers monuments chrétiens, tels que les autels et les sarcophages.
La vigne , a-t-on dil , est une allusion à ces paroles de Jésus: 1 Je suis une vigne et vous en êl«:s le bois. » Peut-être aussi esli^lle une i-eprésentation symbolique de rBucharistîe.
> Arehmiloçia, «ol. XVI, |
t H., «m. XIX, p. sa.
VIOLETTE, /. Onieiiieiii i|iii imite la Heur ainsi u{M>t$lée ; il a soiivenises pétales très- renversés.
Les violettes sont surtout communes du milieu du XII* siècle au milieu du XÏII*.
VITRAIL, m. Ensemble des vitraux qui garnissent une feiiètre.
VITRAUX , m. Réunion de petits morceaux de verre c(51oré, travaillés de différentes façons, et qui forment des mosaïques ou des sujets.
De toules les parties dont se compose l'archéologie monumentale, aucune n'offre plus de charme que la peinture sur verre. Les merveilleux effets que produisent ces magnifiques verrières aux couleurs étmcelanies et néanmoins harmonicMises, rintérêt
qu'elles présentent sous le rapport de l'iconographie et de l'esthétique, tout contribue à en rendre l'étude attachante et utile. Il n'est pas même jusqu'à la fragile matière dont elles sont formées, qui , en causant une crainte involontaire de leur destruction prochaine, ne contribue à inspirer pour elles, au milieu des autres œuvres d'art, une sorte de prédilection.
Nous pensons donc devoir présenter ici un résumé de l'histoire du vitrail , moins sommaire que celui que nous avons donné des autres branches de l'art monumental ; et dès lors nous croyons ne pouvoir mieux faire (lue de reproduire celui c]ui a
paru dans le (Jeuxièine numéro du Bulletin publié par le Comité des Arts, et qui a été rédigé par M Albert Lenoir, pour servir d'instructions aux personnes qui s'occupent de restaurer les vitres peintes. Nos lecteurs reconnaîtront comme nous, que dans des limites aussi étroites il était lort difficile de faire au6si bien , et impossible défaire mieux que le savant archéologue. Il s'exprime en ces termes :
«Les plus anciens vitraux qui aient été conservés datent du douzième siècle^; les tableaux, représentant des légendes de saints ou des traits de l'histoire sacrée, soîit composés de manière à prendre l'apparence de mosaïques dont les pièces de rapport, de petite dimension, sont formées de verre en table, coloré dans la pâte, et de verre légèrement nuance pour imiter les carnations ; sur ces différents tons on a tracé au pinceau des contours vigouleux et un léger modelé, qui donnent la forme aux figures et à leurs vêtements. Les tons sont riches en couleur; le bleu et le rouge dominent dans les sujets ainsi que dans leurs encadrements; il en est de même pour les fonds à compartiments variés remplissant les intervalles qui isolent les tableaux des limites ' des fenêtres ou de leurs meneaux. Ordinairement, dans ces fonds imitant des mosaïques, un seul ton domine les autres qui lui* sont subordonnés de manière à éviter la confusion. Les couleurs claires, telles que le blanc, le jaune, l'orangé, le violet pâle, le vert pâle, y sont fort rares, pour éviter que les rayons lumineux, en passant par ces verres transparents, ne nuisent à l'efiFet général de la verrière ; ces tons clairs ne sont employés que dans des fleurons, des perles d'encadrements et autres détails :
1 On a des preuves incontestables et nombreuses que les fenêtres des basiliques des premiers siècles du moyen â^e étaient ornées de vitres colorées, mais un n'est pas d'accord sur Tépoque à laquelle les vilraui coromeneérenl à représenter des sujets. Quelques personnes pensent que ce ne fut pas avant le Xll^ siècle; cependant un historien qui écrivait en 4 052 assure que de son temps il existait encore dans Téglise du monastère de Sainte- Bénigne un très-ancien vitrail représentant le martyre de sainte Patchasic, et que cette peinture avait été retirée d(> la vieille église restaurée par Charles- l<*-<!hauve.
on conçoit (fu^uii point trop brillant, dans une verrière obscure, donne passage à un rayon qui s'élargit en s*approchant du spectateur, et nuit à toutes les parties voisines de ce foyer lumineux.
a Au ilouzième siècle, le verre rouge n'était pas teint d'une manière uniforme, imperfection qui dépendait sans doute du fabricant, mais dont les peintres- verriers ont eu tirer parti, an point que, dans certains vitraux, ces teintes vergetées produisent plus d'effet que nos verres également colorés sur toute leur surface et qui. en raison de runiformilédu ton, deviennent froids.
