‹ Dictionnaire de l'architecture du Moyen âgeChapitre 77 sur 140 · INT · texte numérisé non relu

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IWIBRIPATIONS , /. Ornements qui sont disposés les uns sur les autres à la manière des écailles d'un poisson ; il en est deplusieurs sortes : on en voit de pointus, d'arrondis, de forme ogivale, etc.

Au Xîl* siècle, It^r, imbrications sont assez communes; mais au Xiiï* et au X1V% on ne les retrouve i»lus que sur les flèches de clochers.

IMBRIOUÉ. Chargé d'imbrications.

IMPOSTE,/. Moulure horizontale qui couronne un pied-droit et sur laquelle porte le coussinet d'un arc. (Voyez la dernière ■ vignette de l'article Arc, page 32 )

Ce n'est que dans l'architecture à plein-cintre qu'il existe de vraies impostes; elles sont ordinairement formées par la continuation du tailloir des chapiteaux appartenant aux colonnes engagées dans les pieds-droits.

INCRUSTATION , /. Dans les restaurations on procède souvent ftSLT incrustation, c'est-à-dire que, après avoir enlevé d'une muraille les pierres en mauvais état , on remplit les vides qu'elles laissent , au moyen d'autres pierres neuves, de dimensions parfaitement semblables.

INFIRMERIE , f. Lieu destiné aux malades d'une communauté. Il y avait des infirmeries, et il y en a encore dans tous les couvents.

INFRAPOSÉES (Colonnes). On a employé cette locution pour désigner des colonnes en retrait.

INFUNDIBULIFORME. En forme d'entonnoir. (Voyez Corbeille.)

INTERSECTÈ, INTERSECTION. Dans les monuments ro* mans, particulièrement dans les monuments normands et anglais du Xll« siècle, on voitdesarcatures en plein -cintre qui, se

coupant i-éoiproqueineni, lormenl des ogives, lesquelles sont parfois pfli'cécs.

C'est sur celte circonstance que Milnpr a fondé son célèbre système, qu'il n'inventa pas, au reste, mais qu'il emprunta à Bentham.Cesystèmepuéril.s'ilenestun, consiste à soutenir «qu'on ■ est redevable de l'invention de l'arc ogive et de l'architecture ,« » (^vate à l'ornement normand, dû au hasard, et qui consiste ^ « dans l'intersection des arcades en plein-cintre. » '.

Les anodes intersectées sontaussi nommées arcades tntrelacies -^ë^ (Com.) ou entrecroisées.

il y a des exemples d'arcs angulaires intersectés.

INTRADOS . m. Surface concave d'une voûte ou d'un arc. On^^^ dit aussi douelle. (Voyez la vignette de la page 52.)

JOINT, m. Espace qui existe entre deux pierres posées, etqu^^3 est ordinairement rempli par du mortier.

Suivant les diverses parties où ils se trouvent, les joints on^^ différentes inclinaisons : ainsi ils sont verticaux ou horizontaus== dans les asâses des murs ordinaires , et obliques dans les arc^^ ou les voûtes. — On appelle joints en coupe , ceux qui tendent iha^un centre, comme dans les arcs ; — joints dér<^tés, ceux qui, d'à — plomb sur le parement extérieur, sont en coupe dans l'épaisseuL" delà maçonnerie. (Voyez Fausse coupe.)— Les ouvriers appellent. jotnts mâiei ou femelles ceux qui portent une crossette ou uns entaille.

Dans les édifices du moyen âge , les joints sont souvent sail-

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lants, ou, pour parler avec plus de justesse, le mortier qui les remplit forme un bourrelet à Textérieur.

JOUÉE , f. Partie d'un pied-droit qui comprend le tableau, la feuillure et l'embrasement. (Voyez ces mots.)

JOUR D'ESCALIE.R. (Voyez Escaliei.)

JOURS , m. Ensemble dès fenêtres d'un édifice.

Chacune des divisions formées dans une fenêtre par les meneaux, se nomme également jour. (Com )

A jour se dit de tous les objets qui sont découpés de manière à laisser passer la lumière. Ainsi, un clocher , un panneau peut être à jour. En claire voie s'emploie à peu près dans le même sens, mais plutôt pour désigner qu'un objet est découpé de manière à laisser voir celui qui est derrière. Ainsi , pour citer un exemple connu de tout le monde , les jolies arcatures qui soutiennent la galerie qui relie les deux tours de la cathédrale de Paris, sont en claire-voie devant ces tours, et à jour entre elles.

ISODONIOS. (Voyez Appareil.)

JUBÉ , m. Sorte de balcon placé à l'entrée d'un chœur , et dont il existe deux types principaux bien tranchés, ceux qui forment le pont, et ceux qui sont soutenus par une espèce de portique, d'écran.

Les jubés tirent, comme les chaires, leur origine des ambons, qui parfois en offraient aussi à peu près la disposition. Ils servaient à lire l'évangile dans les fêtes solennelles , et à plusieurs autres cérémonies. Leur nom vient de ce que le lecteur, avant de commencer à psalmodier la leçon , demandait la bénédiction du chef du clergé, au moyen de la formule qui commence par ces mots : Jubé, domine, dicere, etc.

Les jubés qu'on retrouve dans les anciennes églises ne sont pas nombreux et ils appartiennent tous à l'ère ogivale. Il parait h au reste, qu'on en a abattu un grand nombre, parce qu'ils gênaient la vue du sanctuaire. Il y en a un dans l'église de la Chaise-Dieu, en Auvergne, qui, au lieu d'être situé, comme d'habitude, à l'entrée du chœur, Test au contraire à l'entrée de la nef.

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