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nant à une basilique, et spécialement destiné à l^administratioti du baptême. On a aussi nommé de la même manière la chapelle d'une église, oii se trouvent les fonts.
Les baptistères étaient communément de forme circulaire et surtout polygonale. Au centre existait un enfoncement où l'on descendait par plusieurs marches. On pi:atiquail le baptême p;ir immei'sion dans cette espèce de bassin qui donnait quelquefois son nom [piscina) à l'édifice.
Les baptistères étaient souvent ornés de peintures allégoriques ayant rapport à la cérémonie à laquelle ils étaient affectés. C'est ainsi qu'on y retrouvait l'image de saint Jean-Baptiste, et diverses autres figures, parmi lesquelles on remarquait des agneaux, des cerfs et des poissons. Les agneaux désignaient l'Agneau pascal, les cerfs étaient une allusion à un verset du psaume XLI, et les poissons, à cause de l'élément où ils vivent, ont toujours été considérés conime un emblème du baptême. Les vases d'or et d'argent qui servaient à garder les'saintes huiles et à verser l'eau sur le corps des néophytes, affecluient aussi les formes symboliques de ces deux derniers animaux.
On ne connaît en France (|u'un seul baptistère authentique, mais il est plein d'intérêt, car c'est un des plus anciens monuments religieux qui y existent encore ; c'est celui de Saint-Jean, à Poitiers. Il date de l'ère mérovingienne.
Dès les premiers siècles du moyen âge, les baptistères furent souvent renfermés dans les églises mêmes; cet usage étant devenu général, surtout en France, il y a lieu de croire que, pendafit la période ogivale, on n'éleva plus de baptistères isolés.
BARBACANE, f. Ce mot, dans l'architecture moderne, Signifie une sorte d'ouverture verticale, longue et étroite , pratiquée dans un mur de soutènement, pour laisser aux eaux qui filtrent dans les terres la faculfé de s'écouler ; mais dans l'architecture chrétienne , on l'emploie pour désigner une espèce de fenêtre également longue et étroite, et presque toujours ébrasée à l'intérieur. Ces fenêtres sont les plus ordinaires dans les cryptes; ce sont aussi celles que l'on ménageait pour donner du jour dans
(esGscaliers des tours. Sonvwt, dans les châteaux, les barhacaiies pouvaient servir et servaient de meurtriërfs.
Aar6acan« i^tait encore le nom d'un ouvrageavancé, placé audevant de la porte principale d'un château ou de tout autre édifice dont ou voulait défendre l'entrée. Ou disait également antémural, et cetl* dénomination, comme la première, s'appliquail aussi h des rangs de palissades entourant les ipsBés de la principale enceinte d'un château, fît qu'on appelait ftgalement bar-
BARDEAUX, m. Plancbetlès qu'on emploie quelquerois en guise de tuiles, pour couvrir un auvent.
BARRE, /. (Blason). Bande qui traverse l'écudiagonalemeut de gauche à droite (de droite à gauche pour le specUteur).
BARRIÈRES. (Voyez Sarbacane.)
BASALTE, m. «Le basalte est une espèce délave, d'un gris no. ■' et quelquefois verdâtre. Cette pierre a le tissu serré, le grain tin, et prend un beau poli ; elle est brillante dans sa fracture, on n'y découvre pas de corps étrangers; sa dureté la rend difficile â travailler.» (Rondelet.)
BAS-COTÉ, m. Une nef est ordinairement divisée longiludinalement en trois galeries: une centrale et plus large, et deux autres de moindre dimension, placées île chaque cdié; œ sont ces deux dernières qu'on appelle bas-c6tés' coUaléraux, latirauee, ailei.
Les bas-côtés existaient dans les basiliques païennes, aussi les retrouve-t-on dans les plus anciennes églises. Primitivement, le bas-côtédu nord était {éservé aux femmes, et l'autre étail destiné aux hommes; des tentures suspendues entre les arcades di^
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la nef empêchaient les deux sexes de se voir. (Voyez Basilique et Église.)
Les bas-côtés sont rarement au nombre de quatre ; ce n'est qu'au XIII'' siècle que cette disposition commença à devenir commune ; mais elle ne le fut alors que dans les églises de grandes dimensions ; au contraire , à la fin du XV^ siècle et au XVI'' , les doubles collatéraux se virent très-souvent dans des édifices de forl peu d'importance. De tout temps, il y a eu de nombreuses églises sans bas-côtés, surtout dans les campagnes. En revanche, il existe quelques exemples de triples bas-côtés. On cite aussi des nefs garnies d'un seul bas-côté. Les églises dont elles font partie appartenaient à des ordres mendiants.
Les galeries qui entourent le chœur et ne sont que te prolongement des collatéraux de la nef., s'appellent bas-côtés ou pourtour du chœur. C'est vers la fin du XI*' siècle, ou le commencement du XII«, qu'on a Commencé à en établir.
Les galeries qui entourent la partie centrale d'une église circulaire, s*appellent également bas-côtés.
M8E. /. En architecture c'est tout corps qui en supporte un autre de moindre saillie, mais c'est principalement l'ensemble des moulures qui ornent la partit inférieure d'une colonne ou d'nn pilastre. (Voyez Colonne et Pilastre )
Au XI* et Xll« siècle, le type de base que l'on rencontre le plus sourent est, avec la base chanfreinée, celui de la base attique plus ou moins modifiée. (Voyez Attique.) Les monuments du Xll* siècle surtout Gû ^irésente'ntune multitude d'exemples, et quelques uns sont d'une grande pureté.
A toutes les époques, les tores jouent un grand rôle dans la composition des bases qui, au reste, présentent beaucoup trop de variété pour que nous puissions essayer d'en donner une idée. Il faut dire pourtant, qu'au XV" siècle, le type est assez uniforme : c/est ordinairement un talon dont la partie concave, fort aplatie dans le haut, est aussi fort longue comparée à la partie convexe ; ce talon est surmonté d'un tore , d'une bravette, ou quelquefois d'un autre petit tîilon , et l'ensemble de la base porte sur un socle prismatique comme elle-même. (Voyez Prismatique.)