« Un dépoli obtenu au four et appliqué par derrière donne aux verres blancs ou colorés du douzièine siècle, ainsi qu'à ceux des époques suivantes, un ton grave et rembruni que n'ont pas nos verres diaphanes, à travers lesquels on distingue le ciel. Ce moyen simple d'harmoniser les verrières dans leur ensemble n'a jamais été négligé par les artistes du moyen -âge.
« Déjà, dans celte première période, les ornements s'exécutaient avec beaucoup de soin et de finesse pour les broderies des vêtements et autres détails; ils s'enlevaient en clair avec une pointe délicate , au moyen de laquelle on les gravait dans les teintes brunes avant que la cuisson leur eût donné une dureté inattaquable. Aux quatorzième et quinzième siècles, on usait du même procédé pour rendre avec précision les cheveux des personnages et pour obtenir des lumières dans les carnations.
« Au treizième siècle, les vitraux furent composés dans un système analogue à celui de la période précédente ; mais l'art faisant des progrès, on osa plus; les sujets peints s'étendirent aux dépens des fonds en mosaïque : on représenta des personnages de grande proportion qui remplirent toute une fenêtre. (i(*s tableaux sont si bien conçus, quant à l'alliance des couleurs, qu'il n'y règne aucune confusion, malgré le nombre considérable de morceaux de verre dont ils sont composés.
« Le trait des figures est ferme, bien accentué,. de manière à ne point se perdre dans l'espace ; il est de plus bien entendu pour
la perspective , c'est-à-dire, qu'on lui a donné plus de vigueur <lans les parties hautes que dans les parties basses des verrières, augmentant sa force à mesure qne les sujets s'élèvent. Le modelé qui remplit les contours pour donner du relief aux figures est léger et grenu, afin de ne point produire des effets noirs et durs lorsqu'on voit les sujets par le côté ou de bas en haut. Cette étude du modelé transparent est très-importante. Dans les plis des vêtements, on observe de même peu de travail ; il est produit souvent par des hachures simples et placées a propos. Au treizième siècle, le modelé des figures n'est formé, dans les demiteintes, que par un dépoli léger; les lumières les plus vives sont produites par le verre dans toute sa transparence, ce qui n'a lieu que sur des lignes très-étroites et de manière à ne pas nuire à l'harmonie générale de la verrière. •
« Dans un but de sage économie, on produisit, dans le treizième siècle, de nombreuses verrières exécutées en grisaille, non pour ce qui concerne les sujets de légendes et les grandes figures historiques, toujoin*s coloriés à cette époque, mais pour former des fonds en compartiments mosaïques , en ornements de feuillages; ces grisailles sont composées d'entrelacs et de dessins très-compliqués, dans lesquels les fonds ou les reliefs s'enlèvent en gris l'un sur l'autre. Des hachures au pinceau, très- rapprochées et croisées, forment de loin un ton vigoureux et cependant en harmonie, par sa transparence, avec la partie du dessin à laquelle on a laissé au verre dépoli sa teinte blanche et naturelle. Quelques fleurons, quelques lignes coloriées, distribués avec goût dans ces verrières monochromes d'ailleurs, produisent un bon effet.
« Les vitraux du treizième siècle sont les plus remarquables de tous ceux qui furent exécutés au moyen âge, ce qui tient à la grande unité qui y règne et à laquelle sont sacrifiées les recherches de la peinture. Les sujets ou légendes sont composés avec la plus grande simplicité, sans perspective aérienne ou linéaire. L(^ figures, placées presque toutes sur un même plan comme dans un bas-relief, présentent par cette raison une ferîneté de tons favorable à la décoration des grands édifices. Les
mosaïques qui encadrent les sujets ont la môme valeur qu*eux, ce qui ramène tout Teffet de la verrière à une môme surface et lui donne cette unité indiquée plus haut.
