‹ Dictionnaire de l'architecture du Moyen âgeChapitre 43 sur 140 · COM · texte numérisé non relu

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chaque côlé, n'î; brisés, qui en offrent plusieurs, n" 3; en croupe ou en pavillon, qui ont la[ forme d*un prisme triangulaire dont les extrémités sont coupées obliquement, n^ 4, ou d*unç pyramide tronquée à base rectangulaire , n° S ; à pignons , qui ont un pignon à chaque extrémité : les combles à deux égouts sont de cette espèce *; en dôme, qui sont de forme sphérique, n° 6 ; en carène, qui offrent quatre croupes [profilées en talon renversé, îi** 7 ; coniques, en forme de cône, n° 8.

La gravure qui suit montre quelles sont lès pièces ordinaires

d'un comble; en voici les noms: (5), arbalétriers, (i) entrait; (3) faux entrait, (4) poinçon, (4) conlrefiches, (8) liens aisseliers, (6) failage, (9) pannes, (10) chanlignoles, (7) chevrons A est le haut du mur qui porte le comble.

Dans les plus anciens monuments chrétiens , les combles étaient fort bas, parce qu'ils suivaient l'inclinaison des frontons, encore tout romains de forme. Depuis , on n'a pas cessé de les élever jusqu'à l'époque de la renaissance, où, comme nous Tavons déjà dit, ils sont d'une hauteur démesurée. Fis sont mieux proporlioimés dans les édifices ogivaux , où ils forment un angle aigu que, évidemment, trois raisons principales ont fait adopter:

< Les cumbifîs à pignons en offrent quatre lorsqu'ils résultent de la pénétration de deux prismes triangulaires, en d'autres termes, de deux combles à double égout. Un certain nombre de clochers romans sont coiffés de cette 'manière.

<l'aboiil celle rurmi! s'harmonisait avec celle di;s voùles ; «lie raciliUùt réooalement des eaux et empêchai! le séjoui- de la neige, précaution si nécessaire dans nos climats; elle opérait enfin moins de poussée 6ur les muraill.s , uvania^e qu'il était nrgeiil de se ménager, car elles étaient d'une hauteur telle qu'elles ne pouvaient pas onlinairemeut résister henunoup à une puissance tendant i les écarter.

La charpente des combles des grandes églises, t- lécutée, non, cotnme on l'a longlemi>s cru, in châtaignier ou en marronnier, mais bien en chêne blanc, est toujours construite avec un soin et une habileté extrêmes.

GOMMANDERIE, f. LfS commanderies étaient pour les chevaliers hospitaliers, ce que les préceploriales étaient pour les chevaliers du Temple. (Voypz Précepiorialeit.)

COMMISSURE, /'. An XVI* »ècle, on se servait de ce mot jionr désigner un joint.

COMPARTIMENT INTERMÉDIAIRE, m. On a donné ce nom à l'espace existant entre la fin de la nef et l'arc triomphal, dans les andenocs basiliques. C'est cet espace qui, en s'élargissant, a donné naissance aux transsepts.

On appelle moHlures à eornfartiments {Com.) celles qui forment, en effet, des comparlimenlsdediverses formes. Ces compartiments sont CH^Jinairement ornés au centre.

Compartiment a été employé pour travir ; mais ce dernier mol est préférable.

CONFESSION , {. Ancien nom des cryptes. [Voyeï Cryptei.)

Ce mot a (rabord signifié l'autel élevé sur le tombeau d'un martyrv et le tombeau lui-même; mais celui-ci étant, dans les anciennes basiliques, placé dans une petite salle souterraine, celte petite salle, appelée marUjrium, prit aussi le npm d<' confession. *

CONFESSIONNAL, m Sorte de loge en bois, percée, sur chaque côté, d'un petit guichet par où le prêtre écoute les pénitenlj^.

