‹ Dictionnaire de l'architecture du Moyen âgeChapitre 57 sur 140 · ÉGL 13S · texte numérisé non relu

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reates parties d'une église , nous donnons ici le biiiu plan de Nolre-Dnme de Noyon , un des mieux disposés pour remplir ce but. ' Void l'esplicalion des lettres :

A, perron. — h, porche rxtérieur, au-dessus et en retrait duquel

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s'élève la façade principale, dont les deux tours portent surleshuit gros piliers qui forment ]e porche ou narthex intérieure — D, nef. — E, bascôtéùe droite ou du sud.— II, chapelles latérales du bascôté sud. — F, bas -côté du nord. — r, chapelles latérales du bas-côté nord. — STN, transsept qu'il faut diviser en croisée T ; N, crom Won sud et S, croisillon nord. Ces deux croisillons sont ici terminés exceptionnellement par des apsides PP. — H, chœur. — K, rond-point ou apside qui termine le chœur. — 0, bas-côté sud du chœur. — R, bas- côté nord du chœur. — LLL, pourtour du chœur. — bb, chapelles latérales des bas-côtés du chœur. ^— M, chapelle terminale qui est une des cinq apsidioles ou chapelles apsidales JJJJ qui forment l'extrémité orientale de l'église.

On remarque de plus sur le plan un cloître UVX, dont une des galeries X existe encore, et dont le mur nord (a) est fortifié. Y, indique le préau de ce cloître ; — Z, la salle capitulaire ; — GG, les sacristies; — Q, la bibliothèque. — W, est une ancienne prison.

ÉLÉGIR. Rendre moins pesant, plus léger.

ÉLÉVATION , /. Dessin géométral représentant la projection verticale de l'extérieur d'un corps quelconque, mais particulière-

ment des façades d'un édifice. (Voyez des élévations, aux articles Lucarne, Travée, etc.

ÉIMAIL, m. Verre coloré par des oxydes métalliques, et rendu opaque au moyen de l'oxyde d'étain.

Les émaux étaient connus des Romains qui les employaient dans les mosaicfties ; ce fut aussi leur premier usage au moyen âge ; mais dans la suite , ils servirent également à l'ornement

torique de l'églUe Notre-Dame de Noyon^ par M. Àipb. Damier (a). Celte description est précédée d'une introduction sur l'architecture, la sculpture, la peinture e{. la musique religieuse du moyen âge. Cette monographie d*an des plus intéressants monuments qui existent en France, se recommande nonseulement par Télégance de son style souvent poétique et toujours attachant, mais encore par les curieux renseignements qu'elle contient sur l'histoire du diocèse de Noyon et sur celle des hommes célèbres à divers titres auxquels il a donné le jour.

(</) I vol. iii-8 br. Puri\, 1845, tlicz Dcraihc, rdilcur.

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d'une multitude d'objets tels que les châsses, les crosses, les croix, les calices, les fermoirs, les agrafes, etc.

C'est à partir du XIII« siècle que Témaillerie prit un très-grand développement. Dès cette époque, la ville de Limoges était célèbre par ce genre de travail qu'on appelait opus de Limogiâ, labor Limogiœ. Le procédé en usage alors consistait à entailler le cuivré, et à remplir les vides d'émail en laissant touteTois subsister des filets, lesquels sé doraient ordinairement, et servaient à dessiner les contours des figures.

Vers la fin du XV* siècle, ce système d'incrustation fut généralement abandonné pour un autre venant d'Italie, et dont on avait quelquefois fait usage auparavant : au lieu de creuser le métal, on le recouvrit en entier d'jine couche d'émail blanc qu'on colora ensuite au moyen d'autres émaux transparents. Les émaux du XVP siècle, si nombreux et si habilement exécutés, le sont tous d'après ce dernier moyen.

Les émaux, en blason, se composent de deux métaux, l'or et y argent; de cinq couleurs, lie gueules, l'azur, le sinoplcy le pourpre et le sable; enfin^ de deux pannes ou fourrures, Vhermine et le vair, auxquelles on peut ajouter la contre- hermine et le contrevair.

EMBASEMENT, m. Base d'une construction importante dont elle forme comme le socle. Embasement est ordinairement synonyme de stylobate ou de soubassement. (Voyez ces mots.)

EMBRASEMENT, m., EMBRASURE, f. Évasement des tableaux d'une baie.

L'embrasement d'une fenêtre accessible se nomme ordinairement embrasure. (Voyez Ébrasement.) Ce dernier mot signifie aussi une large ouverture pratiquée dans une muraille, et par laquelle on tire le canon.

EMMARCHEMENT, m. Largeur d'une marche entre les deux limons, ou entre le mur et le limon.

EMPATEMENT, m. Saillie d'un mur de fondation sur celui qu'il porte.

EMPATTEMENT, m. Sorl« d'ornement qui parait latlacherle lore inférieur d'une hase au socle qui la soutient.

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Les empattements indiquent presque toujours, la seconde partie du XII' siècle ou U première du Xlil" Ils (lont généralement an nombre de quatre rarement au nombre de liuit, et 'c'est 8«i> tout sur les angle* qu ils «ont pi icés

Les types d empattements sont vai lés ils bont formés le plus soiivenlde feuilles enroulées, nous en avons vu qui représentaient un pied d'homme chaussé d'un soulier pointu.

EMPLECTON. (yoyn Appareil.]

ENCADRÉ. (Voyez Rose et Quatre ~fe^liUes.)

ENCADREMENT, m. Ensemble des moulures qui entourent un médaillon, une Tose, etc.

L'encadrement d'une baie rectangulaire se nomme chambranle.

ENCEINTE, / Muraille fortifiée et continue qui entoure un chàleau ou une ville.

Presque toutes les villes, au moyen âge, étaient pourvues d'une enceinte bastionnée et prolégée par un fossé. L'état de guerre étant alors pour ainsi dn'el'élat normal, cette précaution était de toute nécessitti; mais ce n'était pas seulement l'appré-

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