CAN
tre d'une rosace saillante. Ils servent à la décoration des plafonds, et ne se voient que dans les monuments de la renaissance où ils sont irès-communs.
CALENDRIER, m. On désigne ainsi une suite de médaillons représentant les mois de Tannée, caractérisés par la représentation des travaux d'agriculture auxquels on se livre surtout , dans chacun d'eux-. Ces calendriers, qu'il ne faut pas confondre avec les zodiaques, ornent ordinairement les pieds-droits des portes, et sont toujours très-curieux par les renseignements qu'on y trouve sur le costume et les usages populaires de l'époque à laquelle ils appartiennent. On ne les voit généralement qu'au XII" et au XIIP siècle.
CALICE, m. Mot proposé par M. de Caumont pour désigner cette partie d'un font ou d'un bénitier, qui est creusée pour contenir l'eau.
CALOTTE, ^ Concavité d'une voûté sphérique ou sphéroïdale.
CAMPANILE, f. Sorte de petite lanterne qui surmonte un toit d'église ou termine une flèche de clocher , et dans laquelle so trouve une cloche. Le nom de campanile se donne aussi à c(; qu'on appelle également clocher arcade, (Voyez Clocher.) Les clochers arcades sont assez rares et généralement peu ornés.
C'est encore une grande tour située près d'une église, sans néanmoins en faire partie , -et servant de clocher. Ce genre do campanile est fort rare en France ; au contraire, on en rencontre beaucoup en Italie. Celles de Crémone, de Florence, de Bologne et de Pise sont surtout célèbres.
CAMPANULE. £n forme de cloche, se dit de certaines corbeillos de chapiteaux qui offrent en effet la forme d'une cloche renversée. (Pour un spécimen, voyez l'article Corbeille.)
CANAL, m. Évidement pratiqué dans le plafond d'un larmier. (Voyez Larmier,)
Certains ornements, consistant en petites cannelures, sont aussi appelés canaux. Ils sont assez communs sur les piédestaux des colonnes, dans les monuments riches de la seconde partie du XII* siècle et des premières années du XIÏP. Ils sont ordinairement semi-circulaires en coupe (comme en E), mais quel-
66 i:aT^
qiiefois il? KÏnîitînl un angle dièdio (comme en (rj, nippelanl ainsi les Iriglyphes doriques.
On appelle canal d'une volute le sillon en spirale qu'elle présente.
CANCEL ou CHANCEL, m. Vieux mot dont on se servait pour désigner le chœur, qui avait reçu ce nom de la clôture de pierre qui formait son enceinte et qu'on appelait cancelli.
« Ce mot, est-il dit dans les Instructions du Comité des Arts, a souvent , mais abusivement , été employé pour désigner l'espace circonscrit par la clôture à laquelle doit rester exclusivement réservé le nom de chancel. »
CANNELURE, f. Moulure creu se dont la COU pe est ordinairement un arc de cercle, et qui orne les fûts des C/Olonnes ou des pilastres. (Voyez Fût H Pilastre.)
Les cannelures ne sont pas rares' dans l'architecture romane ; on les trouve particulièrement dans les pays le plus abondamment fournis en monuments romains, ce qui indique assez que ce genre d'ornement leur a été emprunté. Il est commun aussi en Angleterre, où très-fréquemment il est contourné en spirales, en zigzags, en ondes. On en voit moins de cette espèce en France, où les cannelures existent plutôt sur les pilastres que sur les colonnes.
Dans l'architecture ogivale, il n*y a pas de cannelures, mais elles reparaissent à la renaissance.
CANON DE GOUTTIÈRE, m. C'est l'extrémité d'une gouttière qui fait saillie au dehors. (Voyez Gargouille.)
CANTONNÉ. Se dit d'une construction garnie sur ses angles, et quelquefois sur ses faces, d'un avant-corps quelconque. Cette