On n'a que fort peu de renseignements sur les confessionnaux du moyen âge; on croit assez généralement qu'ils ne consistaient qu'en un simple siège sur lequel le prêtre s'asseyait, el qui était garni, de chaqu»^ côté, d'une sorte de prie-dieu qui servait d'appui au pénitent qui s'agenouillait. Ce qui est positif an moins, c'est que dès la fin du XIV* siècle, les confessionnaux étaient quelquefois disposés comme ceux de nos jours, et avaient des dimensions tout aussi vastes. En effet, M. Didron en a retrouvé deux dans une église de Nuremberg, sur l'Age desquels il ne paraît pas y avoir de doute, et qui sont composés de trois niches, une centrale pour le prêtre, qui peut être vu de tout Ir monde, et deux autres latérales, destinées aux pénitents, et disposées de façonrà ce qu'ils soient presque entièrement cachés'.

CONGÉ, m. Petit cavet qui raccorde une moulure avec une autre ou avec un nu. (Voyez Moulure.)

CONQUE, f. Un des noms delà voûte en cul de four couvrant la tribune des basiliques: elle offrait effectivement de la ressemblance avec une coquille, coucha.

CONSOLE, f. Corbeau profilé en cymaise, et qui sert à soutenir un objet.

» yoyeiWs Annal ef archéologiques, livraison du raoi» de dérembrf , 18M

CON lOf

Un petit nombre d'arcs romans et quelques colonnes incom^ plètes reposent sur des consoles. Les corbeaux qui soutiennent les mâchicoulis sont souvent aussi des consoles. (Voyrz Mâchicoulis,)

CONTRACTURE , f. Diminution de diamètre que, dans l'architecture antique, les fûts de colonnes subissent à mesure qu'ils s'élèvent. (Voyez Ordre.)

Il n'y en a presque pas d'exemples dans l'architecture du moyen âge ; ceux qu'on en trouve sont maladroits et exagérés : ils appartiennent à l'époque romane.

CONTRE-ALLÉE, f. Synonyme peu usité de bas-côté.

CONTRE-APSIDE, f. (Com.) Apside qui termine une église à l'ouest, vX est conséquemment opposée à l'apside principale. Ces contre-apsides, fort rareg en France, servent ordinairement de chapelles baptistaires.

CONTRE-ARCATURES DÉCOUPÉES, f, (6om.) C'est ce qu'on nomme aussi festons, (Voyez ce mot.)

CONTRE-BAS. On dit qu'un objet est en contre-bas d'un autre, lorsiiu'ii est placé moins haut.

CONTRE-BUTER. (Voyez ^u^er.)

CONTRE-CHEVRONNÉ. (Voyez Checron et FtU,)

CONTRE-CLEF, /". Claveau qui touche immédiatement la clef. Il y en a donc deux dans un arc. (Voyia la dernière vignette de l'article ^rc, page 32.)

CONTRE-COEUR, m. Fond d''ine cheminée, partie généralement recouverte d'une plaque de fer. (Voyez Cheminée.)

CONTRE -CORBEAU, m. Petit modillon placé entre deux plus grands, et qui reçoit la retombée de deux petits arcs que couronne un au ire arc qui porte sur les deux grands modillons. Cet arrangement fut en usage vers le commencement du XUI® siècle.

CONTReIcOURBE ou CONTRE-COURBURE (Ogive a). Celle qui offre une forme concave au lieu d'une forme convexe. (Voyez Arc.)

CONTRE-FICHE, f. Pièce de bois assemblée obliquement dans l'arbalétrier et le poinçon. (Voyez Comble.) C'est, en «général, nn«3 pièce inclinée destinée à diviser la portée d'une autre pièce.

qui, adossé à une muraille, ou relié

CONTREFORT, i

à elle par le moyen d'un urc-bouiaiit, sert à augmenter sa sUbilit«.