« Déjà au quatorzième siècle la peinture sur verre se modifie; ce n'est plus cette mosaïque ferme et serrée qui, dans les siècles précédents, se lie si bien aux formes simples et graves de Tarchitecture. Alors les meneaux se multiplient et se contournent, et la peinture suit la mêinc marche. Elle devient plus lâche par rétendue donnée aux morceaux de verre qui composent les tableaux; le peintre l'emporte sur le simple décorateur. Les lignes de plomb qui mutipliaient les contours vigoureux dans les siècles précédents deviennent plus rares, parce que Toeûvre du peintre acquiert plus de valeur comme exécution et veutôtre ménagée ; mais c'est aux dépens de Teffet produit par l'ensemble que cette révolution s'opère. Dans ce siècle, les pinacles , les dais, qui couronnent les figures isolées, î)rennent dans les tableaux une grande importance relative : les fonds monochromes, s'étendant autour des personnages, nuisent à l'effet qu'ils devraient produire, et fixent souvent l'attention au détriment du sujet principal. Dans les scènes plus étendues, les figures commencent, au quatorzième siècle, à s'échelonner les unes au-dessus des autres, première tendance vers l'observation de la perspective; il résulte de là. une certaine confusion, nuisible à la simplicité <l n'exige en général la décoration peinte dans les grands édifices. Malgré les inconvénients signalés ici, les couleurs, comme dans le treizième siècle, sont encore du plus beau choix pour les vêtements et les fonds. Toutefois les tons jaune et vert pâle commencent à se répandre dans les tableaux ; les grisailles s'emploient dans l'exécution des encadrements en architectun; figurée, ce qui donne trop de passage à la lumière et jette du vague dans les verrières.
« Au quinzième siècle l'unité est encore moins observiV tju<^ dans la période précédente. Les tons clairs se iimlti plient dans les pinacles et les dais fort peu colorés qui encadrent les grandes figures isolées. Les nombreux ornements (teints en jaune sur fond blanc, ou enlevés par la gravure à l'émeri sur les tables de verre
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œloré à demi-épaisseur, qui forment les vêlements des figures ou des tapisseries tendues deiTière elles, produisent uneconfusion qui détruit Tharmonie.
« A cette époque, le modelé des figures est fin et transpai'ent, mais d'une teinte grise et uniforme; Tarchitecture prenant un irrand développement et ne recevant qu'une légère teinte rousse* ou grise rehaussée seulement par des ornements jaunes, les personnages se trouvent isolés dans un large champ vague et peu convenable h la décoration ; rarement ces tableaux sont encadrés par des bordures colorées, souvenir de l'orneraentation des siècles préct'ulents. Ces cadres eux-mêmes ne sont plus conçus (îomme des mosaïques composées d'un grand nombre de morceaux de verre rapprochés par le plombage; ce sont des feuilles maigres et découpées, imitation de celles qu'on exécutait alors en sculpture; elles sont peintes sur de longues bandes.de verre.
« L(rs légendes abandonnées sont remplacées par des tableaux dans lesquels les perspectives d'édifices et de paysages jouent un grand rôle pour former des compositions agréables comme objets d'art, mais dans lesquelles la décoration générale de l'église n'a été comptée pour rien ; l'artiste n'est plus qu'un peintre isolé, abandonné à lui-même, et ne subordonnant en aucune manière ses compositions à celles de l'architecte qui, dans le treizième siècle, dirigeait peintres et sculpteurs pour former un ensemble complet et en accord dans toutes ses parties.
« Au commencement du seizième siècle, lorsque les arts dépendant du dessin recherchaient les formes antiques et déterminaient la renaissance, on exécuta de très-belles verrières, riches encore des couleurs employées dans les siècles précédents; mais les détails se multiplièrent dans les vêtements brodés, dans les encadrements d'architecture arabesque; de nombreux portiques et des lointains en perspective compliquèrent les compositions de manière A les rendre diffuses.
« Vers le milieu du seizième siècle, la tendance à éclaircir les vitraux par l'emploi des tons pâles et transparents, qui s'était manifestée graduellement dans les doux siècles précédents, pour
donner plus de lumière aux édifices religieux elaux cérémonies moins de mystère, conduisit les verriers de la renaissance à exécuter un grand nombre de grisailles. Les peintres les plus habiles de Técole française ne dédaignant point alors de se livrer à la peinture sur verre, le dessin savant de ces artistes parut former une décoration suffisante et fit négliger le brillant des couleurs, qui n'aurait pu que nuire au mérite de leurs productions. De plus, Tarcbitecture ramenée à cette époque vers la siniplicité de l'art antique, perdant les tons variés qui Tenrichissaient au moyen âge, depuis la base de*^ colonnes jusqu'au sommet des voûtes, la peinture sur verre dut se décolorer comme elle.
