‹ Dictionnaire de l'architecture du Moyen âgeChapitre 55 sur 140 · DOS · texte numérisé non relu

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forcé qu'avec la plus grande difficulté. Néanmoins, souvent alors les donjons ne sont plus séparés des enceintes, et quelquefois même ils ne sont que de simples tours plus élevées que les autres; mais il arrive aussi qu'ils constituent de véritables forteresses complètes, c'est-à-dire entourées d'une enceinte particulièn? crénelée , bastionnée et protégée par un fossé. Dans ce cas, les donjons renferment une tour principale , qui est pour eux ce qu'ils sont eux-mêmes au restant du château.

On construisit encore des donjons au XVI* siècle , mais ce ne fut plus qu'exceptionnellement ; les changements apportés dans l'arl d'attaquer les places avaient commencé à en faire abandonner l'usage dès le siècle précédent.

A. Tour ou fkiajoii. — B.,Fomc du doujnn. — C. Eut-eitite (it'feiMiup par un parapet ou de* palÏMade*. — E. Focue oxiérieur.

DORTOIR, m.. Dans les couvents, on nommait ainsi la salle où les moines dormaient en commun. Le dor1x)ir était souvent situé au-desâus du réfectoire.

DOS D'ANE. On dit d'un objet tel qu'un chaperon, une tablette d'appui , qu'il est en dos d'âne , lorsqu'il présente un double talus, en d'autres termes, lorsque sa coupe offre un angle obtus.

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DOSSERET , m. Pilastre qui sert de pied-droilà une baie quelconque.

On a quelquefois nommé dosserets ces contreforts souvent garnis d'une .colonne, et qu'on voit fréquemment appliqués aux murailles des églises, immédiatement au-dessous de l'endroit où naissent les arcs-boutants qui les contrebutent ; cette expression ne manque pas de justesse dans ce cas , surtout quand Tarc-boutant est un véritable arc rampant , dont le dosseret forme alors le pied-droit. (Voyez D, troisième vignette de Tart. Contrefort.)

DOSSIER , m. Partie d'une stalle sur laquelle on s'appuie le dos. (Voyez Stalle.)

Dans les églises où il y a deux rangs de stalles, les dossiers du premier rang sont toujours fort bas , mais au contraire ceux du second rang sont ordinairement fort élevés et soutiennent le couronnement; on les w^[)é\\e hauts -dossier s. C'est sur ces bautsdossiers que se peignaient les armoiries lorsqu'il y avait lieu d'en mettre, comme dans les chapelles appartenant à un ordre militaire.

DOUBLEAU. (Voyez Arc-doiibleau et Nervure,)

DOUCINE , f. Moulure décrite de deux centres, et qui est d'abord concave et ensuite convexe. (Voyez Jfowiure.)

ARC EN DOUCINE. (Voyez ^rc.)

DOUELLE , f. Parement intérieur d'une voûte, la surface concave qu'elle présente.

DROIT (Au). C'est une expression qu'on ne trouve pas dans les dictionnaires d'architecture, mais qui est assez fréquemment employée dans la construction, pourexprimer à ia hauteur de. — Au droit du premier cordon, la muraille diminue d'épaisseur. — Les contreforts se terminent au droit de l'appui des fenêtres.

DROITE (Marcbe). Celle dont les deux extrémités sont d'égale largeur. Cette expression s'emploie par opposition à marche dansante.

La droite d'une église est celle d'une personne qui, placée dans la nef, regarde le chœur ; c'est le côté du midi , si l'édifice est régulièrement orienté; celui qu'on nomme cM de Vépitre. — La

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droite de Técu, en blason, est à la gauche de la [personne qui le regarde.

DYPTIGUE. (Voyez Diptyque.)

ÉBOUSINER. Enlever les parties trop tendres d'une pierre , ce qu'on nomme le bousin.

ÉBRASÉ. On dit d'une baie A quelle est ébrasée , lorsque ses tableaux, au lieu de faire un angle droit avec le parement extérieur PPP de la muraille où elle est percée , font un angle aigu

ou obtus. Dans le premier cas , la baie est ébrasée intérieurement (n® 1); dans le second, elle l'est extérieurement (n° 2).

Le mot ébrasé est ancien et on ne s'en sert presque plus ; mais comme il qualifie positivement une disposition fort commune au moyen âge, nous ne saurions trop engager nos lecteurs à en faire tout l'usage possible, de manière à ce que l'emploi en devienne général.

ÉBRASEMENT , m Évasement intérieur ou extérieur d'une baie. On ditordinairement emôrosemen^ mais ce mot n'est qu'une corruption à'ébrasement , et c'est naturellement ce dernier qui doit être adopté par les personnes qui feront usage du mot ébrasé. Mais il est une distinction fort utile qu'on pourrait faire entre ces deux expressions, et nous la proposons : ce serait d'appliquer le mot ébrasement à la disposition des baies réellement ébrasées , et de réserver celui (ï embrasement pour désigner l'arrangement des baies à feuillure .

ÉCAILLES, f. Ornement qui imite les écailles d'un poisson ,

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