Dans les monuments romans, les conlreforls sont généralement larrés. Je peu de saillie, et présentent quelquefois des cotoDiies Migagées dans leurs angles, ainsi que des redents en Ulus à difTéi-enles tmuteurs (R, n. I). Mais Tort souvent ils ne sont que de simples ressauts (n . 2) employés comme déiwra-

tion; ils nu méritent plus ;ilors le nom de contret'orls, ci qnelqufrojs même ils n'en ont pas la foi-me : eu ne sont plus que de simples colomies. Ola est commun an premier et an second étage des apsidps.

L'ai'chi lecture ogivale amena un changement très- remarquable dans la iliS))OSitioii des conti'eforts butant les murailles couronnées par les maîtresses Toutes. Ils furml alors détiichés complètement de œs murailles, et ne les soutinrent plus que par l'intermédiaire des arcs- boutants. (Voyez ce mot.) Dans la [>remiére partie du XIII* siècle, ils furent généralement lourds, mais ils a»|iiirent vite derélêgance; et bientôt, terminés par de légers [Hn actes, couverts de riches iwnrieauxelgarnis de niches abritant

CON i03

des statues, ils devinrent un des ornements les plus pittoresques des églises, dont ils assuraient la solidité.

Coulrefort h «rc-bouuau (>. Coiiirerori. — A. Arc-boiitant. — D. Dosseret. — - G. Gargouille.

Quelques églises à nefs dépourvues de bas-côtés, offrent des exemples de contreforts à arcs-boutants entièrement détachés de l'édifice; mais ces exemples sont rares; on préférait, dans ce cas, les accoler aux murailles mêmes, en leur donnant toutefois une épaisseur suffisante.

Au XV® siècle, les façades sont toujours garnies de petits contreforts peu saillants, placés souvent de façon à ce qu'une de leurs diagonales soit perpendiculaire à la muraille qu'ils butent, et terminés, soit par une sorte de petit toit à deux rampants et formant pignon, soit par un pinacle adhérent au mur; on les nomme pour cela pinacles en application. (V(jyez L, vignette d« larticle Pédicule,)

L'usage des contreforts à arcs-boutants s'est conservé très-, tard ; seulement ils ont fini par se transformer en lounlos consoles d'un goût détestable. On en voit beauCiOup de cette espèce au XVIP siècle et même au XVIII*.

CONTRE-FRUIT, m. Synonyme de surplomb. (Voyez Fruit.)

CONTRE-HAUT. Un objet est en contre-haut d^uu autre, quand il est plus élevé.

CONTRE-HERMINE, f, (Blason.) Fourrure qui est le contraire de rhermine pour les couleurs : en effet, elle est sable pour le fond et d*argent pour les mouchetures.

CONTRE- IMBRICATION, /*. (Com.) Lorsque les imbrications, au lieu d'être formées de corps avançant les uns sur les autres comme les écailles d'un poisson, présentent, au contraire, des décou pures creuses en retrait les unes sur les autres, on les appelle contre-imbrications. On comprendra cette diffii^renco, en comparant la vignette qui suit avec celle du mol Imbrication,

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[rvVv.

il est à remarquer que dans plusieurs clochers appartenant à des églises entièrement en plein-cintre, on voit des contre-im« brications figurant des ogives, et qui ne paraissent pas avoir été taillées postérieurement aux autres parties de rédiftce.

CONTRE-IMBRIQUÉ. (Voyez Fût.)

CONTRE-LOBES, m. (Com,) Festons arrondis qui garnissent les intrados de quelques arcs. On les nomme contre-lobes parce qu'ils sont le contraire des lobes : ceux-ci sont saillants, les autres sont en creux. (Voyez les vignettes du mot Bose et celles de l'article Lobe,)

CONTRE-MARCHE, /. Hauteur d'une marche, sa partie antérieure, distinguée de celle sur laquelle on pose le pied et qu'on nomme giron.

CONTRE-RÉTABLE, m. Pièce principale d'un retable, (brrnéf par un tableau ou un bas-relief.

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