‹ Dictionnaire de l'architecture du Moyen âgeChapitre 61 sur 140 · ESC · texte numérisé non relu

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ÉPANNELAGE, m. Taille en chanfrein d'une arête, avant d'y sculpter une moulure.

ÉPANNELER. CVst abattre les arêtes d'une pierre pour lui donner une forme prismatique ou circulaire. C'est aussi ébaucher une moulure, ce qui se fait en donnant à l'objet une forme prismatique dont chaque plan correspond à la saillie des moulures à exécuter.

ÉPERON, m. Contrefort adossé à une muraille ; ce nom se donne plutôt aux contreforts triangulaires qu'aux autres.

* ÉPI (APPAREIL EN). (Voyez Appareil,)

ÉPITRE (CÔTÉ DE L*). C'est la droite d'une ^lise , le côté du sud, si l'église est orientée comme elle doit l'être.

ÉGtUARRIR. Tailler une pierre ou une pièce de bois.de manière à ce que tous ses angles soient droits. On commence généralement par équaylr, quand on veut obtenir une forme polygonale ou circulaire.

ÉGtUERRE , f. Un objet est en équerre ou d'équerre quand l'angle qu'il présente est droit.

On dit d'un mur ou d'un corps de bâtiment qu'il est en retour (Véquerre , lorsqu'il forme un angle droit avec la partie dont on i\ parlé précédemment. Quelquefois, on dit simplement nu retour d* équerre pour désigner ce mur ou ce corps de bâtiment ; mais alors celte expressioa devient vague.

ESCALIER, m 11 y a deux sortes principales d'escalier: les escaliers à rampes droites^ les escaliers à rampes courbes. Les premiers n'ont pas de quartiers tournants. (Voyez ces exprèssions.)

Parmi les escaliers à rampes courbes, on distingue ceux dits en vis ou en limaçon; ce sont presque les seuls qui aient été em** ployés au moyen âge. Ilssont formés d'une suite de marches dansantes, qui montent en tournant autour d'un pilier rond nommé noyau. Quelquefois ce noyau n'existe pas, et à sa place il y a un espace vide, une sorte de puits, qui permet à celui qui est placé au haut de l'escalier d'en voir la naissance. Cet espace s'appelle jour, et l'escalier qui en offre un est dit suspendu en vis à jour.

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L'escalier à jour proprement dit, est celui qui, étant découvert, forme ainsi galerie, soit qu'il repose sur un mur d*écbiffre, soit qu*il monte en encorbellement autour d'un pilier, comme la plupart des escaliers de chaires. On nomme escalier hors d'œuvre , celui dont la cage est un avant-corps par rapport à l'édifice auquel il appartient. (Pour les dilBFérentes parties d'un escalier, voyez Echappée, ÉclUffre, Limon, Marche, Montée, Palier, Rampe.)

ESTHÉTIQUE. Philosophie de l'art. Ce mot est aussi adjectif: Forigine esthétique de l'ogive.

ESCARPE , f. Mur ou simple talus qui forme le côté d'un fossé, et fait face à l'ennemi. (Voyez Fossé,)

ÉTOILE, f. Moulure romane qu'on retrouve fréquemment décorant les pieds-droits des arcs. Elle a la forme d'une étpile à

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quatre branches , et if est prcAable que c'est elle qui , modifiée, est devenue l'ornement nommé violette,

ÉTRÉSILLON , m. Pièce de bois posée obliquement imtre deux murs, afin de Jes soutenir, d'empêcher leur chute.

ÉTRIER , m. Morceau de fer plat, à deux coudes, qui sert à assujettir deux pièces de charpente.

ÉVANGILE (CÔTÉ DB l'). Côté de gauche ou du nord dans une église bien orientée.

ÉVÊCHÉ , m. Siège d'un évêque. — Palais épiscopal.

ÉVIDEMMENT, m. Résultat de cette opération qu'on appelle

évid^.

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ÉVIDER. C'est refouiller le dessous d'un ornement de manière à ce qu'il se détache presque entièrement de son fond. C'est en core creuser, dans un objet, une rainure large et peu profonde C'est enfin percer des parties pleines, de manière à produire des découpures. Ainsi, les contre-lobes de la rose n*" 1 (vignette de l'article Rose) sont tous évidés, si ce n'est en la place marquée C.

EXEDRA. Un des noms qu'on donnait au trône, de l'évéque, et quelquefois à l'apside même. (Voytz Apsis gradata.)

Dans les anciennes basiliques, on nommait exedrœ tous les bâtiments extérieurs annexés au corps principal de l'édifice ; ainsi le porche, le baptistère, les salles appelées diaconica, etc.

EXHAUSSÉ (Arc). Plein-cintre dont lecentre est situé au-de^us des imi)OStes qui reçoivent sa retombée. (Voyez l'article Arc.)

EXTRADOS, m. Surface convexe extérieure d'une voûte. Celle surface, ordinairement recouverte de maçonnerie, n'est presque jamais visible. — Aussi la ligne, communément courbe, dessinée sur le parement du mur, par les joints d'extrados des voussoirs. Cette dernière signification explique comment on peut dire trèsbien , ainsi qu'on le fait souvent , que l'extrados de tel arc est décoré de telle manière. (Voyez la dernière vignette de l'article Arc, page 32.)

FAÇADE, f. Front principal d'un édifice.

Dans les grandes églises il y a trois façades : une à Touest, c'est la plus importante et conséquemment la plus riche, la plusornée; et deux secondaires, situées à chaque extrémité du transsept.

L'ordonnance des façades d'églises en France est sans doute trop varîée pour qu'il soit possible d'en généraliser la description ; néanmoins, on peut dire qu'il y avait une sorte de donnée qui servait comme de point de départ aux conceptions des artises; et cette donnée était la division trinitaire, perpendiculaire et

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boricfflitale. Cetle dernière surtout étail observée. Ainsi presque toutes les cathédrales, parliculièrement celles de style ogival, or- Trent une porte centrale, accompagnée do deux autres de moindres dimensions . qui ordinairement reproduisent sa disposition. Ces trois porte» , qui correspondent aux trois ne(6 et comportent sans doute une idée symbolique , forment le premier étage ; le iXNXind se compose d'arcatures aveu(;les ou en claire-voie; enfin, le troisième est caractérisé par la présence de la grande rose, que surmonte souvent un gable dR cbaque cAté duquel s'élèvent les tours.

On a appelé façades innitaires, celles qui offrent trois portails.

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