DIÂ
ne s'emploie guère que pour désigner qu*une chose est plus isaillanle qu'une autre.
DESCENTE , f. Voûte inclinée, comme serait celle qui couvrirait un escalier à rampe dmite , en étant partout à la même distance des marches. Il y a des descentes de toute courbun».
DESSINS COURANTS. Terme générique applicable à tous les ornements du genre des méandres, des arabesques, qui peuvent se continuer sans interruption aussi longtemps qu'on veut, en ayant comme l'air de se poursuivre les uns les autres. Nous avons dit que les dessins courants sculptés sont fort communs au Xll* . siècle et à l'époque de la renaissance.
DÉTACHÉ. Cette expression s'applique aux colonnes isolées, pour les distinguer de celles qui sont engagées.
DÉTREMPE , f. Au moyen âge, on faisait un très-grand usage de la peinture en détrempe Elle s'exécutait principalement sur bois, et au moyen de c )uleurs délayées dans une matière gluante comme le blanc d*œuf ou la gomme. Il y a d'anciennes peintures en détrempe dont l'effet est si bien rehaussé par l'enduit qui les recouvre, qu'elles ont toute la vigueur de la peinture à l'huile.
DÉVIATION , f. C'est le nom qu'on donne à ceUe ioclinaisûn
vers le nord, de l'axe du chœur, que présentent un si grand nom^ bre d'églises, qu'il est impossible* de l'attribuer à des causes éven — tuelles, ainsi que quelques personnes l'ont fait. L'opinion la plu^ générale et la plus rationnelle voit dans cette singulière dispo — sition, l'intention de rappeler que le Christ en expirant pencha" sa tête sur son épaule — Il y a des exemples de déviation dou- — ble ; dans ce cas, le hasard pourrait effectivement être pour quel^ — que chose.
DIACONICON. DIACONIQUE, f. A droite et à gauche de lok tribune des anciennes basiliques, il y avait deux petites salles, dont Tune, celle de gauche, était nommé^e diaconicum minus^ et . servait de succursale à la grande sacristie qu'on appelait diaconicum majus. Cette dernière ne faisait pas partie du corps de la basilique. (Voyez Basilique.)
DIAMANT (Pointes de). Il nous semble que, entre le sens de
ce mot et celui de têtes de clou^ il n'y a aucune différence, si ce n'est peut-être que les tètes de clous ne peuvent avoir que quatre côtés, et les pointes de diamant un plus grand nombre. Néanmoins le Comité des Arts a établi une distinction : les têtes de clous, d'après lui, diffèrent des pointes de diamant par une sorte
d'éloile à quatre bras dont ne sont point ornées ces dernières. (Voyez Clou.)
DIPTYQUE, m. Les premiers chrétiens appelaient diptyques des peintures portatives, représentant des sujets religieux, et exécutées sur des tablettes de bois qui se refermaient les unes sur les autres. Par analogie on appelle encore ainsi ces petits bas-reliefs sculptés en ivoire, et adhérents à une double tablette qu'on referme comme un livre. Les tableaux qui offrent cette disposition sont également nommés diptyques.
discoïde (Moulure). Qui a la forme d'un disque.
Il y a dans la nef de la cathédrale de Bayeux un exemple fort remarquable, et très- souvent reproduit en dessin , de moulures discoïdes ornées au centre d'un fleuron, et placées les unes sur les autres de manière à ne laisser voir qu'environ un tiers de leur surface ; mais le plus souvent Ivs moulures discoïdes présentent une tout autre disposition.
DOME, m Comble offrant la forme dune demi-sphère, d'un demi-sphéroïde, ou d'une pyramide curviligne. (Noyez Coupole.)
Les dômes, qui constituent un des traits saillants de l'architecture réellement byzantine, sont, ainsi que nous l'avons dit, fort rares dans les monuments français du moyen âge. Le petilnombre de ceux qu'on y rencontre datent de la fin du XI* siècle ou du XII^ Généralement, leurs dimensions sont assez peu considérables, et leur forme est souvent plutôt celle d'une pyramide curviligne que celle d'une demi-sphère. On comprend en considc rant leur aspect empreint de gaucherie , qu'ils n'ont rien