« Dans les verrières du seizième siècle, l'arcbitecture figurée, les arabesques d'encadrement, sont colorées d'un ton jaune: le modelé y est fait avec soin, quelques guirlandes de fruits ou de fleurs y prennent seules leurs teintes naturelles, exécutées au pinceai; et presque sans verre en table ni plombage ; le tracé des figures est d'un beau dessin, les expressions bien senties; le modelé, formé d'un pointillé lég«r qui s'exécutait à la brosse, est ordinairement d'un ton roux, imitant assez bien la carnation.
a Au dix -septième siècle, la décadence se manifeste dans les verrières , l'architecture figurée n'a plus ce ton chaud, bien que monochrome, de la renaissance; elle est blanche ou grise : les ombres, exécutées par la méthode en apprêt, sont obscures, imitant un lavis pesant; les figures offrent lés mômes caractères. Environnées de tons noirs et opaques, dans le but défaire briller les têtes dont le lourd modelé avait besoin d'opposition, il en résulta une obscurité presque générale dans les tableaux .
« Au dix- huitième siècle, la décadence était complète; on n'employait plus les verres colorés en table ; les peintures de cette époque offrent l'aspect de grandes ébauches exécutées par la méthode en apprêt et d'un effet gris et mil. Le verre blanc remp'aça généralement les belles verrières du moyen âge, et
quelques eiicadreiTiënts de mauvais goût rompirent seuls la monotonie des édifices couverts d'un épais badigeon. »
VIS ou VIZ, f. Nom qu'on donnait jadis aux escaliers en hélice, nommés vulgairement escaliers en limaçon. Dans un compte de 1586, cité par M. de Saint-Mémin, et relatif à la construction de la Chartreuse de Dijon, on lit ; « La façon de trois bannières « (girouettes) des armes du Duc pour mettre Tune sur la viz de « l'église, du côté de la montagne; l'autre devers la Motte (nom « de lieu), et la troisième sur la tournelle du lettri du réfectour « (la tourelle de la tribune du réfectoire). »
On dit encore aujourd'hui un escaliei* à vis. (Voyez Escalier.)
VISIÈRE , /". Petit guichet percé au travers d'une porte, et qui permet de reconnaître ceux qui s'y présentent.
VIVE ARÊTE , f. Arête taillée nettement.
VOCABLE , m. On dit qu'une église est sous le vocable de tel saint, pour exprimer qu'elle est sous son patronage, sous son invocation.
VOLÉE , f. Synonyme de rampe.
On dit aussi la volée d*un arc pour exprimer sa courbure, l'espèce d'ascension qu'elle opère ; le mot ne s'emploie guère qu'en parlant d*arcs élevés.
VOLUTE, f. Ornement en spirale qui décore les angles d'un chapiteau. Son point central s'appelle û?«7, et sa cannelure se nomme canal, (Voyez la vignette de l'article Corinthien.)
Les volutes n'existent que dans les monuments romans; mais dans les édifices ogivaux on voit des feuilles qui, en se recourbant, en imitent le galbe. A l'Abbaye-aux-Dames, à Caen, il y a des volutes formées par des cornes de bélier, et qui indiquent ainsi la véritable origine de ce genre d'ornement.
VOLUTE. Contourné en volute.
VOUSSOIR, m. Synonyme de c^t;eau.
VOUSSURE , f. Nom des intrados biais et décorés de figures.
(Je CCS gramJs arcs qui couroîiiieril h»s portes dV|flise. (Voyez V, 2* vignette de la page 257.)
C'est au Xll"" siècle que s est introduit Tusage d'orner les voussures de statues placées les unes au-dessus des autres, usage qui n'a pas cessé détre général jusque dans le milieu du XVI** siècle. Le portail occidental de Tabbayç de Saint-Denis et le portail méridional de Téglise de Saint-Eustache , à Paris, peuvent être cités comme des types extrêmes de voussures.
L'expression de voussure a été employée pour désigner un de ces compartiments de voussure, qui vont quelquefois jusqu'à sept. Mais c^est un usage vicieux du mot, lequel désigne l'ensemble de la chose et non ses détails.
Le nom de voussure est aussi celui qu'on donne habituellement aux voûtes en encorbellement.
VOUTE . f. Réunion de pierres formant un plafond rarement plat, mais presque toujours cintré.
Les voûtes cnitrées, les seules quon ait employées au moyen âge, sont quelquefois désignées sous le nom généri((ue de voûtes en berceau ; la nature de leur courbure les fait distinguer en voûtes en plein- cintre, voûtes en ogive ^ voûtes surbaissées, etc.^ etc. Les deux premières sont incomparablement celles qui ont été le plus employées; mais on les disposait presque constamment en voûte d'arête. Comme nous avons expliqué plus haut ce que c'est que ce genre de voûte, nous n'avons plus à nous en occuper : nous allons donc parler tout de suite des autres, qui ont été beaucoup moins communes, mais qu'il est absolument nécessaire de connaître aussi.
La voûte en arc de cloître est le contraire de la voûte d'arête; celle-ci présente quatre arêtes saillantes, celle-là quatre angles rentrants. Elles sont, au reste, formées, l'une comme l'autre, de l'intersection dé deux surfaces cylindriques. Le dessin que voici fera comprendre la différence qui existe entre elles. Les voûtes en arc de cloître, qu'il ne faut pas confondre avec les coupoles, se voient souvent au-dessus de la croisée des églises romanes.
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Dit même qim les voùles iPai^te, telles iwiivwil uvwir iiîif wiirAqiielcxiniiue pour génératrice.
La ooiUe sitlwri'iae esl celle qui est circulaire en plan, et semilîirculaire en cou|>e, en d'autres termes, qui est Tormée par une Jemi splière creuse. (Voyez foupotc.)
La voMe spki':roidale e^l ralle qui est aussi circulaire en plan, iiitiis semi-elliptique en coupe * : elle est donc Tormée par un demi sphéroïde creux. Cette voûte et celle qui précède sont des
On peut comprendre parmi les voûtes sphéroidales, toutes les voùles circulaires ou elliptiques en plan, dont les coupes ne sont ' pus rectilignes, mais présentent tlifférenles Ibrmeâ arrondies^ sOil (Rivales, soit lancéolées, soit piriformes, etc.
Les voùles sphériques ou sphéroldales , dont les assises, au lieu d'être disposées horizontalement , forment une hélice qui va toujours en se rétrécissant jusqu'au sommet de U construction, sont dites tmiUes en limaçon. Elles ressemblent , en effet, par
l 'arrangement Je» matériaux dont elles sont composéi«, à l.i coquille de l'animal dont elles [lortenl le nom.
La voAle en eut de four est eiaclement ta moitié d'une voûte spbérique ou sphéroldale.
ia vodle conique est celle qui est circulaire en plan , et angulaire en coupe, elle est formée d'un a*>iie creux. On iavoitquelquerois dans les clochers. Quelquefois aussi , on pratique dans les murs, des voûtes coniques dont l'axe est horizontal au lien d'élre vertical. On les appelle voûttu *
Les voiltfs annulaires sonl celles qu'on établit sur deux mui-s circulaires concentriques ; elles peuvent être de toute courbure de même que les voûtes inclinées qu'on appelle descenfes . Les voûtes en berceau qui montent en tournant autour d'un noyau, sont appelées hèlicoïàes ou en vis.
On pourrait distinguer encore la voàte pyramidale, formée d'une pyramide creuse, qui est celle de In plupart des flècbes.
C'est seulement dans le XI' siècle que l'usage des voûtes, babituellement remplacées auparavant par des combles en bois, s'est répandu et est devenu général. Le système suivi à cette époque n'a pas été changé jusqu'à la renaissance ; il consistait à noyer
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de petites pierres dans un excellent mortier, et à soutenir l'ensemble par des nervures à claveaux. Dans les grands édifices ogivaux , les voûtes sont aussi assez fréquemment formées par des claveaux de très-petites dimensions, mais taillés avec soin. Les voûtes du moyen âge sont quelquefois d*une minceur extrême ; jusqu'au XIIl« siècle, on y a souvent mêlé des poteries pour diminuer leur lourdeur.
VUE , /*. On dit d'une partie de fortification qu'elle a vue sur une autre , quand elle flanque cette dernière ou , au moins , est placée de manière à pouvoir contribuer à la défendre par son feu.
YMIAIGE,^ YMAIGERIE, f. YMAIOIER, m. Au moyen âge on appelait ymaiges les statues, et ymaigiers ou ymaginiers les sculpteurs qui les exécutaient. Le nom de peintres ym'aigierf se donnait aux miniaturistes, et celui d'ymaigeries à leurs vignettes.
ZIGZAO , m. Synonyme ûe chevron, (Voyez ce mot.)
ZIGZAGUÉ. En forme de zigzag ou orné de zigzags.
ZODIAGUE , m. On voit dans quelques églises du XW siècle et du XIIl«, des suites de médaillons sculptés, représentant les douze signes du zodiaque ; on les nomme donc des zodiaques.
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Les zodiaques , dont on voit des exemples dans les temples égyptiens , ne paraissent avoir été reproduits dans les églises qu'aux deux siècles que nous venons de dire. Il» décorent ordinairement les pieds-droits des portails, mais celui d*Issoire a ses médaillons placés dans une espèce de frise située audessous de ta corniche à modillons des chapelles apsidalea.